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Phantom Thread - Paul Thomas Anderson (2017)


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15 réponses sur ce sujet

#1 Aniya_san

Aniya_san

    Miyazaki is DOG !

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Posté 03 January 2018 - 15:06 PM

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Dans le Londres glamour des années 50, le célèbre couturier Reynold Woodcock et sa sœur Cyril sont au cœur de la mode britannique, habillant la famille royale, les stars de cinéma, les héritières, les mondains et les dames dans le style reconnaissable de la Maison Woodcock. Les femmes défilent dans la vie de Woodcock, apportant à ce célibataire endurci inspiration et compagnie, jusqu’au jour où il rencontre Alma, une jeune femme au caractère fort qui deviendra rapidement sa muse et son amante. Lui qui contrôlait et planifiait sa vie au millimètre près, le voici bouleversé par l’amour.

 

 

J'ai adoré leur premier film ensemble, donc celui ci je l'attends grave!

Encore un chef-d’œuvre je sens bien, les critiques tombent et elles font plaizent!


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#2 Rod

Rod

    Faut que je la ferme

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Posté 03 January 2018 - 15:13 PM

Dernier film avec DD Lewis qui a pris sa retraite, par ailleurs.

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#3 logan

logan

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 03 January 2018 - 15:18 PM

woodcock... :mrgreen:



#4 titus pullo

titus pullo

    Lourd

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Posté 03 January 2018 - 16:17 PM

La VF devrait être drôle :LSHaPXD:


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#5 Cat from Hell

Cat from Hell

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Posté 03 January 2018 - 19:08 PM

Dernier film avec DD Lewis qui a pris sa retraite, par ailleurs.


Tu veux dire comme Sean Penn ou Poolevorde, qui annoncent à peu près tous les ans qu'ils arrêtent le ciné ? 😆

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#6 The X Phil

The X Phil

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Posté 15 February 2018 - 10:14 AM

Pas grand chose à dire sur PHANTOM THREAD, le dernier film de Paul Thomas Anderson. Disons que c'est un peu comme souvent avec le réalisateur : monumental, intelligent, super beau, plein comme un oeuf; une démonstration de cinéma avec un grand "C"... mais aussi un peu (voire beaucoup) chiant; et une démonstration de virtuosité assez vaine. Oui, on le sait, PTA est un "grand réalisateur", un surdoué de la caméra, un mec qui transforme tous ses projets en films plus grands que nature, en monstres à peu près intouchables. On s'en doute, Daniel Day Lewis est ahirissant - ici dans un rôle totalement à l'opposé de sa composition outrancière et borderline de The will be blood. On s'en doute aussi, les autres acteurs vont être au diapason, à commencer par la jeune Vicky Krieps, excellente. 
Est-ce une raison pour s'extasier aveuglément, encore une fois, sur le nouveau film génial du génial réalisateur ? Et oublier le fait que, sur un peu plus de deux heures, le film met bien une heure à démarrer ? Pour ensuite précipiter les événements dans la seconde moitié, au prix d'élipses assez mal foutues. Sans compter que, de manière totalement subjective, le monde de la mode décrit dans le film est à des kilomètres de présenter le moindre intérêt (enfin, disons que ça me botte moins que le porno des années 70, quoi ! :D). Et que la musique envahissante de Johnny Greenwood est carrément pénible - il m'a semble qu'une seule scène sur tout le film n'avait pas cet horrible accompagnement de musique de chambre au piano ! 

Alors, évidemment, il est impossible de dire que c'est mauvais. Mais on n'est pas obligé de trouver ça grand pour autant. 
Et, personnellement, j'en reste au souvenir du PTA des débuts, celui de Boogie Nights, film qui n'était pas spécialement plus "simple" que ses films plus récents, mais autrement plus chaleureux tout en témoignant de la même ambition de cinéma total.

#7 inTylerItrust

inTylerItrust

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Posté 15 February 2018 - 13:18 PM

On s'en doute, Daniel Day Lewis est ahirissant

 

Mais pas d'Oscar cette fois, il va se faire prendre par derrière par Gary Oldman. Pas plus mal, car aussi talentueux soit-il, disparaitre à chaque fois une dizaine d'années, puis revenir pour décrocher la timbale, il commençait à devenir un peu saoulant sur les bords... :mrgreen:

 

Et que la musique envahissante de Johnny Greenwood est carrément pénible

 

Pas autant que celle de There Will Be Blood quand même ?? :HMr2Umk:

 

Et, personnellement, j'en reste au souvenir du PTA des débuts, celui de Boogie Nights

 

Tout pareil. :smile:


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“Si je passe mon temps à prendre un autre modèle comme modèle, comment veux-tu que ce modèle puisse modeler dans la bonne ligne ?” - J.-C. Van Damme


#8 The X Phil

The X Phil

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Posté 15 February 2018 - 14:02 PM

J'avais aimé la musique dans TWBB... mais même sans ça, elle m'a semblé plus lourdingue ici !
Disons que dans l'autre, y'a des moments sans musique. Là, jamais (sauf une scène) !

#9 Bruttenholm

Bruttenholm

    Faut que j'aille dormir

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Posté 17 February 2018 - 17:29 PM

Après un The Master compréhensible (l'émancipation d'une victime désignée dans une relation de co-dépendance... Mais qui est le master de qui ? wololo c'profond) mais un peu chiant ('me souviens avoir eu l'impression que le film finissait 10 fois -à peu près mon seul souvenir d'ailleurs) et un Inherent Vice incompréhensible et complètement chiant (une énigme complète ce truc), PiTi redresse la barre avec ce Phantom Thread compréhensible mais néanmoins -dingueudingue- pas trop chiant. Après bon le film a les défauts de ses qualités et pour la faire courte, y a pas de mystère : si c'est compréhensible c'est que ça raconte pas grand-chose (l'émancipation d'une victime désignée dans une relation de co-dépendance wololo mais où va-t-il chercher tout ça) et comme le disait The X Phil c'est vrai qu'au début on regarde un peu les dorures en se demandant où ça va et qu'ensuite quand on a compris où ça allait ben c'est con parce qu'en fait on est déjà arrivé... Bon du coup c'est bien on s'est pas paumé mais bon justement on n'a pas non plus déniché des vérités profondes en chemin. Mais bon c'est joli, les acteurs jouent bien et PiTi se branle pas trop avec sa caméra (du coup c'est pour ça que c'est pas trop chiant) donc ça se regarde tranquilou (je vous ai dit que c'était joli ?)...



#10 The X Phil

The X Phil

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Posté 17 February 2018 - 20:31 PM

Ah ouais, ça, pour être joli, ça l'est !



#11 Bruttenholm

Bruttenholm

    Faut que j'aille dormir

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Posté 27 February 2018 - 12:49 PM

Jennifer Lawrence a arrêté son dvd de Phantom Thread après 3 minutes parce que been there done that (alors que bon en fait le film c'est pas vraiment ça) :

 

“I got through about three minutes of it. I put in a good solid three. I’m sorry to anybody who loved that movie,” Lawrence said. “I couldn’t give that kind of time. It was three minutes and I was just [oof].”

“Is it just about clothes?” she continued. “Is [Reynolds Woodcock] kind of like a narcissistic sociopath and he’s an artist so every girl falls in love him because he makes her feel bad about herself and that’s the love story? I haven’t seen it, so I don’t know. I’ve been down that road, I know what that’s like, I don’t need to watch that movie [laughs]

 (eh oué on essaie de rameuter des gens sur le topic avec du jennifer lawrence)



#12 Cobretti

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    Étalon fatigué

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Posté 27 February 2018 - 13:26 PM

En même temps, après avoir passé autant de temps de sa vie sur le Mother! d'Aronofski, je comprends qu'elle ressente cela.

Les 2 films abordent pas mal de thématiques similaires, et feraient un double programme intéressant.



#13 thirdeyemachine

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    Chouineur

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Posté 28 February 2018 - 09:50 AM

En même temps, elle commence à bien me faire chier cette demoiselle. Son red machin, elle croit qu'on va tenir plus que 3 minutes devant ? Même pour sa robe rouge, jamais je ne le ferai.


mini_286879images.jpg730428podsac2.jpgwww.podsac.net


#14 the_Daydreamer

the_Daydreamer

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Posté 04 March 2018 - 15:59 PM

Jennifer Lawrence a arrêté son dvd de Phantom Thread après 3 minutes parce que been there done that (alors que bon en fait le film c'est pas vraiment ça) :

 

“I got through about three minutes of it. I put in a good solid three. I’m sorry to anybody who loved that movie,” Lawrence said. “I couldn’t give that kind of time. It was three minutes and I was just [oof].”

“Is it just about clothes?” she continued. “Is [Reynolds Woodcock] kind of like a narcissistic sociopath and he’s an artist so every girl falls in love him because he makes her feel bad about herself and that’s the love story? I haven’t seen it, so I don’t know. I’ve been down that road, I know what that’s like, I don’t need to watch that movie [laughs]

 (eh oué on essaie de rameuter des gens sur le topic avec du jennifer lawrence)

 

Si tous les votants aux Oscars font preuve d'un tel professionnalisme, on comprend pourquoi ces récompenses ne valent plus grand-chose :mrgreen:

 

(Mais Lawrence garde toute ma sympathie)



#15 Bruttenholm

Bruttenholm

    Faut que j'aille dormir

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Posté 15 March 2018 - 16:20 PM

Pour les anglophones courageux, v'là une grosse interview avec le monteur du film.



#16 StanleyGrieves

StanleyGrieves

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 09 April 2018 - 16:33 PM

MAS-TER PIE-CE !! :HMr2Umk:

 

Evacuons d'emblée l'évidence, le film est chiant comme la mort. Et je n'ai tenu que grace à la monstreuse leçon de technicité cinématographique étalée ici, à commencer par la photo, suivi de près par les cadrages et le jeu de focus, et enfin les mouvements. Meilleure réalisation de 2017, voire plus encore. Un gé-nie ! :chinese:


Pour autant j'ai bien dû bailler une centaine de fois, chaque plan ou minute du film incarne un Tantale thématique. Faut dire que je me refusais de n'assister là qu'à la seule mise en image d'une relation toxique. Y'avait forcément autre chose.

Alors ce midi j'ai repensé au film en l'abordant par la récurrence pessimiste qui colle au cinéma de PTA. C'est là où j'ai entraperçu une espèce de mise-en-abîme (la fameuse) à travers un propos sur l'art, ces cycles et sa fuite.

 

 

Je pars du postulat connu en philo que le progrès technique amputerait l'art de son aura à travers la duplicité et la reproduction, comme une photographie viderait la peinture de son indicible.

Prolongeons cet exemple au cinéma dont la nature d'un film-pensé tend à faire des copies de lui-même. Le cinéma deviendrait alors l'art même de la mort de l'aura. L'allégorie de cette morbide reproduction prend ici la forme d'un créateur de robe, un artiste dévoué à la multiplication de fac quasi simile ad viternam de ses oeuvres.


Le contrepoint de cette pensée pessimiste prétend dans le même temps que de la reproduction de masse se répand également la démocratie culturelle. Un contrepoint évoqué aussi dans le film à travers la décision non-expliquée, sans raison intelligible, de la princesse qui va finalement rompre avec l'aristocratie coutumière en allant se chercher une robe chez un autre couturier et sans aucune autre forme de compréhension de la chose.

 

Et paf !, La v'là !, la mise en abîme d'un cinéaste qui se dit vain et évoque le déclin de l'aura et l'assassinat de son art par l'inhérente essence de celui-ci. Glauuuuuuque !

 

Reste encore l'écho à la notion de couple. Là, j'avoue ne pas être plus avancé tant le masochisme est amha un concept basique, limite binaire: J'éprouve émotionnellement mes projections de défiances. :fullbranlette:

Cette façon d'éprouver dans sa chair renvoie au stoïcisme. Et il suffit d'observer la rigueur de vie de Woodcock pour évacuer tout doute, le personnage de Day-Lewis érige le stoïcisme comme qualité avec pour mise en perspective le personnage de femme forte qu'est sa soeur.

On a aussi son rapport à la mère, son éternel amour qu'il ne cesse de reproduire pour mieux y mettre un terme, car être stoïcien précisément, c'est accepter la fin de cet amour, qui est dans l'ordre des choses in fine, et s'en retrouver revigoré pour réinventer sa vie. Exactement comme les cycles amoureux décrits ici par PTA, aussi apparents et toxiques soient-ils.

 

 

C'est peut-être ça finalement la résolution optimiste du film. Le plan final nous montre le couple dans un moment de complicité, comme si la sortie de la crispation du rapport de force, ne plus s'opposer à l'ordre du monde (incarné ici par le perso d'Alma) mais s'appuyer sur lui pour mieux mener sa barque se révèle comme une sagesse nouvelle pour Reynolds Woodcock. Une sagesse fidèle à la pensée stoïcienne selon laquelle il faut de la volonté pour agir sur le monde, et de la volonté pour accepter les limites de son pouvoir. Ainsi la force d'acceptation et la force de changement ne s'opposent plus, elles se complètent.

:fullbranlette: :fullbranlette:

 

Ça fait un bail qu'un film ne m'a autant sorti les neurones du fion /6.


15502129602_c3bcf2efbf_o.jpg .... La "subversion subventionnée" est le Big Crunch libertaire, soit la géronto-modernité de l'anti-matière grise ! .... (Clousclous Card-bit )





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