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Jules Dassin


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9 réponses sur ce sujet

#1 Cooper

Cooper

    Calimero

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Posté 20 January 2011 - 20:21 PM

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Il vint au cinéma par la mise en scène théâtrale. Il fut engagé en 1940 comme stagiaire par la RKO après avoir monté une pièce à New York. Il fut assistant d'Alfred Hitchcock sur le tournage du film Joies matrimoniales. La technique et la direction d'acteur d'Hitchcock l'impressionnèrent durablement. Non retenu par la RKO, il réalisa un court métrage pour la MGM. D'abord refusé, Le cœur révélateur, d'après une nouvelle de Poe, rencontra un vif succès qui surprit le réalisateur. Lui-même jugea ce premier essai « très avant-garde et surtout très mauvais ». Il considéra, à l'inverse, son deuxième long métrage The affairs of Martha dont le coût n'excéda pas 200 000 $ comme son meilleur film.

Pour la MGM, il fit des travaux de commande, comme Quelque part en France avec John Wayne et Joan Crawford. Il rejoignit alors les studios Universal pour qui il tourna Les Démons de la liberté avec Burt Lancaster puis La Cité sans voiles. Mais, le premier fut jugé trop violent et le second déplut aussi au studio. Les deux films furent coupés et remontés. Jules Dassin se sentit trahi et quitta Universal. Il rejoignit la Fox chez qui il réalisa Les Bas-fonds de Frisco, sur un scénario de l'auteur engagé à gauche, Bedderides.

Lors de la « chasse aux sorcières » du House Un-American Activities Committee à la fin des années 1940, il fut dénoncé par Edward Dmytryk. Inscrit sur la « liste noire », il s'exila en Europe en 1949. À Londres, il tourna Les Forbans de la nuit avec Richard Widmark. Darryl F. Zanuck lui avait donné le roman juste avant qu'il soit convoqué devant le comité. Il fut alors annoncé aux producteurs européens que les films de Jules Dassin ne pourraient être distribués aux USA. Sa carrière s'arrêta.

Ses films noirs mêlaient « documentaire et lyrisme ». Jules Dassin considérait que c'était « ma pauvre recherche de la vérité, limitée par des séries noires ».

Il recommença à tourner, en France, en 1955, avec Du rififi chez les hommes qui lui valut le Prix de la Mise en scène à Cannes. Il y interprétait le rôle d'un expert en coffre-fort, sous le pseudonyme de Perlo Vita.

Il vint tourner Celui qui doit mourir d'après le roman Le Christ recrucifié de Níkos Kazantzákis, avec Melina Mercouri, Pierre Vaneck et son fils Joe.

Il retourna quelque temps à Londres où il collabora avec Joseph Losey sur Temps sans pitié et L'Enquête de l'inspecteur Morgan.

Il tourna ensuite avec Melina Mercouri un de leurs plus grands succès : Jamais le dimanche dont il signa aussi le scénario. Jules Dassin lui-même y interprétait un jeune philhellène, Homer Thrace, né à Middletown dans le Connecticut, tentant de faire rentrer dans le droit chemin une prostituée, Ilya. Le mélange de la modernité en marche dans un Pirée en mutation et d'éléments folkloriques fit le succès du film, en Grèce et dans le monde. Melina Mercouri remporta le Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes en 1960 et la célèbre musique de Mános Hadjidákis, surtout la chanson Les Enfants du Pirée, remportèrent l'Oscar de la meilleure musique de film en 1961. Jules Dassin fut aussi nommé dans les catégories « Meilleur Réalisateur » et « Meilleur scénario ».

Point noir (Up Tight) en 1968 était un remake du Mouchard de John Ford. C'était aussi son premier film tourné aux USA depuis qu'il avait dû s'exiler.

Son Phaedra, sur un scénario de Marguerite Liberaki, transposait la tragédie dans la Grèce contemporaine, dans un milieu de riches armateurs. The Rehearsal de 1974 fut une reconstitution de la révolte des étudiants de Polytechnique à la fin de la dictature des colonels, le 17 novembre 1973. Le film était surtout destiné au public étranger. Cri de femmes (1978) est encore une réflexion sur la mythologie grecque, la Grèce contemporaine et aussi la mise en scène. Une actrice devant interpréter Médée sur scène rend visite en prison à une Américaine qui pour venger son honneur a tué ses trois enfants.

Il recommença aussi à mettre en scène au théâtre. En 1967, il monta à Broadway, Ilya Darling, une adaptation de Jamais le dimanche, avec toujours Melina Mercouri dans le rôle principal[2]. Il monta sur la fin de sa vie à Athènes L'Opéra de quat'sous.

Jules Dassin et Melina Mercouri, politiquement engagés à gauche, quittèrent la Grèce lors de la dictature des colonels et se réfugièrent à Paris.

Melina Mercouri, devenue Ministre de la Culture, demanda le retour des marbres du Parthénon. Son mari, Jules Dassin, participa à ce combat. Il devint après la mort de son épouse, Président de la Fondation Melina Mercouri qui travaille au rapatriement des marbres en Grèce.


* 1941 : Le Cœur révélateur (The Tell-Tale Heart), court métrage
* 1942 : Nazi Agent
* 1942 : The Affairs of Martha
* 1942 : Quelque part en France (Reunion in France)
* 1943 : Young Ideas
* 1944 : Le Fantôme de Canterville (The Canterville Ghost)
* 1946 : A letter for Evie
* 1946 : Two Smart People
* 1947 : Les Démons de la liberté (Brute Force)
* 1948 : La Cité sans voiles (The Naked City)
* 1949 : Les Bas-fonds de Frisco (Thieves Highway)
* 1950 : Les Forbans de la nuit (Night and the City)
* 1955 : Du rififi chez les hommes
* 1957 : Celui qui doit mourir (Ο Χριστός ξανασταυρώνεται)
* 1958 : La Loi (La Legge)
* 1960 : Jamais le dimanche (Never on Sunday, Pote tin Kyriaki, Ποτέ την Κυριακή)
* 1962 : Phaedra
* 1964 : Topkapi
* 1966 : Dix heures et demie du soir en été (10.30 P.M. Summer)
* 1968 : Comme un éclair (Hamilchama al hashalom), documentaire
* 1968 : Point noir (Up Tight)
* 1970 : La Promesse de l'aube (Promise at Dawn)
* 1974 : The Rehearsal
* 1978 : Cri de femmes (A Dream of Passion, Κραυγή γυναικών)
* 1980 : Circle of Two

#2 Zak

Zak

    Modo de la Section 9

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Posté 20 January 2011 - 20:55 PM

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Pardon j'ai rêvé de la faire un jour.

(en plus c'est pour pourrir un topic de Cooper, double plaisir)

#3 profondo rosso

profondo rosso

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Posté 20 January 2011 - 21:13 PM

Allez pour contribuer au topic (tu te met aux vieilleries Cooper c'est bien :mrgreen: ) je remet un post du topic polar français

Du rififi chez les hommes (1954)

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Tony le Stéphanois, gangster usé, ruiné et fatigué par 5 ans de prison, se lance dans un dernier gros coup. Aidé de trois complices, truands au code d’honneur strict (pas d’armes, pas de sang, pas de trahison) il monte le braquage audacieux d’une joaillerie en plein cœur de Paris. Trahie par une ancienne maîtresse de Tony, la bande devra alors mener de front le cambriolage et un duel meurtrier avec le gang rival des Grutter.


Après un enchaînement faramineux de pépites du film noir (Les Démons de la liberté, "Les Bas Fonds de Frisco, Les Forbans de La Nuit, La Cité Sans Voile), l'ascension de Jules Dassin se voit stoppée net par le Mcarthysme qui le contraint à s'exiler en Europe. Après plusieur projet avorté en Italie et en France (ces ennui récent le voyant se faire lâcher par Fernandel pas très loyal avec qui il devait tourner "L'ennemi public numéro 1), il se voit proposer l'adaptation du roman noir de Auguste Breton "Du rififi chezles hommes". L'occasion est trop belle de renouer avec le gloire qui fit sa gloire dans son pays d'origine et il s'y attelle aussitôt, co écrivant l'adaptation avec Lebreton lui même.

Le style hérité du film noir américain croisé à la tradition française plus terre à terre sous influence des romans de Simenon va permettre de créer l'un des plus beau cas d'hybridation du meilleurs des deux pays, grâce au talent de Dassin. Ainsi l'aspect documentaire que Dassin pu expérimenter sur ses film américains se retrouve ici, avec l'urbanité parisienne de l'époque captée avec acuité et totalement immersive, un vrai instantané du quotidien de l'époque. Les monuments et les grandes avenues sont délaissés au profit des bar louche, des ruelle sordide et des appartement miteux où se réunissent les truands. De la même façon, ces derniers sont saisi dans la plus pure tradition française, surnom haut en couleur compris. Le vieux gangster sur le retour et usé par la prison Tony Le Stephanois est remarquablement incarné par un Jean Servais glacial, son acolyte gros bras Jo joué par l'acteur allemand Carl Möhner, l'italien expansif Mario Ferrati et Cesar le milanais as de l'ouverture de coffre joué par Dassin lui même.

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Parallèlement, l'onirisme du film noir américain se marie idéalement à l'intrigue avec un Dassin livrant une série de plan, cadrage ou éclairage surprenant dans un polar francais. On peut signaler entre autre toute la séquence totalement fantasmagorique où le Stéphanois tue
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qui, entre l'ombre expressionniste de Tony dans l'embrasure d'une porte éclairant la pièce et le meurtre final en travelling arrière et caméra subjective jure avec tout l'aspect réaliste qui précède. Le retour en voiture lors de la dernière scène filmé du point de vu de Tony mortellement blessé bascule aussi dans une vision presque psychédélique (façon Boorman du "Point de Non Retour") avant l'heure avec ce montage saccadé et ses paysages qui défile à toute vitesse.

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Le morceau de bravoure qui vaudra au film la postérité c'est bien évidemment le casse, les préparatifs minutieux ayant été remarquablement amorcés à coup d'astuce, de système D et d'ingéniosité, l'époque où les caper movie n'était pas plombé par le tout technologique. Donc c'est à un véritable tour de force de 27 minutes sans dialogues, tendu à bloc avec un montage au cordeau et des acteurs sous tension. Dassin avait d'abord prévu d'adjoindre de la musique à la séquence, mais impressionné au montage par la puissance de la séquence sans dialogue il se ravisa et c'est la toute jeune Nadine Trintignant qui dû annoncer la nouvelle au compositeur Georges Auric le jour de l'enregistrement. Dassin égalera presque ce haut fait quelques années plus tard avec le casse de "Topkapi", mais le film en lui même est nettement moins impressionnant.

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On signalera aussi une utilisation de la violence surprenante, alternant constamment hors champ renforçant la puissance émotionnelle (la mort de
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le Stephanois qui corrige à la ceinture son ex qui l'a trahi) et tuerie au grand jour libératrice (la mort de l'affreux tueur junkie joué par Robert Hossein. L'érotisme s'avère aussi bien plus ouvertement prononcé que dans un film américain avec la séquence de music hall où est interprété rififi (et la robe ultra moulante et décolleté de la chanteuse), les jeux sexuel entre Mario et sa femme, ainsi que les tenues peu vêtues de celle ci, joué par la plantureuse Claude Sylvain.

Comme souvent c'est par les femmes et un coup du destin que le vent tourne, et la conclusion tragique dans la plus pure tradition du genre est d'une grande puissance. Grand film. 6/6

#4 Cooper

Cooper

    Calimero

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Posté 20 January 2011 - 21:31 PM

Un modérateur pourrais il faire le nécessaire pour effacer ce post digne d'un trool d'allociné merci :)

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Allez pour contribuer au topic (tu te met aux vieilleries Cooper c'est bien :mrgreen: ) je remet un post du topic polar français


Ma bonne résolution pour cette année vu que j'ai du retard :D (le cinéma n'a pas début en 1990 et du coup ça permet de rattraper quelque perles)

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Beaucoup aimé, déjà ça confirme tout le bien que je pensais de Conte, l'acteur est juste excellent dans ses rôles, il a une espèce de naïveté et de brutalité en même temps qui produit un charisme de folie. Dassin gère très bien son histoire, je m'attendais complètement à autre chose et pour le coup la jaquette Zone 2 est juste la plus grosse arnaque que j'ai vu de ma vie ou ça parle de mafia et un homme qui basculerait dans le banditisme, nawak complet, c'est juste honteux.
L'histoire est très moderne et les pommes pourraient très bien remplacer la drogue, l'alcool ou tout autre substance qu'on pourrait voir dans d'autres films, ça fait plaisir également de voir que la majorité du film se passe à l'extérieur, ça change grandement de ce qu'on pouvait voir à l'époque (en tout dans ce que j'ai vu), l'ambiance des marchés et des deals à la petite semaine est très bien rendu et la réalisation de Dassin est exemplaire (y a des très beau plans avec le noir et blanc ou alors juste de mouvement avec cette fameuse scène du camion)
Tous ses personnages ont leur place et leur utilités à un moment et Dassin ne sent pas obligé de mettre en avant trop de côtés de la vie de son protagoniste comme ses parents, l'histoire a pour elle de se dérouler sur 24h00 donc pas de temps mort.
Voila plus que satisfait donc et je compte bien me faire ses quatre films dispo en DVD et qui ont bonne réputation à l'image de celui la.

5.5/6

#5 Cooper

Cooper

    Calimero

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Posté 27 January 2011 - 21:48 PM

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C'était bien, je suis content de voir enfin un bon film avec Widmark car je commençais à croire que c'était la gueule de l'acteur qui me revenais pas vu que je trouvais tous les sois disant classique que je voyais avec lui au final moyen. Le gros atout du film est l'ambiance des rues super bien retranscrite avec sa galerie de personnage haut en couleur, on y croit vraiment et c'est d'une fluidité magistrale dans la premiére partie. J'avoue que la partie lutte ma pas intéressé des masses (mais bon la c'est plus le sport en lui même). Le scénario est vraiment bon avec ce personnage obsédé par la réussite ce qui le perdra. La réalisation de Dassin est magnifique, rien à redire c'est vraiment une honte qu'il soit parti des US pour faire des trucs moins intéressants sur le papier (mis à part Rififi). Sinon Tierney en haut d'affiche c'est un peu une blague vu qu'on doit la voir 10 minutes bout à bout dans le film mais bon c'était pas le personnage le plus intéressant de toute manière. En cherchant l'affiche je suis tombé sur le remake de De Niro que j'avais vu quand j'étais gamin et ça ma rappelé pas mal de mauvais souvenirs ce truc.

5.5/6

#6 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 24 March 2011 - 18:49 PM

Les Forbans de la Nuit Jules Dassin - 1950

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“The Night in the City... The Night is Tonight…The City is London…”


Du tout bon, Widmark en petit arnaqueur visant un peu trop haut et une visite dans un Londres qu'on a pas trop l'habitude de voir ( bein un film noir dans le Londres des 50's c'est pas fréquent ) et c'est sur que ce Londres c'est autre chose que les films de Guy Richie :mrgreen: .
Widmark c'est Harry Fabian un petit truand rarement pris au sérieux qui va s'autodétruire tout seul en magouillant de trop et en voulant se croire plus malin que tout le monde, un loser né qui malgré sa débrouillardise, son bagou et sa roublardise transforme tout ce qu'il touche en échec ( même sa vie amoureuse avec la magnifique Gene Tierney est un échec ).
Dès le départ l'issue est inéluctable ( Fabian est un homme en sursis ) et le script implacable nous emmène là ou on le pensait mais il le fait vraiment efficacement ( et j'aime bien le fait que tout se ligue contre ce pauvre Fabian tellement sûr de lui ) et c'est vraiment très bien dialogué ( y a quelques répliques qui marque vraiment ma préféré étant "An Artist Without an Art"), à noter que le film ne propose pas la femme fatale habituelle du genre.
Widmark livre ici une de ses meilleures prestations ( bon c'est vrai à la base je suis un fan aveugle de l'acteur mais là il est vraiment vraiment génial ), il est vraiment habité et rend la "folie" de son personnage vraiment palpable même quand il en fait un peu trop ( les passages avec son rire forcée ) ça fonctionne à fond, un vrai anti héros qui qui se sert de tout le monde mais qui arrive tout de même à être attachant tant malgré tout il reste sympathique, on ne ressent pas une once de méchanceté chez cet homme.
La galerie de personnage dans ce Londres labyrinthique des bas fonds ( à priori tout en décors naturel ) et toute sa faune est un vrai délice et on y trouve peu de gens honnête ( à part Gene Tierney et le lutteur Gregorius, un excellent personnage qui trouve à raison que le catch c'est de la merde :mrgreen: ) tout étant régit par l'argent avec le couple qui tient le Silver Fox, Googie Withers étant un peu l'alter ego féminin de Fabian, tout les truands de bas étages, le prometteur chef de la pègre, l'étrangleur à la tronche bien patibulaire, tout ce petit monde est rapidement caractérisé de façon efficace.
Et en plus la réalisation de Dassin ( qui fut donc obligé de tourner en Europe ) c'est du lourd, outre une utilisation parfaite du noir et blanc avec utilisation intelligente du clair obscur, et un gros travail sur les zones d'ombres des ruelles Londonienne ( étroite et crasseuse ), Dassin se permet quelques petits plans séquences très audacieux et certains magnifique gros plan sur les visages : Image IPBImage IPB, et on a même un combat de lutte qui reste vraiment efficace ( c'est plutôt brutal pour l'époque ) et puis on a une dernière demi heure vraiment haletante qui nous laisse sans répit avec un Fabian en bête traqué et acculé dans une ville devenu terriblement dangereuse développant un coté fantastique appuyé Image IPB, on se met à espérer que Fabian s'en sorte tant on prend le personnage en pitié.
La BO dans l'ensemble est bonne mais sur la fin ça a vraiment tendance à faire beaucoup trop et ça nuit un peu à l'image.
Un grand film noir de chez noir, l'un des tout meilleurs film noir que j'ai vu pour le moment.

5,5/6



#7 Gatsu

Gatsu

    Faut que j'aille dormir

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Posté 06 May 2011 - 08:31 AM

Du rififi chez les hommes, test blu ray UK:

http://www.blu-ray.c...y/21178/#Review

#8 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 12 September 2011 - 16:21 PM

Du Rififi Chez Les Hommes Jules Dassin - 1955

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Encore un grand film noir made in Dassin, après son chef d'oeuvre anglais Les Forbans de la Nuit, Dassin pose ses valises en France et livre un des meilleurs caper movie du film noir ( le film a rien a envier a un Coup de l'Escalier ou Asphalt Jungle ).
On suit donc Tony le Stéphanois et son associé Jo le Suédois ( et oue des pseudo de truands frenchy ça le fait et ça change des pseudo de mafieux ) qui vont faire un casse dans une bijouterie, on a donc la trame classique du genre avec composition de l'équipe, préparatif minutieux puis long casse et ici c'est un gros morceaux de bravoure de près de 30 minutes sans aucune parole ( la séquence reste une des meilleures du genre et Melville pour son Cercle Rouge, Mann pour Solitaire ont clairement été influencé par Dassin, qui a dut influencer pas mal de monde ).
Alors 30 minutes muette sur un casse ça peut faire peur, beaucoup de monde s'y est frotter et faut vraiment captiver le spectateurs en instaurant une vrai tension palpable ( l'exemple de tout ce qu'il faut pas faire c'est The Score ), et là c'est tendu du début à la fin et surtout élément important on comprend comment il procède ( c'est con à dire mais ça arrive que dans des Caper qu'on capte rien comment il procède pour le casse, ici c'est limpide ), vraiment une scène prenante de bout en bout, depuis en fait c'est simple on a pas vu mieux.
Mais le casse n'est pas la finalité du film, et malgré la puissance de la séquence ça ne vampirise pas le film, et la dernière demi heure on est plus dans le Caper movie mais bien dans le film noir et c'est presque sans concession avec des morts violentes et la fatalité qui s'en mêle.

L'histoire est tiré d'un roman de Auguste Le Breton qui s'est lui même chargé des dialogues et l'argot est un vrai plaisir pour les oreilles.

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Je découvre Jean Servais et putain sacré acteur une grosse présence, une vrai gueule, y me fait penser à Serge Reggiani dans son jeu minimaliste et sec, puis le personnage est vraiment intéressant, c'est pas un tendre ( la dérouillé qu'il fout à son ex c'est osé quand même, enfin le film va assez loin dans la misogynie avec des perso de femmes plus bidon les uns que les autres, mention à la femme de l'italien ), le reste du casting est très bien ( sauf Carl Möhner un peu limite par moment ) avec notamment Jules Dassin qui s'offre un petit rôle, celui du perceur de coffre italien et Robert Hossein en junkie.

Un Caper Movie essentiel, décidément Dassin c'est vraiment un tout bon.

5/6

#9 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 05 October 2011 - 16:54 PM

La Cité sans Voiles Jules Dassin - 1948

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Clairement moins bon que Les Forbans de la Nuit ( enfin bon 90% des films noir sont moins bon que lui ) et que Rififi, ce film souffre forcément de la comparaison avec les autres réussites de Dassin.
Bon ça reste un bon petit polar ( c'est pas du tout un film noir ) au défi technique indéniable ( pas un seul plan en studio et tournage en extérieur dans les rues de New York où on a par moment l'impression que les figurants n'étaient même pas au courant du tournage et puis le coté carte postale de NY est bien sympa par contre la ville n'est jamais un personnage du film, enfin Dassin se rattrapera avec Londres ) qui a surement influencé beaucoup de cinéaste ( Friedkin, Siegel et Scorsese pour cité les plus évidents ) mais voilà le reste du film c'est pas spécialement une grosse leçon de mise en scène ( surtout quand on voit ce que Dassin a fait sur Les Forbans de la Nuit ), à part l'aspect pris sur le vif des scènes de foules je préfère largement la réal d'un Anthony Mann ou d'un Sam Fuller et pis le noir et blanc c'est pas exceptionnel, ça joue très beau avec le noir et si la photo reste belle elle est trop neutre.
Le film est un peu plan plan heureusement la dernière demi heure qui vire à la chasse à l'homme relève bien le niveau

La voix off du producteur en voilà une drôle d'idée ( pas approuvé par Dassin ), ça fonctionne pas toujours ( on est loin de l'excellence de Baby Boy Frankie ), elle est beaucoup trop présente et c'est beaucoup trop explicatif ( on nous explique ce qu'on voit à l'écran en plus ) et puis putain dans le genre débile l'intro se pose là avec un producteur tout fier d'un film qu'il est entrain de dénaturé, par contre le coté didactique de l'enquête et des procédures policières est pas déplaisant même si aujourd'hui c'est du truc qu'on connait par coeur je trouve que ça reste intéressant ( le film en fait c'est carrément l'ancêtre de Law and Order et CSI ).

Niveau acteur c'est pas vraiment mémorable à part le vieux flic et le bad guy catcheur ( excellente la séquence où il baise le flic en beauté ), le reste c'est pas génial.

Correct mais loin des réussites majeur de Dassin, le film reste agréable et puis le coté précurseur fait que c'est un film qui doit être vu.

" There are eight million stories in The Naked City. This has been one of them. "

4/6



#10 fanatic

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Posté 14 August 2018 - 20:55 PM

Les Forbans de la Nuit en blu-ray le 28 novembre.


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