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The Edge of Darkness (Martin Campbell, 1985)


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#1 Shubby

Shubby

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Posté 10 November 2017 - 10:08 AM

Dixit HDVision en 2009 sur le topic du film Hors de contrôle tiré de la série :

https://www.mad-movi...showtopic=27026

 

Yep, c'est l'une des meilleures mini-séries UK des années 80 (sinon LA meilleure). James Cameron était a Londres pendant sa diffusion, en production d'Aliens, et il a tellement flashé dessus qu'il y a piqué plein de plans de mise en scène qu'on retrouve dans Aliens. A cette époque, il a fait copain avec Martin Campbell (déjà donc réalisateur de la série originale) et voulait lui confier la mise en scène de Terminator 2, (la version jamais aboutie qui devait être lancée chez Orion en 1986, dans laquelle Sarah affronte deux Arnold, un bon et un méchant), qu'il voulait alors juste produire.

Apparemment, le remake est très fidèle, jusque dans les idées les plus osées meme encore aujourd'hui Comme le héros qui continue a dialoguer avec sa fille alors qu'elle est morte.

 

Ayé, série enfin vue via le dvd uk en vosta de la bbc. C'est de la bombe presque de bout en bout, oui, si ce n'est que je n'aime pas la fin. Le documentaire "Magnox" laisse joliment s'exprimer le scénariste Troy Kennedy-Martin (L'or se barre et... double détente) à ce sujet : l'acteur principal Bob Peck n'aimait pas ce que le scénario appelait pourtant de tous ses voeux : la présence d'un arbre in fine (je ne spoilerai pas plus). "Il veut fuir l'apaisement ? Tant pis pour lui. Il finira seul à hurler, dans l'erreur jusqu'à sa mort" semblent biaiser tant bien que mal les créateurs. Voilà mon seul bémol sur une série majeure qui certes accuse un peu le poids des ans (format 4/3, photo bbc, vfx d'époque etc) mais qui se tient encore sacrément bien. L'histoire est formidable, émaillée d'un second degré assez dingue à plusieurs endroits, comme ce héros qui embrasse le vibromasseur de sa fille décédée (!), un passage traité pourtant sur ton très 1er degré qui ne prête aucunement à rire, ou encore ces autres moments récurrents dans lesquels notre british sert la soupe au gars de la CIA (le flic de scotland yard prend les appels de la maison blanche, tient le volant du chauffeur américain pendant que celui fait autre chose etc). Ces passages se moquent insidieusement d'une Angleterre déjà manifestement chien-chien de l'Amérique dans les esprits et anticipent, au hasard, The Ghost Writer de Polanski. De fait, le baroudeur ricain joué par le génial Joe Don Baker (le tueur mémorable de Charley Varrick) pique régulièrement la vedette au local, jusqu'au climax où c'est l'amerloque qui agit. Sa meilleure scène : au milieu de la série, lorsqu'il revient du Salvador dans un état second et qu'il jette son sac de golf en vrac dans sa chambre. En tombe, au milieu des clubs, un M16. Fatigué et nihiliste, le guerrier se moque de la mort de bout en bout du show. Impressionnant.

 

La meilleure idée du film restera les apparitions du fantôme joué par la belle Joanne Whalley (ex-Kilmer, vue avec lui ds Willow & Kill me again - elle m'avait foudroyé à l'époque). Campbell les amène joliment à chaque fois, très subtilement, et c'est elle qui donne du corps aux enjeux liés à notre pauvre héros. Elle l'aide à la fois dans son enquête et dans l'apaisement, c'est très beau, très poétique - cette fin en est d'autant plus frustrante, bon sang ! Une autre scène magnifique qui me vient : son enterrement. Sa mère, déjà morte, se trouve dans le cercueil d'en-dessous. Le père, le seul rescapé de la famille, se rappelle alors un voyage en van où sa gamine voulait dormir à l'étage de lits superposés, ses parents sous elle. Parallèle glauque, mais joli & très efficace.

 

Il y a beaucoup de belles choses à dire sur cet évènement télévisuel souvent puissant. Et d'apprécier la filmo de Martin Campbell, de ses qq oeuvres ciné populaires de qualités (Zorro, James Bond...) jusqu'à ses travaux TV notables, ici Edge of Darkness, ailleurs le très fun Détective Philippe Lovecraft (balèze à trouver !) ou encore toutes ces choses que je ne connais pas & que je découvre sur imdb.

 

C'est le cœur léger & la fleur au fusil que je m'en irai découvrir son The Foreigner, avec Jackie Chan. Sait-on jamais...           

 

J'y pense : j'ai presque critiqué plus haut le format 4/3, il est pourtant usé à bon escient. Les gros plans sur les visages esseulés, la verticalité de certains décors (la mine), le dynamisme étriqué et étouffant des scènes d'action (la poursuite au MI5, le gunfight final dans la baraque) : ça paye.

 

Ajoutons un score de Kamen & Clapton clairement en mode pré-arme fatale pour la cerise sur le gâteau et hop : emballé c'est pesé. Du culte en barre





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