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The Sandman - Neil Gaiman


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264 réponses sur ce sujet

#261 AGS

AGS

    Wookie

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Posté 15 May 2018 - 22:54 PM

Les quatre artistes des prochaines séries Sandmanverse ont été annoncé, et je vais donc me lancer dans la nouvelle série Lucifer, grâce aux artistes annoncé : les frères Fiumara, déjà excellants sur la série Abe Sapien, entre autre (ils sont actuellement sur une série du Black Hammer verse).

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The Dreaming à également l'air pas mal.

Le reste, j'attends voir les retours sur le scénar...

 

THE DREAMING—written by Si Spurrier with art by Bilquis Evely
HOUSE OF WHISPERS—written by Nalo Hopkinson with art by Dominike “Domo” Stanton
LUCIFER—written by Dan Watters with art by Max Fiumara and Sebastian Fiumara
BOOKS OF MAGIC—written by Kat Howard with art by Tom Fowler


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#262 AGS

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    Wookie

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Posté 13 June 2018 - 11:56 AM

Alors Larry, t'as avancé?


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#263 Sleven

Sleven

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 10 August 2018 - 20:32 PM

Sandman Universe c'est la grosse déception.

J'ai trouvé ça très faible, un interminable teasing pour les nouvelles séries.

Dommage.

Je tenterai peut-être The Dreaming et Books of Magic.


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#264 AGS

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    Wookie

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Posté 11 August 2018 - 17:11 PM

Je viens de le lire, et je m'attendais à pire. En fait ils ont l'air d'inverser le concept de Season of Mist, et tout ça sert d'intro aux futures séries.

Ça se lit bien, facilement, c'est assez beau, bien que le segment Lucifer est largement au dessus du reste. Mais j'ai tout de même du mal à m'intéresser à tout ça. Sandman par Gaiman parlait d'une rédemption impossible, et j'ai l'impression qu'ici, le concept sera bien plus vague...


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#265 Sleven

Sleven

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Posté 14 August 2018 - 20:59 PM

J'ai retrouvé un vieux texte (enfin d'il y a quelques années) dédié au premier tome de Sandman, du coup je me permets de le partager ici. Je l'ai depuis un peu remanié. C'est pas exceptionnel, mais ça animera le sujet. Attention, jamais vraiment relu / corrigé, et style un peu décousu / lourdingue...

 

J'ai découvert Sandman sur le tard, vers la trentaine. Oh, j'ai bien lu, gamin, quelques numéros éparpillés, mais je n'ai jamais eu de vision d'ensemble jusqu'à la sortie de l'édition proposée par Urban Comics en France. Le premier contact fut surtout constitué des échos de la série, partagés aux quatre coins de la toile. Une réputation que je trouve pour ma part amplement méritée, si tant est que la qualité de ce premier volume résonne toujours au sein des tomes suivants. L'illustration de couverture, visage kaléidoscopique dont les fragments colorés sont autant de portes vers les mondes possibles et impossibles, laisse bientôt place au premier numéro, lui-même habillé d'une autre couverture, représentant cette fois un visage brumeux. Il faut savoir que Neil Gaiman ne voulait pas que la couverture de ce premier épisode dévoile l'aspect physique de son personnage principal, dans le but de ne pas éventer la découverte. C'est ainsi que cet épisode maintient un suspense certain, d'abord en présentant des personnages secondaires et un contexte narratif, puis en dévoilant le corps inanimé du Seigneur des Rêves, un être humanoïde semblant affublé d'une espèce de masque à gaz étrange, une référence au Sandman qui habitait l'univers DC quelques années plus tôt. Quelques pages plus loin, lors de la 22ème planche plus précisément, le visage de Morphée se révèle enfin. Un personnage de blanc et de noir (même si à la base il devait juste être pâle, un souci d'impression lui a conféré l'aspect définitif que l'on connaît), affaibli, abusé.

 

Son apparition coïncide avec l'entrée fracassante de Todd Klein, lettreur exceptionnel auquel Sandman doit une partie de son atmosphère exceptionnelle. Pour illustrer les paroles de l'Infini, Klein donne naissance à des phylactères qui semblent se mouvoir, dont le blanc et le noir sont inversés par rapport à des bulles traditionnelles. Son expérimentation n'aura de cesse d'explorer les possibilités du médium, que ce soit avec les autres Infinis, ou tout simplement des personnages secondaires. Ce premier arc narratif va raccrocher l'univers de Sandman à celui, bien plus large, de DC, tout en exploitant différents codes de l'horreur, codes qui délaisseront progressivement la série à mesure que Gaiman et ses acolytes exploreront d'autres territoires. Les premiers numéros sont écrits "à la Moore" (ce dernier a conseillé Gaiman dans l'art d'écrire des comics, il lui a notamment envoyé ses propres pages de scénarios pour que Neil puisse se faire une idée du mode opératoire à adopter), et ce n'est donc pas un hasard si le premier personnage DC avec lequel Morphée fait équipe s'avère être John Constantine (créé par Moore, donc). Tout ce premier arc va permettre deux choses : dévoiler l'univers de la série, ses personnages, ses codes, ses possibilités, mais aussi (re)construire son personnage principal. En effet, au début de l'histoire, le Sandman a tout perdu (son territoire tombe en miettes suite à son absence, ses artefacts, ses pouvoirs - enfermés dans une amulette -, sans oublier sa liberté), le personnage va donc devoir renaître (avec toutes les métaphores visuelles et graphiques que ceci implique) et retrouver son identité, ce qui va permettre par là même au lecteur de découvrir quelles sont ses forces et ses faiblesses. C'est plutôt intelligent narrativement parlant, tout en constituant une histoire complète (l'arc est bouclé en sept numéros puis un épilogue, Neil Gaiman pensait que la série serait annulée au bout d'un an, il avait donc prévu une intrigue en douze numéros - huit constituant à la base l'histoire principale et quatre autres contenant des histoires isolées, le huitième deviendra l'un des épisodes les plus célèbres de la saga, et sera considéré par beaucoup comme le moment où la série trouve son identité).

 

Rapidement, Morphée retrouve son domaine, le Songe, et les personnages qui l'habitent. La plupart de ces individus (Abel, Caïn, Lucien, etc) ne sont pas issus de la Bible ou de l'imagination de Gaiman, ils étaient déjà présents dans les comics horrifiques DC du siècle précédent. Idem pour d'autres persos tels que Dee ou Mister Miracle. D'ailleurs, l'utilisation que Gaiman fait de Doctor Destiny rappelle une nouvelle fois ce qu'avait fait Moore, en l'occurrence lorsqu'il traita Woodrue (le "floronic man"). Hommage ou inspiration ? Un peu des deux probablement, mais quoi qu'il en soit, l'ombre d'Alan Moore flotte clairement au dessus des débuts de Sandman selon moi.

NB : un de ces numéros issu du prélude oppose Morphée à un Démon au cours d'une joute verbale qui constitue l'un de mes meilleurs souvenirs de lecteur de comics. Le combat s'achève sur le mot "espoir", ce qui prendra un sens complètement nouveau, et terriblement profond, lorsque le lecteur découvrira des années plus tard le récit Sandman : Overture.

Ce premier tome illustre donc différents pans de l'horreur (la magie noire, l'horreur à l'anglaise, l'horreur américaine, un peu de gore, de torture psychologique, etc), sans oublier l'un des thèmes principaux de la série : les histoires et l'art de les raconter. L'épisode six, se déroulant dans un lieu emblématique de l'Amérique, les dinners, est une pierre angulaire du comics. Le lecteur y rencontre une tenancière qui développe la vie de ses clients dans son imaginaire, ce que fera quelques instants plus tard, et "pour de vrai", Dee, armé de la pierre amulette du Sandman. La narration est exemplaire (on y retrouve les trois unités d'une pièce de théâtre dont Gaiman, Dringenberg (aux dessins), Klein et Jones (à l'encrage) sont les metteurs en scène, le déroulé est dramatique, la tension saisissante. De par sa construction, les thèmes abordés et cette finesse d'écriture, ce numéro est un autre grand moment de ce premier arc.

Notons que l'ennemi de ce chapitre n'a pas été choisi au hasard, outre son histoire personnelle, celui-ci s'appelle... Dee (soit la prononciation de la lettre "D" en anglais, lettre par laquelle commencent tous les noms des Infinis de la saga). Plus tard, alors que Doctor Destiny sera de retour derrière les barreaux, le lecteur rencontrera le véritable "Destiny". Ainsi, encore plus tard, qu'un dénommé Daniel, mais nous n'y sommes pas encore.

 

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Un peu plus tard arrive le fameux huitième épisode, pierre angulaire de l'édifice Sandman. Un épisode culte, n'ayons pas peur des mots, cité dans d'autres comics (je pense à Planetary, dans l'épisode hommage aux scénaristes anglais, durant lequel on voit Dream et Death... nourrir des pigeons, assis sur un banc). En parlant de référence dans d'autres comics, je me permets un rapide aparté pour dire que si Gaiman s'est inspiré de Moore pour écrire sa série, ce dernier glisse lui aussi des petits clins d'oeil ici et là dans ses oeuvres (regardez la page qui dévoile Grand Central dans Top 10). Bref, le numéro 8 !

Ce chapitre est, comme beaucoup, un simple dialogue. Outre la référence à Led Zep' (une case présente les 2 "D" se promener dans Manhattan, un arrière plan est une reprise de l'illustration de la couverture de l'album "Physical Graffiti"), il y a un sous-texte magnifique et profond (des adjectifs qui reviendront régulièrement avec moi, au revoir l'objectivité) sur les religions et leur nature d'histoires. La scène donne naissance à un contraste saisissant entre Dream et Death, le premier pouvant s'avérer cruel (sa vengeance, celles à venir, d'autres passées) tandis que la seconde apparaît comme bienveillante.

Diverses mythologies sont évoquées ou invoquées tout au long du numéro, des Anges (et toute la thématique des ailes, qui donne son titre à l'épisode, et que l'on retrouve en conclusion, via le bruit des ailes... des pigeons !), la religion juive, voire égyptienne. Les ailes, donc, symboles positifs, ici associés à la mort. Pourtant, elles incarnent plusieurs concepts, comme l'élévation ou le voyage (pensez au dieu Hermès / Mercure), et qu'est-ce que la mort sinon le dernier des voyages ? Gaiman joue avec le médium en éludant visuellement la disparition des âmes défuntes, à la place, le lecteur n'a qu'un indice "auditif" de ce qu'il se passe, "le bruit de ses ailes". Lors de la conclusion, quand il entend le bruit des ailes des pigeons, Dream prend conscience que comme sa soeur, il fait partie d'un tout, ce qui lui donne un but, une motivation. Sans eux, le monde n'existerait pas, mais plus encore, sans le monde, eux-mêmes n'existeraient pas.

 

La suite un autre jour, si j'oublie pas !


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