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Dogman - Matteo Garrone (2018)


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9 réponses sur ce sujet

#1 Rev3ngZ

Rev3ngZ

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Posté 13 July 2018 - 00:44 AM

Un sacré film que ce Dogman dont je ne savais rien.

L'acteur Marcello Fonte y est excellent ; Prix d'interprétation mérité. Edoardo Pesce en truand coké également.

Ca mêle film de genre et drame social, avec un humour bienvenu fonctionnant.

C'est prenant, bien shooté (photo top) dans cette petite ville italienne cinégénique à souhait.

Le dernier quart est un peu moins bon mais c'est à voir en salle.

L'un des meilleurs films de l'année. Merci Matteo.

 

5/6


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#2 Bruttenholm

Bruttenholm

    Faut que j'aille dormir

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Posté 16 July 2018 - 08:24 AM

Marcello, un toiletteur pour chiens fluet, la douceur incarnée, nourrit une amitié tordue avec Simonè, une masse de violence qui l'entraînera par le fond... Avec ces 2 personnages à la limite de la caricature (on est presque dans un laurel et hardy version tragique), on voit tout de suite que Garrone ne vise pas un cinéma social vériste mais bien plutôt une peinture quasi mythologique des relations humaines, façon tragédie grecque. Pas de finasserie sociologique dans cette Italie presque post-apocalyptique, dans cette ville de béton pourri échouée en bord de mer : ici c'est Dogman, "Dog Man", l'homme chien, et la seule question qui vaille est qui domine et qui est dominé... C'est à la fois la force et la limite du film, qui impose certes la force brute de ses images mais reste un peu trop cousu de fil blanc dans l'articulation de ses archétypes.

#3 El Chupacabron

El Chupacabron

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Posté 16 July 2018 - 09:30 AM

Ouaip.

C'est très (complètement) (trop ?) métaphorique sur l'Italie d'aujourd'hui, et tout fait sens à la fin, celle-ci étant plus nuancée que prévu. Mais force et limite quand même, tu l'as dit.

Et puis alors faut VRAIMENT aimer - et c'est pas mon cas - les films où tu passes ton temps à te dire "mais fume-le cet enculé" sans que tu sois jamais récompensé de quoi que ce soit.

Par corollaire, j'ai donc du mal avec les personnages de victimes apathiques et les gros enfoirés même pas jouissifs que t'as envie de dégager au bout de 2 secondes à l'écran, même si la relation se "complexifie" progressivement dans le film.

Sinon c'était intéressant :smile:



#4 Bruttenholm

Bruttenholm

    Faut que j'aille dormir

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Posté 16 July 2018 - 11:52 AM

Nuancée, faut le dire vite, on voit quand même vers quoi le film se dirige dès la réunion entre les commerçants... La nuance est peut-être justement une non-nuance, en cela que Marcello reste quand même une victime malgré tout le reste.

#5 El Chupacabron

El Chupacabron

    Critters

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Posté 16 July 2018 - 12:53 PM

Moui la nuance ou non-nuance comme tu dis c'est

Spoiler


La trajectoire de ce mec rappelle un peu celle de Robert Ford dans L'Assassinat de Jesse James...

(des sales histoires tout ça, houla oui)



#6 Redux

Redux

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Posté 16 July 2018 - 13:25 PM

Et puis alors faut VRAIMENT aimer - et c'est pas mon cas - les films où tu passes ton temps à te dire "mais fume-le cet enculé" sans que tu sois jamais récompensé de quoi que ce soit.

 

J'ai ressenti la même chose. Marcello a beau être du genre conciliant, car toujours le cul entre deux chaises déchiré entre son entente avec les autres commerçants et son "amitié" avec Simo, son choix face au policier demeure incompréhensible quand on connaît l'amour qu'il a pour sa fille. Et malgré cette mésaventure, il continue à vouloir ménager la chèvre et le chou en croyant qu'il peut parvenir à adoucir la bête qui ronge Simo.

Et au fond, Simo n'est qu'une illustration de L'homme à la moto de Piaf, lui aussi semant la terreur dans toute la région.



#7 Bruttenholm

Bruttenholm

    Faut que j'aille dormir

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Posté 16 July 2018 - 15:17 PM

Le choix face au policier est justifié par le fait que
Spoiler
mais c'est vrai que c'est un peu pousser le bouchon.

#8 Apocaly

Apocaly

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Posté 16 July 2018 - 18:57 PM

Un des meilleurs films de l'année, une grosse surprise. 



#9 molasar

molasar

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Posté 23 July 2018 - 19:24 PM

Ouaip.

C'est très (complètement) (trop ?) métaphorique sur l'Italie d'aujourd'hui, et tout fait sens à la fin, celle-ci étant plus nuancée que prévu. Mais force et limite quand même, tu l'as dit.

Et puis alors faut VRAIMENT aimer - et c'est pas mon cas - les films où tu passes ton temps à te dire "mais fume-le cet enculé" sans que tu sois jamais récompensé de quoi que ce soit.

 

En effet...assez mitigé sur ce film quand même, j'accrochais plutôt sur la première moitié mais la violence et la noirceur m'ont semblé un peu forcées, assez complaisantes dans la dernière partie, avec l'image peu fine de la bête dans la cage. Dommage car il y a un cadre assez soigné et surtout de bons acteurs...finalement ce qu'il y a de mieux quand le réalisateur sort de la démonstration "l'homme est un loup pour l'homme" ce sont les rares bouffées d'oxygène du film: les scènes avec les chiens et la fille du "héros". 

 

2,5/6



#10 L'aubergiste

L'aubergiste

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Posté 08 August 2018 - 23:48 PM

Mmmm oui, c'est pas inintéressant ni déplaisant à regarder mais c'est quand même un peu simpliste et la métaphore est un peu lourde.

 

Dans un premier temps j'ai été assez surpris par la façon dont le film a été présenté à Cannes et le peu de rapport avec ce que l'on voit à l'écran. J'avais souvenir que les journalistes Cannois avaient résumé le film à

Spoiler
. Alors peut-être que j'avais mal lu à l'époque mais ce n'est absolument pas ce que raconte le film. D'ailleurs le passage du
Spoiler
se limite à deux scènes et ne représente pas plus de 5 minutes sur l'ensemble du métrage. Mais au finale ce n'est pas très important car cette partie est de toute façon la moins intéressante du film.

 

Le début m'a assez séduit avec un mise en place des personnages et de l'environnement assez réussie. Les rapports du héros aux chiens et à sa fille étant assez touchant et bien écrit. C'est également parfois assez drôle lorsque l'on touche à un certain humour noir (la scène du chien dans le congèle). Le miracle est même parfois atteint lors de certaines scènes qui mélange les deux éléments (la scène du concours canin). Le début de la relation entre Marcello et Simoncino n'est pas trop mal construite non plus. Les deux acteurs quasiment opposés en tout n'y sont pas pour rien. Marcello Fonte à ce petit côté comique lunaire et sympathique assez propre à la comédie italienne tandis que Edoardo Pesce est un colosse totalement impressionnant. Je le trouve parfais dans le rôle et force est de reconnaître que son physique colle à 100% au personnage.

 

Malheureusement tout commence à s'éterniser et la progression de l'intrigue et du propos fait un peu du sur place. On comprend après 5 minutes les métaphores canines pour parler de l'asservissement de l'homme et on attend de savoir où elle va nous mener. La réponse sera au finale pas très loin. Le propos restant finalement assez simpliste et en surface. Si l'homme va asservir la bête qui lui est supérieur physiquement par compassion et amour (la 1er scène dit tout), il assouvira les autres humains par la violence et la force. Une domination dont il ne se libérera jamais, même s'il décide à son tour d'user des même stratagèmes… Mmmm oui, ok c'est sympa mais assez simpliste comme idée. 

 

Le gros soucis pour moi est surtout que le film ne raconte pas grand chose pour en arriver à cette conclusion pas forcément ultra exaltante. En gros nous assistons à un banal fait divers raconté pendant 1h45... C'est long, trop long pour si peu. Le 5 dernières minutes frôlant même l'onirisme assez mal venu et en rupture de ton pour alourdir le message de façon un peu lourdingue. 

 

Bref, sans être un film raté c'est quand même une semi déception à mes yeux.

 

3/6






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