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Lac aux oies sauvages (le) - Diao Yi-Nan - déc. 2019


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7 réponses sur ce sujet

#1 Shubby

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Posté 01 January 2020 - 23:05 PM

 

Un chef de gang en quête de rédemption et une prostituée prête à tout pour recouvrer sa liberté se retrouvent au cœur d’une chasse à l’homme. Ensemble, ils décident de jouer une dernière fois avec leur destin (source : allociné).

 

Eh beh ça commence bien les années folles ! Après Black Coal, Diao Yi-Nan confirme avec ce Lac aux ondes parfaites, à peine perturbées par ces quelques brefs remous que sont un 2nd flashback un poil dangereux pour la narration - mais justifié - un équilibre dans l'absurde parfois limite (les godasses des flics qui brillent, c'est rigolo, mais...) et une fin dont je ne sais pas encore si elle n'est pas un brin étirée après ce climax proche de celui de Long Arm of the Law, qui aurait put suffire. J'en sors, donc n'ai pas le recul nécessaire pour crier au chef d'oeuvre, mais déjà, c'est un bijou, un collier de perles infinies dans lequel j'ai plongé en apnée pendant 2h. Bijou de film noir avec ce héros à la gueule cassée et sa femme fatale du jour, et polar hard boiled brut quand il s'agit de cogner, de tirer, avec en sus une superbe scène de filature et un ballet de flics infiltrés autour du lac, qui rappellent, avec un sacré talent, les meilleurs films de Kirk Wong. Si l'on peut aussi montrer - encore - l'influence de Kitano, la mise en scène à se damner de Yi-Nan est indubitablement sienne. Il s'est trouvé une tonalité propre, dénuée de notre chère électricité hkienne, certes, mais non moins efficace. Y participe sa muse, Guey Lun-Mei, formidable en fausse oie blanche, dont on pourra analyser en jubilant sa scène trash sur la barque, la trouvant d'abord provoc' - Maggie Cheung aurait-elle accepté de tourner ça ?! - pour finalement se rendre compte qu'elle définit le personnage, et même casse de façon troublante la misogynie intrinsèque au polar noir. C'est chouette, c'est joie, c'est oie.



#2 El Chupacabron

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Posté 02 January 2020 - 18:17 PM

Ça fait pas trop polar ronflant pour esthètes de Festival ?

(Pas vu Black Coal mais je me méfie)

#3 Maouin54

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Posté 02 January 2020 - 19:15 PM

Le film que tu n'as pas vu correspond exactement à ce que tu crains
(;,;) la geektature du bon goût (;,;)
"Réglons la question sociale et il n'y aura plus de question raciale. L'inverse n'est pas vrai..."

#4 El Chupacabron

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Posté 02 January 2020 - 19:26 PM

Ouais ça m'étonne pas.

Les retours pour celui-là donnent envie mais putain je me suis fait couillonner tellement de fois...

#5 Shubby

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Posté 02 January 2020 - 22:12 PM

Bah essaie et dis-nous, tiens, ça m'intéresse.

Question de goût. J'ai adhéré à l'ambiance, la forme... et j'adore Black Coal. 

Par contre je ne suis pas un gros fan de Jia Zhang-ke, par exemple. Mais j'aime Refn, qu'on pourrait invoquer ici parfois (je l'ai un poil paumé après la castration Only God Forgives cela dit). Globalement le ciné arty me gonfle, là amha on n'est pas sur ce plan là, non. Ca commence comme un bon vieux Fukasaku, rayon formaliste c'est parfois flashy, ok, mais à ce compte là Suzuki c'est arty je dirais. 

A mon avis, même si ça prend pas, tu pourras tjrs te raccrocher à la forme. Les enchaînements de plan sont somptueux, on trouve un paquet de moments de ciné là-dedans et les acteurs sont parfaits. Et si t'es vénères, bah tu pourras tjrs revenir te défouler ici tranquilou  :mrgreen:



#6 Maouin54

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Posté 02 January 2020 - 22:43 PM

Ah ben "charbon noir" n'avait rien d'arty pour le coup
Sauf à considérer la somnolence comme un art...

C'est le film représentatif de Beaune 2017 qui m'a coupé toute envie d'en livrer un compte-rendu cette année-là
(;,;) la geektature du bon goût (;,;)
"Réglons la question sociale et il n'y aura plus de question raciale. L'inverse n'est pas vrai..."

#7 El Chupacabron

El Chupacabron

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Posté 02 January 2020 - 23:24 PM

Ouais j'irai ptêtre voir ce Lac, auquel cas j'en ferai état ici.

J'ai rien contre une esthétique arty ou fétichiste de temps en temps, c'est quand on fait toute une carrière là-dessus que ça me gonfle. Faut voir le montage ou la narration qui va avec. Perso le Refn post-Drive j'ai totalement lâché l'affaire...

#8 Maouin54

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Posté 03 January 2020 - 00:12 AM

Refn, j'ai lâché pendant Drive, n'y suis jamais revenu
(;,;) la geektature du bon goût (;,;)
"Réglons la question sociale et il n'y aura plus de question raciale. L'inverse n'est pas vrai..."




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