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I Know this much is true (2020)


2 réponses sur ce sujet

#1 simidor

simidor

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 09 June 2020 - 19:36 PM

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Tiré de l’ouvrage de Wally Lamb « la puissance des vaincus », I know this much is true raconte le calvaire de deux frères jumeaux, l’un est schyzophrène et l’autre est condamné à prendre soin de lui depuis leur adolescence. Les deux sont Mark Ruffalo. Le meilleur des acteurs Marvel a trouvé le parfait véhicule télévisuel dans cette mini-série qu’il a produit et porté à bout de bras, bien aidé par la permissivité de HBO et le concours au scénario et à la réalisation de Derek Cianfrance, réalisateur de Blue Valentine et The Place Beyond the Pines.

 

Dès son pilote, « I know this much is true » coche à peu près toutes les cases de Sharp Objects, petite merveille que HBO nous avait déjà livré à l’été 2018. La patte d’un réalisateur/scénariste de cinéma – Cianfrance a aussi bien réussi que Jean-Marc Vallée à transformer un matériel littéraire en une pure expérience sensorielle de plusieurs heures, la performance oscarisable de Ruffalo et de Phillip Etinger (c’était aussi le cas d’Amy Addams et de ses camarades féminines de Sharp Objects), version présente et passé de jumeaux aux caractères opposés, une portion retirée des Etats-Unis, des flashbacks et une noirceur peu commune même pour du HBO. A ce jeu, I know this much is true met chaos la série de Jean-Marc Vallée. Il n’y a pas de genre comme le polar pour servir des figures balisées auxquelles se raccrocher au milieu de cette noirceur. Nous sommes contraint de vivre en direct le calvaire de Dominick Birdsey et la pression croissante qu’il subit, partant de l’acte de trop qui mettra en danger la liberté de son frère.

 

I know this much is true prend racine dans l’internement forcé de Thomas suite à son auto-mutilation, mais le présent ouvre régulièrement des portes sur la jeunesse des deux frères, révélant la sensibilité encombrante du premier tandis que le second tente envers et contre tout de faire sa vie. Ces flashbacks ponctuent harmonieusement l’histoire. Jamais superflus, ils servent dans la plupart des cas à fournir un contexte pour restituer l’état d’esprit de Dominick (la malédiction familiale) ou le lien construit avec son frère sans que ce soit trop lourd. L’aspect le plus réussi de la série est l’immersion qu’elle impose en dépit d’un sujet qui pourrait rapidement lasser.

 

Bien que chaque épisode dure près d’une heure et présente de longues scènes, le tempo ne faiblit jamais. On trouve la même montée en puissance dans la confrontation avec une psychiatre perspicace que dans les événements plus physiques. Il faut chercher cette réussite dans l’utilisation admirablement modérée d’une chouette brochette de seconds rôles pour donner la réplique à Mark Ruffalo (Imogen Poots, Archie Panjabi, Rosie O’Donnell, Juliet Lewis, Melissa Leo), mais aussi un talent certain pour enfermer le spectateur, à la fois dans l’intériorité des personnages et dans le décor. ça n’a rien de glamour, d’autant moins quand on a subi plus de deux mois de confinement. Mais il y’a encore peu de séries qui peuvent se targuer de nous embarquer du début à la fin d’un épisode en se coupant d’autant de facilités.


55 ans de Doctor Who en un clic, c'est par ici.cakh.jpg


#2 Mccoy

Mccoy

    Mccouille

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Posté 09 June 2020 - 19:48 PM

Bon initiative. Je copie colle mon avis du coup :

 

Alors moi j'aime bien, faut pas regarder en période de dépression, mais ça se rapproche beaucoup de son Place beyond the Pines. Ça fait très littéraire dans son approche (ça se voit que ça vient d'un bouquin quoi), et le récit s'élargit plus dans le temps à partir du 3e épisode (ou 2e je sais plus). En tout cas Ruffalo est fa-bu-leux de bout en bout. C'est franchement difficile de se dire que c'est le même acteur qui joue deux jumeaux tant il y a un gros travail d'acting (et physique aussi il est vrai). C'est très impressionnant en tout cas, probablement un des meilleurs trucs du genre jamais vu sur ce point précis. Et l'acteur choisi pour jouer la version jeune est aussi incroyable. Si tu t'es endormi parce que tu t'es fais chier tente peut-être le deuxième, mais sinon les autres épisodes sont dans le même ton, soyez prévenu. Mais j'aime bien. Et que ça fait du bien une série tournée en 35mm/16mm.

 



#3 simidor

simidor

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 24 June 2020 - 21:56 PM

C'était parfait jusqu'à la dernière scène. La fin était bien touchante et bien qu'elle soit prévisible sur un élément (trop souligné dans le récit du grandpa?), la façon d'y arriver fait toute la différence. HBO still got it.


55 ans de Doctor Who en un clic, c'est par ici.cakh.jpg




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