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Le topic de Monsieur Sammo


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208 réponses sur ce sujet

#1 Sanjuro

Sanjuro

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Posté 02 April 2006 - 14:47 PM



Qui d'autre symbolise mieux le cinéma HK que ce bon vieux Sammo ?
Sammo Hung Kam-Bo l'artiste martial, l'homme qui a parcouru près de 40 ans d'histoire du cinéma de l'ex-colonie, qui à collaboré avec la plupart de ses grandes figures que ce soit King Hu, Tsui Hark, Wong Kar-Wai , John Woo, Yuen Woo Ping, Bruce Lee, Kwan Tak-Hing (le premier Wong Fei-Hung !), Jackie Chan et j'en passe...Il a pas cotoyé les moins importants le petit père !
Comme tout le monde le sait (si vous ne le savez pas, vous n'avez rien à faire sur ce forum !^^), Sammo Hung est à la fois artiste martial, acteur, réalisateur et producteur...Le véritable homme orchestre de l'ex-colonie.
Il fut formé "à la dure" à l'opéra de Pekin où il devint membre de la troupe des 7 petites fortunes sous la direction du maître Yu Jim Yuen (où il cotoya Yuen Biao et Jackie Chan)...Plus tard il produira Painted faces sur cette période de sa vie.

Après être apparu dans le Touch of Zen de King Hu, il se fit remarquer en combattant Bruce Lee au début de Enter the dragon (la classe ultime !), dès lors une prodigieuse carrière fut lancée. Mais retracer l'ensemble du parcours de cet immense bonhomme serait bien trop long, de fait je vais surtout m'intéresser à sa carrière en tant que réalisateur.

Sammo Hung est loin d'être un réalisateur lisse et politiquement correct tant il truffe ses films ,pourtant "mainstream", de violence sadique, de misogynie outrancière (voir le plan final de L'exorciste chinois !) et de patriotisme revanchard...Mais toujours avec une apparente légèreté qui fait passer le tout comme une lettre à la poste ! Sammo Hung n'est pas à un paradoxe près, il est à la fois lourd et aérien, un gentil nounours et une brute sanguinaire (voir son rôle dans Shanghai express où il est à la fois naïf et proxénète !) à ce titre ses films regorgent de ruptures de ton...On pourrait même dire que la rupture de ton fait partie intégrante du style Sammo Hung tant ses oeuvres peuvent brasser en moins d'une heure et demie TOUS les genres majeurs du cinéma HK (et même plus dans l'incroyable Eastern condors), bref un film de Sammo c'est toujours un joyeux bordel, un "anti film d'auteur" ou un divertissement total (rayez la mention inutile).

Les premieres oeuvres réalisés par Sammo Hung s'incrivent dans le genre à la mode durant la fin des 70's c'est à dire la comédie kung-fu, on retiendra en particulier le très sec et brutal Iron fisted monk où il fait déja preuve d'une grande maîtrise technique, sans oublier l'impressionant catalogue d'arts martiaux nommé Warriors two ainsi que Enter the fat dragon, un vibrant hommage au grand Bruce Lee.
Mais son film majeur de cette période est sans conteste Prodigal son, une kung-fu comédie atypique et très bien écrite (par Wong Jing qui sera loin d'apporter le même soin à ses futures productions et réalisations), une comédie véritablement drôle se terminant par un final tragique et sauvage Suite à une méprise, le héros s'acharne sur un type innocent qui se bat pour la beauté du geste...Impressionant. La scène où Sammo interprête un maître calligraphe est un chef d'oeuvre d'humour burlesque empreint d'une philosophie à la Liu Chia-Liang. Et puis quel plaisir de voir Yuen Biao dans un premier rôle à la hauteur de son talent.



A peu près au même moment Sammo réalise L'exorciste chinois, un événement puisque cela marquera la création d'un genre à la fois primitif, inventif, poétique, bouffon et foutraque  nommé ghost kung-fu comedy. D'ailleurs il jouera dans l'excellent The dead and the deadly de Wu Ma (le cultissime moine rappeur de Histoires de fantômes chinois) et produira L'exorciste chinois 2 (suite incroyable, 10 fois supérieure au premier opus déja fort sympathique) ainsi que la saga des Mr Vampire (dès lors Lam Chin-Ying, acteur fêtiche de Sammo Hung, devient un demi-dieu dans le rôle de l'exorciste taoiste)...En mêlant humour scabreux, légendes chinoises, effets spéciaux archaiques mais intelligemment employés et kung-fu, Sammo crée un genre unique mais aussi sa propre mythologie à base de gyonshis (un zombie/ vampire sauteur) et de rituels taoistes loufoques...Que cet homme soit béni ainsi que sa descendance (grâce à ce genre il est quand même à l'origine de mes plus grands fous rires cinématographiques)



Dans les années  80, Sammo Hung réalisa en grande partie des véhicules pour la star Jackie Chan (parfois on y trouve le trio Hung, Chan et Biao au grand complet)...Des films souvent divertissants, drôles et aux combats magnifiquement choregraphiés. En vrac, on citera des réussites fort sympathiques telles que My lucky stars, Winners and sinners (un des films les plus drôles que j'ai vu...Richard Ng rules ! En prime on à droit à une scène de carambolage pas piquée des hannetons), Soif de justice (qui révèle l'américain Benny Urquidez, un kickeur tellement rapide que même Jackie Chan avait du mal à le suivre !) ou Dragons forever, le meilleur film du lot dont le climax de fou furieux s'impose comme une des séquences martiales les plus impressionantes vues sur un écran (ceux qui n'arrêtent pas de parler de la "sacro-sainte" révolution Thaïe ont du oublier cette séquence...Je ne vois pas d'autre explication).

Malgré leur réussite, ces films tiennent plus souvent du système Jackie Chan que Sammo Hung, ce qui n'est pas le  cas du suprenant First mission, un Jackie Chan movie plus violent et mélodramatique que la moyenne, dans lequel Sammo Hung interprète le rôle d'un attardé mental.


Benny Urquidez le kickeur fou dans...Dragons forever.

En dehors des films avec Jackie Chan, Hung réalisa dans les années 80 Shanghai express, Eastern condors et Pedicab driver ses 3 films les plus "hungiens", d'incroyables fourre-tout luxueusement produits, des blockbusters déviants aux scènes d'action mégalo (Pedicab driver est tout de même plus "humble" de ce côté là)...Le premier du lot, Shanghai express est une chasse au trésor complètement barrée, un western soja mixant Wong Fei-Hung, armée rouge, ville du far-west (dans le désert chinois), soldats yankees (Cynthia Rothrock et Richard Norton sont de la partie), anachronismes hénaurmes et Samourais, le tout sans aucune logique mais avec une grosse dose de fun. Le resultat est une orgie de bastons titanesques et d'humour lourdingue (mais -très- drôle) typiquement cantonais. A l'instar de Eastern condors et Pedicab driver, le casting "all stars" est impressionant.


Cynthia Rothrock VS Sammo Hung

Venons en à un des films les plus cultes de son auteur, Eastern condors, , hommage bis (malgré une production léchée) aux 12 salopards d'Aldrich et grosse BD dont la tonalité relativement sérieuse et tragique rend les ecxès en tout genres d'autant plus surprenants. Au delà de son anti-communisme et anti-américanisme quasi primaire (Sammo Hung la star des Non-alignés !) Eastern condors est un actionner hallucinant, un portnawak hystérique et ultraviolent (on y écrase en gros plan le moignon ensanglanté d'une combattante cambodgienne), une ôde au coup de latte et au coup de machette comme on en à a peu vu...Tout simplement le film bourrin, fun et décérébré ultime qui à du faire baver d'envie les moguls Joel Silver et Jerry Bruckeimer. Le climax, dans un décor à la James Bond, evoque fortement celui de Dragons forever (que Sammo Hung réalisera 2 ans plus tard)...c'est dire s'il est monstreux, la présence de l'artiste martial Yuen Wah, impayable en bad guy graphique, (avec petites lunettes, costard et éventail) ne fait que rendre cette scéne encore plus jouissive.



Contrairement à Eastern condors, Pedicab driver n'est pas dénué d'humour, bien au contraire il débute comme une comédie à l'humour grivois et parodique (on retiendra un pastiche de Star wars des plus réussis durant la cultissime scène d'ouverture) pour ensuite bifurquer vers la comédie romantique via une poignée de scènes poétiques et extrêmement attachantes. Au bout d'une quarantaine de minutes le film ne cesse d'osciller entre mélodrame et comédie pour, finalement, se terminer en "revenge movie" sombre et brutal.
Ne passons pas par 4 chemins, Pedicab driver est avec Prodigal son le plus beau film de Sammo Hung: le casting est fabuleux, Max Mok (Leung Fu dans OUATIC II, III, IV et V) et Meng Hoi (le moinillon qui accompagne Yuen Biao dans Zu) y trouvent leurs plus beaux rôles, les combats (peu nombreux) sont fantastiques (on retiendra en particulier le duel Sammo Hung VS Liu Chia-Liang, dénué d'enjeux mais à ne manquer sous aucun prétexte, sans oublier le final qui oppose ce cher Sammo au balèze Billy Chow)...Mais la principale force de ce Pedicab driver est de nous surprendre sans cesse, de nous impliquer du début à la fin (que ce soit par l'humour ou l'émotion) au point de réelement nous faire aimer ses personnages, ...Bref, de jouer avec nos sentiments comme seuls les grands films y parviennent.


Sammo à cran lors du final enrâgé de Pedicab driver.

Après ce pur chef d'oeuvre à la fois légér et sombre, triste et festif Sammo Hung signera une poignée de comédies d'action plus ou moins anodines telles que Pantyhose heroes (bourré d'humour bien gras à base d'homosexualité) ou Slickers VS killers.
Il reprendra du poil de la bête en 1993 en réalisant coup sur coup Moon warriors ainsi le magnifique Blade of fury, remake du Iron bodyguards de Chang Cheh, ce WXP mettant en scène Ti Lung dans le rôle d'un notable idéaliste fait partie des métrages les plus maîtrisés de son auteur...Plastiquement il s'agit d'un des plus beaux films réalisés à HK dans les années 90, la photographie ainsi que la direction artistique sont somptueuses. Mais ce qu'on retient avant tout ce sont ces combats d'une rapidité hallucinante et parsemés de trouvailles gores bienvenues. Plus encore que dans Pedicab driver, Sammo Hung pousse les manettes du tragique a fond et nous livre une scène d'éxécution lacrymale à souhait (mais tellement émouvante !) ainsi qu'un final (magnifique) qui n'est pas sans évoquer celui de La fureur de vaincre de feu Lo Wei (producteur de Blade of fury d'ailleurs).



Par la suite, Sammo Hung ne parviendra plus à atteindre cet état de grâce. En 1994 il co-réalisa officieusement Evil cult (et ses ineffables postiches !), une production Wong Jing supérieure à la moyenne mais pas vraiment réussie pour autant. L'année suivante il signe Don't give a damn une comédie policière facilement oubliable suivie, 2 ans plus tard, d'un Jackie Chan plutôt faiblard (Mr Cool). La même année il réalise Once upon a time in China and America, le 6eme volet de la saga Il était une fois en Chine: Une oeuvrette plutôt foutraque mais divertissante (même si on est très loin d'atteindre les sommets de Shanghai express ou Eastern condors). A noter que Sammo Hung piqua le pitch de ce film à Jackie Chan qui le réutilisa tout de même avec le "western soja" Shanghai kid et Who am I ? et son héros amnésique...Mais on est en droit de préférer le film de Sammo Hung à ces 2 oeuvres plutôt molles et consensuelles.
Depuis, Sammo Hung s'est plus ou moins retiré du monde du cinéma même s'il apparait de temps temps dans différents films (Legend of Zu, SPL, Dragon squad etc...). Vous voulez savoir pourquoi ? Mattez son interview sur le DVD HKvideo d' Il était une fois en Chine 6 ! icon_mrgreen.gif

Voila

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-"Le seigneur des anneaux c'est un peu Y tu mama tambien." Jésus Gris


#2 Yoshiki

Yoshiki

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Posté 02 April 2006 - 15:13 PM

Et le flic de Shanghai dans tout ça?

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#3 Sanjuro

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Posté 02 April 2006 - 15:15 PM

J'ai dit que je centrais mon post sur sa carrière de réalisateur ! Image IPB

Voila

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#4 Yoshiki

Yoshiki

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Posté 02 April 2006 - 15:22 PM

CITATION(Ding On)
CITATION(Yoshiki)
Et le flic de Shanghai dans tout ça?

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J'ai dit que je centrais mon post sur sa carrière de réalisateur ! icon_mrgreen.gif

Voila


Ah, j'aurais pensé qu'il a bien du réaliser un ou deux épisodes... icon_mrgreen.gif

#5 roboris45

roboris45

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Posté 02 April 2006 - 15:38 PM

Argh (j'ai pas le tps)

[quote=Ding On]
Mais son film majeur de cette période est sans conteste Prodigal son,  Et puis quel plaisir de voir Yuen Biao dans un premier rôle à la hauteur de son talent.[/quote]
Ce film est un nids à talents (Lam Ching Ying en 1er maître de Yuen Biao et Frankie Chan (ce type joue, combat, réalise des films et signe également des ost!)       Grandiose!

[quote=Ding On]L'exorciste chinois[/b],
.[/quote]
Voir le "gros" Sammo pratiquer le style virevoltant du singe est bluffant...

[quote=Ding On]
Blade of fury,...Plastiquement il s'agit d'un des plus beaux films réalisés à HK dans les années 90, la photographie ainsi que la direction artistique sont somptueuses. Mais ce qu'on retient avant tout ce sont ces combats d'une rapidité hallucinante
Hum... je ne partage pas l'enthousiame général pour ce film... les combats sont trop syncopés et illisibles et bordeliques plutôt, non? (trop de cable tue le cable)
Dans le même esprit, "le temple du Lotus rouge" se prends moins au sérieux et est 2 fois plus maîtrisé (combats ultra-lisibles) je crois...

[quote=Ding On]

Par la suite, Sammo Hung ne parviendra plus à atteindre cet état de grâce. En 1994 il co-réalisa officieusement Evil cult (et ses ineffables postiches !), une production Wong Jing supérieure à la moyenne mais pas vraiment réussie pour autant. [/quote]
Ben là au contraire, les morceaux de bravoures d'Evil Cult sont carréments inoubliables (le combats des armées, l'humour vicelard etc...)

Sammo rules (le revoir en patriarche diaphane dans LOZu) remonte à 2 jours pour moi  :wink:

SEX SHOP WONDERLAND (BD - tomes 1 et 2 disponibles) --> http://www.mad-movie...ic=30561&page=1


#6 Angelheart

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Posté 02 April 2006 - 15:43 PM

Ses réalisations :


Un film batard, étrange voire malsain. La comédie la plus lourde et la plus enfantine cotoie une histoire par moment glauque dans lequel le bad guy (Fung Hak On) viole les femmes. Samo filme d'ailleurs cela avec une certaine complaisance. Le générique résume d'ailleurs parfaitement le film :


SPOILER

Sur une musique légère, les héros s'en vont, alors que l'un des méchants gémit en brassant de l'air, ses yeux crevés...




Seconde réalisation, plus maîtrisée. Samo insuffle de plus une rage dans les combats jamais vue auparavant. Il s'octroie un second rôle (qui a parfois tendance a vouloir être le premier) et laisse casanova wong dans un rôle transparent dans lequel les intervenants se mettent en avant : Leung Kar Yan excellent en maître, les méchants... Samo affiche une certaine mysoginie avec le seul personnage féminin :

SPOILER

Elle ne donnera pas un seul coup et s'en ramassera un paquet, avant de mourir misérablement, devant les yeux d'un samo qui ne trouve juste à dire "tu me laisses les ennemis sur les bras !"

Une de ses meilleures réalisations qui préfigurera Prodigal Son.



Samo rend hommage à Bruce Lee. Enter The Fat Dragon c'est aussi la manière de Hung de dire que copier Lee est ridicule, même si l'on en est fan. Et son personnage (qui n'a strictement rien à voir avec le mythe, physiquement) le démontre bien. Une sympathique comédie traversée de non sens (Lee Hoi San en black, par exemple.)



Samo Hung met en avant l'un de ses petits frères : Yuen Biao. Il réalise une oeuvre dédiée aux combats. Ce sont eux qui font avancer l'histoire et les personnages, des chorégraphies qui s'enchaînent vers un grand final. Pour Hung, les maîtres n'ont rien d'invincibles ou de parfaits. Il le démontrait déjà dans Warriors Two, il en remet une couche ici (avec son personnage et celui de law kar wing).



Dans la même mouvance que son précédent film. Les combats sont en majorité ici. The Victim annonce lui aussi Prodigal Son : Hung est un combattant tombant sur plus fort que lui. Il décide de devenir son élève... Ce que la personne en face refuse catégoriquement. Derrière ses aspects comiques, The Victime cache une certaine tragédie, notamment dans le personnage de Hung, véritable martyre, traité comme un chien, qui ne trouvera jamais le respect. Un rôle tragi-comique donc pour le fatso.



Ma ghost-kung-fu-comedy favorite, devant Mister Vampire. Hung manie parfaitement l'humour et la peur. Et comme dit Ding On, une fin glaçante.



Déconstruction des valeurs des arts martiaux, critique d'une époque du cinéma kung-fu. Un grand rôle offert à Yuen Biao et Lam Ching Ying. Incontournable.


Prémices de ce que sera la série my lucky stars. Ce film, aux apparences de comédie pure, se révèle bien plus grinçant et torturé qu'il n'y paraît. Il culmine dans un final sale, sanglant et violent. L'exact inverse du début. Hung change complètement son registre au fil que les minutes défilent. Dick Wei apparaît pour la première fois comme THE bad guy.



Hung entre réellement dans la comédie. Non sensique même. La série des lucky stars est née. Première collaboration avec Jackie Chan, à qui il offre un rôle étonnant puisque son personnage aura le droit à une trentaine de minutes à l'écran sans qu'il ait un rapport direct avec la troupe. Richard Ng, John Sham, Charlie Chin, Stanley Fung, Samo Hung = fous rires.



Le trio Chan-Hung-Biao pour la première fois à l'écran. Une bonne comédie, un grand final.



Une suite à la hauteur du précédent. Biao et Chan sont uniquement présents pour l'action, la troupe s'occupe de la comédie. Dick Wei de nouveau de la partie pour le final. Apparition de Eric Tsang à la place de John Sham.




Tournée la même année, cette suite ne démérite pas. Les gags sonnent toujours bien. La troupe prouve son côté arriéré en allant draguer sur les plages, comme des adolescents. Un final toujours dantesque avec Richard Norton, Yasuaki Karata et Chung Fat (et un milieu tout aussi bon avec Dick Wei, Law Kar Wing et Philipp Ko Fei).


Image IPB
Deux grandes prestations, un film triste et desespéré sur un homme simple, contraint par son frère attardé d'abandonner ses rêves. Comme toujours chez Hung, la comédie cache toujours une grande tristesse et une méchanceté (des personnages).


Voilà pour ma part, pour la première partie de sa carrière.

#7 palplathune

palplathune

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Posté 02 April 2006 - 17:40 PM

CITATION(Ding On)
Mais son film majeur de cette période est sans conteste Prodigal son, une kung-fu comédie atypique et très bien écrite (par Wong Jing qui sera loin d'apporter le même soin à ses futures productions et réalisations)


C'est une erreure qui a fait son chemin mais Wong Jing n'a rien a voir avec Prodigal Son. Probablement une erreure de transcription du nom de Barry Wong.

CITATION(Ding On)
A peu près au même moment Sammo réalise L'exorciste chinois, un événement puisque cela marquera la création d'un genre à la fois primitif, inventif, poétique, bouffon et foutraque  nommé ghost kung-fu comedy


En réalité, Lau Kar Leung est le réel fondateur du genre avec ses deux Spiriutal Boxer. Mais c'est vrai que c'est Samo qui alimentera le genre en majorité dans les années 80 via des productions Boho.

CITATION(Ding On)
Soif de justice (qui révèle l'espagnol Benny Urquidez, un kickeur tellement rapide que même Jackie Chan avait du mal à le suivre !)


Benny est Américain  :wink:

CITATION(Ding On)
Malgré leur réussite, ces films tiennent plus souvent du système Jackie Chan que Sammo Hung, ce qui n'est pas le  cas du suprenant First mission, un Jackie Chan movie plus violent et mélodramatique que la moyenne, dans lequel Sammo Hung interprète le rôle d'un attardé mental.


Pas du tout d'accord, ces films sont bien 100% Samo, ça se sent dans la violence des chorés et dans le type d'humour. A la limite, seul Dragons Forever (sur la période) est une collaboration en raison du temps de tournage limité qui a obligé à avoir plusieurs tournages en parallèles (avec Corey Yuen en prime).

#8 LMD

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    La Mère Doku

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Posté 03 April 2006 - 10:05 AM

Un bien beau topic ma foi.
Je ne peux que partager l'enthousiasme pour Eastern Condors, Lucky Stars, Prodigal Son...

D'ailleurs Prodigal Son posséde déjà ce contraste propre à Hung, puiqu'après une heure de comédie bien coconne, on assiste à un massacre généralisé -ceux qui ont vu le film doivent s'en souvenir- qui fait pour le moins "surprenant.
Sa relative absence ces derniers temps est d'autant plus dommage que son dernier rôle à ma connaissance est quand même horriblement nul, je pense bien sur à SPL, mais je ne veux pas relancer la polémique...

The age of Peace had ended. There was to be no lack of war. There was to be enough for all. Aye, enough and to spare.


#9 Evil Seb

Evil Seb

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Posté 03 April 2006 - 11:17 AM

CITATION(LMD)
Un bien beau topic ma foi.
Je ne peux que partager l'enthousiasme pour Eastern Condors, Lucky Stars, Prodigal Son...

D'ailleurs Prodigal Son posséde déjà ce contraste propre à Hung, puiqu'après une heure de comédie bien coconne, on assiste à un massacre généralisé -ceux qui ont vu le film doivent s'en souvenir- qui fait pour le moins "surprenant.


Eastern Condor est un des meilleurs films Hk que j'aie pu voir et j'en ai vu pas mal. Sammo c'est la garantie d'un cinéma HK d'une certaine époque, les glorieuse années 80 en somme et il se distingue de la masse par son approche personnelle du cinéma de genre, en mélant comédie bas du front et violence frontale dans la même séquence. Je me souviens encore dela scène de viol dans Iron Fisted Monkey...ca m'a choqué de voir une telle scène coincée entre deux gags completement stypide. Mais c'est aussi pour ca qu'on l'aime notre Sammo  :wink:
Andrew Clark : Why do you have to insult everybody?
John Bender: I'm being honest, asshole. I would expect you to know the difference.

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#10 Angelheart

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Posté 03 April 2006 - 12:13 PM

CITATION(LMD)
D'ailleurs Prodigal Son posséde déjà ce contraste propre à Hung, puiqu'après une heure de comédie bien coconne, on assiste à un massacre généralisé -ceux qui ont vu le film doivent s'en souvenir- qui fait pour le moins "surprenant.


Je sais que c'est uniquement pour démontrer le contraste mais résumer la première partie a de la comédie coconne, c'est un peu léger à mon avis...

CITATION(LMD)
Sa relative absence ces derniers temps est d'autant plus dommage que son dernier rôle à ma connaissance est quand même horriblement nul, je pense bien sur à SPL, mais je ne veux pas relancer la polémique


Son rôle n'est effectivement pas extraordinaire (pas réellement sadique ni méchant, il apparaît plus comme un bon père de famille - c'est très très trop appuyé) cependant... Excellent combat final avec Yen.

#11 LMD

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    La Mère Doku

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Posté 03 April 2006 - 12:20 PM

J'éxagérais quand je disais con-con... "Particuliérement bon enfant" était surement plus proche de ma pensée.

Eastern Condors c'est en effet très bien, et je le rematte sans déplaisir. La gestion du groupe (et surtout des pertes successives) est vraiment bien foutu, ne tombant jamais dans le pathos mais créant l'affection pour les persos.

Le démarquage de "The Deer Hunter" est assez dingue, à la limite de la complaisance même icon_twisted.gif

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#12 Sanjuro

Sanjuro

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Posté 03 April 2006 - 13:01 PM

CITATION(palplathune)
CITATION(Ding On)
Mais son film majeur de cette période est sans conteste Prodigal son, une kung-fu comédie atypique et très bien écrite (par Wong Jing qui sera loin d'apporter le même soin à ses futures productions et réalisations)

C'est une erreure qui a fait son chemin mais Wong Jing n'a rien a voir avec Prodigal Son. Probablement une erreure de transcription du nom de Barry Wong.


Wow ! 8O Tu m'en bouches un coin là ! Ca faisait des années que j'étais persuadé que le scénar avait été écrit par Wong Jing !
J'envie ta culture en cinoche HK, sincèrement! :wink:

CITATION(LMD)
Sa relative absence ces derniers temps est d'autant plus dommage que son dernier rôle à ma connaissance est quand même horriblement nul, je pense bien sur à SPL, mais je ne veux pas relancer la polémique...


Bien qu'il excelle durant la baston finale (de toute façon il n'y a que les 20 dernières minutes qui valent le coup d'oeil AMHA), je suis entièrement d'accord avec toi: son personnage est très mauvais, les 2 aspects de sa personnalité sont très mal traités...Bref, heureusement qu'il conserve un minimum de charisme.

Voila 8)

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#13 palplathune

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Posté 03 April 2006 - 19:52 PM

CITATION(Ding On)
Wow ! 8O Tu m'en bouches un coin là ! Ca faisait des années que j'étais persuadé que le scénar avait été écrit par Wong Jing !
J'envie ta culture en cinoche HK, sincèrement! :wink:


Merci  :oops:

CITATION(Ding On)
C'est pas faux mais les GKFC des 80's ont quand même une patte particulière qui tient plus du style Sammo que du style Liu Chia-Liang (ceci dit je n'ai pas vu le second spiritual boxer, qui parait il, se rapprocherait de la GKFC telle que la concoit Sammo).


Effectivement, en grande partie parce que c'est Samo qui produira une large quantité de ces films dans les années 80.
Ceci étant, si tu explores un peu dans l'exploitation de la fin des années 70, tu verras que Spiritual Boxer avait déja engendré quelques copies comme Shaolin Brothers de Joseph Kuo (plus sur si c'est celui là, c'est un Kuo en tout cas).
Artistiquement, les 2 Spiritual sont loin d'être des grands films mais ils marquent bien le début d'un genre. C'est Samo qui mènera le genre à maturité, avec un indéniable talent qui justifie aisément qu'on préfère ses travaux dans le genre aux incursions du Sifu (ou de son frère).

CITATION(Ding On)
Mais j'ai pas dit que ces films ont été réalisés en collaboration, il me semble juste que, conscient qu'il réalisait des films avec Jackie Chan, Sammo à mis la pédale douce sur la violence (contrairement à Shangahi express, comédie où l'on voit un personnage se faire émasculer à coup de katana !) ainsi que sur les ruptures de ton...un film comme Wheels on meals ou Winners and sinners tient de la comédie du début à la fin (contrairement au cas First mission).


Oui, oui, je dévellopais juste sur Dragons Forever. Je n'ai pas dit que tu parlais de collaboration.
Mais je ne suis pas tout à fait d'accord sur le fait que Samo ait décidé d'atténuer son style à cause de Jackie.
Déjà, parce qu'à l'époque de leur collaboration, Samo était aussi populaire que JC et une personnalité incontournable du business. Ensuite, parce que leur relations étaient énormément basées sur leur rapport enfants à l'opéra de Pékin et Samo était le "grand frère". Or, on obéit toujours à ce que dit le grand frère et JC ne faisait pas exception (en tout cas à cette époque là).
Les Lucky Stars avec JC me semblent totalement Samo dans ce coté joyeux fourre tout dont tu parles. Et ce même s'il n'y a pas de rupture de ton majeur. Idem pour Wheels on Meals AMHA.

#14 Astuce Mario

Astuce Mario

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Posté 03 April 2006 - 22:40 PM

CITATION(Ding On)
Comme tout le monde le sait (si vous ne le savez pas, vous n'avez rien à faire sur ce forum !^^), Sammo Hung est à la fois artiste martial, acteur, réalisateur et producteur...Le véritable homme orchestre de l'ex-colonie.


Hé bé, il est super ce topic (je savais pas tout ça). Je le connais que par Martial Law (dont j'ai vu que quelques extraits de 5 minutes, en passant) et il m'a toujours fait penser au poulet geant des animaniacs à cause de ses yeux legerement exorbités, du visage inexpressif qu'il a tendance à prendre dans cette série et du fait qu'il y parle peu ("MAIS VOUS VOYEZ PAS QUE C'EST PAS UN FLIC??? C'EST UN POULET! UN POULET GEANT!" que je hurlais à chaque fois que je tombais sur des gens en train de mater un épisode).


(ça se voit plus en live mais meme comme ça, c'est edifiant)

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#15 roboris45

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Posté 03 April 2006 - 22:44 PM

Pourquoi "nouvelle star" au fait dis donc  smile.gif  ?

SEX SHOP WONDERLAND (BD - tomes 1 et 2 disponibles) --> http://www.mad-movie...ic=30561&page=1


#16 Flying Totoro*

Flying Totoro*
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Posté 03 April 2006 - 22:54 PM

CITATION(Astuce Mario)
CITATION(Ding On)
Comme tout le monde le sait (si vous ne le savez pas, vous n'avez rien à faire sur ce forum !^^), Sammo Hung est à la fois artiste martial, acteur, réalisateur et producteur...Le véritable homme orchestre de l'ex-colonie.


Hé bé, il est super ce topic (je savais pas tout ça). Je le connais que par Martial Law (dont j'ai vu que quelques extraits de 5 minutes, en passant) et il m'a toujours fait penser au poulet geant des animaniacs à cause de ses yeux legerement exorbités, du visage inexpressif qu'il a tendance à prendre dans cette série et du fait qu'il y parle peu ("MAIS VOUS VOYEZ PAS QUE C'EST PAS UN FLIC??? C'EST UN POULET! UN POULET GEANT!" que je hurlais à chaque fois que je tombais sur des gens en train de mater un épisode).


(ça se voit plus en live mais meme comme ça, c'est edifiant)


Voilà, il est infâme, comme d'hab !

Sinon ouais super topic Ding On, je repasse un peu plus tard :wink:

#17 Blunt

Blunt

    Why so serious ?

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Posté 03 April 2006 - 23:18 PM

Excellent topic mon ptit Ding Dong, le père Sammo le mérite bien!

Bon je vais pas faire original et je vais me joindre au concert de louanges sur Eastern Condors, rien de moins que mon "man on a mission flick" favori, une tuerie qui m'avait retourné la face quelque chose de méchant quand je l'ai découvert. Le final est juste incroyable, je me le remate régulièrement. Tu fais bien de mentionner l'excellent Yuen Wah, je surkiffe ce personnage de méchant, c'est le clone parfait de Mitsuhirato dans le Lotus Bleu. Je sais pas si la référence est volontaire mais c'est frappant. C'est dommage ceci dit que Hung ait du couper pas mal de scènes, notamment un gros segment dans la prison où on faisait plus ample connaissance avec les différents criminels. Il y avait notamment diverses scènes d'humiliations des prisonniers par les gardes (dont une où détenus asiatiques et occidentaux, alignés les un en face des autres, devaient se coller des claques, et un match de basket entre les deux factions que Sammo remportait grâce à son kung-fu). On peut en voir des extraits dans la BA originale d'ailleurs (qui vaut aussi le coup pour voir toute l'équipe du film entonner en coeur la chanson thème). Notons que la "misogynie" de Sammo s'exprime quand même ici par le fait qu'il tranche la main à sa femme à la ville icon_mrgreen.gif

On pourrait aussi parler des films où Sammo se contente de faire l'acteur, par exemple l'excellent The Magnificent Butcher, où il endosse aisément le rôle du boucher disciple de Wong Fei Hung. Et là aussi la violence et le drame sont sacrément corsés (Sammo qui casse la gueule à son frère sans savoir de qui il s'agit, le même frêre qui voit sa femme violée etc...).

J'aimerais bien avoir un autre avis sur Don't Give a Damn ceci dit, puisque j'en ai souvent entendu parler comme d'un de ses films les plus hors normes, un vrai brûlot anarchiste.
Si tous les metaleux du monde se donnaient la main, qui tiendraient les bières?

#18 Flying Totoro*

Flying Totoro*
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Posté 03 April 2006 - 23:31 PM

il me semble que "les scènes coupées" d'Eastern Condors sont en fait dans la version taiwanaise (que je n'ai pas vu ceci dit). Je ne sais pas si Sammo les a coupé de la version HK à regret... Ceci dit je trouve le film tellement nickel comme ça que pour le coup, si je les matterais bien par curiosité, ça s'arrète un peu là.

Sinon je peux te donner mon avis sur don't give a damn, même si je ne l'ai pas revu depuis 10 ans, c'est tout naze. Doit bien y avoir un fight entre lui et Yuen Biao à sauver je pense... Et sinon je crois me rappeller qu'il y a des chinois qui jouent des noirs (le visage peint) ou une connerie comme ça. Bref le souvenir est vague mais ça sentait pas la rose...

#19 palplathune

palplathune

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Posté 04 April 2006 - 00:14 AM

CITATION(Flying Totoro)
il me semble que "les scènes coupées" d'Eastern Condors sont en fait dans la version taiwanaise (que je n'ai pas vu ceci dit). Je ne sais pas si Sammo les a coupé de la version HK à regret... Ceci dit je trouve le film tellement nickel comme ça que pour le coup, si je les matterais bien par curiosité, ça s'arrète un peu là.

Sinon je peux te donner mon avis sur don't give a damn, même si je ne l'ai pas revu depuis 10 ans, c'est tout naze. Doit bien y avoir un fight entre lui et Yuen Biao à sauver je pense... Et sinon je crois me rappeller qu'il y a des chinois qui jouent des noirs (le visage peint) ou une connerie comme ça. Bref le souvenir est vague mais ça sentait pas la rose...


C'est vrai qu'on a longtemps cru que ces fameuses scènes coupées se retrouveraient dans le montage Taiwanais malheureusement, je me vois contraint de briser cet espoir : La version Taiwanaise ne les a pas.
Samo himself ne les a pas conservé.
Le seul espoir qu'il reste, c'est que la GH les ait conservé dans ses entrepots mais, connaissant les pratiques de l'ex colonie, il y a fort à parier qu'elles sont tout simplement perdues  :cry:

Quand à Don't Give a Damn, je rejoins l'opinion de Totoro. Faut quand même chercher un loin pour y voir un "brulot anarchiste" ! Ce qu'on retient le plus (ce que Totoro prouve), c'est la cultissime séquence où Yuen Biao et Takeshi Kaneshiro se déguisent en noir : Enorme de ridicule ! Avec en prime une blague raciste à faire se pamer de jalousie Frankie Chan. Non, vraiment, Don't Give a Damn, ça sent la fin de carrière malgré quelques beaux restes (les combats sont un minimum convenables).

#20 Angelheart

Angelheart

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Posté 04 April 2006 - 12:18 PM


Un grand casting, un grand combat final... Cependant, Samo centre bien trop la petite histoire (pour un blockbuster) sur son personnage et ses quelques frasques. Si bien que le reste du casting s'accapare quelques minutes par-ci par là... Niveau clin d'oeil, Peter Chan s'assome une nouvelle fois par inadvertance sans participer au combat final.



Que dire... Hung y croit à fond. Heureusement que Biao est là pour contraster par son air décontracté avec ce film bien trop sérieux (et égocentrique). Le jeu de dominos reste intéressant à suivre.



Jackie Chan Vs Benny Irquidez Part II. Contrairement à wheels on meals, Dragons Forever enchaîne quasi non-stop les combats. Yuen Wah reprend son rôle de Eastern Condors en plus lâche. Dernier film du trio, un magnifique au revoir.




Pedicab Driver reprend les ingrédients du Hung Movie. Comédie et drame s'entremêle encore. John Sham en bad-guy lâche et salaud, caricatural mais convaincant. Un final un peu gros, mais Hung sait être cruel avec ses personnages au moment le plus inopportun  pour le spectateur (Dick Wei, en gentil, et sa femme enceinte, Max Mok et sa compagne...).





Plus féroce encore ce Pantyhose Hero. Hung ne prend aucun gant, s'amuse, s'agace, s'énerve. Et il modifie le récit à sa convenance. Dérangeant.


Une comédie que j'apprécie particulièrement, surtout pour sa dernière partie : le carré Hung-Godenzi-Chou-Li est hilarant. Hung manie parfaitement ses nombreux personnages.


Souvent oublié car certainement moins personnel pour le réalisateur, Moon Warriors reste atypique dans le genre. Notamment pour la relation de Andy Lau et un orque. Sympathique.


Un grand film avec des chorégraphies folles, reflet des sentiments enfouis des personnages.


Très sage, ce film rassemble les idées des films précédents sans les pousser à leur terme. Pas désagréable.


Je dois être le seul à apprécier ce film, un divertissement positif qui passe vite, dans lequel Chan se démène comme un diable.


Un dernier épisode qui ne peut être apprécié uniquement en ayant vu le quatre et cinq. Hung fait preuve de beaucoup de cynisme avec son personnage (qui devient un maître barbant et sans réel charisme). Très naïf dans l'esprit, OUATIC 6 vaut largement pour ses chorégraphies.




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