Notules lunaires n°338
11/03/2020

Notules lunaires n°338

0

Comment tourner un film impliquant un « dreamcatcher » (comprenez un attrape-rêve, cet objet magique d’origine amérindienne censé piéger les mauvais rêves dans sa toile) sans l’appeler Dreamcatcher comme celui adapté de Stephen King par Lawrence Kasdan (que beaucoup trouvent nul alors que c’est moins chiant que Shining) ? Eh bien c’est simple : il suffit de l’appeler Dreamkatcher (on suggère Dreamcatcheur pour le titre français). Fréquenté par Radha Mitchell (Silent Hill), Henry Thomas (Doctor Sleep, qui est lui aussi moins chiant que Shining) et Lin Shaye (Insidious), le film s’intéresse à un jeune garçon qui, après avoir piqué l’attrape-rêves d’un mystérieux bonhomme de son voisinage, se rend compte qu’il ne fonctionne pas très bien puisqu’il laisse entrer ses cauchemars dans la vie réelle, dont une entité maléfique bien décidée à le posséder. Écrit et réalisé par Kerry Harris, fan déclaré de David Cronenberg, ancien assistant de Harvey Weinstein (« J’aimais bien aller le voir dans sa chambre d’hôtel, il y avait toujours de l’action » aurait-il récemment déclaré au tribunal) et auteur d’une série comique (Grip and Electric), Dreamkatcher est prévu aux USA pour fin avril.

Alors que le cinéma brésilien rafle des prix dans les festivals les plus prestigieux mais connaît une crise financière sans précédent depuis que le président Bolsonaro lui a coupé les vivres, des bandes horrifiques continuent de fleurir dans le pays. La preuve avec Ghost Killers vs. Bloody Mary, comédie gore et cul à la Braindead (sauf que Braindead manquait un peu de cul) de Fabrício Bittar, qui sortira en DVD le 10 mars aux USA sous la bannière Dark Sky. Obsédés par l’idée de devenir des célébrités, quatre YouTubeurs autoproclamés chasseurs de fantômes se rendent dans une école dans le but de la débarrasser de « la Blonde des Chiottes », un spectre qu’ils ont inventé de toutes pièces et qui, on l’aura compris, hante les toilettes de l’établissement. Malheureusement, une fois sur place, ils se rendent compte que celui-ci existe vraiment et qu’il est beaucoup plus agressif que Mimi la Geignarde dans les Harry Potter. Ils vont devoir agir comme de véritables ghostbusters s’ils veulent sauver leur peau. Sans vouloir être négatif, c’est pas avec des sujets pareils que Bolsonaro va débloquer des fonds, hein !

Présenté à Sundance, Relic n’est pas un remake du dernier film regardable de Peter Hyams mais se penche sur le cas d’une octogénaire atteinte de démence sénile (Robyn Nevin, Matrix Reloaded) qui disparaît mystérieusement. Quelques jours plus tard, elle réapparaît mais s’avère incapable d’expliquer ce qui lui est arrivé. D’autant plus étrange que son corps porte des marques d’origine suspecte, qu’elle se met à chuchoter toute seule et qu’elle semble changer de personnalité après être allée faire caca. Mettant d’abord ce comportement sur le compte de son âge avancé ou d’une possible maladie d’Alzheimer, sa fille (Emily Mortimer, Shutter Island) et sa petite-fille (Bella Heathcote, The Neon Demon) comprennent que quelque chose de beaucoup plus terrifiant est à l’oeuvre. Produit par Jake Gyllenhaal et les frères Russo, ce premier long de Natalie Erika James serait très influencé par le cinéma d’horreur japonais et Mister Babadook. Pas sûr que ce soit le meilleur moyen de donner envie de le voir !

Réalisateur de l’étonnant Searching : portée disparue, Aneesh Chaganty rempile dans le thriller domestique avec Run, que Lionsgate sortira aux USA le 8 mai. Chloe (Kiera Allen), une ado qui vit recluse avec sa mère (Sarah Paulson, American Horror Story), découvre que celle-ci lui cache depuis toujours un terrible secret. En l’apprenant, sa vie va basculer dans l’horreur absolue… On n’en sait pas plus, mais compte tenu de la maîtrise formelle et narrative pas évidente dont faisait preuve le précédent film du bonhomme (qui se déroulait entièrement sur des écrans d’ordinateurs et de téléphones portables), il y a tout lieu de penser que Run sortira du lot (voire qu’il aura du chien si on rajoute un « C » devant le prénom de son réalisateur). Autre thriller domestique prévu en salles le même jour, Run Sweetheart Run a pour héroïne Cherie (Ella Balinska, Charlie’s Angels), une jolie mère célibataire très occupée par son travail qui décide de se remettre sur le marché sous la pression de ses collègues. Elle n’en mène pas large quand son patron lui arrange un rencard avec Ethan (Pilou Asbæk, Game of Thrones), un beau mec riche qui s’avère aussi charmant et magnétique que sa photo le laissait suggérer. Mais ce potentiel fiancé idéal ne tarde pas à dévoiler une personnalité bien plus sombre, ce qui pousse Cherie à prendre la fuite. Errant dans les rues de Los Angeles pour rentrer chez elle, la jeune femme va vite se rendre compte qu’Ethan la suit à la trace sur le Net et qu’il est encore plus dangereux qu’elle l’imaginait. Signé Shana Feste (Un amour sans fin) et projeté à Sundance, Run Sweetheart Run évoque volontiers un téléfilm du dimanche après-midi sur 6ter, ce qui reste nettement plus excitant que d’aller voir 10 jours sans maman.



La franchise Saw est de retour et semble vouloir se renouveler en passant par la case reboot : écrit par les scénaristes de Jigsaw et produit par Chris Rock (oui oui, vous avez bien lu), également coauteur et interprète principal du film, Spirale : l’héritage de Saw le met en scène dans le rôle de Zeke, un flic travaillant dans l’ombre d’un vétéran des forces de police (Samuel L. Jackson). Avec l’aide de son jeune coéquipier (Max Minghella, Horns), Zeke prend en charge une enquête sur des meurtres épouvantables qui rappellent furieusement ceux qui ont ensanglanté la ville des années plus tôt. Il se retrouve alors au centre d’un jeu morbide orchestré par un redoutable serial killer. Pour l’occasion, Darren Lynn Bousman rempile derrière la caméra, treize ans après Saw 4 et toujours avec James Wan à la production. Pas sûr qu’on ait vraiment besoin d’un neuvième opus, mais dans le doute, on ira vérifier sur pièce dans les salles françaises le 13 mai. Sorti en VOD US le 3 mars, The Dare rappelle quant à lui énormément le pitch du premier Saw, puisqu’on y voit un jeune type (Bart Edwards, The Witcher) se réveiller dans une cave en compagnie de trois autres prisonniers et tenter de résoudre le mystère de sa captivité. Pas une tâche facile, d’autant que leur ravisseur, un sadique masqué aux muscles saillants, force ses otages à se torturer entre eux s’ils veulent être épargnés. Richard Brake (Mandy, 3 from Hell) est également de la partie dans le rôle d’un père abusif, et c’est Giles Alderson (le documentaire World of Darkness) qui a mis la bande en boîte.

Arnold Schwarzenegger n’en finit décidément plus de flinguer sa carrière. Après Terminator: Dark Fate, le voilà qui redéboule en hallebardier de la Tour de Londres dans The Iron Mask. Produit par la Chine (il y a Jackie Chan) et la Russie (c’est Oleg Stepchenko qui réalise), il s’agit en fait d’une suite de La Légende de Viy Jason Flemyng rempile en cartographe anglais du XVIIIe siècle qui voyage d’Angleterre jusqu’en Chine en passant par l’Ukraine pour affronter sorcières, dragons et autres créatures maléfiques. Ajoutez à cela la très canon Xingtong Yao (déjà partenaire de Jackie dans Chinese Zodiac), Charles Dance Lannister en Lord et Rutger Hauer en ambassadeur dans l’un de ses derniers rôles, et vous obtenez une friandise en costumes que vous aurez tout loisir de déguster à la maison puisque le film sort en Blu-ray le 8 avril.

Après avoir vu sa sortie annulée en septembre dernier suite aux fusillades ayant eu lieu le mois précédent au Texas et en Ohio à 24 heures d’intervalle, The Hunt devrait finalement se retrouver dans les salles américaines le 13 mars, en dépit des tweets de Donald Trump annonçant que le film allait semer le chaos. Le succès de Joker n’est sans doute pas pour rien dans cette décision, puisque le film de Craig Zobel (Compliance, Les Survivants) risque fort de provoquer des réactions enflammées au fort potentiel commercial. Basé sur un scénario inspiré des Les Chasses du comte Zaroff signé Damon Lindelof (The Leftovers, dont Zobel a d’ailleurs réalisé plusieurs épisodes), ce survival produit par Blumhouse met en scène douze inconnus issus des classes populaires (dont la craquante Emma Roberts et Justin Hartley de This Is Us) qui se retrouvent traqués par des membres de l’élite, jusqu’à ce que l’une d’entre eux (Betty Gilpin, GLOW) se retourne avec férocité contre leurs poursuivants. Rien de très nouveau là-dedans, nous dira-t-on, sauf qu’il semble que les rôles habituels ont été inversés, puisque les gibiers seraient dépeints comme des électeurs de Trump pro-NRA et les chasseurs comme des membres de la haute bourgeoisie libérale. Mieux : la riche notable organisant la chasse depuis son manoir (Hilary Swank) appellerait les proies humaines des « Déplorables », terme reprenant celui utilisé par une autre Hilary lors de la dernière campagne présidentielle pour désigner les Américains « racistes, sexistes, homophobes, xénophobes et islamophobes » ayant voté pour Trump. Jason Blum et son réalisateur ont beau jurer leurs grands dieux que The Hunt n’est qu’une satire sociale dans la lignée de Get Out, la perspective de voir un film anti-woke renvoyant les deux camps dos à dos nous comble d’aise. Ouverture de la chasse en France : le 22 avril.

Produit par Joe R. Lansdale (Cold in July, Hap and Leonard) et réalisé par Aaron B. Koontz (Camera Obscura), The Pale Door est annoncé comme un croisement entre 3h10 pour Yuma et The Descent. Après une attaque de train qui a déraillé (l’attaque,pas le train), un gang de cow-boys mené par deux frères et une femme mystérieuse trouvent refuge dansune ville fantôme. Cherchant à soigner leur chef, blessé lors de l’attaque, les hors-la-loi réussissent enfin à trouver du monde dansun bordel où on les accueille chaleureusement. Mais ils vont vite se rendre compte qu’ils sont tombés dans un piège et que la ville abrite non seulement une assembléede sorcières, mais aussi desloups assoiffés de sang. On n’a rien contre les westerns horrifiques,bien au contraire (cf. Bone Tomahawk), mais on se permettra tout de même de signaler à la production que le pitch de leur film ressemble beaucoup plus à celui d’Une nuit en enfer qu’aux titres cités en exemple ! 

Midsommar oblige, les recyclages de The Wicker Man se multiplient. La preuve avec Sacrilege, un premier long british signé David Creed dans lequel quatre amies partent passer le week-end dans un chalet en pleine cambrousse. Alcool aidant, elles se retrouvent au beau milieu d’un rituel local qui va mettre leur amitié à l’épreuve lorsque les membres d’une secte païenne vont les choisir pour les sacrifier à leur déesse (jouée par Arielle Dombasle, non je déconne) lors de la fête du Solstice. Et puisqu’on est dans les sectes, restons-y avec Son, le nouveau film d’Ivan Kavanagh (le thriller horrifique The Canal, le western Never Grow Old). Des années après avoir échappé à l’emprise d’une secte, Laura (Andi Matichak, la petite-fille de Laurie Strode dans le dernier Halloween) a enfin réussi à se reconstruire et à fonder une famille. Elle réalise alors que ses anciens camarades ont jeté leur dévolu sur son jeune fils en lui injectant une maladie qu’ils sont les seuls à pouvoir soigner. Terrifiée, Laura comprend qu’elle ne pourra sauver son enfant qu’en le livrant à la secte ou en lui montrant Alien Crystal Palace en boucle pendant trois jours – au risque, dans ce dernier cas, de le faire sombrer dans la folie. Son choix est vite fait : mieux vaut livrer son gosse à un culte pédophile que lui infliger une telle torture !

Rassurons d’emblée ceux qui s’inquiètent à l’idée d’une relecture du classique de Bernard Rose : non, le nouveau Candyman n’est pas un remake, ni un reboot, mais bel et bien une suite. Sachant qu’il y en a déjà eu deux et qu’elles n’ont pas vraiment marqué les esprits, même si Candyman 2 restait très honorable, son réalisateur Bill Condon étant un proche de Clive Barker. L’intérêt de la chose réside surtout dans la présence de Jordan Peele au scénario et à la production, la mise en scène ayant quant à elle été confiée à Nia DaCosta (le néo-western Little Woods). Annoncé comme « spirituel » par le réalisateur de Get Out et Us (entendez par là : mystique), le film plante son action dans le quartier de Chicago où tout a commencé, à ceci près que les lieux ont été totalement rénovés. De là à y voir une évolution du décor comparable à celle de Poltergeist III (qui remplaçait un pavillon de banlieue par un immeuble moderne avec un résultat assez sinistre), il n’y a qu’un pas qu’on évitera de franchir. D’autant qu’on compte sur Peele pour redonner un peu de sang neuf à la franchise, lui qui semble tout désigné pour booster le sous-texte social et racial du film original. Si Barker n’est pas de l’aventure, Tony Todd, lui, rempile dans la peau du Candyman, entouré de Yahya Abdul-Mateen II (Aquaman, Watchmen), Teyonah Parris (Chi-Raq) en passant par Nathan Stewart-Jarrett (Utopia) et Colman Domingo (Assassination Nation). On en reparle pour la sortie du film, prévue chez nous le 17 juin. Le 17 juin. Le 17 juin. Le 17 juin. Le 17 juin. Bon, ben on croyait que ça allait faire apparaître Virginia Madsen, mais c’est loupé, on a eu Arielle Dombasle !

Découverte il y a bien des années en belle damoiselle dans Chevalier et en bourge destroy dans Les Lois de l’attraction, Shannyn Sossamon n’a jamais cessé de travailler, que ce soit au cinéma (Catacombs, One Missed Call, Sinister 2) ou à la télé (Sleepy Hollow, Wayward Pines). Cela dit, comme elle ne joue pas forcément pas très bien, on ne s’en était pas tellement rendu compte. Heureusement, celle qui se fait appeler Janine Saumon quand elle voyage incognito en France est de retour dans The Undertaker’s Wife, un thriller d’horreur au parfum Southern Gothic réalisé par Chad Darnell (Birthday Cake). Cinq ans après la mort de leur enfant dans un accident lié à l’alcool, un couple s’installe dans une ancienne maison funéraire du Sud profond pour démarrer une nouvelle vie. C’est vrai quoi, pour se remettre de la mort d’un être cher, rien de tel que d’emménager au-dessus d’une morgue ou près d’un cimetière, voire dans un caveau : c’est calme, les chats errants chassent les rongeurs et on peut baiser sans déranger personne. Sauf que bien sûr, dans le cas présent, Janine et son mari ne sont pas les seuls à habiter leur nouvelle demeure. « De la putain de magie vaudou, mec ! », comme dirait King Willie ? On espère que oui, parce que le vaudou, c’est doux.

PAR SAN HELVING







ET L’ASIE ?

CORÉE DU SUD

Intruder est un nouveau thriller sud-coréen au pitch assez stimulant. Une jeune femme réapparaît 25 ans après sa disparition. Mais est-ce bien elle, ou quelqu’un qui prétend l’être ? C’est la question que se pose très vite sa famille… Intruder met en scène Kim Mu-Yeol (Illang : la brigade des loups), Song Ji-hyo (New World) et Ye Soo-jung (Dernier train pour Busan). Mis en scène par l’autrice/réalisatrice Sohn Won-pyung, surtout connue là-bas pour le best-seller Almond (toujours inédit en France mais bientôt traduit en anglais), Intruder sortira sur les écrans coréens en mars. 

Dans Call de Lee Chung-hyun (un débutant qui a attiré l’attention des médias locaux lors de la conférence de presse du film par son physique de chanteur de K-Pop !), deux femmes, l’une vivant en 1999, l’autre en 2019, se retrouvent connectées via leur téléphone portable. Au lieu d’échanger leurs bons plans Tinder, elles vont tenter d’empêcher que certains crimes ne soient commis… L’idée n’est pas neuve (coucou Fréquence interdite), mais dopée par le savoir-faire coréen, cela devrait au moins déboucher sur un chouette divertissement. Sortie prévue dans les salles coréennes en mars.


INDE

Annoncé depuis déjà deux ans, le premier film de Vijay Varadaraj se nomme Pallu Padama Paathuka (soit « évitez d’utiliser vos dents », tout un programme !) et met en scène Attakathi Dinesh et Sanchita Shetty. Pour ce qui est du scénario, peu d’infos précises à vous soumettre, mais le trailer annonce un bon gros délire comique à base de zombies, de shotgun et de gags cul-gore. Guère étonnant : si le sieur Varadaraj fait ses débuts au cinéma, il tient depuis un moment une chaîne YouTube où il parodie moult films. Pas besoin de vous dire que Pallu Padama Paathuka ne passera pas dans votre UGC. En revanche, il sortira bien le 13 mars en Inde.

D’ailleurs, parlons du producteur de Pallu Padama Paathuka, à savoir K. E. Gnanavel Raja, qui semble assez actif dans le domaine de la comédie horrifique. Il vient en effet de produire la suite de Iruttu Araiyil Murattu Kuthu, sympatique bisserie potache sortie en 2018 où une fantômette en manque de sexe coince deux couples dans un bungalow et cherche à forcer l’un des hommes à coucher avec elle. Si l’on en croit l’existence de cet Iruttu Araiyil Murattu Kuthu 2, elle n’a pas été satisfaite.


JAPON

Une nouvelle qui devrait ravir un pan non négligeable d’entre vous : un nouveau kaiju eiga est en production chez la Daiei ! Enfin, plutôt la Kadokawa, vu que cette dernière a racheté la Daiei. Pas de Gamera en vue pour autant (snif) mais des rats géants et… euh… un monstre géant. Le film se nomme Nezura 1964. Pourtant ce titre ? Tout simplement parce que Nezura est un projet qui remonte à 1964 ! Une époque où la Daiei tente de concurrencer la Toho sur le terrain des films de monstres géants. Mais malgré le lancement de la saga Gamera, la firme ne réussit jamais vraiment à damer le pion à sa rivale. Parmi les différents projets qu’elle tenta de mettre sur pieds, il y eut donc Nezura, avec des rats géants qui, bien sûr, cassaient tout sur leur passage. Afin de réduire les coûts de production, il fut décidé d’utiliser de vrais rats évoluant dans des maquettes. Mais les bestioles, en plus de n’en faire qu’à leur tête, introduisirent puces et tiques sur les plateaux, rendant ces derniers invivables pour les techniciens. La production décida donc d’abandonner le projet en cours de tournage. Il est donc certain – photos à l’appui – que plusieurs scènes ont été mises en boîte. Et certains décors ont même été utilisés l’année suivante pour le tout premier Gamera ! Retour au présent, avec l’arrivée d’un jeune réalisateur du nom de Hiroto Yokokawa, déjà mentionné ici à l’occasion de son premier long, The Great Buddha Arrival. Avec ce dernier, il avait décidé de reprendre le pitch d’un kaiju eiga des années 1960 qui n’avait jamais été terminé. Et c’est plus ou moins ce qu’il refait aujourd’hui. Plus ou moins, car Yokokawa souhaite en fait réaliser un documentaire sur Nezura et tous les problèmes rencontrés par la production, tout en tournant de nouvelles scènes visant à montrer à quoi le film aurait pu ressembler. Sortie attendue (impatiemment, bien sûr) pour décembre.

JULIEN SÉVÉON.

MAD Team

En relation avec cet article...

Dreamkatcher | Shining | Silent Hill | Doctor Sleep | Insidious | Ghost Killers vs. Bloody Mary | Braindead | Relic | Matrix Reloaded | Shutter Island | The Neon Demon | Mister Babadook | Searching : portée disparue | Run | Run Sweetheart Run | Un amour sans fin | 10 jours sans maman | Midsommar | The Wicker Man | Sacrilege | The Canal | Never Grow Old | Halloween | Alien Crystal Palace | Jigsaw | Saw | Spirale : l'héritage de Saw | Saw 4 | Horns | The Dare | Mandy | 3 from Hell | World of Darkness | The Hunt | Joker | Compliance | Les Survivants | Les Chasses du comte Zaroff | Get Out | Terminator: Dark Fate | La Légende de Viy | Chinese Zodiac | Cold in July | Camera Obscura | The Pale Door | 3h10 pour Yuma | The Descent | Bone Tomahawk | Une nuit en enfer | Les Lois de l'attraction | Catacombs | One Missed Call | Sinister 2 | Birthday Cake | Illang : la brigade des loups | New World | Dernier train pour Busan | Fréquence interdite | Nezura | The Great Buddha Arrival | Candyman | Candyman 2 | Little Woods | Poltergeist III | Aquaman | Chi-Raq | Assassination Nation | Bernard Rose | Bill Condon | Clive Barker | Jordan Peele | Nia DaCosta | Tony Todd | Yahya Abdul-Mateen II | Teyonah Parris | Nathan Stewart-Jarrett | Colman Domingo | Virginia Madsen | Arielle Dombasle | Stephen King | Lawrence Kasdan | Radha Mitchell | Henry Thomas | Lin Shaye | Kerry Harris | David Cronenberg | Harvey Weinstein | Fabrício Bittar | Peter Hyams | Robyn Nevin | Emily Mortimer | Bella Heathcote | Jake Gyllenhaal | Natalie Erika James | Aneesh Chaganty | Kiera Allen | Sarah Paulson | Ella Balinska | Pilou Asbæk | Shana Feste | David Creed | Ivan Kavanagh | Andi Matichak | Chris Rock | Samuel L. Jackson | Max Minghella | Darren Lynn Bousman | James Wan | Bart Edwards | Richard Brake | Giles Alderson | Craig Zobel | Damon Lindelof | Emma Roberts | Justin Hartley | Betty Gilpin | Hilary Swank | Jason Blum | Arnold Schwarzenegger | Jackie Chan | Oleg Stepchenko | Jason Flemyng | Charles Dance | Rutger Hauer | Joe R. Lansdale | Aaron B. Koontz | Shannyn Sossamon | Chad Darnell | Kim Mu-yeol | Song Ji-hyo | Ye Soo-jung | Hiroto Yokokawa