Tempête de boulettes géantes 2 : L'Île des Miam-nimaux

Tempête de boulettes géantes 2 : L'Île des Miam-nimaux

Cloudy with a Chance of Meatballs 2 (2013)

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72 films vus 72 films notés dont 72 critiqués

Critique madnaute :

The imperfect storm Mauvais

Même privés de la mise en scène, Phil Lord et Chris Miller peuvent conserver le contrôle créatif par le biais des scénarios. Quand ils y arrivent, on obtient Spider Man : into the spider verse ou Lego Batman, the movie. Quand ils y échouent, on se retrouve avec Solo, a star wars story ou cette séquelle indigne. Démonstration.

Après les événements du premier épisode, l’île de Flint Lockwood est évacuée de ses habitants afin d’être purgée des monceaux de nourriture qui l’ensevelissent. Cette tâche est confiée à Live Corp, société usinant des idées révolutionnaires supervisées par son fondateur Chester V, modèle de notre héros. L’assainissement dépassant fortement les délais annoncés, Flint décide d’aller voir sur place avec ses proches. Ce qu’il découvre bouleverse ses attentes, car son convertisseur alimentaire fonctionne encore et a recréé tout un écosystème dans lequel la nourriture a pris diverses formes animales.

Exemplaire de la façon dont un studio brade une franchise, le film privilégie le plus petit dénominateur commun de son cœur de cible. Preuve supplémentaire, s’il en est, de sa condescendance envers son jeune public. Alors que Lord et Miller abordaient un thème sérieux en l’ajustant aux préoccupations enfantines, Cameron et Pearn nagent à contre-courant.

La menace écologique ne sert ici que de motivation. Dans Jurassic world ; Fallen Kingdom, Colin Trevorrow faisait tout de même preuve d’un peu plus d’élégance en la résolvant par un subterfuge qui demeurait néanmoins cohérent. Pour cette séquelle, les scénaristes n’essaient même pas. Tout de go, ils décrètent que la menace n’en est pas une puisque les créatures sont, sans raison, devenues gentilles en l’espace d’une scène. Dans le premier opus, c’était l’irresponsabilité générale qui était pointée du doigt, dans le second, les automates du traitement de texte évacuent cette subversion en se focalisant sur un méchant typé, en la personne de Chester V, clone pérorant de Steve Jobs à ce point détestable qu’on se demande s’il n’a pas été suggéré par le lobby de Microsoft.

Ajoutons à cela, un rythme en dents de scie, des interactions schématiques entre les personnages si prévisibles qu’elles s’apparentent à de la chimie, le dynamique thème principal torpillé par des relances avortées semblables à des hoquets d’un moteur en panne sèche, une animation moins rigoureuse et un humour pouet pouet, prout-prout. Heureusement que l’élan imprimé par le précédent duo de réalisateurs subsiste çà et là, parce qu’en l’état, le tableau d’ensemble ne peut prétendre à des torrents d’enthousiasme.

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