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Halloween - David Gordon Green (2018)


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1165 réponses sur ce sujet

#1161 Axel

Axel

    Chômeur consanguin

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Posté 10 November 2018 - 11:10 AM

Pas tout à fait, on a souvent une victime qui se révèle dans l'adversité.

 

Là on est face à un personnage qui veux se farcir le badguy de base.


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#1162 Alex Corvis

Alex Corvis

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 10 November 2018 - 19:40 PM

J'ai du mal a critiquer ce Halloween. J'ai plutôt envie de m'intéresser à la manière dont on l'attend et on le reçoit. Rapidement quand même, en tant que film et surtout en tant que slasher, c'est plutôt soigné techniquement, élégant, notamment le cadre et la photographie, le célèbre tueur est assez bien iconisé. C'est moyen dans les dialogues et l'écriture. C'est généreux en bodycount, mais décevant dans l'exécution des meurtres en question. Bon.

 

En tant que suite d'une franchise dont on attend quelque chose, ça trébuche, et c'est dur d'imaginer comment il pourrait en être autrement. Parce que oui, on attend d'une suite au Halloween de Carpenter qu'il respecte son aîné tant du point de vue du scénario que de la manière de le dérouler. Or, 40 longues années séparent les deux films. Le cinéma et le genre ont évolué, et un film comme Halloween ne pouvait se permettre la lenteur et la pudeur de son aîné.

 

Parce que oui, le film fait suite au 1er, OK. Sauf que c'est plus le même Michael Myers qu'on nous donne. Il ne se contente plus de 3 babysitters, c'est désormais un véritable Terminator qui trucide je-ne-sais combien de personnes dans le film, peut être 15 ou 20. Et il ne se limite plus a une petite strangulation avec le fil du téléphone, il est bien plus violent, rappelant en cela celui de Rob Zombie. Mais en même temps il n'a pas totalement changé, il aime toujours épier sa proie tapi dans l'ombre ou caché derrière des mannequins (une des meilleurs scènes du film d'ailleurs). On a donc le cul entre deux chaises, un boogeyman des années 70 ne pouvait être lâché dans la nature en 2018 tel quel, il a fallu le rendre plus... contemporain, pour le meilleur et pour le pire.

 

Par ailleurs, Halloween 1er du nom était, sinon le 1er slasher, au moins le film qui a théorisé les codes et rendu le genre célèbre. Sauf que, n'ayant pas conscience de cela à l'époque, notamment des codes sur les ados, Carpenter avait pondu un vrai film du point de vue des personnages, crédibles et attachants. Mais le genre slasher a désormais évolué, et il est plus ou moins toléré d'être jemenfoutiste sur la qualité des personnages, l'important étant supposément les meurtres et la manière de les amener. Sauf que pas pour moi. Et là encore le film a le cul entre deux chaises. Le meilleur personnage étant Laurie Strode (on profite de l'enthousiasme de JLC pour raconter l'histoire d'une Laurie Strode qui aurait virée, non pas terrorisée comme dans H20, mais militaro-paranoïaque, pourquoi pas), mais comme Michael, le personnage semble s'être trompé de film. On a un perso qui aurait besoin de respirer, d'avoir une dramaturgie plus développée, et malheureusement le perso est un peu noyé milieu de nombreux personnages peu intéressants, pour ne pas dire franchement ininteressants pour certains, voire des persos-chair a canon issus d'un slasher peu regardant.

 

Cela rejoint ma remarque sur le bodycount élevé, 15 meurtres, nécessairement, dans le lot, yen a dont on s'en branle. Le 1er Halloween était aussi efficace parce que malgré le faible bodycount, chaque meurtre était plutôt marquant, l'atmosphère lentement mise en place fonctionnait. Donc là encore, frustration, même si j'ai l'air négatif mais certains meurtres sont chouettes et fonctionnent a peu près (notamment les 2 journalistes, qu'on avait d'ailleurs, un peu, eu le temps d'apprécier, comme par hasard).

 

Et du reste, qu'y-a-t'il a raconter sur Halloween et Michael Myers ? On a tout dit. Je suis plutôt pessimiste, parce que la franchise est condamnée a éternellement revenir à son 1er film. Reboot, suite directe, remake, prequel, 2ème remake, reboot du remake, série télé, autre suite directe, tout va y passer, avec a chaque fois le même mot d'ordre pendant la promo : "On a vraiment voulu retrouver l'esprit du 1er film."

 

J'en reviens donc à ce que je disais à l'origine, l'équation de refaire du Halloween aujourd'hui était franchement galère. On attend : un bon film (ce qui est déjà assez dur), un slasher efficace, et une bonne suite, et j'inclus dans là dedans une suite non seulement respectueuse mais qui aurait su évoluer avec son temps, utiliser les techniques et moeurs actuelles tout en rendant hommage à son aîné. Vla le bordel quasi impossible a satisfaire. La fenêtre de tir idéale pour moi était peut être moins de carnage (4 ou 5 morts, si c'est des personnages développés, c'est amplement suffisant), mais plus de développement de la famille Strode, quit a jarter du script des personnages inutiles (le mari, le copain de la fille, etc.). Bref.

 

Et donc mon ressenti final est au carrefour de tout cela. J'ai l'impression d'avoir vu un film tout à fait correct et honorable dans son genre, avec une mise en scène assez soignée, qui a voulu faire plaisir a un public jeune comme aux vieux, et sur lequel j'avais des attentes quasi-contradictoires que je savais presque impossible a combler. Je ne me suis pas ennuyé mais je ne suis pas vraiment satisfait non plus.

 

J'en profite pour dire que j'ai vraiment cru, quand le psy (dont j'ai déjà oublié le nom) décide de mettre le masque, que le film allait faire le choix couillu mais nanardesque, de passer le flambeau à un vieux moustachu ! Heureusement non. Et un dernier mot sur la suite. Ils ont gardé toutes les portes ouvertes, Laurie a survécu, la jeune semble adorer les couteaux, et Michael respire encore après le générique... mieux vaut s'éloigner du 1er radicalement, ça a donné le meilleur film de la franchise après le 1er (H2 de RZ). Donc et puis merde, s'ils veulent faire de la jeune ado une sérial-killeuse étonnament coriace qui affronterait Laurie Strode, qu'ils y aillent.



#1163 Lupus

Lupus

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 11 November 2018 - 17:54 PM

Pas spécialement enchanté non plus par ce nouvel Halloween, mais son important succès US se révèle, tout compte fait, assez compréhensible tant cela reste, comme déjà évoqué, assez confortablement dans les clous du genre, en plus d'être ostensiblement pro-pétoires (de quoi trouver son public chez les plus fans du deuxième amendement).

 

La banalité de l'ensemble est surtout regrettable à l'aune de la franchise elle-même (célèbre pour, officiellement, créer et non suivre) en n'hésitant pas à user d'astuces du genre suffisamment parodiées (qu'ils zappent les Halloween 2 à 8 ok, mais Scary Movie aussi ?) pour ne plus susciter grand-chose à part un potentiel sentiment de lassitude: La baby-sitter qui se rétame en glissant, le "tu n'as pas entendu un bruit ?", les personnages qui ne cessent de se faire peur entre eux (bien 5-6 fois), le sort des flics en patrouille...

 

Que cela fasse partie du charme du genre, ok, mais dommage d'utiliser ici ces éléments de manière si peu originale, surtout que le reste n'assure pas davantage, l'équipe en charge du script semblant avoir plus fait office de DJ's que de scénaristes, tant le film ne loupe pas une occasion de piocher dans les précédents métrages les séquences ou idées ayant le plus fait sensation pour sortir une maxi-compil' qui ne peut que satisfaire les fans (après 10 films, pas compliqué d'en percevoir les points forts et faibles), mais résultant d'un film peu surprenant, dont l'apport du duo Green/McBride parait méchamment dilué dans le fan-service, allant même jusqu'à proposer une sous-intrigue de teen-movie tristement conventionnelle de la part de types proches de l'univers d'Apatow (ce monde cinématographique merveilleux dans lequel des persos aussi peu subtils que ceux de Seth Rogen ou Jonah Hill ont le droit d'être en couple avec Amber Heard, Katherine Heigl ou Brie Larson...), sans parler des pistes potentiellement plus sarcastiques que l'équipe se refuse à suivre (le pote relativisant les événements d'Haddonfield 78, la grand-mère qui pourrait facilement fermer le caquet de sa fille après avoir subi son dédain pendant une bonne partie du métrage...) au profit de séquences jouant la montre (déjà citées: le cimetière, l’hôtel, la voiture de flics... Auxquelles l'on peut ajouter la remise avec la moto).

 

Pour Laurie Strode en mamie America, sûr que le personnage a dû plaire outre-Atlantique tant le film lui donne raison d'être sur la défensive et de vouloir se venger via un arsenal divers et varié: c'est ce qui sauve sa famille et aussi ce qui, si elle n'avait pas craquée avant le départ du convoi (au profit d'une version soft de la séquence de Sarah Connor refusant d'achever Miles Dyson), aurait pu éviter le massacre, comme dirait l'autre... Même l'erreur de tir sur le Docteur Zinzin est un heureux accident vu la nature de ce dernier. Toujours dans le côté americano-americain, le traitement et les conséquences de la parano de Laurie sont possiblement plus enclines à faire frémir un public US qu'hexagonal: deux divorces, mais quand même une fille (confiée aux services sociaux, c'est vrai, sans toutefois la priver de construire sa propre vie par la suite), un destin qui pourrait paraitre peu exceptionnel chez les frenchies. A ce titre, Laurie Strode semble décidément condamnée à (re)devenir maman dans chaque itération de la saga d'origine, comme quoi la parentalité serait indissociable de ce personnage, paranoïaque ou non, rendant au passage limite blasphématoire le trio de survivants de Scream 3 & 4... (si Dewey et Gail sont mariés ensemble, Sidney ne peut ni divorcer, ni se voir retirer de garde... Pas très courtois pour les valeurs de l'Oncle Sam, ça).

 

Un petit mot pour la mise en scène également, à l'image du reste: reprendre ce qui a fonctionné avant et le refaire (soit beaucoup de silhouettes devant des projecteurs/phares). Du coup, ça va, forcément (quoique les zooms sur les visages des mannequins/cibles ?), mais tant mieux pour David Gordon Green d'avoir fait illusion. Le réalisateur de Délire Express en Carpenter des 10's, personne ne l'avait vu venir ça.

 

Gotcha! pourrait-il lancer à Ti West, Mike Flanagan ou Adam Wingard...


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#1164 Rod

Rod

    Faut que je la ferme

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Posté 11 November 2018 - 22:00 PM

Pas spécialement enchanté non plus par ce nouvel Halloween, mais son important succès US se révèle, tout comptes fait, assez compréhensible tant cela reste, comme déjà évoqué, assez confortablement dans les clous du genre en plus d'être ostensiblement pro-pétoires (de quoi facilement trouver son public chez les plus fans du deuxième amendement


Encore un funeste fait à mettre au crédit du madnaute Charlton Heston qui commence à cumuler sévèrement

SP2PHhn.gif


#1165 Alex Corvis

Alex Corvis

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 12 November 2018 - 12:15 PM

 

la remise avec la moto

 

Grands dieux oui, bordel. Qu'est ce qu'elle fout là cette scène ? Ça n'apporte rien, ça ne nourrit pas l'atmosphère... ça devait 1000 fois sauter au montage.

 

 

sans parler des pistes potentiellement plus sarcastiques que l'équipe se refuse à suivre (le pote relativisant les événements d'Haddonfield 78

 

Oui. En effet, cela rejoint ce que je disais sur la difficulté de faire une suite tant réussie que respectueuse, le cinéma et le genre ayant évolué avec la société. Du coup ce qui pouvait sembler exceptionnellement macabre à la fin des 70s aux states, c'est a dire un fou ayant tué 3 ou 4 personnes, est devenu tristement banal désormais ; on ne compte plus les tueries dans les lieux publics ni les tueurs en série plus "pervers" dans le modus opérandi.

 

Difficile de croire que dans ce cadre, un Michael Myers soit un mythe. 3 morts dans l'illinois, il ferait la Une peut-être quelques heures aux Etats Unis, et en Europe il se contenterait d'une dépêche AFP.



#1166 Chuck Norris

Chuck Norris

    Critters

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Posté Aujourd'hui, 00:18 AM

Laurie Michael se sont raccommodé, Les complices d'Halloween  

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:mrgreen:


:smile: J'espère mon texte French pas trop Bad Je suis Québécois Eviter agression verbale Merci de votre compréhension ... Love Mad Movies  :pouce:





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