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Documentaires et Documenteurs - Index P.1


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646 réponses sur ce sujet

#641 Georgie Boy

Georgie Boy

    Gremlins

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Posté 28 September 2018 - 07:42 AM

...et il ne fait jamais de mal de le conseiller à des gens qui ne l'auraient point visionné.  :hihi:

+1 pour ce doc sur Anvil

 

Sinon de mon côté :

 

The Black Panthers : Vanguard of a Revolution (2015) de Stanley Nelson

 

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Pas grand chose à dire, excepté qu'il s'agit d'un très bon, voire même excellent, docu qui retrace l'histoire du Black Panther Party à travers de nombreuses images d’archives et entretiens (anciens militants, policiers et agents du FBI, historiens, avocats,...). De la naissance à la mort du mouvement, un récit parsemé d'actions coup de poing, de programmes sociaux, de luttes, d'emprisonnements, de morts, d'exil, de manipulation de la part des autorités (Hoover/FBI,...), de dissensions au sein des leaders du BPP,... Bref, très intéressant, autant pour ceux qui connaissent déjà cette période que pour ceux qui n'ont qu'une vague idée de ce qu'était ce mouvement.

 

 

Hautement recommandé/6

 

Il me semble que le docu est dispo sur Netflix, mais à vérifier...


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#642 MightyLeatherface

MightyLeatherface

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 28 September 2018 - 07:57 AM

En effet, dispo sur Netflix :pouce:


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#643 MaxiBestOf

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Posté 28 September 2018 - 15:38 PM

Je plussoie Georgie Boy, ce docu est vraiment excellent!



#644 Pie Hunter

Pie Hunter

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Posté 29 September 2018 - 21:32 PM

 

Sud (1999) de Chantal Akerman

 

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L'art de l'immersion, ou comment la réalisatrice, à travers des plans fixes, des travellings, filmant les paysages d'une ville du Sud des États Unis (des arbres, une route, des quartiers, un champs de cotons,...) réussi à faire parler le passé, à l'évoquer et l'invoquer par le présent, et vice versa ( 1998/99 au moment du tournage, mais faisant également écho à notre présent).

En fond il y a un fait divers, un crime raciste ayant eu lieu dans la ville de Jasper, Texas. Un noir lynché par trois blancs. Je n'en dirais pas plus, mais l’évocation du meurtre par des locaux, de sa violence, fait véritablement froid dans le dos.

 

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''Sud'' est un documentaire/film contemplatif, limite atmosphérique, qui j'en conviens pourra certainement en rebuter certains, même si il ne dure que 71mn. Sobre, sans artifices - pas de musiques d’accompagnement, de voix-off, de superflus cherchant à émouvoir ou à te mettre sur des rails afin de te te dire quoi penser, quoi y voir. Tout passe par les décors, les paysages, les silences, les ambiances sonores des moments et des lieux filmés, mais également par la parole donnée à quelques locaux,...-

On est imprégné par les lieux. Des lieux qui font ressentir des choses, des lieux qui parlent sans avoir besoin de mots, et c'est bien là la grande force de ''Sud''.

 

Gros coup de cœur/6

 

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Vu qu'elle en parle très bien, et que je suis complémentent dans ce ressenti, voici les mots de la réalisatrice à propos de son docu :

 

"Ce film heurté, hétérogène, tourné dans le Sud des États-Unis est sans doute pourtant, à sa manière, à la fois un écho et un contrepoint à un autre film que j'ai tourné au début des années 90 en Europe de l'Est, c'est lui aussi un voyage, mais dans un été chaud et humide qui parfois fait perdre la tête. Au cœur de ce voyage et hanté par lui, il y a le meurtre de James Byrd Jr. Ce film n'est pas l'autopsie de ce meurtre, du lynchage d'un Noir par trois jeunes Blancs, mais plutôt comment celui-ci vient s'inscrire dans un paysage tant mental que physique. Comment le silence peut soudain paraître lourd et plein de menaces ? Comment les arbres et la nature tout entière peuvent soudain évoquer la mort, le sang, la grande et la petite histoire ? Comment le présent évoque le passé ? Comment ce passé peut par bouffées venir vous hanter au détour d'un champ de coton vide, d'une route, d'un geste ou d'un regard ?". (Chantal Akerman)

 

 

A voir ou à revoir sur Arte lundi 1er octobre

https://www.arte.tv/...0343-000-A/sud/


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#645 fanatic

fanatic

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Posté 16 October 2018 - 19:49 PM

Le doc Shirkers sera disponible sur Netflix le 26 octobre.


Image IPB

#646 NukemaN

NukemaN

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Posté 17 October 2018 - 11:51 AM

Au ciné en ce moment, Chris the Swiss d'Anja Kofmel

Suisse - Coatie - Allemagne - Finlande
vost/1h25/2018
Mêlant animation et images filmées, la réalisatrice suisse Anja Kofmel enquête sur le meurtre de son cousin, jeune journaliste,  tué sur le front croate en 1992.



#647 vixen

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Posté 17 October 2018 - 20:22 PM

Toujours des bonnes idées à pêcher sur ce topic, ça fait plaisir :smile: . Allez, petit retour sur un sujet nettement plus golri que d'ordinaire en ces lieux (enfin...faut voir) :

 

 

Best Worst Movie (2009)

 

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Un sympathique doc qui revient sur la résurgence inattendue du film Troll 2 (1990), un nanar rapidement tombé dans l'oubli à sa sortie DTV puis devenu culte à la suite d'une diffusion sur la chaine câblée HBO. Le film est aujourd'hui assez connu - notamment grâce à un fameux mème internet - et la plupart des madnautes en ont au moins entendu parler donc je m'étendrai pas outre mesure, sauf pour préciser qu'il est évidemment préférable (mais pas indispensable) de le (re)voir avant de mater le documentaire qui lui est consacré.

 

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Ceux qui veulent un compte-rendu du méfait (réalisé par Claudio Fragasso, le complice de Bruno Mattei à l'origine entre autres de la débâcle Zombi 3, ça devrait déjà aider à situer le level de pourritude) peuvent toujours se diriger vers la critique de notre homme-nuque préféré.

 

Le film est effectivement assez fun et vaut le coup d'oeil moins pour ses défaillances techniques que pour le jeu totalement WTF des comédiens, qui surjouent la moindre ligne comme des bêtes ou sombrent au contraire dans la catatonie - le métrage est du coup bien fourni en punchlines débilos qui font rire (j'avoue avoir une préférence pour le flic qui hurle "j'ai apporté les sandouiches !!!!" lors du siège de la maison par la secte des goblins, en plein climax de la tension du suspense).

 

Et à ce sujet, Best Worst Movie part avec un gros capital sympathie dès le départ vu qu'il est réalisé par Michael Stephenson, qui jouait le gamin dans le film d'origine. Sincèrement, je trouve que ce gosse est l'un des atouts majeurs de Troll 2, d'ordinaire je ne supporte pas les horripilants mioches de série B/Z mais celui-ci pousse le cabotinage à un niveau rarement atteint et en devient authentiquement drôle.

 

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:love:

 

Bref le mec signe un documentaire étonnant qui, surprise, ne se contente pas de brosser à la va-vite un compte-rendu rigolard et complaisant sur ce nanar culte. Si la forme reste assez académique (interviews gênées ou attendries, séquences tournées dans des salles de cinéma et des conventions survoltées, etc) le film adopte une structure très cinématographique, presque celle d'un rise and fall, et cela tient beaucoup à la personnalité du personnage principal. A savoir George Hardy (qui jouait le père dans Troll 2), acteur raté à la carrière météoritique mais chic type souriant et bon enfant, devenu depuis le brave dentiste d'une petite bourgade de l'Alabama.  

 

Best Worst Movie lui colle aux basques et nous fait partager ses états d'âme : son joyeux effarement lorsqu'il découvre sa soudaine popularité, le plaisir communicatif qu'il prend à crier ses plus fameuses répliques devant un public en délire (arborant des t-shirts à son effigie), les tournées à travers les USA...adorant son statut de star du Z, adulé par ses fans, le bougre se prend au jeu et caresse même l'idée de remonter sur les planches, avant de réaliser progressivement l'impasse dans laquelle il s'engage et le miroir déformant de ce type de célébrité.

 

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La seconde moitié du documentaire prend ainsi un tour nettement plus amer et grinçant (la convention chez les fans de gore ou la projection de Troll 2 dans sa petite ville sudiste d'adoption, grands moments de gène). Et ça vire carrément au malaise avec l'apparition du réalisateur, l'ombrageux Claudio Fragasso, qui lui aussi découvre la seconde jeunesse de son film...pour son plus grand déplaisir. Toujours persuadé d'avoir réalisé un vrai bon film, le type est logiquement mortifié par les "hommages" qui lui sont rendus et qu'il ressent comme autant d'humiliations publiques (alerte malaise puissance 10 lors de la conférence de presse où il insulte les acteurs qui racontent les conditions de tournage ubuesques du film d'origine :mellow: ).

 

Au bout d'une heure et demie, et alors qu'on avait commencé en se marrant innocemment aux déboires de cette gentille bande de losers, le rire devient très, très jaune.

 

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L'huile essentielle de seum, par Claudio Fragasso.

 

Le doc franchit presque la ligne rouge le temps d'une séquence glauquissime (la visite chez l'actrice jouant la mère de famille dans le film), qui a cependant le mérite de nous rappeler que les pelloches Z tombées dans les poubelles de la grande Histoire du cinéma racontent aussi la trajectoire de l'échec. Celui de tous ces aspirants comédiens qui y ont cru, souvent au point de tout miser, débarquant à Hollywood sans argent ni relations, et qui ont trimé avant de disparaitre sans laisser de trace. Pour reprendre la formulation de François Kahn dans son Encyclopédie de cinéma ringard : "la prochaine fois que vous regarderez une série B mal goupillée, comprenez bien que la fille qui est au milieu de tout un groupe de ploucs moches a attendu des mois depuis son arrivée du Kansas d'obtenir enfin un tel rôle, qu'elle prend déjà pour la planche de lancement de sa carrière".

 

Le film de Michael Stephenson ne se complait néanmoins pas dans la mélancolie et a le bon goût de se clore sur une ultime scène apaisée. Best Worst Movie apparait au final comme une ballade intimiste, douce-amère, à la fois cruelle et bienveillante. Conseillé aux amoureux du cinéma bis, et à tous ceux qui aiment les films...humains ?


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