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Critiques des séries du reste du Monde sans topic


59 réponses sur ce sujet

#21 Harley Quinn

Harley Quinn

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Posté 13 March 2017 - 10:13 AM

Urban Myths 01x01

 

Dylan: Knocking on Dave's Door

 

La série parle de petites légendes urbaines autour de célébrités. On en a surtout entendu parler pour Joseph Fiennes qui devait jouer Michael Jackson (je crois que c'est annulé d'ailleurs).

 

Pour le premier épisode, on nous raconte la rumeur comme quoi Bob Dylan serait venu à Londres pour voir Dave Stewart, mais, Londres étant Londres et Dylan étant Dylan, il se trompe de maison et va découvrir qu'il est bien chez Dave, mais pas celui auquel il s'attendait. 

 

Un format court qui permet d'éviter des longueurs, très peu d'acteurs ce qui fait du bien, Eddie Marsan livre une très bonne imitation d'un Dylan totalement perdu dans son monde. C'était cool. Pas prise de tête et assez mignon pour tout dire.

 

Le prochain va être sur Samuel Beckett et André The Giant... Me tarde! 


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#22 The Outlaw Ben Wade

The Outlaw Ben Wade

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Posté 13 March 2017 - 17:55 PM

Pour le premier épisode, on nous raconte la rumeur comme quoi Bob Dylan serait venu à Londres pour voir Dave Stewart, mais, Londres étant Londres et Dylan étant Dylan, il se trompe de maison et va découvrir qu'il est bien chez Dave, mais pas celui auquel il s'attendait. 

 

 

dave.png?

 

 

Sinon Fiennes était bel et bien dans la BA diffusée il y a quelques semaines/mois, aux cotés de Brian Cox en Brando et Stockard Channing en Liz Taylor... En plus c'est l'une des dernières apparitions de Carrie Fisher semble-t-il, alors ce serait con que l'épisode passe à la poubelle.



#23 Harley Quinn

Harley Quinn

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Posté 13 March 2017 - 18:38 PM

Rumeur Allociné donc à prendre avec des pincettes :hihi:


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#24 Lurdo

Lurdo

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Posté 14 March 2017 - 00:28 AM

Inside n°9 3x04 :

Un groupe d'employés d'une entreprise passe une soirée karaoke afin de fêter la promotion de l'un d'entre eux, mais rapidement, la soirée s'envenime à mesure que la vie privée et professionnelle de chacun s'entremêle. Pas désagréable, notamment dans l'utilisation intelligente des chansons/du karaoke en lieu et place de bon nombre de dialogues, mais au final, ça manquait un peu de mordant.

 

3x05 :

Un homme découvre une chaussure neuve abandonnée devant chez lui, et devient obsédé à l'idée d'en retrouver le propriétaire. Nettement plus sombre et efficace que les épisodes précédents, avec une jolie utilisation de Vivaldi en guise d'illustration musicale.


# Un film, un jour... (ou presque !) continue sur le blog de Lurdo (feat. Sygbab), avec, chaque jour, un film passé en revue, et le week-end, des critiques de séries télévisées ; à partir du 26/06, entre autres, When in Rome, The Mummy, The Resurrection of Jake The Snake et rayon tv, L.E.X.X. & Breaking Bad - The Movie #


#25 Harley Quinn

Harley Quinn

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Posté 19 March 2017 - 22:15 PM

Snatch 01x01

 

 

Albert Hill veut être honnête, mais cela s'avère très compliqué lorsque ton père est un célèbre braqueur de banques qui compte sur toi pour l'enrichir tant qu'il est en taule. 

Il décide alors pour la première fois de sa vie de truquer un combat de boxe. Mais il se fait doubler et se retrouve à devoir de l'argent non seulement à son père, mais aussi à des mafieux. 

Une femme l'embauche pour qu'il vole un fourgon.

 

 

Voila l'histoire de ce premier épisode.

 

C'est du Snatch ça c'est sûr. On a les costumes, les décors, les milieux bien ripous. Y a même la cinématographie Snatch. Avance rapide, pause, flashs... 

 

Mais le problème c'est qu'on l'a déjà eu tout ça. Et ça fait un moment que Snatch a influencé le cinéma anglais. Du coup, quelque chose qui paraissait grandiose y a 17 ans, est devenu ce qu'on pourrait appeler "la norme" désormais. C'est beau, le cast est bon... Mais Snatch le film reste toujours meilleur que la série. On dirait qu'elle essaye de copier son grand frère plutôt que de tracer sa route et de trouver sa propre personnalité. 

 

Je vais continuer un peu histoire de voir, mais je préfère me remater Snatch le film, c'est clair et net.


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#26 Captain Cavern

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Posté 20 March 2017 - 10:22 AM

Downton Abbey saison 2 : après une saison 1 un peu trop soapesque à mon gout, la saison 2 corrige le tir. Il faut dire qu'elle est traversée par la 1e Guerre Mondiale, qui a forcement des conséquences sur les personnages, même ceux qui sont restés à Downton. J'ai beaucoup aimé l'évolution d'Edith et Sybil sur ce point : obligées de se mettre au travail pour soutenir l'effort de guerre, elles se sont découvertes d'autres aspirations que boire du thé et changer de vêtements 5 fois par jour, et qui mène à un changement de vie drastique pour Sybil en fin de saison. La saison aborde aussi des sujets comme retour des soldats au pays, le marché noir...

A côté de ça on a toujours droit à des intrigues semblant sortir d'Amour, gloire et beauté, (la relation Mary - Matthew, les tribulations sans fin du couple Bates), mais ça prend moins de place qu'en saison 1. Et la qualité générale d'écriture permet de faire passer la pilule sans trop de problème.

C'est très addictif finalement.


Science, progress, laws of hydraulics, laws of social dynamics, laws of this, that, and the other. No place for three-legged cyclops in the South Seas. No place for cucumber trees and oceans of wine. No place for me.

#27 Cat from Hell

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Posté 20 March 2017 - 19:39 PM

Mais le problème c'est qu'on l'a déjà eu tout ça. Et ça fait un moment que Snatch a influencé le cinéma anglais. Du coup, quelque chose qui paraissait grandiose y a 17 ans, est devenu ce qu'on pourrait appeler "la norme" désormais. 

 

Même à sa sortie, le film était déjà un suiveur, empruntant à Danny Boyle beaucoup de ses effets visuels.  :closedeyes:


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#28 adamo

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Posté 20 March 2017 - 20:07 PM

Mais ça n'arrête pas les séries d'après les films. Je savais même pô qu'ils avaient produit ça.


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#29 Lurdo

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Posté 23 March 2017 - 23:55 PM

Inside n°9 3x06 :

Un slasher giallesque dans une gallerie d'art, où un groupe d'invités assiste au vernissage d'une exposition mystérieuse, où sévit un tueur. Assez glauque et premier degré, avec une conclusion un peu trop brusque pour être totalement efficace.


# Un film, un jour... (ou presque !) continue sur le blog de Lurdo (feat. Sygbab), avec, chaque jour, un film passé en revue, et le week-end, des critiques de séries télévisées ; à partir du 26/06, entre autres, When in Rome, The Mummy, The Resurrection of Jake The Snake et rayon tv, L.E.X.X. & Breaking Bad - The Movie #


#30 Harley Quinn

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Posté 25 March 2017 - 20:12 PM

Snatch 01x02

 

 

J'ai bien l'impression que l'on est dns une série qui va suivre le même format d'épisode en épisode avec un petit fil rouge qui se développera au fur et à mesure.

 

Albert et ses potes se retrouvent avec des lingots d'or mais ne savent pas quoi en faire. Ils les planquent en attendant de trouver le bon acheteur. Il se font alors embaucher par Saul Gold pour aller chercher des juifs à l'aéroport et les ramener à son bureau, eux, et les diamants qu'ils transportent en cachette. Mais les passagers après un ptit acide, veulent faire un tour dans une boite de strip tease.

 

Schéma typique: Albert se fait embaucher pour une mission "facile", ça merde, ses potes merdent dans leur vie perso et font merder la sienne, mais le gros cliffhanger putassier arrive, restez connectés, fin de l'épisode.

 

Après c'est pas trop désagréable à regarder, les acteurs sont bons, mais ouais c'est Snatch en série. Donc heureusement que c'est un par semaine et pas dix d'un coup.


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#31 Olric

Olric

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Posté 28 March 2017 - 14:59 PM

Fortitude S02 -  E09 : 
L'ambiance est de plus en plus poisseuse : mort d'un personnage principal dans le 07, déchéance physique de certains personnages (maladies ou autre), meurtres, complots...
Quelques éléments font penser à The Thing (l'environnement bien sur, le coté parano avec les infections, les films d'époque...) alors que l'intrigue n'a rien à voir. On fait plutôt la part belle aux légendes nordiques via les shaman, mélangé à un aspect serial killer et possession quasi démoniaque (si si !).
 
Des séquences assez hardcore (auto mutilations, cannibalisme, torture etc...), la série n'est pas vraiment grand public.
 
J'adhère toujours, des personnages forts (celui de Dan Anderssen, sorte de Raspoutine nordique), une fin qui s'annonce tragique pour beaucoup. 


#32 Docteur Benway

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Posté 29 March 2017 - 17:28 PM

Clique 1x02

Il était bien chiant cet épisode. Heureusement que la réal est toujours soigné sans quoi je me serais peut être arrêté au milieu. J'ai vaguement espèré revoir les fesses de Harris Dickinson à un moment, ça m'aurait sorti de ma torpeur pendant quelques secondes, mais cette cruche d'héroïne principale préfère se barrer avec un pouilleux barbu : ils ont mauvais goût ces anglais.

Sinon, dans cet épisode, Holly (se) pose des questions et n'obtient pas de réponses ; alors elle devient un peu plus relou, s'incruste, et repose les mêmes questions auxquelles elle n'obtient toujours aucune réponses.
Le problème c'est que l'intrigue est assez mal écrire et que l'enquête de Holly est assez rébarbative puisqu'elle se borne à aller poser des questions à des gens dont elle sait pertinemment qu'ils ne lui répondront pas.

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#33 Docteur Benway

Docteur Benway

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Posté 03 April 2017 - 00:10 AM

Skam Saison 3 (et un peu les 2 premières aussi)

 

Après l’échec successif (et prévisible) de la France et des USA à offrir une vision moderne et actuelle de l’adolescence à la télé, personne n’aurait pu imaginer que la Norvège viendrait jouer les sauveurs. Et pourtant le pays vient de pondre ce qui est peut-être le truc le plus frais depuis Skins

 

Skam est donc une série teenage norvégienne créée en 2015 par Julie Andem et diffusé dans le pays sur la chaine NRK P3 (qui serait une sorte d'équivalent de la CW mais en version scandinave donc en mieux  :closedeyes: ) et qui suit les tribulations d’un groupe d’ados dans une banlieue cossue d’Oslo. Très vite, le succès critique et public est au rendez-vous et la série se paye le luxe d’être suivi par plus d’un million de Norvégiens (en sachant que le pays compte un peu plus de 5 millions d’habitants, je vous laisse faire le compte), et accumule les récompenses (les fameux Gullrutens).

Jusqu’à il y a encore quelques mois, la série était totalement inconnue en dehors des frontières de son pays d’origine : si vous tapiez Skam dans YouTube, vous tombiez sur 2-3 vidéos qui se disputaient entre elles quelques milliers de vues. Mais ça c’était avant… avant que quelques braves gens décident d’offrir des sous-titres anglais aux épisodes de la troisième saison (diffusée d’octobre à décembre 2016) et de les uploader sur YouTube.

Avec une rapidité assez inouïe, la popularité de la série s’élargit à l’international, au point que de nombreux médias étrangers commencent à s’intéresser au phénomène (la série se paye des articles élogieux un peu partout, Libé à même titré que c’était « du Bergman pour ados », j’irais peut-être pas jusque-là non plus), les Usa ont même déjà décidé d’en faire un remake (et ils vont se planter dans les grandes largeurs, comme d’hab, comme avec Skins).

 

Il faut dire que la série a beaucoup de qualité et se pose comme la plus proche héritière de Skins (au moins dans la forme).

Justement, de la série anglaise, Skam conserve une volonté de trouver une nouvelle manière d’appréhender le média. On se souvient que Skins avait choisi une certaine forme de radicalité en changeant intégralement son casting au bout de 2 saisons (et elle s’était tiré une balle dans le pied par la même occasion, oubliant l’attachement du public pour les personnages, les générations suivantes n’ayant jamais été à la hauteur de la première), et que chaque épisode se concentrait sur un personnage. Skam choisit une position similaire, mais en se situant sur un juste milieu entre une volonté d’expérimenter mais aussi de conserver un part du format traditionnel : si on retrouve les mêmes personnages d’une saison à l’autre, chaque saison met à l’honneur un personnage en particulier, le reste du casting se retrouvant cantonné à des rôles secondaires. C’est assez malin parce que ça permet déjà d’avoir une intrigue auto-contenue sur la saison, avec un début et une fin déterminée (pas besoin d’allonger les intrigues ou d’inventer des rebondissements incessants pour tenir sur la longueur) et n’importe qui peut prendre la série en cours sans être perdu (ceux qui ont découvert la série avec la 3e saison n’ont pas eu de mal à s’intégrer) : quasiment que des avantages, sans les inconvénients.

 

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La série innove aussi sur le plan de la diffusion. Deux options s’offrent au public : la diffusion de l’épisode au format traditionnel (entre 20 et 30 mn selon l’épisode) se fait le vendredi soir à la télé Norvégienne ; mais durant la semaine qui s’écoule (du samedi au vendredi donc), des morceaux (plutôt des scènes complètes) de l’épisode à venir sont mis à disposition, en streaming, sur le site de la chaîne et correspondent à ce qu’il s’est passé pour les personnages, à l’heure où la vidéo est mise en ligne, l’épisode diffusé le vendredi n’étant rien d’autres que l'enchaînement de ces scènes mises bout à bout (je sais pas si c’est très clair ce que j’explique). Une manière de favoriser un peu plus l’immersion.

Les réseaux sociaux jouent un grand rôle dans la série, les personnages possèdent tous des comptes Facebook ou Instagram sur lesquels ils partagent des photos ou autres (on se souvient que des comptes Myspace avait été créé pour chacun des persos de Skins… Oui, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre), et entre deux épisodes, on peut de temps à autre voir les conversations SMS entre certains protagonistes…

Skam a bien compris aussi qu’il fallait laisser les ados entre eux et montrer le moins possible les adultes : ils sont quasi absents de la série. Dans cette dernière saison, on verra une prof le temps de 2 scènes (et encore on ne verra jamais son visage), les parents d’Isak le temps de quelques secondes (et encore, on ne verra la mère que de dos) et l’infirmière scolaire qui est devenu une sorte de ressort comique… Tout ça sans forcément rester dans le cadre de l’établissement scolaire (coucou « Les Grands »).

 

Tout est fait pour renforcer le réalisme de la série, et c’est ici que la comparaison avec Skins s’arrête. Si Skam a retenu les leçons de son précurseur britannique, elle creuse un sillon bien différent. C’est probablement la première fois que le terme « réaliste » convient à une série (parce qu’on a tendance à l’utiliser pour tout et n’importe quoi). Là où Skins faisait de son côté trash une identité qui correspondait bien au pays (mais qui du coup, ciblait peut être un public plus mixte et divers), Skam est beaucoup plus sage et souhaite rester plus terre à terre dans les problématiques qu’elle évoque. Il n’y a pas ici de rebondissements improbables, la créatrice Julie Andem a d’ailleurs sillonné tout le pays pour interviewé des centaines d’ados, dans le but d’avoir de la matière pour ses intrigues mais aussi dans le but de coller au plus près aux préoccupations de son jeune public. Et si le cocktail sexe-drogue-alcool est présent, il ne constitue pas un élément central, ni un mode de vie. Et c’est probablement cette matière piochée dans le réel qui permet à la série de toujours viser juste, dans les thèmes abordés comme dans l’écriture des personnages, et de toujours offrir un contrepied appréciable à des situations dans lesquelles d’autres se seraient vautrés dans le cliché à pieds joints.

Alors bien sûr, tout ça est emballé dans un package fictionnel, mais Skam adopte une démarche néo-réaliste, qui refuse de céder à la tentation du dramatisme ou de la noirceur déprimante, on parle de sujet parfois sérieux (anorexie, maladie mentale) sans jamais en faire trop.

 

 

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Mais la principale qualité de la série, c’est bien son écriture. Première constatation : les personnages sont pensés et développés… Dans un monde merveilleux, je n’aurais même pas à applaudir ça mais aujourd’hui, la grosse majorité des séries ne font même plus l’effort de construire et présenter leur personnage alors que c’est vital. Et Skam permet non seulement de rappeler pourquoi c’est nécessaire mais aussi de montrer à quel point ça fait une différence majeure.

On s’attache très vite aux personnages parce qu’on sait très vite qui ils sont, chacun à sa propre personnalité, tout en nuances, ce ne sont pas de vulgaires coquilles vides sur lesquelles on pose des étiquettes. Même en prenant cette saison 3 sans jamais avoir vu les deux précédentes, on comprend très vite le caractère de chaque persos, y compris ceux que les fans connaissent déjà pour les avoir vu plus longuement auparavant ; même les personnages secondaires ne sont pas laissés de côté. A ce titre, la scène d’intro de cette dernière saison en est l’exemple parfait, presque un modèle du genre : en quelques minutes, on nous présente Isak, le personnage central de cette 3e fournée, et on comprend sa personnalité et quel est son « problème » sans jamais avoir besoin de surexpliquer.

Ce travail permet aussi à la série de combler certaines faiblesses en lui permettant de se reposer sur ses personnages dans ces moments (la saison 1, qui était la plus faiblarde, bénéficie largement de cet attachement aux persos).

 

Si le thème de l’homosexualité traverse la dernière saison en date, la créatrice à expliquer n’avoir pas voulu faire une saison centrer sur ce thème mais plutôt parler du fait de tomber amoureux (pour la 1ère fois ou pas) ; et effectivement, si le parcours de Isak est important, c’est une nouvelle fois un couple auquel s’intéresse la série.

Alors, avec ces ambitions, la série avait tout pour sombrer dans la mièvrerie la plus confondante… Imaginez quand même qu’elle reprend la scène de baiser dans la piscine du « Roméo + Juliette » de Baz Luhrman, tube de Desree compris : si avec ça, elle ne parvenait pas à faire péter le compteur à glucose…

Et pourtant, jamais la série ne sombre dans cet écueil. Mieux, les scènes de complicité entre les personnages sont très touchantes, notamment parce que la série n’oublie jamais son humour et que celui-ci est utilisé souvent pour désamorcer le danger de tomber dans la niaiserie, sans pour autant gâcher l’émotion.

Cette façon d’opérer à pour conséquences de démarquer la série de ses concurrentes : tout sonne plus juste, plus vrai, à tel point que pour certaines scènes, je me demande dans quelle mesure elles ont été écrites, tant on a parfois l’impression que carte blanche a été laissé aux acteurs.

Skam n’oublie pas non plus qu’une bonne B.O est tout aussi important que le reste et les titres sont souvent choisis en fonction d’une situation ou des états d’âmes d’un personnage : pèle mêle, on y trouve autant du Lana Del Rey ou du Kanye West que du Tears For Fears ou du 10 CC.

 

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Comme d’autres avant elles, Skam met aussi en lumière les spécificités de la société du pays dans lequel elle se déroule, comme les « Russebusser », ces espèces de spring breaks qui marquent la fin de la saison scolaire et où les élèves louent des bus (!!!) pour y organiser des soirées (on se rend compte à quel point la vie dans le pays est cher quand les personnages passent leur temps à ingurgiter de la bière pas chère).

Mais c’est aussi la modernité et la paisibilité du pays sur des questions de société qui, ici (et ailleurs) continuent de donner lieu à des débats, qui frappent : la question de la religion est traitée avec beaucoup d’intelligence (le personnage de Sana est musulmane et porte le hijab, y compris en cours, sans qu’il y ait de controverse là-dessus) et la réaction des amis d’Isak lors de la révélation de son homosexualité sont à des années lumières de ce qu’on a l’habitude de voir habituellement, quitte parfois à en faire un peu trop.

La série se paye même le luxe d’un épisode final de Noël (une tradition réservée habituellement aux USA), épisode collectif qui met l’humour au premier plan tout en concluant les intrigues de la saison.

 

La série ne serait rien non plus sans la qualité de ses acteurs, souvent non professionnels : Henrik Holm (qui joue Even) travaille comme Barman dans un hôtel d’Oslo, Tarjei Sandvik Moe (Isak) est encore lycéen dans l’établissement que l’on voit dans la série… C’est d’ailleurs ce dernier qui est la véritable révélation de cette saison : certes, les germes de sa storyline ont été semés dans les saisons précédentes, mais rien ne laissait penser qu’il crèverait l’écran à ce point-là, son personnage ayant été pour le moment assez secondaire, le jeune acteur de 17 ans n’avait pas jusque-là fait montre d’un jeu d’acteur particulièrement marquant, le changement cette saison est assez surprenant (le pauvre n’a d’ailleurs pas dû comprendre sa soudaine popularité hors Norvège).

 

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Toutes les attentions sont maintenant dirigées vers la saison 4, qui devrait être diffusée sous peu puisqu’elle est prévue pour ce printemps (ce n’est plus qu’une affaire de semaine). Le tournage a commencé il y a 2 semaines et la créatrice partage souvent des photos, alimentant les spéculation sur l’identité du personnage principal de la saison (toujours pas révélé, même si Sana constituerait un choix logique et intéressant).

 

Si Skam n’est pas la série la plus impressionnante et extraordinaire de ces dernières années, ses nombreuses qualités tel que la solidité de son écriture, le talent de ses acteurs et surtout sa fraîcheur, finissent par l’emporter (malgré le coté très obsessionnel de certaines fans hors Norvège qui pourrait gâcher un peu le tableau) et montre que le renouveau de la série ado est en marche, et que pour peu qu’on prenne des risque, on peut obtenir de belles réussite.

 

 


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#34 JEF Byos

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Posté 03 April 2017 - 00:27 AM

Dans un monde merveilleux, je naurais même pas à applaudir ça mais aujourdhui, la grosse majorité des séries ne font même plus leffort de construire et présenter leur personnage alors que cest vital.


J'aimerais bien que tu me dise à quelles séries tu pense quand tu di ça, parce que je n'ai pas tellement là même impression...

Sinon tu m'à hypé avec cette serie.
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#35 Harley Quinn

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Posté 03 April 2017 - 05:13 AM

Comme Jef, ça a l'air excellent, et la série, et ce qui est construit autour. 

 

Vu le nombre de superbes séries que nous pond la Norvège chaque année, je suis contente de voir qu'ils excellent dans d'autres domaines que le thriller. 


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#36 Docteur Benway

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Posté 03 April 2017 - 05:15 AM

Ben, je pense à beaucoup de série que j'ai vu recemment ou pas, c'est le mal de la décennie. J'ai l'impression qu'on ne fait plus cet effort aujourd'hui.

Après, je met quand même en garde pour Skam, ça reste une série destiné à un public ado. Elle a beaucoup de qualités, mais comme je l'ai dit, au contraire de Skins qui par son côté trash pouvait interesser un public plus mixte et plus adulte, je suis pas forcément certain qu'on puisse accrocher sans être le public ciblé (moi mon adolescence est pas si lointaine et je garde encore une certaine sympathie pour ce genre de programme).

Mais je serais curieux d'avoir un avis "extérieur".

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#37 JEF Byos

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Posté 03 April 2017 - 08:59 AM

Ben à l'occasion j'y jetterai bien un oeil, je te dirai.

Ben, je pense à beaucoup de série que j'ai vu recemment ou pas, c'est le mal de la décennie. J'ai l'impression qu'on ne fait plus cet effort aujourd'hui.


Sans vouloir être chiant, c'est ce que j'avais lu la première fois, j'aurai bien aimé au moins un exemple ou deux...
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#38 Docteur Benway

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Posté 03 April 2017 - 17:25 PM

Comme ça : Riverdale, Clique, Les Grands, Stranger Things, Pretty Little Liars, The Man In The High Castle...

Je parlais de Skins dans ma critique et je me rappelais la scène d'intro de la saison 1 : la manière dont on fait connaissance de Tony, la manière dont on comprends vite qui il est puis lorsqu'il téléphone à chacun de ses amis et qu'on fait connaissance du cast de cette manière.
Je ne me souviens pas avoir retrouvé ça ailleurs.

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#39 Captain Cavern

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Posté 04 April 2017 - 10:03 AM

Downton Abbey saison 3 : après une saison 2 marquée par la 1e Guerre Mondiale et ses conséquences, la saison 3 située au début des années 20 montre le domaine de Downton Abbey essayant tant bien que mal de s’acclimater aux changements de la société. J'ai bien aimé tout ce qui concernait la volonté de modernisation du domaine par Matthew après la quasi faillite, devant faire face à un Lord Grantham clairement pas prêt à se coltiner le monde capitaliste en plein développement, et qui se raccroche à des valeurs anciennes en voie de disparition. Branson tiraillé entre 2 mondes et recherchant sa place au sein de la famille était également intéressant.

A côté de ça on se coltine toujours des intrigues soapesques plus ou moins digestes, et là les affres du couple Anna/Bates, ça devient vraiment lourd. Après l'enquête policière (totalement OSEF), j'espère qu'on va passer à autre chose la saison prochaine.


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#40 JEF Byos

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Posté 04 April 2017 - 13:16 PM

Comme ça : Riverdale, Clique, Les Grands, Stranger Things, Pretty Little Liars, The Man In The High Castle...

Je parlais de Skins dans ma critique et je me rappelais la scène d'intro de la saison 1 : la manière dont on fait connaissance de Tony, la manière dont on comprends vite qui il est puis lorsqu'il téléphone à chacun de ses amis et qu'on fait connaissance du cast de cette manière.
Je ne me souviens pas avoir retrouvé ça ailleurs.


Ouais, c'était une belle intro, très dynamique, justifiée par le récit.

Je ne connais que deux séries dans celles que tu cites : Stranger Things qui effectivement joue sur des poncifs. Et, The Man in The High Castle dont la saison 1 n'est pas idéale, tant sur le plan du développement de ses personnages, que sur celui de son intrigue un peu confuse. Problèmes largement réglés en saison 2, laquelle semble avoir bizarrement moins plu... Allez comprendre.

Après, tu cites 6 séries - et pas forcément les plus connues/populaires - dans une production qui doit bien avoisiner la centaine, du coup je dubite. Je suis moi-même loin de connaître toutes les séries (on à qu'une vie, et elle se déroule aussi en dehors de la télé), mais je n'ai pas la même impression que toi en regardant les titres que je connais de la première page de Télémaniac ce jour, par exemple : GoT, Breaking Bad, The Leftovers, SoA, Black Sails, Fargo, Sense8, quelques titres actuels (ou peu s'en faut) qui infirment la proposition d'un travail baclé sur les personnages.
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