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Mad Men (2007 - 2015)


194 réponses sur ce sujet

#181 Starnek

Starnek

    Ta mère !

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Posté 08 April 2015 - 10:09 AM

Concernant la serveuse pour moi il s'agit clairement d'un clin d'oeil au personnage de Rosemarie deWitt, les deux ont exactement la même tête, c'est assez troublant. Il couchait à la même époque que Rachel, ce qui peut expliquer cela.

 

Il m'a semblé que deWitt remplaçait brièvement la serveuse dans un plan furtif.



#182 Alex Corvis

Alex Corvis

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 08 April 2015 - 10:17 AM

Apparemment pas. En tous cas elle n'est pas créditée.



#183 Starnek

Starnek

    Ta mère !

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Posté 08 April 2015 - 11:57 AM

Alors j'ai vraiment eu la même sensation que Don au détour d'un plan de revoir cette actrice.

 

Je vais remater ça quand même ce soir  :hihi:



#184 Diane

Diane

    Marquise des anges

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Posté 13 April 2015 - 22:57 PM

7X09

 

Bizarre. Dans la première partie de saison, Megan & Don avaient une rupture douce-amère par téléphone - je crois - avec Megan expliquant à Don qu'elle n'avait plus besoin de lui vraiment. Et je ne m'attendais donc pas à la retrouver ici dans cet épisode en femme divorcée - ou presque - en colère, qui prétendait en plus que Don lui avait ruiné sa vie :sweat: . Vraiment Megan ? Un simple chèque de 1 million semble réparer les dégâts subis et le divorce est signé. C'est dire qu'il avait une grande valeur ce mariage à la base. Honnêtement, ne pas revoir Megan n'aurait pas été dommageable, mais le problème c'est que je ne m'attendais pas à la revoir en colère, avec mère et soeur à babysitter (c'était marrants ces passages d'ailleurs). Mais le retour de Megan était ici un peu cavalier j'ai trouvé, et pas tellement raccord avec ce qu'on avait vu d'elle en première partie de saison.

 

Après Don fait ce qu'il sait faire de mieux : s'amouracher (vaguement) d'un archétype de femme. C'est la mystérieuse serveuse, Diana, poursuivie par Don, qui fait office de dernier "truc" à convoiter. Et tout ce qui a attrait à ce personnage, Diana, semble irréel au mieux. J'irais même jusqu'à croire qu'elle est comme Don au départ, qu'elle s'est inventée une vie pour ne pas à avoir à raconter - ou vivre - la sienne, réelle. Suffit de voir comment elle rajoute  une couche par rapport à sa "fille", en fait elle en a une deuxième, l'autre est morte, etc. Du coup, voir Don chercher à romantiser leur aventure semble perdu d'avance (suffit de voir la rencontre avec Sylvia - l'ancienne maîtresse voisine interprétée par Cardellini  - et son mari médecin dans l'ascenseur pour comprendre que c'est la même fausseté avec Diana) et pas étonnant qu'il finisse dans un appartement vide à la fin.

 

Episode plaisant avec un guest amusant de Mimi Rogers, qui se tape Stan, et ensuite essaie de se taper Peggy pour des raisons professionnelles. :mrgreen:


kbr5si.jpg


#185 Cooper

Cooper

    Calimero

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Posté 14 April 2015 - 13:04 PM

Megan je pense que ca s'explique par le fait que quand elle est au téléphone avec Don, elle a la belle vie, elle pense avoir décroché son rôle, elle a un agent, pour elle l'avenir est tout tracé, du coup elle refuse l'aide de Don.

La on comprend qu'elle a échoué, que son agent la laché et qu'elle n'a plus de rôle, du coup elle se repose sur Don pour l'aider financiérement. Bon aprés comme toi j'aurais préféré voir Megan plus "assoupie" mais bon ca sors pas de nul part.



#186 Diane

Diane

    Marquise des anges

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Posté 14 April 2015 - 13:36 PM

Oui j'ai revu la scène et effectivement c'est pas si incohérent que ça, il manque juste un peu de liant entre les deux parties de saison la concernant.


kbr5si.jpg


#187 AGS

AGS

    Gremlins

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Posté 16 April 2015 - 23:43 PM

7X09

 

J'aime cette série, comme beaucoup de monde, mais je reconnais que parfois, un doux ennuis laisse poindre. Mais là, après un épisode de reprise intriguant, c'est le retour aux sommets de la série. Le montage est peut être un peu mécanique dans la manière de livrer les différentes scènes en les imbriquant, mais au niveau du fond et de ce que cela raconte, c'était vraiment impressionnant, le vague à l'âme et le désespoir de chacun devient tangible et tragique, on sort des impressions et des tableaux furtifs pour fracasser les apparences avec férocité. C'était tout simplement superbe.



#188 Diane

Diane

    Marquise des anges

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Posté 04 May 2015 - 17:08 PM

7X10
 
Sympa le retour de Glen Bishop (toujours interprété par le fils de Weiner). Il part au Vietnam, impressionne Betty par ses poils sur le torse, et ses favoris épais, et plus tard il essaie de l'embrasser mais elle lui pose une limite. Toujours est-il qu'elle est touchée de le revoir, et a peur pour lui. Tout comme Sally qui fait une scène, et plus tard s'en prend un peu à son père, quand une de ses amies flirte ouvertement avec lui. Mais la conversation revient sur elle-même : Sally ne sait pas ce qu'elle veut faire et reporte la faute sur ses parents.
 
Pour le reste Joan tombait amoureuse de Bruce Greenwood, Peggy avait l'impression que Don se moquait de ses attentes du futur (shit on your dreams  :HMr2Umk:  ) et finalement, Don arrive à vendre son appartement.
 
Comme je m'y attendais l'année passée, je trouve la seconde partie de saison - jusqu'à cet épisode, on verra après - mieux équilibrée et largement plus agréable à voir que la première.
 
 
7X11
 
C'était bien. Sterling Cooper se fait avaler par une plus grosse agence et Don et son équipe trouvent des trucs pour rester indépendants comme ils l'ont déjà fait auparavant. En se rendant au meeting avec les gros boss qui veulent les racheter,  Don, Roger, Joan, Pete se font juste avaler tout crû, en reste bouche bée et comprennent que la messe est dites pour Sterling Cooper. Aucune alternative sinon d'aller travailler chez McCann.
 
J'ai beaucoup aimé Peggy ici quand elle parle avec Stan, et sa prise de bec avec la mère, qui lui rappelle son gamin abandonné avec Pete. Le final de l'épisode avec les responsables de Sterling qui annoncent au reste du personnel le changement - en précisant que c'est une bonne nouvelle - était magistral : personne n'écoute Roger, personne ne le croit, tout le monde est inquiet, et s'en va, laissant les "chefs" à leur propre angoisse du changement, littéralement cloués sur place là encore.



7X12 S P O I L E R S
 
Alors tout d'abord, excellent épisode et merci à Peggy & Roger pour leur scène où ils se pintent la gueule dans les restes du bureau de Sterling Cooper. C'était priceless de voir Peggy en patins avec Roger qui pianote...
:mrgreen:  :mrgreen:  :mrgreen:
 
Quelqu'un en a déjà fait une vidéo Youtube en boucle :mrgreen: :pouce:
 

 
Cela nous permettait de respirer avec le côté super violent émotionnellement de ce que traverse Joan dans l'épisode : elle n'a plus aucune liberté à McCann et se retrouve reléguée à son rôle de femme plantureuse, rôle dont elle avait usé dans le passé pour obtenir plus de responsabilités (et donc, en réalité, plus de respect). C'était super hard la scène où elle confronte le boss de McCann à propos de ses comptes, j'avais peur pour elle, même si elle était pas du genre à flancher.
Au final, elle accepte un deal avec la moitié de son million, au lieu de prendre le risque de tout perdre.
 
Mais tous les rescapés de Sterling n'ont manifestement plus très envie de travailler ou de croire en ce qu'ils faisaient : Don, après avoir vu un avion laissant une trace dans le ciel derrière l'antenne de l'Empire State Building, se lève en plein meeting, et part à la recherche de Diana la serveuse. On sent que peut-être pour le final de la série, l'affaire, même de manière symbolique, de Don Draper son alter-ego, son double, va revenir le hanter. C'est certainement ce que lui inspire Diana d'ailleurs, qu'il trouve si "perdue", comme il dit à son ex-mari. Bein oui, Don Draper sera toujours un masque assumé, et rien de plus, derrière, Don est perdu, c'est certainement cela qui l'attire vers la serveuse en pleine crise existentielle.
 
Plus que deux. :smile:

kbr5si.jpg


#189 Illitch Dillinger

Illitch Dillinger

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Posté 06 May 2015 - 10:44 AM

Très sympa cette reprise. Elle m'enthousiasme bien plus que la première partie que j'avais trouvé regardable mais qui manquait de véritable impact sur la naration, les récits et par extension sur les personnages (Don ne communiquait plus grand chose). Là pour le coup, c'est comme si Mad Men retrouvait un second souffle. L'écriture, top. Les choix scénaristiques, le développement des intrigues, bien. La série est en train de se conclure en beauté. L'évolution d'entreprise (structure, etc) avec McCann et le rachat est bien amenée et pensée. Enthousiaste à l'idée de voir les deux derniers épisodes.

 

Et l'entrée en scène de Peggy en toute fin de S712... damn, c'était beau.



#190 Diane

Diane

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Posté 18 May 2015 - 19:07 PM

7X13 SPOILER
 
Avant-dernier épisode du show.
 
Et ma foi, c'était pas mal. L'intensité mise dans cette seconde partie de saison est vraiment bien fichue, l'écriture n'avait pas été aussi bonne depuis au moins les saisons 3-4 et ça fait plaisir. Comme on pouvait s'y attendre (elle se plaignait de douleurs les épisodes précédents), Betty est malade, et c'est sérieux puisque c'est un cancer des poumons en stade avancé. Malgré cela, elle décide de ne pas subir de chimio, ce qui plonge Henry dans une profonde détresse, au point qu'il raconte tout à Sally et pleure à ses côtés (au moment même où il lui disait qu'elle pouvait pleurer si elle en avait envie). :sad:
 
J'ai beaucoup aimé cette fin pour Betty qui attend la mort sans être super dramatique à ce propos, parce qu'elle est heureuse de sa vie comme elle est finalement, et elle continue de faire ce qu'elle avait idée de faire - des études à l'université. Elle a des échanges avec Sally ici à la fois très pragmatiques comme à son habitude (elle lui raconte qu'elle refuse le traitement parce qu'elle a le sentiment que sa vie est complète, et refuse également que Sally subisse des mois de traitement à voir sa mère malade et agonisante), mais aussi lui exprime de l'affection - dans sa lettre - comme on ne l'avait jamais vraiment vu faire auparavant, leur relation ayant toujours été montrée sous un angle relativement conflictuel.
 
Betty n'est pas la seule à être finalement heureuse malgré le drame qui la touche. Pete renoue avec Trudy et leur fille, dans une scène super romantique. Il a bien vieillit ce con. :mrgreen: (sérieux je le détestais plus ou moins avant, c'est la première scène où j'ai eu envie de lui faire un bisou).
 
Quant à Don, il continue de voyager - peut-être toujours à la recherche de Diana, peut-être pas - et s'arrête dans un motel où il rencontre des vétérans, ainsi qu'un jeune homme qui veut s'acheter une nouvelle identité. Au final, après quelques petites complications pécuniaires, Don qui de toute façon est riche, lui donne sa voiture et attend avec plaisir le bus à venir.
 
Je ne sais pas ce qu'il cherche - lui-même ? Sa véritable identité, qui apparemment n'est plus dans le monde de la publicité et de l'advertisement ? Une toute nouvelle identité comme le suggère sa rencontre avec le jeune voleur ? En tout cas les belles femmes au bord de la piscine, c'est du passé, être Don Draper c'est fini également.
 
J'espère que Peggy et Joan sont dans le series finale.


7X14 SERIES FINALE
 
 
C'est vraiment l'antithèse complète du series finale des Soprano. Pas de méta, pas de cryptique ici.
 
Touchant vers la fin (et les deux scènes de Betty attendant la mort, gloups :sad:) mais le reste... Cela sonnait faux une scène sur deux à mon goût (notamment Joan demandant de faire business avec Peggy ou le retour de la nièce de Draper, très dispensable mais fallait une excuse pour emmener Don chez les gens du new age hippie) et c'était bof en fait, même si ça restait plaisant à regarder. Après, les vrais fans vous diront que toute la thématique de libération, que l'on trouve dans cet épisode de fin de show finalement très positif pour les personnages, en dehors du sort de Betty, était annoncée déjà dans le pilote de la série. Quelle surprise vraiment et qu'il existe pleins de parallèles - qui personnellement ne m'intéressent pas - entre les derniers épisodes de la saison 7 et les premiers de la saison 1. Meh (c'est supposé être un réconfort, ou une satisfaction du besoin de cohérence, du style "tout était prévu à l'avance").
 
Je n'ai jamais été une vraie fan du show et ça explique peut-être pourquoi je trouve ce series finale à l'image de ce que j'ai toujours plus ou moins pensé de Mad Men. Un show plaisant et intéressant de par ses acteurs, ses personnages mais largement surfait voire stérile sur son discours à propos du grand mouvement culturel de l'humanité, constamment en évolution, et le besoin d'atteindre dans le futur un moyen d'être... au paradis en somme :mrgreen: . La religion a raté le coche du vingtième siècle, la surconsommation à l'américaine semble être sur la voie d'y parvenir en apparence (même si le cancer de Betty pris comme symbole en est l'amère désillusion qui commence à se faire sentir) mais ici ce n'est pas anodin que Don Draper se désagrège au profit de Dick, qui est celui qui souffre le plus des deux. La retraite spirituelle hippie de Don ici lui permet de redevenir Dick et donc de pleurer avec un inconnu - c'était clairement annoncé dans les épisodes précédents qu'il quittait pour un temps la peau de Don Draper - dans la scène à la fois émouvante et ridicule de l'inconnu qui souffre du même mal que lui et qui reçoit un gros câlin de la part de Don, l'inconnu, un monsieur tout-le-monde banal, ayant formulé ce que Don ressentait lui-même avec précision, et qu'il ne pouvait partager ou dire. 
 
Honnêtement je trouve que ces passages ne fonctionnent qu'à moitié. Cela ne me gêne pas parce que j'étais plus préoccupée par Peggy, Joan et consorts que par Don en fait. Mais il y avait quelque chose d'un peu artificiel d'amener le personnage dans ces circonstances (qui renvoie d'ailleurs à la finesse pachydermique de la thématique dont Weiner a été capable par le passé), pour lui permettre de pleurer un bon coup sur ses propres douleurs existentielles (et je dis cela sans cynisme aucun). La légèreté des passages de Peggy était d'ailleurs bien salvatrice après le gros boudin de Don dépressif.
 
L'épisode se termine par des plans de Peggy et Stan ensemble (ils se sont avoués leur amour réciproque, ça c'était drôle au téléphone), j'aurais préféré voir ça arriver plus tôt d'ailleurs, Betty qui fume à table, malade, avec Sally qui fait la vaisselle derrière (terrible image), Joan enthousiaste avec son business de production (elle était belle Joan :love: ), Roger et la mère de Megan à Paris (Dieu pour une française son français est à chier  :pouce: ), Pete qui part dans le Kansas avec famille recomposée sous le bras... Et Don, en position de lotus :sweat: , en pleine méditation, qui essaie un peu d'apaiser le sentiment de solitude de Dick, en somme. Avec comme dernière image, une véritable pub pour coca-cola, qui semble suggérer qu'il est retourné à New York, en paix et plein d'espoir pour le futur.
 
Qu'est-ce que tout le monde veut, et ne veut pas en même temps : the real thing bien sûr. Only.
 
Bye Bye Mad Men, c'était bien le temps que cela a duré.
 

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#191 Ganesh

Ganesh

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Posté 19 May 2015 - 02:03 AM

Comme toi, Diane, je n'ai jamais été un fan de Mad Men. Je me retrouve d'ailleurs complètement dans ta description du show. Plaisant dans sa scrupuleuse attention aux détails visuels, que ce soient les costumes, la musique ou les décors, mais absolument surfait quand il essaye de dépasser son cadre pour devenir un commentaire sur l'évolution de la société américaine (ça reste très américano-centré, mine de rien). Quitte à être vulgaire, je dirais même que la série pétait souvent plus haut que son cul, justement quand elle prétendait être autre chose qu'une série d'époque esquissant vainement un commentaire social qui n'avait rien de très original. L'Amérique des sixties n'était pas cet idéal absolu popularisé par, devinez quoi, la publicité ? Bravo, Matthew Weiner, tu nous en bouches tous un coin...

 

Mais malgré tout, à l'occasion et peut-être de façon involontaire, Mad Men réussissait à dire des choses pas trop bêtes. Mais à chaque fois ou presque, c'était en rendant ses personnages détestables. Pete n'a par exemple jamais été aussi intéressant qu'en tant que petite fouine mesquine, incapable de se remettre en question et prêt à accomplir les dernières vilénies pour arriver à ses fins. Roger a ses moments les plus marquants quand il se complait dans sa richesse héritée et son hédonisme béat. Joan était belle par sa colère, dirigée au moins autant par dépit et transfert envers ses collègues féminines plutôt qu'en réaction aux commentaires et regards libidineux des hommes qu'elle côtoyait quotidiennement. Betty était saisissante quand elle passait son statut d'épouse délaissée et de femme déconsidérée sur ses enfants. Et je ne m'attarde même pas sur les Harry, Ken, et autres personnages secondaires dont on voit plus les mauvais côtés que les bons.

 

Restent Peggy et Don. Peggy dont l'abnégation continue en fait à mon sens le personnage le plus admirable de la série dans son ensemble. Et Don, qui en tant que personnage principal vogue au fil de l'inspiration des scénaristes et principalement de l'ambition pachydermique de Matthew Weiner (je reprends l'adjectif, Diane, c'est tout à fait ça encore une fois). Il passe quatre saisons à baiser tout ce qui passe, puis se refait une moralité en trouvant une seconde ou une troisième femme, je ne sais plus, avant de repartir de plus belle, en fonction de la métaphore que veut filer le showrunner. Mouais.

 

Mais pour revenir à ce season finale et, comme les scénaristes, recoller les morceaux de ce que je voulais dire, c'est quand ils sont méchants qu'ils tapent dans le mille. Sur Don, en particulier. Le mec s'est barré d'un boulot en or massif parce qu'il digérait mal le fait de passer du statut de boloss dans sa petite boîte à celui, somme toute pas si mal, de rouage essentiel dans un grand conglomérat. Du coup, il repart assouvir toutes ses pulsions adulescentes dans un road-trip transcontinental et existentialiste, qui consiste en gros à picoler, conduire de grosses bagnoles et se taper des putes. Contraint et forcé, au bout du rouleau, il finit par admettre à Peggy les mensonges qu'il a portés comme une croix depuis sept saisons, mais sans pour autant prendre conscience qu'il est un produit de son temps, dont le mal-être permanent est le résultat de la constante évolution du monde qui l'entoure et qu'il n'appréhende que par l'expression d'instincts consuméristes. C'est seulement quand il console un mec qui ne se voit que comme un produit délaissé sur l'étagère d'un frigo, espérant à chaque fois que s'ouvre la porte qu'on le saisira pour en profiter, qu'il semble toucher le nirvana. Les métaphores lourdes de Matthew Weiner, once more. Là où ça devient intelligent, c'est à la toute fin, quand en plein trip new-age de renouveau, il prend conscience que ce n'est plus seulement l'Amérique qui a besoin de Don Draper, c'est le monde tout entier. C'est cette pub qui clôt le dernier épisode de la série, dont le refrain proclame avec la plus cynique ingénuité : "I'd like to buy the world a Coke and keep it company, that's the real thing". La mentalité hippie recyclée et adaptée au consumérisme effréné qui va enfin pouvoir prendre son essor, après sept ans de travail de fond. La renaissance du phénix Don Draper, s'extrayant souriant des cendres de sept années de mensonges pour prendre son envol dans une mondialisation qui n'attend que lui pour passer à la vitesse supérieure.

 

C'était sympa comme fin. C'était aussi vachement long pour en arriver là.



#192 Illitch Dillinger

Illitch Dillinger

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Posté 21 May 2015 - 09:41 AM

The End.

 

Bizarrement, je n'ai pas le vague à l'âme que me provoque l'arrêt de certaine série. Yep, c'était bien le temps que cela a duré. Ca résume mon ressenti. Et ouais, c'était vachement long pour en arriver là, en fait. On voyait poindre la chose avec Don (je m'imaginais un autre slogan mais les dates ne pouvaient concorder). C'est malheureux que l'écriture n'ait pas été plus subtil quand même.

 

Globalement ce dernier zode, c'est mi-figue mi-raisin. Autant, j'avais trouvé la 2ème partie de saison 7 bien bossé, prenante, toussa, autant là... la moue. Content du devenir de bons nombre de perso' tout en ayant un petit déchirement pour Birdie (et sa môme). Mais il y un truc qui me reste et qui passe pas.

 

Don doit boire frais à l'heure qu'il est...



#193 Alex Corvis

Alex Corvis

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 26 May 2015 - 10:43 AM

Mad Men saison 7
J'ai pas été super convaincu par ce final, qui n'a d'ailleurs pas l'air d'en être un. C'est toujours ça qui est bien généralement artistiquement parlant, lorsqu'on sait que la série va s'arrêter, on peut se permettre pleins de trucs. A fortiori avec Mad Men, puisque la série n'a pas été annulée au sens propre, ce sont les scénaristes qui ont décidé qu'il était temps d'en finir, donc ils ont maitrisé le timing. On était en droit d'attendre une fin digne de ce nom.

C'est pas que c'est râté, c'est mi figue mi raison. Pour Betty, Peggy et Pete Campbell, ça ressemble bien à une fin. La scène du coup de fil entre Betty et Don d'ailleurs était vraiment très émouvante, et même si leur relation est terminée, on sent bien la tendresse et la nostalgie qui a survécu. Peggy et Stan, j'ai aimé, c'était joué juste et c'était un peu latent depuis un moment. Quant a Pete c'est aussi un beau happy end de le voir se mettre au vert avec sa famille recomposée.
Bon par contre, Joan, Roger, Harry, Ken, et Don, je suis plutôt circonspect. Et même Ted Chaough, il est aough ? Ca a du être réglé dans les épisodes précédents et m'échapper je suppose. Harry et Ken déjà sont squizzés. Bon alors vous me répondrez qu'ils font pas partie des persos principaux. Ils sont là depuis la saison 1 quand même ! Toujours en retrait, on en sait d'ailleurs peu sur eux, mais ils ont toujours été là.
Quant aux autres, on a des éléments, mais je sais pas ça me semble tiède, un gros goût d'inachevé. Roger et Joan, j'ai l'impression qu'il reste 5 épisodes derrière pour conclure leur destin.

Quant à Don... bon la scène ou il fait un calin a un inconnu m'a pas déplu. Don fait preuve de si peu d'empathie en temps normal, que forcément la scène fait son effet. Et je trouve ça bien de le voir se prendre d'affection non pas pour en proche (a supposer qu'il en ai vraiment), mais pour un inconnu qui exprime clairement toutes les peurs et les problèmes que lui même éprouve.
Maintenant, conclure la vie de Don sur une retraite chez les baba cool, j'ai franchement du mal a avaler la pilule. Don souffre et laisse Dick Whitman s'exprimer un peu. Mais j'ai du mal a comprendre ce qui pousse Don a tout d'un coup changer son fusil d'épaule et a tout remettre en cause. Le mec dit a Peggy qu'il n'a rien accompli avec le nom de Draper, mais bon c'est n'importe quoi. 2 mariages dont un avec une ex-femme dont il est resté proche, 3 enfants dont une fille avec qui il est proche, un super boulot dans une des plus grandes boites du pays, du fric a pas savoir quoi en faire, des amis, il lui fallait quoi en fait ? J'ai un peu l'impression que sa "fugue" est forcée, sans explication, pour conclure le personnage. Bon, mais alors si son mal être vient justement de sa schizophrénie obligatoire, du fait d'être quelqu'un d'autre en permanence, et qu'il a besoin de redevenir Dick, pourquoi pas... auquel cas il y avait bien plus évident pour conclure. Un retour dans sa maison natale, une apparition de son frangin pendu, et dans les dernières secondes un quidam lui demande :
"What's your name ?"
"Dick... I'm Dick."

Ou même mieux, 5 ou 10 ans plus tard, il est devenu agriculteur, et un proche le retrouve (Sally, Roger, Peggy), demandant ironiquement "Est-ce bien ici que Don Draper a pris sa retraite ?", et il répond qu'il s'appelle Dick Whitman. Et enfin on sait, Dick a tué Don symboliquement. Il est enfin capable de s’appeler lui-même par son vrai nom et reconstruit sa vie loin du tumulte de NY. Mais là c'est en demi-teinte, Don qui prend sa retraite dans cette communauté hippie et qui médite... mouais bon.

En tous cas, dans l'ensemble, Mad Men, c'était super chouette, a conseiller a tout le monde.



#194 Illitch Dillinger

Illitch Dillinger

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Posté 26 May 2015 - 13:50 PM

Si, en effet on peut souligner le côté torché, pas explicité du tout pour Ken, Harry et les autres seconds couteaux, pour Roger et Joan, c'est assez clair en ce qui me concerne. On comprend que Roger va (enfin) se poser avec sa françoise au françois canadien. Et Joan, on la laisse monter son truc, aux prémices tout en sachant qu'elle va y arriver. Je n'ai pas ressenti le besoin de véritablement cloturer leur histoire respective. Limite, c'est aux spectateurs d'y voir ce qu'ils veulent bien y voir.

 

Quant à Don, entre le calin qu'il se fait à lui-même et ce besoin de revenir à se confronter à Dick, j'y ai surtout vu, dans cette retraite hippie (et toute son échappée belle en solo) une mise au vert lui permettant, en plus de faire le point sur qui il est vraiment d'être en contact avec les "vrais" gens. Et mieux comprendre les "vrais" gens, l'Amérique profonde, c'est apprendre à mieux les cerner et donc être une source d'inspiration pour la pub.



#195 fanatic

fanatic

    Faut que j'aille dormir

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Posté 04 April 2017 - 20:41 PM

Intégrale disponible sur Netflix.
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