Aller au contenu


Photo

Bertrand Tavernier


  • Please log in to reply
87 réponses sur ce sujet

#1 Gatsu

Gatsu

    Faut que j'aille dormir

  • Members
  • 15136 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Bordeaux

Posté 27 September 2010 - 10:51 AM

Image IPB

Biographie:

Formation

Bertrand Tavernier interrompt rapidement ses études de droit pour se consacrer à sa passion du cinéma. A la fin des années cinquante, il s'installe à Paris, fréquente la Cinémathèque de la rue d'Ulm. Au début des années soixante, il fonde avec Bernard Martinand et le poète Yves Martin un ciné-club Le Nickel-Odéon qui célèbre la série B américaine, et dont les présidents d'honneurs sont les réalisateurs américains Delmer Daves et King Vidor. Durant cette période, Bertrand Tavernier publie des textes dans de nombreuses revues spécialisées, comme Radio-Cinéma (qui deviendra plus tard Télérama), Les Lettres Françaises, Cinéma, Présence du cinéma, L'Etrave, (un journal étudiant), et fait insolite à l'époque à la fois dans Positif et Les Cahiers du cinéma. Il fait ses débuts dans le cinéma comme assistant de Jean-Pierre Melville sur Léon Morin prêtre (1961).

Carrière au cinéma

De 1961 à 1964, Bertrand Tavernier devient l'attaché de presse de Georges de Beauregard, ce qui lui permet de réaliser deux sketches pour Les Baisers en 1963 et pour La Chance et l'amour en 1964. Dix années passent pendant lesquelles il se distingue en écrivant des scénarios pour les cinéastes Riccardo Freda et Jean Leduc.
Avec son premier long_métrage, L'Horloger de Saint-Paul (1973), il s'affirme d'emblée comme un réalisateur de talent, inspiré par l'efficacité du cinéma américain. Mais il est également un cinéaste engagé et sensible, qui bâtit une oeuvre cohérente sur le plan philosophique. Ses deux films suivants sont, comme le premier, des réflexions critiques et politiques sur la société et les moeurs, mais ils sont en outre de brillantes reconstitutions historiques (Que la fête commence, 1974), Le Juge et l'assassin, 1975). Ses préoccupations sociales sont une constante de son oeuvre comme en témoignent Des enfants gâtés (1977) et Ça commence aujourd'hui (1998), deux regards lucides sur la France contemporaine non dénués de poésie. Bertrand Tavernier se montre capable d'aborder les genres les plus divers, allant de la science-fiction (La Mort en direct, 1979, intelligente réflexion sur l'image et le voyeurisme) aux films de guerre (La Vie et rien d'autre, 1988 ; Capitaine Conan, 1995), de la fresque médiévale (La Passion Béatrice, 1987) à l'adaptation du roman noir (Coup de torchon, 1981). Il fait toujours montre d'un regard lucide et critique, mais aussi d'un sens de l'émotion qui lui est propre, comme dans les films d'inspiration plus personnelle que sont Autour de minuit (1985) ou Daddy nostalgie (1989). Il participe, en 1991, au film collectif Ecrire contre l'oubli, commandité par Amnesty International, anthologie de courts métrages destinés à rappeler que des hommes et des femmes, partout dans le monde, sont emprisonnés pour leurs idées. Alors qu'on lui reproche parfois la pesanteur de son style, que l'on dit trop démonstratif, il livre avec L'Appât (1994) son film le plus achevé. Sa description d'un authentique fait divers criminel est un modèle d'économie et de précision. Bertrand Tavernier s'inscrit dans la tradition du réalisme français, en y puisant une grande clarté d'expression qui lui permet presque toujours de trouver un large public.
Avec Laissez-passer (2000), le réalisateur rend hommage au cinéma français des années quarante qui, malgré l'Occupation et le contrôle allemand sur les maisons de production, a su conserver sa dignité grâce au courage de quelques professionnels du milieu. Les réalisations de Bertrand Tavernier sont font ensuite plus rares ; en 2003 il tourne Holy Lola (2003), qui, entre documentaire et fiction, retrace l'émouvant et difficile parcours d'un couple français arpentant les routes du Cambodge pour tenter d'adopter un enfant. Cette quête aux embuches innombrables soulève le problème de la difficulté des adoptions et dresse un portrait très psychologique d'un couple d'aujourd'hui. Il faut ensuite attendre 2009 pour voir Dans la brume électrique (2007), adaptation du roman policier de James Lee Burke ; avec cette première expérience américaine, remarquablement saluée par la critique, Tavernier nous plonge dans une Louisiane fantomatique baignée d'une lumière crépusculaire.

Autres activités

Bertrand Tavernier est le président de l'Institut Louis-Lumière de Lyon. Il a rédigé deux bibles pour les cinéphiles, avec J.-P. Coursodon, Trente ans de cinéma américain (1970) puis Cinquante ans de cinéma américain (1995).
En 1976, Bertrand Tavernier décide de créer sa propre société de production Little Bear, qui coproduit tous ses films depuis Des enfants gâtés.
Bertrand Tavernier travaille également pour la télévisions. Il réalise Philippe Soupault et le surréalisme (1982), série d'émissions d'une durée totale de trois heures, Mississippi blues (1983), un documentaire co-réalisé avec Robert Parrish, dont la version longue en quatre épisodes s'intitule Pays d'octobre, qui oscille entre plusieurs thèmes : la religion, le blues, l'accession des Noirs aux campagnes politiques, et Lyon, le regard intérieur (1988), dans la série " Chroniques de France ", sur sa ville natale.

http://cinema.encycl...ex.php?pk=10221

Filmographie:

1964 : Les Baisers (film à sketches : réalisation du Baiser de Judas)
1964 : La Chance et l'Amour (film à sketches : réalisation d'Une chance explosive)
1974 : L'Horloger de Saint-Paul
1975 : Que la fête commence
1976 : Le Juge et l'Assassin
1977 : Des enfants gâtés
1980 : La Mort en direct
1980 : Une semaine de vacances
1981 : Coup de torchon
1983 : Mississippi Blues (coréalisation avec Robert Parrish)
1984 : Un dimanche à la campagne
1986 : Autour de minuit
1987 : La Passion Béatrice
1989 : La Vie et rien d'autre
1990 : Daddy nostalgie
1991 : Contre l'oubli (coréalisation, Pour Aung San Suu Kyi, Myanmar)
1992 : La Guerre sans nom (coréalisation avec Patrick Rotman)
1992 : L.627
1994 : La Fille de d'Artagnan
1995 : L'Appât
1996 : Capitaine Conan
1999 : Ça commence aujourd'hui
2001 : Histoires de vies brisées : les double-peine de Lyon (coréalisation avec Nils Tavernier)
2002 : Laissez-passer
2004 : Holy Lola
2009 : Dans la brume électrique
2010 : La Princesse de Montpensier

#2 comedian17

comedian17

    Leprechaun

  • Members
  • 862 Messages :
  • Profil:Homme

Posté 27 September 2010 - 11:18 AM

Que dire?

Un excellent réalisateur capable de passer de la comédie au drame en un instant .Je retiens surtout que c'est un homme très accessible et sympathique qui ne se prend pas la tete .Il étais venu tourner Holy Lola prés de mon lycée , on avais eu le droit a un interview d'une heure qui en a en fait durer au moins 3. Du coup , j'ai regardé pas mal de ses films , et sans être des chefs d'œuvre absolu ,la plupart de ses films sont vraiment interessants .Surpris qu'il n'y avais pas de filmo sur lui .Meme si son oeuvre n'est pas vraiment Mad , Son L627 , ou Dans La brume electrique sont de solides thrillers
Tu peux toujours tonner camarade ....

#3 Seri Zed

Seri Zed

    Leguman

  • Members
  • 19152 Messages :
  • Profil:Homme

Posté 27 September 2010 - 12:13 PM

Ah ben moi j'aime pas du tout. Enfin surtout ses films tournés à partir des années 80.
Son L627, je l'avais trouvé assez détestable (les pauvres flics qui n'ont même plus de radiateurs pour y ficeler tous ces noirs qui dealent de la drogue)
et le dernier film que j'ai vu de lui c'est La Brume Electrique et qui représente toute la vanité d'un réalisateur français qui se prend pour ce qu'il n'est pas et qui pond un film qui se veut "classique" à l'américaine, et qui au final ressemble à un vulgaire téléfilm France 2. Prétentieux et nul.

Sinon j'ai un problème avec Tavernier, surtout parce que c'est lui qui avait été interviewé par France Info pour la mort de Kubrick, et que je l'avais entendu toutes les demies heures cette nuit là, et qu'une sorte de haine irrepressible a poussé à ce moment là.

Sinon ses premiers films c'était sympa...
Image IPB

#4 Cixi_Harkness

Cixi_Harkness

    Gremlins

  • Members
  • 1764 Messages :
  • Profil:Femme
  • Location:Sous le soleil des caraïbes

Posté 27 September 2010 - 12:28 PM

J'aime bien Tavernier.
Et je plussoie Comedian17 "Un excellent réalisateur capable de passer de la comédie au drame en un instant "

J'ai beaucoup aimé L'appât.
Ces jeunes qui tuent pour avoir sans se préoccupé du être, m'ont vraiment bouleversés.
Leur inconscience est effrayante et la gamine qui demande à la fin si elle sera rentré pour Noël... quelle horreur
(Et aussi l'appart de Berry avec sont écran magique)

Sinon, La vie et rien d'autre a été tourné dans le champs de ma grand mère.

#5 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

  • Members
  • 17259 Messages :
  • Profil:Homme

Posté 27 September 2010 - 12:37 PM

Un réalisateur capable du meilleur ( Conan, L627 ou Coup de Torchon entre autre ) comme du pire ( le pitoyable Fille de D'artagnan ), un gars aussi intéressant a écouter que Tarantino, ces interventions sur la collection western est vraiment sympathique.

#6 Redux

Redux

    Du rire aux larmes

  • Members
  • 10844 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Tarif à la journée, voir modalités en magasin.

Posté 27 September 2010 - 13:43 PM

( le pitoyable Fille de D'artagnan )


C'est vrai qu'il était super mou, ce film. Pour un film épique, c'est embêtant. A sauver, Claude Rich, savoureux dans le rôle du méchant.

Sinon, j'aime bien le bonhomme, un passionné, ainsi que le réalisateur. Et je garde un excellent souvenir, quoique lointain de La Mort en direct avec Romy Schneider et Harvey Keitel. Un film glaçant qui préfigure de manière radicale tout le voyeurisme de la télévision actuelle.

#7 Le Toursiveu

Le Toursiveu

    Wookie

  • Members
  • 2761 Messages :

Posté 27 September 2010 - 15:58 PM

Des rumeurs affirment que Tavernier est petit à petit en train de perdre la vue. Il aurait dit à un collègue journaliste l'ayant interviewé à l'époque de In the Electric Mist qu'il risque certainement d'être totalement aveugle d'ici une dizaine d'années.

Son chef d'oeuvre : Que la Fête Commence.
A part ça, Le Juge et l'Assassin, La Mort en Direct, La Vie et Rien d'Autre, L627 et In the Electric Mist, pour moi c'est du solide!
Et puis un homme dont l'acteur fétiche était Philippe Noiret ne peut pas être foncièrement mauvais!

#8 Bruttenholm

Bruttenholm

    Faut que j'aille dormir

  • Members
  • 14673 Messages :
  • Profil:Homme

Posté 27 September 2010 - 16:38 PM


( le pitoyable Fille de D'artagnan )


C'est vrai qu'il était super mou, ce film. Pour un film épique, c'est embêtant. A sauver, Claude Rich, savoureux dans le rôle du méchant.

Tavernier devait seulement produire le film et filer la réalisation à Riccardo Freda, qui avait réalisé pas mal de séries B et de films de capes et d'épée dans les années 5à-60 (dont "Le fis de d'Artagnan", ce n'est sûrement pas un hasard). Mais Freda se rendant compte in extremis que son âge avancé ne lui permettait plus d'assurer la fonction de réalisateur, Tavernier a repris le poste au pied levé, se coulant dans un genre qu'il savait ne pas maîtriser entièrement, ceci explique cela.

#9 Udéka

Udéka

    J'ai plus de vie sociale

  • Members
  • 6161 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Dans un cinéma de la 42ème rue en 1977

Posté 28 September 2010 - 08:25 AM



( le pitoyable Fille de D'artagnan )


C'est vrai qu'il était super mou, ce film. Pour un film épique, c'est embêtant. A sauver, Claude Rich, savoureux dans le rôle du méchant.

Tavernier devait seulement produire le film et filer la réalisation à Riccardo Freda, qui avait réalisé pas mal de séries B et de films de capes et d'épée dans les années 5à-60 (dont "Le fis de d'Artagnan", ce n'est sûrement pas un hasard). Mais Freda se rendant compte in extremis que son âge avancé ne lui permettait plus d'assurer la fonction de réalisateur, Tavernier a repris le poste au pied levé, se coulant dans un genre qu'il savait ne pas maîtriser entièrement, ceci explique cela.

Pour les informations que j'ai lues, Sophie Marceau aurait guidé sans ménagement Freda vers la sortie. Mais, il est vrai que le réalisateur avait 84 ans lors du tournage. C'est sans doute l'addition de ces deux problèmes qui l'auront décidé à passer la main.
Image IPB

#10 comedian17

comedian17

    Leprechaun

  • Members
  • 862 Messages :
  • Profil:Homme

Posté 30 September 2010 - 00:21 AM

Des rumeurs affirment que Tavernier est petit à petit en train de perdre la vue. Il aurait dit à un collègue journaliste l'ayant interviewé à l'époque de In the Electric Mist qu'il risque certainement d'être totalement aveugle d'ici une dizaine d'années.

Son chef d'oeuvre : Que la Fête Commence.
A part ça, Le Juge et l'Assassin, La Mort en Direct, La Vie et Rien d'Autre, L627 et In the Electric Mist, pour moi c'est du solide!
Et puis un homme dont l'acteur fétiche était Philippe Noiret ne peut pas être foncièrement mauvais!


C'est pas des rumeurs .Ils s'en plaignait il y a deja 5 -6 ans .Il expliquait que c'était une des raisons qui le pousser a ne pas faire de fantastique : il ne voulait rien avoir a faire avec les sfx.

De mémoire , il nous avais fait comprendre que travailler avec Sophie Marceau ne l'avais pas vraiment plu , parce qu'il n'aimait pas qu'on lui dicte le casting . Pour Holly Lola meme soucis , le studio voulait Marceau ou Seigner , plus bankable .C'est un peu ca qui m'a plu chez le bonhomme , c'est qu'il fait des films pour les personnages pas pour l'argent ou autre .C'est un bon vivant aussi . Il nous avais expliqué qu'une scéne de Captain Conan avait été tourné alors que lui et tout les acteurs prévus pour la scéne était completement bourrés. Dans le genre making of , c'est plus interessant que "oui toute l'équipe a été trés professionnelle "
Tu peux toujours tonner camarade ....

#11 Zoran Reznik

Zoran Reznik

    Wookie

  • Members
  • 2689 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Paname

Posté 30 September 2010 - 09:03 AM

C'est un bon vivant aussi . Il nous avais expliqué qu'une scéne de Captain Conan avait été tourné alors que lui et tout les acteurs prévus pour la scéne était completement bourrés. Dans le genre making of , c'est plus interessant que "oui toute l'équipe a été trés professionnelle "


Y'a une scène de fête ou tous les gars de Torreton sont beurrés dans le film je crois, ils ont dû en profité pour se lâcher.

Mais Captain Conan, sacré putain de film en passant.
Pour retrouver un film de guerre français de ce calibre depuis faut vraiment aller chercher dans les meilleurs moments de L'Ennemi Intime de Siri.

#12 Evil Touch

Evil Touch

    J'ai plus de vie sociale

  • Members
  • 5770 Messages :
  • Profil:Homme

Posté 30 September 2010 - 09:16 AM

le pitoyable Fille de D'artagnan


:mrgreen:

Dire que j'ai voulu jouer le rôle d'un esclave dedans pour sécher les cours avec un pote qui lui a joué dedans contrairement a moi refusé parce que métisse et que des esclaves métisses ca existaient pas qu'ils ont dit...................J'ai eu du bol :D

Image IPB
Sinon si vous aimez la bonne musique Round Midnight est fait pour vous..................
Image IPB and you...........who da fuck you are ?

#13 comedian17

comedian17

    Leprechaun

  • Members
  • 862 Messages :
  • Profil:Homme

Posté 30 September 2010 - 11:10 AM


le pitoyable Fille de D'artagnan


:mrgreen:

Dire que j'ai voulu jouer le rôle d'un esclave dedans pour sécher les cours avec un pote qui lui a joué dedans contrairement a moi refusé parce que métisse et que des esclaves métisses ca existaient pas qu'ils ont dit...................J'ai eu du bol :D

Image IPB
Sinon si vous aimez la bonne musique Round Midnight est fait pour vous..................


Si maintenant il y a de la discrimination dans le choix des esclaves ...ou va le monde
Tu peux toujours tonner camarade ....

#14 Evil Touch

Evil Touch

    J'ai plus de vie sociale

  • Members
  • 5770 Messages :
  • Profil:Homme

Posté 30 September 2010 - 11:39 AM

Si maintenant il y a de la discrimination dans le choix des esclaves ...ou va le monde


:unsure:
Image IPB and you...........who da fuck you are ?

#15 Gatsu

Gatsu

    Faut que j'aille dormir

  • Members
  • 15136 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Bordeaux

Posté 03 October 2010 - 09:20 AM

Je connais peu le bonhomme, mais sur le peu de films que j'ai vu de lui j'adhère pas mal à son cinéma et à ses parti pris. Par exemple, sur pratiquement chacune de ses oeuvres (hormis La fille de d'Artagnan, il est hors concours celui là), j'adore les personnages qu'il met en scène. Puisque j'ai l'impression qu'ils sont vrais et complets. C'est à dire qu'il parvient à les rendre consistant avec des détails tout con de la vie quotidienne, entre autres. Ils ne sont pas limités à leur fonctions, ils vivent vraiment à travers l'écran.
C'est ce que j'ai vu de récurrent en premier lieu, dans ses films.


L.627: pour le moment c'est mon oeuvre préférée du cinéaste. C'est un film policier très réaliste, on l'on suit le quotidien de flics complètement démunis. Ces derniers n'ont pratiquement aucun moyens pour bosser convenablement. Sans tomber dans la grandiloquence, la mise en scène est au poil, les personnages sont excessivement attachants et le scénario d'excellente facture. Pour ma part, il représente, l'un des meilleurs film du genre français. 5/6

L'appât: afin de sortir de leur quotidien morose, trois jeunes colocataires se mettent en tête de cambrioler des gens riches. Par le biais de la jeune femme du groupe, faisant semblant d'être séduite et servant de "cheval de troie" pour l'occasion. Ce long métrage est une sorte de croisement entre le polar et le film sociétal (pour ne pas dire le gros mot "film d'auteur").
Les comédiens livrent une prestation irréprochable, ce qui est une constante chez Tavernier. Sinon j'ai l'impression que le film a réussi là ou Assassin(s) de Kassovitz a échoué. C'est à dire que c'est beaucoup moins lourd dans le traitement des thématiques. 4,5/6

Capitaine Conan: c'est du tout bon malgré le coup de mou en milieu du métrage. Hormis ce petit problème de rythme, c'est un sacré bon film de guerre, se déroulant pendant et après la Première Guerre mondiale, sur le front des Balkans.. D'ailleurs j'ai trouvé les batailles assez impressionnantes. Ces dernières, qui prennent une place prépondérante dans la première partie du film, sont immersives et bien réalisées.
Pour ce qui est du scénario c'est du solide, j'ai notamment adoré les dialogues, c'est excessivement bien écrit, on boit du petit lait.
Et que dire du personnage et de la prestation de Philippe Torreton. Il est énorme sous l'égide de Tavernier. 4,5/6

Dans la brume électrique: un peu déçu même si c'est le montage américain que j'ai regardé.
L'intrigue se laisse suivre, mais elle n'est pas très passionnante en soit, la mise en scène demeure classique. Et en même temps on ne peut que se rattacher aux personnages et aux interprétations des acteurs (Tommy Lee Jones impérial). Apparemment, ce qui faisait le charme du film (dans le montage voulu par Tavernier) a été totalement gommé: au revoir les jolis plans de la Louisiane et son atmosphère moite et inquiétante. Du coup, les éléments qui peuvent lorgner vers le fantastique arrivent comme un cheveu sur la soupe. Il ne me reste plus qu'à reconsidérer le long métrage à la hausse en jetant un oeil sur le montage français. 3,5/6

La fille de d'Artagnan: vu la genèse du projet et vu la médiocrité du résultat final, on va dire que ce n'était pas un long métrage qui lui était destiné. C'est dommage, car le début se laissait suivre. Claude Rich et Philippe Noiret sont marrants puisque, ils ont la chance d'avoir quelques répliques qui font mouche. Mais pour le reste, c'est très mou du genou comme film de cape et d'épée (en atteste les pitoyables scènes d'actions). Sophie Marceau joue aussi mal qu'à l'époque de son adolescence, c'est un peu le boulet que traine le film. A ce propos, j'ai jamais cerné l'engouement franco-français autour de cette actrice: elle n'est pas spécialement belle et encore moins talentueuse. 1,5/6

#16 Scalp

Scalp

    Booby Lapointe

  • Members
  • 17259 Messages :
  • Profil:Homme

Posté 30 October 2010 - 18:30 PM

Image IPB


Bon petit Tavernier avec le destin sordide de ces 3 jeunes d'une naïveté effarante ( trouvé 10 millions c'est facile dixit Sitruk ), complétement déconnecté du monde réel et sans aucune morale ce qui les rend ultra dangereux, n'ayant jamais conscience de leur geste ( j'aime bien Marie Gillain qui signe ces aveux et qui sort "oh c'est un mont blanc" ), leur seul motivations étant l'argent ( le culte de l'argent étant montré avec Tapie qu'on aperçoit 2 fois dans le film ).
Le film ne serait pas tiré d'un fait divers on aurait du mal a croire à ces personnages aussi banal et désinvolte tuant aussi facilement et sans aucun remord alors que rien ne les prédestinait à devenir des meurtriers de sang froid.
J'ai trouvé le film très drôle grâce a d'excellent dialogues qui sonnent vrai et un Putzulu excellent en gars complétement stupide qui sort ânerie sur ânerie.
C'est jamais chiant alors qu'on suit le quotidien pas bien passionnant de 3 jeunes désoeuvré vouant un culte aux States lobotomisé qu'ils sont par les images télé et les films ( le passage dans le vidéo club m'a bien fait rire ), mais une fois qu'ils vont entré dans la spirale il n'y aura plus de retour possible.
Le trio d'acteur n'a jamais été aussi bon que dans ce film Marie Gillain électrise le film de sa beauté ( et de sa poitrine ) et le dernier plan sur son regard est vraiment touchant, elle est parfaite en femme enfant candide, Bruno Putzulu déchire vraiment, Olivier Sitruk est un peu le maillon faible du trio tout de même y a certaines répliques ou il est un peu limite mais dans l'ensemble il assure, Richard Berry quand à lui fait preuve de son non talent habituel mais là ça va ça se voit moins que d'habitude.
La réalisation est assez discrète, techniquement c'est pas bluffant mais Tavernier oblige c'est carré, par contre visuellement c'est un peu moche.
Non vraiment un bon petit film.

4,5/6

#17 Gatsu

Gatsu

    Faut que j'aille dormir

  • Members
  • 15136 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Bordeaux

Posté 03 November 2010 - 09:43 AM

Son dernier long métrage, La Princesse de Montpensier , sort aujourd'hui dans près de 370 salles:

Image IPB

Synopsis:

1562, la France est sous le règne de Charles IX, les guerres de religion font rage…
Depuis son plus jeune âge, Marie de Mézières aime Henri, Duc de Guise. Elle est contrainte par son père d’épouser le Prince de Montpensier. Son mari, appelé par Charles IX à rejoindre les princes dans leur guerre contre les protestants, la laisse en compagnie de son précepteur, le Comte de Chabannes, loin du monde, au château de Champigny.
Elle tente en vain d’y oublier sa passion pour Guise, mais devient malgré elle l’enjeu de passions rivales et violentes auxquelles vient aussi se mêler le Duc d’Anjou, futur Henri III.

Bande annonce:

http://www.youtube.com/watch?v=rrajduLjIQA

Même si Gaspard Ulliel me sort par les yeux, je pense que j'irai voir ce film.

#18 Gatsu

Gatsu

    Faut que j'aille dormir

  • Members
  • 15136 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Bordeaux

Posté 06 November 2010 - 11:35 AM

Hier soir sur France 5, ils ont diffusés un documentaire sur le cinéaste:

EMPREINTES - Bertrand tavernier, cinéaste de toutes les batailles

Ce documentaire retrace toute une vie de combats et de révoltes, consacrée à une passion : le cinéma. Jalonné d'extraits de ses films, de nombreux documents d'archives de ses tournages et d'extraits de ses interventions dans des débats citoyens, il suit Bertrand Tavernier de Paris à Lyon, sa ville natale... Le réalisateur se livre à la caméra, faisant part de ses doutes et de ses angoisses, évoquant ses victoires. Il revient également sur son activité de président de l'institut Lumière à Lyon, et les convictions qu'il y défend. Pour la mémoire, contre l'oubli, Bertrand le cinéphile, Bertrand le cinéaste, en a fait un lieu d'accueil pour ses collègues du monde entier...

Une rediffusion est prévue pour le Dimanche 7 Novembre à 7H50.

Mais pour ceux qui font la grasse matinée, il est visible en entier ici:

http://www.pluzz.fr/empreintes-.html

#19 profondo rosso

profondo rosso

    Bluette Prof

  • Members
  • 23867 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:region parisienne

Posté 07 November 2010 - 23:53 PM

La Princesse Montpensier
Le début fait un peu peur, mise en scène un peu statique (hormis l'assaut d'ouverture), jeunes acteurs empruntés (voir les plus vieux Florence Thomassin limite ridicule) récitant scolairement leurs textes... Ca ne fait que s'améliorer par la suite et le récit un d'une fluidité parfaite où on apprécie une nouvelle fois le talent de narrateur de Tavernier. La toile de fond de guerre religieuses sert à introduire ce monde d'hommes vivant par la violence et la manière dont cela se répercute dans le chassé croisé amoureux du film. Le plus noble et plus vieux Lambert Wilson est en disgrâce et volontairement en retrait d'observateur, le plu violent et passionné Gaspard Ulliel (son physique rugueux fait merveille sur ce rôle) et Grégory Prince Ringuet peu à peu gagné par les tourments de l'amour. Face à eux Mélanie Thierry espiègle, amoureuse passionnée et indécise est resplendissante de lumière bientôt éteinte par la violence et la fourberie masculine. Il y a de vrais beaux moments comme tout le jeu de séduction entre Marie et le mentor pas si extérieur que ça Lambert Wilson (parfait et le plus à l'aise avec son texte), quelques très bons mots notamment l'acteur interprétant le Duc D'Ajou et l'intrigue est prenante de bout en bout. Il manque juste un petit quelque chose pour en faire le grand film romanesque en costume attendu mais tout de même fort agréable. Et en prime les plus beaux duels à l'épée vu dans un film français depuis bien longtemps. 4,5/6

#20 Bruttenholm

Bruttenholm

    Faut que j'aille dormir

  • Members
  • 14673 Messages :
  • Profil:Homme

Posté 08 November 2010 - 08:17 AM

Il y a de vrais beaux moments comme tout le jeu de séduction entre Marie et le mentor pas si extérieur que ça Lambert Wilson (parfait et le plus à l'aise avec son texte), quelques très bons mots notamment l'acteur interprétant le Duc D'Ajou et l'intrigue est prenante de bout en bout. Il manque juste un petit quelque chose pour en faire le grand film romanesque en costume attendu mais tout de même fort agréable. Et en prime les plus beaux duels à l'épée vu dans un film français depuis bien longtemps. 4,5/6

Pareil... Et j'ai bien peur que le "petit quelque chose" soit une histoire, un truc plus vaste qui engloberait les personnages et donnerait une cohérence à l'ensemble. Parce que là chacun a sa scène mais, à part peut-être le personnage du prince, évolue peu : on reste figé dans la situation de l'affiche - la princesse au centre de ses soupirants et la situation n'évolue guère. Sauf peut-être rapidement sur la fin, avec la St-Barthélémy qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe et force les personnages à se dévoiler un peu plus mais c'est trop tard. C'est un peu comme Dans la Brume électrique : de bons acteurs, de bons dialogues, de bonnes situations, une bonne ambiance, mais pas d'histoire (ou pas assez d'attention portée à l'histoire) pour emporter le spectateur...




0 utilisateur(s) en train de lire ce sujet

0 membre(s), 0 invité(s), 0 utilisateur(s) anonyme(s)