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Peter Weir


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20 réponses sur ce sujet

#1 molasar

molasar

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 14 June 2010 - 12:27 PM

Pour profiter de la sortie dvd du Télé Loisirs de la semaine...:

http://www.journaux....irs_116606.html

Topic carrière consacré au rare et mésestimé réalisateur,scénariste,producteur australien
Peter Weir, né le 21 août 1944 à Vaucluse, Sydney.


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Biographie:

Après avoir bouclé ses études dans son Australie natale, Peter Weir s'envole pour Londres où il rédige et interprète des sketches satiriques en compagnie de sa compagne. De retour sur ses terres au milieu des années 60, il officie en tant que machiniste et régisseur de télévision, puis réalise de nombreux courts et moyens métrages.

C'est en 1974 que Peter Weir signe son premier long-métrage, la comédie burlesque et fantastique Les Voitures qui ont mangé Paris, suivi de l'onirique Pique-nique à Hanging Rock et du film-catastrophe La Derniere Vague. Mais c'est en 1981, avec Gallipoli, qu'il ouvre son oeuvre à un public international en recréant à l'écran la bataille du même nom.

Dès lors, Peter Weir trace une carrière à la fois éclectique et réflechie. Cinéaste rare, il aborde successivement la culture orientale (L' Année de tous les dangers, 1982) et la communauté Amish (Witness,1985), puis dresse le portrait de deux personnages hors-normes incarnés par Harrison Ford et Robin Williams, soit un idéaliste en désaccord avec la civilisation du progrès (Mosquito Coast, 1986) et un professeur de littérature particulièrement souple (Le Cercle des poètes disparus, 1989).

Après Le Cercle des poètes disparus, énorme succès mondial qui lui apporte la consécration, Peter Weir réalise la comédie romantique Green Card, portée par le duo Gérard Depardieu/Andie MacDowell, puis dirige Jeff Bridges en 1993 dans Etat second. Cinq ans plus tard, il donne à Jim Carrey son premier rôle dramatique avec le film d'anticipation The Truman Show.

En 2003, Peter Weir revient sur le devant de la scène en signant le film d'aventures Master and commander de l'autre côté du monde, porté par Russell Crowe.




Filmo:


  • Les Chemins de la liberté / The Way Back (2010) (post-production)
  • Master and Commander: The Far Side of the World (2003)
  • The Truman Show (1998)
  • Fearless/Etat second (1993)
  • Green Card (1990)
  • Dead Poets Society/Le cercle des poètes disparus (1989)
  • The Mosquito Coast (1986)
  • Witness (1985)
  • The Year of Living Dangerously/L'année de tous les dangers (1982)
  • Gallipoli (1981)
  • The Plumber (1979) (TV)
  • The Last Wave/La dernière vague (1977)
  • Picnic at Hanging Rock (1975)
  • The Cars That Ate Paris/Les voitures qui ont mangé Paris (1974)
  • Homesdale (1971)
  • Man on a Green Bike (1969) (TV)


#2 Gatsu

Gatsu

    Faut que j'aille dormir

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Posté 14 June 2010 - 18:04 PM

Sur le peu que j'ai vu de son travail, j'aime bien:

Master and Commander: 5/6
The Truman Show: 5/6
Le cercle des poètes disparus: je ne m'en souviens plus...
Witness: 3/6
Gallipoli: 4/6

Pas vu le reste !

#3 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 14 June 2010 - 21:03 PM

The Way
Master and Commander: The Far Side of the World (2003) : 5/6
Green Card (1990) : 0/6
Dead Poets Society/Le cercle des poètes disparus (1989) : 2/6
The Mosquito Coast (1986) : 2/6
Witness (1985) : 2/6

Witness

Dans mes souvenirs c'était mieux que ça bein c'est pas bien, intrigue ultra simpliste, carrément naive et beaucoup trop prévisible ( la partie polar est traité à la va vite avec les bad guy qui réapparaissent à 10 minutes de la fin après avoir complétement disparu pendant plus d'une heure et ça a gagner l'oscar du meilleur scénario ce film :roll: ) et pis tout la partie chez les Amish c'est bien cul cul la praline par moment, on dirait plein de clones de Charles Ingalls, la seule scène que j'aime bien c'est les adieux silencieux à la fin, le reste c'est nase.
Niveau réalisation y a pas grand chose à retenir, y a des plans qui durent des plombes pour rien ( enfin si c'est pour donner un coté poétique mais c'est foiré ), Weir peine a mettre de la tension ( sexuel ou pas ) dans son film.
Niveau casting Harrison Ford est pas trop mal mais il a déjà été bien meilleur, Kelly McGillis est moyennement convaincante ( elle est mieux dans Top Gun icon_mrgreen.gif ) , sinon on a Danny Glover en bad guy et Viggo Mortensen qui fait de la figuration ( y sourit comme un benet sur tout les plans ), celui qui s'en sort le mieux c'est le tout jeune Lukas Haas.
La musique du grand Maurice Jarre est pas bien, ça vieillit encore plus le film et lui donne un bon petit coté ringard.
Mieux vaut voir le remake HK de Ringo Lam : Wild Search nettement plus réussi ( Lam oubliant pas en cours de route qu'il fait un polar au contraire de Weir ).
Ca donne pas envie de découvrir les Peter Weir que j'ai pas vu, finalement le seul film que Weir que j'aime vraiment c'est Master and Commander.

2/6

#4 Seri Zed

Seri Zed

    Leguman

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Posté 14 June 2010 - 21:22 PM

C'est marrant, Peter Weir dans ma tête a une super bonne réputation... Quelqu'un qui m'est plutôt sympathique, et en regardant sa filmo, ben j'aime pas grand chose...

Master and Commander: The Far Side of the World (2003) : 3/6. Pas mal, mais ça m'a pas passionné...
The Truman Show (1998) : 3/6. C'est pas à chier mais c'est bien plombant, effets faciles et violons...
Green Card (1990) : 2/6. Comédie pas très drôle, vite consommée.
Dead Poets Society/Le cercle des poètes disparus (1989) : 2/6. Un cauchemar de son époque...
The Mosquito Coast (1986) : 3/6. Raté et un peu chiant...
Witness (1985) : 3/6. J'avais aimé au cinéma à sa sortie, mais j'étais pas bien vieux, je l'ai revu et j'ai aucune envie de le revoir
Year of Living Dangerously/L'année de tous les dangers (1982) : Pas beaucoup de souvenirs...
The Last Wave/La dernière vague (1977) : 5/6 Y'a des défauts, mais le sujet est dantesque, et y'a une pluie de grenouilles !
Picnic at Hanging Rock (1975) : 4/6 Beau, mais un peu chiant
The Cars That Ate Paris/Les voitures qui ont mangé Paris (1974) ? (je me suis endormi devant 2 fois, j'ai abandonné)

Au final, j'aimerai vraiment voir Galipoli... Pour le reste, la Dernière Vague reste son film qui m'a le plus botté
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#5 Jox

Jox

    Wookie

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Posté 15 June 2010 - 08:45 AM

Arrêtez les mecs, commencez déjà par voir PICNIC AT HANGING ROCK, vous allez vous prendre une claque!

Par contre si vous rentrez pas dans LE CERCLE DES POETES DISPARUS ou THE TRUMAN SHOW je peux rien pour vous... sad.gif

#6 CowboysFromHell

CowboysFromHell

    Wookie

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Posté 15 June 2010 - 20:57 PM

J'adore Truman Show et j'avoue avoir bien aimé Witness.
"You ain't got the Balls Son..."
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#7 sam spade

sam spade

    Critters

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Posté 16 June 2010 - 12:34 PM

pour moi Peter Weir est sans doute le réal le plus sous estimé d'hollywood aux cotés de Milos Forman, John Boorman, et Georges Miller.

Les voitures qui ont mangé paris : 4/6
Picnic à Hangin Rock : 5/6 la matrice du Cercle des poètes disparus
La dernière vague : 5/6
Le plombier : 4/6
Galipoli : 4/6
L'année de tous les dangers : 4/6
Witness : 6/6
Mosquito Quost : 5/6
Le cercle des Poètes disparus : 5/6
Green Card : 2/6
Etat second : 4/6
Truman Show : 6/6
Master and commander : 4/6/

#8 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 16 June 2010 - 13:33 PM

CITATION(sam spade @ 16 6 2010 - 13:34) <{POST_SNAPBACK}>
Witness : 6/6


Un vrai 6/6 ou un 6/6 de souvenir d'enfant qui avait bien aimé le film ?

#9 profondo rosso

profondo rosso

    Bluette Prof

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Posté 15 December 2010 - 01:33 AM

Les voitures qui ont mangés Paris (1974)

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Des voitures tuent les habitants de Paris, un petit village rural imaginaire en Australie. Un homme dont le frère a été tué se retrouve dans le village...

Premier film de Peter Weir qui sera un petit fer de lance de la vague australienne qui déferlera en fin de décennie en particulier dans le fantastique, par Weir lui même avec Pique-nique à Hanging Rock à la lisière du genre et La Dernière Vague mais aussi et surtout George Miller et son Mad Max.

Ce premier essai un objet singulier et étrange, maniant surnaturel, burlesque et satire dans une atmosphère déroutante. La séquence d'ouverture donne le ton avec son imagerie publicitaire (on ne croit pas si bien dire la scène parodie spot pour des cigarettes très populaire diffusé dans les salles australiennes à l'époque) où un couple sillonne tout sourire une campagne australienne rayonnante, avant qu'un inattendu accident de voiture les précipite dans un ravin. La cause du drame ne semble pas clairement définie qu'on enchaîne dès la scène suivante d'une situation quasi similaire où deux frère roulant de nuit sont perturbé par un étrange phénomène et connaissent le même sort en échouant dans une fosse.

Le survivant Arthur (joué par un chétif et fragile Terry Camilleri co scénariste et ami de Peter Weir) passablement traumatisé est alors pris en main par la communauté solidaire du village isolé de Paris. Un des thèmes récurrents de l'oeuvre de Weir se dévoile alors peu à peu, à savoir la description d'un société vivant en vase clos et ses codes qu'on retrouve dans la communauté amish de Witness, l'équipage de Master and Commander ou les écolière de Pique-nique à Hanging Rock. Le mystère se dissipe autour de ce village bizarre jonché des carcasse de voiture des voyageurs ayant échoué là sans retour, admis au village ou disparus dans des circonstances trouble. On découvre donc avec le héros les us et coutumes des habitants, que ce soit les raids furieux en voitures des plus jeune ou l'organisation méticuleuse dissimulant une dictature tyrannique menée par l'inquiétant maire joué par John Meillon (qui retrouvera Weir dans La Dernière Vague). Bien plus agité que son cadre champêtre le laisse supposer, le village s'avère être une prison menaçante dont on ne s'échappe pas, peuplé de personnages psychotique et inquiétants.

Le rythme est d'une lenteur extrême qui en décontenancera plus d'un tandis que le déroulement de l'intrigue et l'ambiance évoque Chapeau Melon et Bottes de Cuirs, La Quatrième Dimension voire un ancêtre aussie de Twin Peaks. Une vraie curiosité inclassable même si pas totalement aboutie qui lance un des grands réalisateurs des décennies à venir. 4/6

#10 profondo rosso

profondo rosso

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Posté 06 March 2011 - 03:22 AM

Gallipoli (1981)

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Lors de la Première Guerre mondiale, deux amis australiens, Archy Hamilton et Frank Dunne, s'engagent pour aller combattre. Leurs classes en Egypte se déroulent agréablement. Mais lorsqu'ils se retrouvent sur le champ de bataille de Gallipoli en Turquie, ils prennent subitement conscience de la terreur et de l'horreur de la guerre...

Peter Weir avait atteint une sorte de perfection dans l'art du récit mystérieux et atmosphérique avec ces trois premiers films, Les voitures qui ont mangés Paris, Pique-nique à Hanging Rock et La Dernière Vague. Gallipoli dessine donc un vrai changement de cap pour le réalisateur (tout comme l'excellent L'année de tous les dangers qui suivra) avec un récit ambitieux et ancré dans l'histoire australienne. Le 25 avril 1915, les troupes de l'armée australienne faisant face au turcs est littéralement décimée suite à une série de contre ordre et de retards de manoeuvre. La jeunesse australienne peuplant les troupes et peuplées de fermiers, aventuriers ou sportif est alors fauchée en plein élan dans ce qui est un traumatisme majeur au pour le peuple australien. C'est cette facette de jeunesse brisée dans la force de l'âge qui amène un Peter Weir encore tâtonnant sur le point de vue à adopter de faire de ses héros des sportifs et plus précisément des coureurs.

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Le scénario dépeint ainsi les parcours parallèle et l'amitié de deux jeunes hommes amenés à s'engager dans le conflit pour des raisons bien différente. Archie (Mark Lee fougueux et innocent) se sent à l'étroit dans le bush où il vit, son talent pour la course à pieds étant sa seule perspective de le quitter un jour. Frank (Mel Gibson insolent d'aisance et de naturel captant la caméra comme la star en devenir qu'il est) d'abord réticent pour ce conflit dont il ne sait rien va lui se laisser tenter par la reconnaissance que pourrait lui apporter l'expérience et améliorer son quotidien terne au retour. Les deux amis se rencontrent au détour d'une course dont Mark sortira vainqueur et ne se quitteront plus. Le connaisseur de la filmographie de Peter Weir sait bien que pour le réalisateur ce n'est pas l'objectif dicté par l'intrigue (ici la bataille de Gallipoli) qui importe mais bien le chemin parcouru, les expériences vécues pour y parvenir. Master and Commander accordait plus de place au quotidien de son équipage qu'aux Guerres Napoléonienne, Witness délaissait pour un temps sa trame criminelle pour dépeindre la communauté amish et bien sûr Pique-nique à Hanging Rock ne cherchait jamais à résoudre le mystère des disparitions des élèves pour nous plonger dans la langueur des instants qui précédait.

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Il en va de même avec ce Gallipoli qui laisse bien une heure se dérouler avant que notre duo ne s'engagent et se retrouve concrètement au front. Entre temps, on les aura accompagnés à travers diverses expériences où ils apprendront à se connaître et scelleront leur amitié comme cette belle traversée d'un lac de sel désertique sous un soleil de plomb. Weir délivre d'ailleurs quelques réflexions fort intéressantes sur l'état d'esprit régnant alors en Australie. Jeune nation encore en quête d'affirmation, cet engagement dans la Première Guerre Mondiale lui permet de se positionner face à la tutelle encore insidieuse dans les esprits du Royaume Uni mais les opinions divergent dans la population. D'un côté ceux qui ne comprennent rien au tenants et aboutissants du conflit et ne souhaite guère s'en mêler (Mel Gibson, son père ou une étonnante rencontre avec un bushman dans le désert) et les autres exaltés d'affirmer enfin fièrement les couleurs de leur contrées au combats (Mark Lee et l'ensemble de la jeunesse, la bourgeoisie). C'est d'ailleurs ce déchirement qui provoque la terrible boucherie finale où un ordre absurde envoie une troupe entière au massacre par la simple crainte de perdre la face.

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C'est dans les éphémères instants avant ce terrible final que se trouve l'intérêt de Peter Weir. Il magnifie cette aura juvénile insouciante à travers les différentes expériences de ses personnages qui découvre une nouvelle contrée, des coutumes, usages et personnalités qui leur sont inconnues. Cela se fait par un humour éclatant et tendre (la séquence chez le marchand, le quartier des plaisirs) mais aussi par la beauté solaire des images avec de somptueux crépuscules, des vues majestueuses des pyramides et l'aspect grouillant du Caire superbement rendu. L'ombre menaçante de la guerre n'est certes jamais loin et Weir la rappelle à notre souvenir par l'absurde (ces instants digne des séquences de Robert Duvall dans Apocalypse Now où les soldats finissent par être indifférents aux explosions constante autour d'eux) ou par des séquences d'une sidérantes beauté tel ce débarquement nocturne dans la brume.

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La bataille en elle même est un sacré morceau de bravoure où Weir transcende son budget limité en se focalisant comme toujours sur l'humain avec ses corps foudroyés dès leur sorties de tranchées, les visages terrorisés de ceux devant prendre leur suite. Une terrible et cruelle fin pour ceux que l'on a accompagné avec tant d'empathie jusque là et comme stopper leur calvaire Peter Weir achève son film sèchement et sur une image symbole de cette jeunesse brisée qui sera d'ailleurs utilisée pour l'affiche. Un de ses plus beaux films.5/6

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#11 OrsonZ

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    Le Facteur Manchot

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Posté 21 May 2012 - 17:20 PM

The Keep de Peter Weir

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"Peter Weir vient de se trouver un nouveau projet ! Le cinéaste australien, qui n'avait réalisé que deux longs métrages durant la dernière décennie (Master & Commander : de l'autre côté du monde et Les Chemins de la liberté) signera le scénario et la mise en scène de The Keep (Le Donjon). Décrit comme "un thriller gothique contemporain", ce film est l'adaptation d'un roman homonyme de Jennifer Egan, publié en 2006. The Keep raconte l'histoire de deux cousins américains qui se retrouvent pour rénover un château médiéval. La légendaire bâtisse d'Europe centrale, hantée, va faire ressortir leurs pires phobies et les traumas de leur enfance...

Fin 2010, le projet était dans les mains du scénariste Ehren Kruger et du réalisateur Niels Arden Oplev (Millénium), et s'annonçait comme un mélange de The Ring et d'Inception. Mais avec Peter Weir à son bord, il y a fort à parier pour que The Keep change de direction. La production est dotée d'un budget de 30 millions d'euros, et le tournage - en Europe - doit débuter au printemps prochain."

Allociné

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#12 Scalp

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    Booby Lapointe

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Posté 26 May 2012 - 12:54 PM

Gallipoli Peter Weir - 1981

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Belle découverte, je sais pas pourquoi ce film me tentait pas du tout et j'avais bien tort, ça préfigure vraiment les 2 derniers films épiques de Weir ( de loin les meilleurs films de sa période US ).
Weir nous montre ici une partie de WW1 qu'on a pas trop l'habitude de voir, le conflit turc à part Lawrence d'Arabie et Capitaine Conan c'est pas un truc qu'on voit souvent.

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Le film se divise en 3 partie presque d'égal durée, la première nous montres les 2 jeunes héros dans leur Australie natale, on y voit leur rencontre et le début de leur amitié via une traversée épique de l'outback ( c'est 2 jeunes que tout oppose dans leur conviction mais qui vont malgré tout devenir ami ), c'est simple et efficace, on croit à ce qu'on voit et on s'attache immédiatement aux 2 héros naïf, la seconde partie se déroule en Egypte et c'est l'entrainement et le dépaysement qui est montré, le ton est plutôt léger ( le passage au zouk est marrant ) et les retrouvailles entre les 2 amis sont bien sympa.
Puis arrive la dernière partie avec la guerre où Weir se montre aussi habile que dans les 2 premières parties, là où les 2 premières parties laissaient la place pour l'espoir et la naïveté ici la gravité de la situation ne laisse aucun doute, la guerre c'est avant tout la peur et la boucherie mais l'amitié des 2 hommes reste plus fort que tout, Weir montre ça de manière frontal sans en rajouté ( on a une excellente scène de bataille en hors champs avec juste les réactions des 2 amis à la guerre qu'on entend au loin ) et le sacrifice final est admirablement traité ( très belle scène d'adieu entre les 2 personnages ) et la symbolique final avec le sort d'un régiment entier qui repose sur les jambes d'un coureur est une magnifique scène.
Une histoire simple et touchante qui prend le point de vue exclusif des 2 personnages ( l'ennemi Turc est quasi invisible et Weir ne s'attarde pas trop sur le fiasco qu'est cette défaite ) et on est vraiment de leur coté tout au long du film, on partage leurs joies et leurs peines.

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La mise en scène de Weir est sans surprise quand on a vu Way Back on y retrouve tout son coté académique si efficace dans ce genre de film, il film ample, il film bien, c'est tout simplement majestueux, son scope est parfaitement utilisé, les cadres sont soignés et la bataille finale tient bien la route visuellement ( on sent que le budget était au rendez vous ) avec ces corps tombant par centaine dès la sortie de la tranchée, non vraiment du très bon boulot et on peut ressortir plusieurs séquences vraiment marquante : les retrouvailles en Egypte entre les 2 amis et la scène de guerre hors champs dont j'ai parlé ( c'est les captures du coucher de soleil ).

Mark Lee je le connaissais pas et belle découverte, sacré bon acteur, surprenant que sa carrière soit si anecdotique, il vole même la vedette à Mel Gibson pourtant ici très bon, enfin il est toujours très bon dans les films australien, ici son jeu naturel fait des ravages, on est tellement loin de son cabotinage hollywoodien, il est tellement bon quand il est pas chez Donner.

La BO sponso Jean Michel Jarre est une atrocité sans nom, ça ne colle jamais avec les images, c'est dommage, heureusement y a quelques morceaux "normaux" dans le film.
Un très beau film, ça me donne envie de revoir Mosquito Coast que j'avais pas aimé la première fois et de découvrir l'autre film avec Mel Gibson.

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5/6



#13 profondo rosso

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Posté 26 May 2012 - 14:50 PM

Un très beau film, ça me donne envie de revoir Mosquito Coast que j'avais pas aimé la première fois et de découvrir l'autre film avec Mel Gibson.


Oui c'est vraiment bon aussi L'Année de tous les dangers plus intimiste que Gallipoli mais captivant aussi, Gibson vraiment bien et Sigourney aussi. Pas revu depuis longtemps mais très bon souvenir comme souvent avec Weir atmosphère assez captivante. Et Mosquito Coast ça tue à revoir carrément oui ! J'avais posté un avis dans le topic film d'aventures faudrait que je le remette ici.

edit :

Mosquito Coast de Peter Weir (1986)

Image IPB

Un scénario ambitieux de Paul Schrader questionnant sur le rapport de l'homme face à une civilisation engoncée dans son confort, dans un monde où il n'y plus rien à découvrir ni à conquérir, où tout les plus grands exploit et réussite semble avoir été accomplis. C'est la sentiment du personnage de Harrison Ford, surdoué exalté qui se morfond dans une société peu disposée à accepter tout ce qu'il à lui offrir. Et le récit de s'enfoncer au coeur de l'ambition et de la folie de cet homme lorsqu'il décide d'emmener femme et enfant dans la jungle pour accomplir sa destinée. Sans doute la dernière très grande prestation de Ford, en tout celle où il se met le plus en danger avec ce personnage exalté à l'enthousiasme et à l'énergie débordante mais capable de se transformer en terrible tyran lorsque les évènement tournent contre son ambition démesurée. On sent le scénario prêt à tourner à l'odyssée à la Joseph Conrad avec un Ford dépassé par son pouvoir envers les autochtones mais Peter Weir n'ose jamais complètement verser dans ce registre là, même si des scènes comme l'expédition pour apporter de la glace au indigène ou encore la manière dont il abandonne le village une fois ses plans détruit questionnent sur son altruisme supposé. De même pour le final où l'opposition entre Ford et ses fils ne dépasse pas le cadre du film tout public, vraiment dommage que le scénario reste si sage sur certains points (dont le final un peu décevant et expédié) malgré quelques risques (la séquence où Ford tente de tuer les mercenaires installés au village). Reste donc la prestation de Ford, mais aussi Helen Mirren excellente en femme introvertie et écrasée par la personnalité de son mari et le jeune River Phoenix parfait, entre fascination, remise en question et haine de son père. Weir nous gratifie de superbe vues de la faune sud américaine, et parvient à capter à merveille les tourments intérieurs de ses personnages comme souvent. 4,5/6

#14 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

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Posté 06 February 2013 - 20:07 PM

Mosquito Coast Peter Weir - 1986

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J'ai pas trouvé ça génial, j'ai un gros soucis avec le personnage de Ford que je trouve très mal écrit ( enfin Mirren c'est encore pire ), en fait on arrive pas trop à se positionner vis à vis de ce personnage, alors au début c'est un gars un peu fêlé, quand il arrive dans son village paumé au début on se dit qu'on est face à un humaniste idéaliste et très rapidement on se rend vite compte que c'est surtout un pauvre type bien connard sur les bords ( son sentiment de supériorité le fait vraiment passé pour un gros con ) et à la fin il est juste timbré, non vraiment l'évolution du personnage est pas bien amené ( pourtant c'est quand même un script de Schrader donc pas n'importe qui ). Mais comme je le disais sa femme joué par Helen Mirren c'est pire, déjà le perso on se demande vraiment à quoi il sert mais faut voir comment elle accepte tout et ferme sa gueule, son mari est à moitié timbré et veut les faire mourir et elle est fait rien.
Bon à part l'écriture des personnages qui m'a soulé j'ai quand même trouvé le film sympa, on suit avec intérêt cette descente aux enfers, toute la partie dans la jungle est bien, le passage avec les 3 truands aussi et la descente du fleuve sont réussit, on voit pas passer le temps et on veut savoir comment ça se termine ( pour le coup c'est pratiquement la pire fin possible d'ailleurs ).
Weir film ça correctement, c'est pas Gallipoli ni Way Back mais bon ça va la nature y gère, on regrette tout de même l'absence de scope mais bon là pour le coup je comprend le choix de réduire le cadre, on notera tout de même une très grande scène visuelle à savoir la destruction de la machine qui ressemble à une espèce de monstre géant.
Ford mouais je suis pas convaincu par sa prestation, j'ai l'impression qu'il trouve jamais le bon ton, Mirren pareil, reste River Phoenix, de loin le personnage le moins con du film et il livre une prestation très intéressante.
Le film a clairement des qualités mais le personnage de Ford me plombe le film.

3/6



#15 fanatic

fanatic

    Faut que j'aille dormir

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Posté 15 January 2014 - 10:30 AM

Le 19 février.

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#16 Dirty Flichty

Dirty Flichty

    Squirt Lover

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Posté 15 January 2014 - 11:16 AM

C'est magnifique :wub:

(bon, le film a jamais été trop gâté à ce niveau-là mais quand même...)
6kePM3Z.jpg

#17 OrsonZ

OrsonZ

    Le Facteur Manchot

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Posté 30 March 2016 - 16:16 PM

18364956.jpg

 

Master and Commander (2003)

 

Comme j'étais en manque de bonhommes naviguant sur les flots (Black Sails :love:), j'ai revu ce petit grand film qui a malheureusement flopé comme il faut à l'époque.

L'avantage d'avoir une mémoire en mousse (bateau, toussa, lol...) permet de (re)découvrir ce très bon film qui propose une course-poursuite entre l'anglais Lucky Jack et les affreux français de l'Acheron, figure fantomatique. L'histoire bien que simple dans son déroulement est tellement bien tenue que les 2h20 du métrage passent comme qui rigole. La vie sur le bateau, les interactions entre l'équipage (dont beaucoup de jeunes) sonnent vraies.

Et il y a bien sûr les gros morceaux de boum-badaboum qui font bien mal et rendent bien.

(Puis c'est putain de beau. Les Galapagos :love:)

 

Pas mécontent de mon récent achat pour le coup.

 

5/6


339205OrsonZalien.gif

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#18 Killzeus

Killzeus

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Posté 01 April 2016 - 23:03 PM

Ce film est génial, beau visuellement et pas du tout du didactique dans sa construction. Et la direction artistique,waouh  :love:

Dommage qu'il soit passé inarpecue, même si un moment une suite était évoquée.



#19 Black Cat

Black Cat

    JarJar

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Posté 02 April 2016 - 23:48 PM

Coïncidence de voir ici un sujet actif sur Peter Weir : j'ai justement dernièrement commandé le DVD de Mosquito Coast sur... un site de vente en ligne bien connu. Mais il semble qu'il y ait eu un petit problème de livraison.
 
Soit. Je n'ai vu qu'une seule fois ce film - il y a bien vingt ans ! - et j'avais été marqué par le fait que c'était - et c'est probablement encore le cas si je ne dis pas de bêtise - le seul rôle antipathique joué par Harisson Ford (ah maintenant que j'y pense... il n'est pas spécialement sympathique dans La stratégie Ender... autant pour moi  :wink: )
Alors je ne me souviens plus suffisamment des détails du film (raison pour laquelle j'avais commandé le film... qui n'arrive pas) pour pouvoir en parler mais rien que l'idée d'un Harrison Ford à contre-emploi et le message du type "l'enfer est pavé de bonnes intentions" m'avait interpellé à l'époque.
 
Sinon, pour parler de Peter Weir, j'ai toujours apprécié chez ce réalisateur le fait que ses films possèdent toujours un propos (généralement assez fort) et pertinemment développé. Elegament aussi, je dirais. Sans tomber dans le lourd pamphlet dénonciateur aux gros sabots typique à Hollywood.
Peut-être est-ce aussi la raison pour laquelle, malgré la qualité de ses films, il reste relativement moins connu du grand public que d'autres réalisateurs ?
 
J'ai un DVD "de derrière les fagots" regroupant Picnic at Hanging Rock et Les voitures qui ont mangé Paris que j'ai... tout simplement oublié de regarder quand je l'ai acheté. :closedeyes:
 
Ce topic me rappelle donc d'aller le repêcher dans ma DVDthèque.  :smile:


#20 Georgie Boy

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Posté 07 March 2018 - 19:52 PM

Un petit retour rapide et assez général pour ne pas trop en dire... C'est toujours mieux.

 

The Plumber - Le plombier (1979)

Téléfilm australien de Peter Weir, avec Judy Morris, Ivar Kants, Robert Coleby,... Et réalisé entre "La dernière vague" et "Gallipoli".

 

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Autre affiche :

Spoiler

 

Après le départ de son compagnon, Jill Cowper, une universitaire, reçoit la visite de Max , un homme s’annonçant comme plombier de la résidence et présent pour un contrôle de routine.

A partir de cette idée de départ toute simple, Peter Weir va très rapidement installer un climat de paranoïa et créer une tension entre ces 2 personnages, et ce, à différents niveaux (sexuelle, opposition sociale,...).

Le génie de Weir est de combiner avec succès une ambiance tendue de thriller psychologique, on pense notamment aux premières œuvres de Polanski, à de ''l'humour''.

En réalité, Peter Weir joue, s'amuse, avec les codes du ''thriller'' et cela donne lieu à des scènes surréalistes, des situations à la fois inquiétantes et très amusantes/délirantes. Ce drôle de rendu, mélange improbable qui sans talent peut rapidement sombrer dans le ridicule, doit également énormément aux deux acteurs principaux, Judy Morris et Ivar Kants.

 

(Faux) Huit clos exigu, thriller psychologique folk, Le plombier est une farce sociale qui malgré sa conclusion bâclée et trop expéditive (mais quel dommage !) est un véritable coup de cœur.

 

I'm me babe

I'm free babe

 

Un bon gros 5/6

 

 


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