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The blues are walking like a man


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64 réponses sur ce sujet

#1 johnny la pine*

johnny la pine*
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Posté 23 February 2006 - 09:52 AM

Bon, ça fait un moment  que je  voulais lancer un topic  blues. Voilà, quoi. Juste deux-trois choses avant de commencer:
-Quand vous parlez d'un artiste, merci de poster un lien pour unee chanson  avec Yousendit.
-Je veux pas  de controverses telle qu'on en a eu sur le topic tryo, le but ici n'est que de présenter des artistes, je  veux juste des bonnes histoires et de la musique.

Le premier bluesman à qui l'on peut rendre son nom est WC Handy (1873-1958):

Originaire de l'Alabama, il apprend la  musique très jeune.  D'abord instituteur, il s'engage dans une troupe de minstrels et commence à tourner dans le Sud à partir de 1892. C'est au cours de ces périgrinations dans le Delta du Mississippi, qu'il aurait entendu pour la première fois du blues. Mais la légende raconte qu'en 1903, à la gare  de  Tutwiler (Mississippi), il entendit un guitariste local, jouant le blues en slidant avec une lame de couteau. C'est cette musique  qu'il aurait mis en partitions, s'autoproclamant “Père du Blues”. En 1908, un candidat à la mairie de Memphis, “Boss” Crump,  lui demande une chanson de campagne. Ce sera Mr Crump, qui, rebaptisée en Memphis Blues deviendra le premier blues connu de l'histoire (à part peut être le Baby Seals Blues du pianiste de ragtime Artie Mathews). Faut remarquer qu'à Memphis, Handy habitait sur Beale Street (il a d'ailleurs écrit un Beale Street Blues)...Bref, succès, il a joué dans de nombreux orchestres, créé une maison de disques à New York, écrit son autobiographie...J'ai pas d'enregistrement alors ça suffit comme ça.
En 1920, Mamie Smith enregistre le Crazy Blues.

Dans les années 20, d'autres bluesmen sont enregistrés, dans le Sud. La “star” en est Blind Lemon Jefferson:
Blind Lemon Jefferson est probablement né en 1893  ou 1897, au Texas. “Aveugle” depuis l'enfance (il avait sûrement une vision résiduelle), Il devient très jeune musicien de rue, gagnant aussi sa vie comme  lutteur quand la musique ne payait pas... Il commence  dans des villes de l'est du Texas (Groesbeck, Buffalo, Marlin, la ville de Blind Willie Johnson), puis, le succès aidant, il bouge vers Dallas un peu avant 1917, où il se fixa quelques temps et où il a fait la connaissance de Leadbelly avec qui il joua un peu avant que Leadbelly aille en prison... De plus en plus connu, Jefferson se balade maintenant dans tout le Sud, en partiulier au Mississippi où il y a plus d'argent à see faire pour un bluesman... Ces périgrinations vont permettre à tous les bluesmen, plus tard, d'affirmer l'avoir rencontré et/ou joué avec lui. Il est même allé jusqu'à Chicago où il est morrt mystérieusement le premier de l'an 1930.
Il a fait environ une centaine d'enregisrements entre 1925 et 1929. 43 disques sont sortis.
Voici [url=http://s64.yousendit.com/d.aspx?id=1UMG3DSLYAPF90KY8HY7O2Q693][i]Broke  and Hungry Blues
En 1997, une pierre tombale a été posée sur sa tombe, comme il l'avait damandé dans [url=http://s64.yousendit.com/d.aspx?id=0RLWNPO6NNHM91KJVD6QC7Y35R][i]See that my grave is kept clean.

La prochaine fois, je parle de Leadbelly et Blind Willie Johnson

#2 steve locker

steve locker

    Leprechaun

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Posté 23 February 2006 - 11:51 AM

CITATION(johnny la pine)
Je veux pas  de controverses telle qu'on en a eu sur le topic tryo, le but ici n'est que de présenter des artistes, je  veux juste des bonnes histoires et de la musique.

Ben tu vois, cela vaut mieux que le concours de bites...

J'aborderais pour ma part le cas John Lee Hooker (1917-2001), un des artistes les plus populaires du Blues: aussi, l'un des plus étranges...

John Lee Hooker naît dans le Mississippi en août 1917: son père disparu très tôt en 1923, c'est un certain Willie Moore, un ouvrier agricole qui le remplacera et surtout, en lui fabriquant une guitare sommaire, constituée de bouts de bois, lui donnera le goût du Blues, musique qui ne le lâchera plus (ce Moore aurait connu Charlie Patton)... Au cours de ses nombreuses fugues qui lui donneront l'occasion de développer son goût pour le Blues (vadrouilles et rencontres avec des musiciens de Blues dont BB King à Memphis et dans tout le Sud des USA), John ne commencera à s'enregistrer qu'en 1948 avec le titre "Boogie Chillen" après avoir travaillé à Détroit (où il s'est marié et tourné dans de nombreux bars) chez Ford. Le succès deviendra notable, surtout dans les banlieues de Detroit et de Chicago ; mais ce n'est qu'à l'occasion de ce qu'on a appellé "le revival Blues" dans les années 60 que Hooker prendra cette notoriété au fur et à mesure mondiale d'autant que de nombreux artistes veulent travailler avec lui (de Canned Heat à Van Morrisson dans les années 70 à Carlos Santana, Robert Cray, même Ben Harper dans les dernières périodes de sa vie).



Ce qui est extraordinaire avec Hooker, c'est que son avenir musical était pour le moins semé d'embûches, le monsieur étant réputé pour être un très piètre technicien:étranger à la notation musicale, la métrique, la rime et de surcroit pratiquement analphabête et même parfois bègue !
Est-ce la raison pour laquelle cet homme se cacha sous de nombreux pseudonymes dans les années 50 sous les différents labels qu'il cotoya? (John Lee Booker ou Cooker, Texas Slim, Delta John...). Toujours est-il que l'animalité de son jeu, la force de son swing, sa voix parlée, en somme l"association de la nonchalance à une énergie fièvreuse, ont marqué.
Energie qui d'ailleurs l'accompagnera jusqu'à son dernier souffle, quand, cloué sur un fauteuil, pratiquement aveugle, il s'obstine à vouloir tourner dans les clubs.


Au lieu d'utiliser le yousen machin (j'suis inculte là), je vous donne deux liens, le 1er que j'ai trouvé bien sympa, ma fois: une interview croisée avec Ben Harper, du Maître et le 2ème un site officiel assez complet ou des mp3 sont dispos....
http://wwwswer.net/j...lee.hooker.html
http://wwwjohnleehooker.com

Une autre fois, je vous parlerais de Billie Holiday...

#3 johnny la pine*

johnny la pine*
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Posté 23 February 2006 - 12:34 PM

CITATION
Est-ce la raison pour laquelle cet homme se cacha sous de nombreux pseudonymes dans les années 50 sous les différents labels qu'il cotoya? (John Lee Booker ou Cooker, Texas Slim, Delta John...).

J'avais lu que c'était aussi parce  que les producteurs faisaient signer des contrats d'exclu... Et que Hooker (comme d'autres) voulait multiplier ls sources de revenu et pouvoir enregistrer quand il était pas à Detroit.

CITATION
johnny la pine a écrit:
Je veux pas  de controverses telle qu'on en a eu sur le topic tryo, le but ici n'est que de présenter des artistes, je  veux juste des bonnes histoires et de la musique.

Ben tu vois, cela vaut mieux que le concours de bites...

Tu dis ça parce  que t'en as une toute petite?
Jenote  au passage le procédé.

#4 steve locker

steve locker

    Leprechaun

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Posté 23 February 2006 - 14:24 PM

C'est sûr que si on est que 2 à intervenir dans le topic (La Pine donne ses noms, Locker donne ses noms), cela va tourner en rond...
Je crois que les Madnautes n'aiment pas le Blues... :cry:

#5 bertysback

bertysback

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Posté 23 February 2006 - 14:28 PM

CITATION(steve locker)
C'est sûr que si on est que 2 à intervenir dans le topic (La Pine donne ses noms, Locker donne ses noms), cela va tourner en rond...
Je crois que les Madnautes n'aiment pas le Blues... :cry:

Nan, j'arrive, mais j'ai pas trop le tempslà! :wink:

#6 Dirty Flichty

Dirty Flichty

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Posté 23 February 2006 - 17:54 PM

Charley Patton



CITATION
Né au cœur du Mississippi dans les années 1880, est l'un des plus anciens bluesmen connus. Surnommé le « Fondateur du Delta Blues », il a jeté les bases d'une nouvelle musique et l'a marqué de son empreinte.

Il est un des premiers bluesmen du Mississippi à avoir enregistré, alors qu'il avait probablement dépassé la quarantaine. Son répertoire est d'une surprenante diversité pour un bluesman du Delta : à coté du Blues proprement dits, on trouve des Ragtimes, des chants folkloriques, des thèmes de musique rurales blanches (Runnig wild) et même des adaptations d'airs populaires de l'époque. Son style de guitare, uniformément brillant et inventif, est marqué par un extraordinaire sens du rythme, accentué par un jeu de basses frappées qui crée une tension et un mouvement incessants. Son chant est à l'image de son jeu de guitare : il hache ses phrases et les ponctue en tapant sur le bois de sa guitare. Son influence direct ou indirecte a été considérable sur plusieurs générations de musiciens

Sans lui nous n'aurions pas connu Son House, Big Joe Williams, Robert Johnson… pas plus que Muddy Waters, Howlin’ Wolf ou John Lee Hooker qui ont transposé son blues âpre et puissant et l'ont fait connaître partout. Mort en 1934, Patton constitue bien la première pierre d'un édifice musical où toutes les expressions populaires du XXe sont allées puiser. On ne peut vraiment connaître le blues si l'on n'a pas entendu Charley Patton.

Pour tout dire, je l'ai découvert en lisant la BD de Crumb qui a été publié dans un de ses recueils sorti chez Cornélius. L'histoire a depuis eu le droit à son propre ouvrage en 2004 dans la collection BD Blues de chez Nocturnes avec un CD regroupant les titres de Charley Patton les plus connus.



Je mettrai un titre plus tard, j'en ai pas sous la main là.

Il y a 2 archives sous la mule appelées Blues Box, l'une allant de 1947 à 1962 et l'autre de 1963 à 1970, ce ne sont pas des rip de cd's existant, juste une compil faite pour avoir un aperçu historique de cette musique.

edit ----> voilà 2 titres :
Going to Move to Alabama
Mississippi Boweavil Blues
6kePM3Z.jpg

#7 El Pistolero

El Pistolero

    Inferior version

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Posté 25 February 2006 - 07:25 AM

Robert Johnson



La légende raconte que quelques années après, un soir où Son House jouait avec Willie Brown près de Robinsonville, Johnson réapparût(il avait disparu quelque temps de la circulation, quand il jouait de la gratte on se foutait de sa gueule) avec une guitare dans le dos. Le rire aux lèvres, les deux musiciens virent Johnson traverser la foule et se planter devant eux, leur demandant la permission de lui laisser la scène une minute. Ne pouvant refuser une occasion de se moquer, Son House accepta : « tu serais bien inspiré de faire un truc pas trop mauvais ! ». Johnson monta et commença à jouer. Son House, ahuri : « c’était si bon, mec, tout le monde en resta bouche-bée. Il avait progressé si vite. C’était incroyable ! ». Sa musique était en effet si virtuose que la rumeur courra vite que Johnson avait vendu son âme au diable en échange de son jeu de guitare. Le guitariste lui-même entretient ce genre d’histoires surnaturelles dans ses chansons ( «Me and the Devil Blues», «Cross Road Blues») et reste très mystérieux quant à son savoir-faire…

Fort de sa renommée, il parcourt le pays et s’imprègne de tous les styles, son désir étant à présent d’enregistrer ses chansons. Ce sera chose faite en novembre 1936 lors d’une séance dans une chambre d’hôtel, il enregistrera ses autres morceaux en juin 1937, dont le célèbre «Love in Vain». Redescendant vers le Delta, il jouera en ce triste soir de 1938 dans un bar de la région de Greenwood où il sera empoisonné par un mari mécontent des regards qu’il échangea avec sa femme. Il avait 27 ans.

Stigmatisant la condition de tout un peuple, Johnson était à sa mort aux portes d’une reconnaissance nationale. Préservé par ses deux seuls enregistrements, son message sera entendu par nombre de musiciens : Muddy Waters, Dylan, Eric Clapton (seul, avec Cream ou John Mayall), les Stones… reprenant des chansons devenues de véritables classiques : «Ramblin on my mind», «Sweet Home Chicago», «Love in Vain», «Cross Road Blues», «From Four Till Late» ou encore «Terraplane Blues»… Image mythique de l’artiste noir, la destinée de Johnson ressemble à celle d’un Charlie Parker, son charisme à celui d’un Jimi Hendrix. Ayant introduit dans son jeu de guitare des basses roulantes en walking, Johnson a grâce à ses textes et sa musique préfiguré le Blues moderne jusqu’à le naissance du Rock ‘n’ Roll.[/quote]

#8 Le Grand Wario*

Le Grand Wario*
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Posté 07 November 2007 - 02:46 AM

Well, well, well.
J'avais dit que je ferais un post sur Blind Willie Johnson et Leadbelly. Mais pas maintenant. Maintenant, je vais vous causer de T-Model Ford. Le plus grand bluesman encore en vie.
James Carter Ford est né vers le milieu des années vingt à Forest, Scott County, Mississippi. Mais il est pas vraiment sûr de son âge. Il a commencé à bosser aux champs vers ses onze ans, quelques années plus tard, il devenait bûcheron, puis chauffeur de camions. Il a aussi travaillé dans des camps de bûcheron. C'est à cette époque qu'il a pris dix ans de travaux forcés pour meurtre, il a été relâché au bout de deux, mais ses chevilles ont encore des cicatrices...
Vers ses soixante ans, sa femme est partie en ne lui laissant qu'une guitare, il a commencé à en jouer à cette époque là. En 1997, il sort son premier album, Pee Wee Get My Gun,

sombre bizarre, hypnotique, méchant (évidemment, c'est pas du Clapton, ça sort chez Fat Possum, dont le but, à l'époque, était de faire découvrir des vieux musiciens de blues méprisés par les autres labels -je crois que Ford est un des derniers de ceux-là en vie, ils ont dû un peu changer d'optique...-)
Deux pitites chansons:
Cut You Loose
Turkey And A Rabbit

Suit un deuxième, peut-être mon préféré, You Better Keep Still,

hystérique, insolent, drôle, schizophrène et toujours
aussi hypnotique et méchant:
To The Left To The Right
Look What All You Got
Here Comes Papa

Le troisième, She Ain't None Of Your'n,

est plus accessible, mais bon, le style est toujours le même, hein, il est pas devenu Bonnie Raitt, non plus. Dans cet album y a Mothers Gone, par exemple, une chansons qui fout bien mal à l'aise (pas de lien, désolé)
She Asked Me So I Told Her, première piste de l'alboum, c'est la première chanson de Ford que j'ai entendu, accroché tout de suite...
Junk

Le dernier (je doute qu'il en ponde d'autre) alboum s'appelle Bad Man,

et c'est quasi que des reprises, à une ou deux près. Mais c'est pas grave. Moins sombre, moins zarb encore que She Ain't None Of Your'n, il montre surtout un T-Model Ford qui paye son hommage au vieux blues (sans perdre de son côté branleur, hein, quand même) et qui balance quand même Bad Man ou Black Nanny, qui sont quand même des chansons de sauvage (pas de lien, là non plus...)
Everything's Gonna Be Allright, c'était du Muddy Waters, à l'origine.
Yes I'm Standing.

En bonux, quelque mots sur Spam, les batteur préféré de Ford:
CITATION
Although Fat Possum makes it it's business to trod some wild paths, the wildest yet has to be the one that T-Models drummer, Spam, lives on. We stopped en route to New York City just as Spam's girlfriend walked out of the door dragging an oxygen tank and holding a cigarette in her other hand-a situation that could have been easily blown out her rib cage if not the entire block. Spam didn't care about that, though. He was worried she might snip off the tips of his fingers with a box cutter again.

Tommy Lee Miles to the authorities, Spam to his friends, he has been T-Model's A-number-one drummer for the past eight years.
Spam et T-Model étaient les derniers bluesmen à jouer sur dans les clubs de Nelson Street à Greenville, Mississippi. Le trafic de crack avait chassé tous les autres. Vous voyez le genre de mecs.

Sinon, T-Model Ford a joué aussi avec Sam Carr et Frank Frost. Et voilà comment ça s'est passé:
CITATION
Sam Carr and Frank Frost, T-Model's old friends, were brought in for one session. But the guest musician's smiles gave way to scowls as T-Model's constant refrain ("T-Model Ford is going to remember you sorry fuckers how it's done") became more and more emphatic. Seconds before "Been a Long Time" was recorded, Frank Frost felt compelled to sate, "I want everyone to know that I'm now playing against my will."


Voilà comment on fait les grands bluesmen. Avec des vieux enfoirés. (Sauf Howlin' Wolf. Il était gentil, et c'était le plus grand.)

Par contre, T-Model Ford est très dur à trouver sur la mule, achetez ses alboums.
T-Model est un punk, regardez (c'est lui sur les deux tofs):


Et rappelez vous:

T-Model Ford is going to remember you sorry fuckers how it's done.

#9 kea

kea

    Je suis peut-être complètement con

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Posté 11 November 2007 - 23:59 PM

Ce post n'a q'un but : sauver ce forum de la damnation éternelle en faisant oublier les topics des poufs, de france et d'ailleurs, qui ont ces temps-ci tendance à squatter le haut de liste. (ceci dit sans à-priori aucun, mais quand-même...si c'est pas malheureux de devoir compter sur un type qui porte une salopette mauve pour sauver le bon goût dry.gif )

Et vu qu'el pistolero a déjà cité robert johnson, je me contenterais d'ajouter que si certains morceaux sont très connus, son meilleur, AMHA, reste Preachin' blues (aka up jumped the devil). Toujours AMHA, s'il y a bien un titre qui préfigurait le rock'n roll, c'est celui-ci ! La ligne de gratte est tout simplement stupéfiante (il est tout seul, je sais pas comment il fait), et (encore amha) c'est le genre de titre qui a du fortement influencer les futurs guitar heroes amoureux de marie et de jeanne (suivez mon regard)

Ca s'écoute là.

Sur le monsieur, il y a aussi le fameux film "crossroads" (une sorte de karatekid du pauvre au pays des bluesmen), qui propose un duel final assez ahurissant et célèbre.

A noter que robert Johnson fait aussi une aparition dans le "O brother" des cohen.

C'est tout pour ce soir.

#10 Le Grand Wario*

Le Grand Wario*
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Posté 13 November 2007 - 10:47 AM

Allez hop, un nouveau post où je ne parlerais ni de Blind Willie Johnson, ni de Leadbelly. Aujourd'hui, je vais vous parler du plus grand des harmonicistes/bluesmen/DJ/escrocs que la terre ait porté: The one and only Rice Miller a.k.a Sonny Boy Williamson II a.k.a Alex (ou Aleck) Ford a.k.a Willie Williams a.k.a Willie Miller a.k.a Little Boy Blue a.k.a The Goat a.k.a Footsie. Ce type avait plus d'aka que Big Monster.

Il semble que son vrai nom ait été Alex Ford, il est né dans la plantation Sara Jones, près de Glendora, Mississippi entre 1894 et 1912. Il vit et travaille avec sa mère et son beau père, ils sont métayers.
Au début des années vingt, il commence à avoir la bougeotte, il traîne dans le Mississippi et l'Arkansas. Pendant cette période, il rencontre Blind Lemon Jefferson (qu'il dit, hein, parce que y en a plein qui le disent, et Miller n'est pas le mec le moins menteur du monde), Big Joe Williams, Elmore James ou encore Robert Lockwood Jr.. Il tourne aussi avec Robert Johnson, il dira plus tard avoir été là la fameuse soirée où celui-ci a été empoisonné par le patron du juke-joint où ils jouaient (Johnson a été décrit comme allant "de plantation en plantation et de femme en femme", ça plaît pas toujours aux cocus...). (Merde, je retrouve plus le texte de l'interview où il en parle, je vous la donne en gros:). Johnson et Miller jouaient et quelqu'un apporte une bière débouchée, sceau ôté à Robert Johnson, Miller tape dans la bouteille, fais en sorte de la renverser et dit à Johnson de jamais boire dans une bouteille qu'on n'a pas ouvert devant lui; Johnson lui répond de plus jamais renverser sa bière, une deuxième bouteille ouverte arrive pendant que Rice Miller n'est pas à côté, Robert Johnson la boit, il meurt dans la nuit d'un empoisonnement (le propriétaire de la plantations où il créchait a marqué "syphillis", sur le certificat de décès). Belle histoire. C'est lui qui la raconte. Mais c'est pas grave.
Dans les années trente, il vit dans l'Arkansas avec Mary Burnett, il en profite pour apprendre au frère de celle-ci, Chester (plus tard connu sous le nom de Howlin' Wolf) à jouer de l'harmonica (pas malchanceux, le Wolf, c'est Charley Patton qui lui a appris ses premiers accords de guitare quand il passait sur sa plantation...
En 1941, il débute comme DJ à la radio pour l'émission King Biscuit Time, émission de blues sponsorisée par une marque de farine...C'est à ce moment là qu'il prend le nom de Sonny Boy Williamson. Sauf que...Y avait déjà un Sonny Boy Williamson [a.k.a John Lee Williamson], harmoniciste célèbre, à Chicago à l'époque. Genre le mec il prend le nom d'un bluesman plus célèbre que lui, tranquille. En 1942, John Lee Williamson descend dans le sud avec un flingue pour faire la peau à l'insolent. Il ne le tuera pas, finalement. Pire, écoutez comment Robert Lockwood Jr (qui était un vieux pote de Rice Miller, mais pour avoir entendu les deux, je pense que ce qu'il dit n'est pas loin de la vérité) en parle:
CITATION
Big Sonny Boy [Miller]chased Little Sonny Boy [Williamson] away from there. He couldn't play with Rice. Rice Miller could play Sonny Boy's stuff better than he could play it !

Willie Dixon, lui, n'était pas plus pote que ça avec Rice Miller mais il dit
CITATION
I think Rice Miller was actually the better harmonica player and the better entertainer.

Voilà, quoi. Bref, Sonny Boy (le nôtre) est de plus en plus populaire, fait d'autres émissions de pubes, toussa
En 1951, il commence à enregister pour le label Trumpet de Jackson, Mississippi, jusqu'en 1954. Comme membre de groupes (c'est lui qui joue dans le "Dust My Broom" d'Elmore James) ou pour son compte.Il passe un peu de temps à Detroit en 53-54 (où il joue avec Baby Boy Warren, Tampa Red...) puis Milwaukee, Cleveland, Helena...Son contrat est racheté par Chess en 1954 après la faillite de Trumpet.
Pour Chess, il va enregistrer environ 70 titres, avec Willie Dixon, Muddy Waters, que des chefs d'oeuvres. Il tourne en Angleterre dans les années soixante, c'est là qu'il commence à transporter son harmonica dans une mallette sur scène (ça vous rappelle rien?) et qu'il se met à porter le chapeau melon. Il tourne avec les Animals et les Yardbirds avec lesquels il ne s'entend pas forcément merveilleusement. Mais, tout de même, l'accueil des anglais est si bon qu'il envisage de se faire naturaliser. Mais il blesse grièvement un type dans une bagarre, il retourne donc dans l'Arkansas pour mourir le 25 ou 26 mai 1965 (le 23, selon la pierre tombale...)

Il disait "They don't make men like me anymore". C'était un type vachement grand avec des grands pieds, super balèze. Il picolait sec et avait un caractère de merde (le genre à soixante ans bien tassés à se battre au couteau avec Little Walter pour une sombre histoire de consommation pas payée dans un bistrot). Mais, bordel à couilles, sa musique, c'est la classe absolue, et dans l'harmonica, j'ai jamais entendu mieux, une économie de moyens magnifique, toujours la bonne note au bon moment, la classe.

All My Love In Vain, c'est pas la même que Robert Johnson.

Bring It On Home

Bye Bye Bird, un instrumental dément.

Checkin' Up On My Baby

Help Me

Your Funeral And My Trial

Et, en cadeau bonux, voici la session [/url]Little Village, avec Leonard Chess, le producteur qui se fait bien envoyer chier par Sonny ("you name it what you want; you name it your mama if you want !" laugh.gif )




#11 Le Grand Wario*

Le Grand Wario*
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Posté 07 March 2008 - 23:52 PM

Ce topic ne va pas diparaître !
Je ne le permettrai pas !
Je le maintiendrai sous perf' le temps qu'il faudra !
Mais J'ai grave la flemme de vous sortir un topo de mon cru sur le plus grand des bluesmen, le Howlin' Wolf. Donc je vous sors sa fiche Wikipédia

CITATION("Wikipédia")
Born in White Station near West Point, Mississippi, he was named after Chester A. Arthur, 21st President of the United States, and was nicknamed Big Foot and Bull Cow in his early years because of his massive size. He explained the origin of the name Howlin' Wolf thus: "I got that from my grandfather [John Jones]. He used to tell him stories about the wolves in that part of the country" and warn him that if he misbehaved, they would "get him". As a youth he listened to Charley Patton, who taught him the rudiments of guitar, as well as to the Mississippi Sheiks, Tommy Johnson, and Jimmie Rodgers, whose famous "blue yodel" Burnett integrated into his singing style. His harmonica playing was modeled after that of Rice Miller (also known as Sonny Boy Williamson II), who had lived with his sister for a time and taught him how to play. He played with Robert Johnson and Willie Brown in his youth.

He farmed during the 1930s, served in the United States Army as a radioman in Seattle during World War II, and by 1948 had formed a band which included guitarists Willie Johnson and M. T. Murphy, harmonica player Junior Parker, a pianist remembered only as "Destruction", and drummer Willie Steele. He began broadcasting on KWEM in West Memphis, Arkansas, alternating between performing and pitching farm equipment, and auditioned for Sam Phillips's Memphis Recording Service in 1951.

According to the documentary film The Howlin' Wolf Story, Howlin' Wolf's parents broke up when he was young. His very religious mother Gertrude threw him out of the house for refusing to work around the farm while still a child; he then moved in with his uncle, Will Young, who treated him badly. When he was 13, he ran away and walked 85 miles barefoot to join his father, where he finally found a happy home within his father's large family. During the peak of his success, he returned from Chicago to his home town to see his mother again, but was driven to tears when she rebuffed him and refused to take any money he offered her, saying it was from his playing the "Devil's music".


Howlin' Wolf quickly became a local celebrity, and soon began working with a band that included both Willie Johnson and guitarist Pat Hare. His first recordings came in 1951, when he was simultaneously signed with the Bihari brothers at Modern Records and to Leonard Chess' Chess Records. Chess issued Howlin' Wolf's How Many More Years in August 1951; Wolf also recorded sides for Modern, with Ike Turner, in late 1951 and early 1952. Chess eventually won the war over the singer, and Wolf settled in Chicago, Illinois c. 1953. Upon arriving in Chicago, he assembled a new band, recruiting Chicagoan Joseph Leon "Jody" Williams from Memphis Slim's band as his first guitarist. Within a year Wolf enticed guitarist Hubert Sumlin to leave Memphis and join him in Chicago; Sumlin's terse, curlicued solos perfectly complemented Burnett's huge voice and surprisingly subtle phrasing. Although the line up of Wolf's band would change regularly over the years, and he employed many different guitarists both on recordings and in live performance, including Willie Johnson, Jody Williams, Lee Cooper, L.D. McGhee, Otis "Big Smokey" Smother, his brother Abe "Little Smokey" Smothers, Jimmy Rogers, Freddie "Abu Talib" Robinson, and Buddy Guy, among others, Sumlin remained a member of the band (except for a couple of short absences) for the rest of Wolf's career, and is the guitarist most often associated with the Chicago Howlin' Wolf sound.

In the 1950s Wolf had four songs that qualified as "hits" on the Billboard national R&B charts: "How Many More Years", his first and biggest hit, made it to #4 in 1951; its flip side, "Moanin' at Midnight", made it to #10 the same year; "Smoke Stack Lightning" charted for three weeks in 1956, peaking at #8; and "I Asked For Water" appeared on the charts for one week in 1956, in the #8 position.

His 1962 album Howlin' Wolf is a famous and influential blues album, often referred to as "The Rocking Chair album" because of its cover illustration depicting an acoustic guitar leaning against a rocking chair. This album contained "Wang Dang Doodle", "Goin' Down Slow", "Spoonful", and "Little Red Rooster", songs which found their way into the repertoires of British and American bands infatuated with Chicago blues. In 1964 he toured Europe as part of the American Folk Blues Festival tour produced by German promoters Horst Lippmann and Fritz Rau. In 1965 he appeared on the television show Shindig at the insistence of the Rolling Stones, who were scheduled to appear on the same program and who had covered "Little Red Rooster" on an early album. He was often backed on records by bassist and songwriter Willie Dixon who authored such Howlin' Wolf standards as "Spoonful", "I Ain't Superstitious", "Little Red Rooster", "Back Door Man", "Evil", "Wang Dang Doodle" (later recorded by Koko Taylor), and others.
Howlin' Wolf album cover
Howlin' Wolf album cover

In 1971, Howlin' Wolf and his long-time guitarist Hubert Sumlin traveled to London to record the Howlin' Wolf London Sessions LP. British blues/rock musicians Eric Clapton, Steve Winwood, Ian Stewart, Bill Wyman and Charlie Watts played alongside the Wolf on this album. He recorded his last album for Chess, The Back Door Wolf, in 1973. Chess released a Howlin' Wolf compilation album, Chess Masters, in 1981.

Unlike many other blues musicians, after he left his impoverished childhood to begin a musical career, Howlin' Wolf was always financially successful. Having already achieved a measure of success in Memphis, he described himself as "the onliest one to drive himself up from the Delta" to Chicago, which he did, in his own car on the Blues Highway and with four thousand dollars in his pocket, a rare distinction for a black blues man of the time. In his early career, this was the result of his musical popularity and his ability to avoid the pitfalls of alcohol, gambling, and the various dangers inherent in what are vaguely described as "loose women", to which so many of his peers fell prey.

Wolf met his future wife, Lillie, when she attended one of his performances in a Chicago club. She and her family were urban and educated, and not involved in what was generally seen as the unsavory world of blues musicians. Nonetheless, immediately attracted when he saw her in the audience as Wolf says he was, he pursued her and won her over. According to those who knew them, the couple remained deeply in love until his death. They raised two daughters, Bettye and Barbara.

After he married Lillie, who was able to manage his professional finances, Wolf was so financially successful that he was able to offer band members not only a decent salary, but benefits such as health insurance; this in turn enabled him to hire his pick of the available musicians, and keep his band one of the best around. According to his daughters, he was never financially extravagant, for instance driving a Pontiac station wagon rather than a more expensive and flashy car.

At 6 foot, 6 inches (198cm) and close to 300 pounds (136 kg), he was an imposing presence with one of the loudest and most memorable voices of all the "classic" 1950s Chicago blues singers. Howlin' Wolf's voice has been compared to "the sound of heavy machinery operating on a gravel road". Although the two were reportedly not that different in actual personality, this rough edged, slightly fearsome musical style is often contrasted with the less harsh but still powerful presentation of his contemporary and professional rival, Muddy Waters, to describe the two pillars of the Chicago Blues representing the two sides of the music.

Howlin' Wolf, Sonny Boy Williamson (Rice Miller), Little Walter Jacobs and Muddy Waters are usually regarded in retrospect as the greatest blues artists who recorded for Chess in Chicago. Sam Phillips once remarked of Chester Arthur Burnett, "When I heard Howlin' Wolf, I said, 'This is for me. This is where the soul of man never dies.' " In 2004, Rolling Stone Magazine ranked him #51 on their list of the 100 Greatest Artists of All Time.[1]

Chester Burnett "Howlin Wolf" died at Hines VA Hospital in Hines, IL, and is buried in Oak Ridge Cemetery, Hillside, Cook County, Illinois, USA Plot: Section 18, on the east side of the road. His large gravestone, allegedly purchased by Eric Clapton, has an image of a guitar and harmonica etched into it.


Deux petits ogg (eh, les mp3, c'est le mal):
Back Door Man, la seule et unique, personne n'est jamais arrivé à la cheville du Wolf, sauf T-Model Ford, les Doors, c'est des rigolos de kermesse
Moanin' at Midnight


I'm a backdoor man, men don't know but little girls understand...

Je reviendrai vous mettre d'autres chansons du Wolf smile.gif .

#12 MechaTakeshi

MechaTakeshi

    Wookie

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Posté 08 March 2008 - 00:02 AM

En attendant, j'en case une de mes préférées (avec une leçon de vie en prime) : Evil (is going on), histoire de contribuer un chouilla.
Il était vraiment le plus grand (au propre comme au figuré, huhu).
En plus de toute sa disco, le dvd The Howlin' Wolf Story est indispensable.


Ce topic vaincra.


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#13 Le Grand Wario*

Le Grand Wario*
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Posté 15 March 2008 - 01:15 AM

Hop, pitit up avec un lien vers un des plus grands alboums que j'ai jamais entendu:


If ya don't click here, I'm gonna whip you and make ya bleed, you little son of a bitch


#14 Orson Z

Orson Z

    Ghoulies

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Posté 15 March 2008 - 01:44 AM


JB LENOIR que j'ai découvert dans le doc The Soul of a Man (2003) comme personne nen parlait dans se grand topicblues , monsieur JB Lenoir né à Tilton (Mississippi) 1929 / 1967:

http://www.youtube.c...feature=related
http://www.youtube.c...feature=related
http://www.youtube.c...feature=related

"Dans les années 1940, il travaille avec Sonny Boy Williamson et Elmore James à la Nouvelle Orléans. En 1949, il déménage à Chicago et commence à jouer dans des clubs avec Memphis Minnie, Big Maceo et Muddy Waters. Dans les années 1950, Lenoir enregistre plusieurs chansons sur différents labels. À cette époque, on le connaît surtout pour ses costumes rayés, sa voix féminisée et pour son jeu à la guitare électrique.
En 1965, il participe à l'American Folk Blues Festival. Lenoir avait la réputation d'être exceptionnellement amical et doux. Il se prit d'amitié et encouragea de nombreux jeunes artistes de blues, noirs et blancs. Certains disaient même qu'il ressemblait à Martin Luther King car ils avaient beaucoup de points communs, dont le fait d'être père et d'avoir eu une fin tragique. En effet, Lenoir, à 38 ans, s'éteint le 29 avril 1967 chez lui à Champaign, à la suite d'une hémorragie interne. Cette dernière fait suite à un accident de voiture dans lequel il était impliqué trois semaines plus tôt, l'hôpital n'ayant pas pris au sérieux ses blessures.
Le bluesman anglais John Mayall lui dédia une chanson intitulé The Death of J.B. Lenoir."

le blues c'est la source de la zik!

#15 Le Grand Wario*

Le Grand Wario*
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Posté 15 March 2008 - 09:38 AM

CITATION(Orson Z @ 15 3 2008 - 01:44) <{POST_SNAPBACK}>

JB LENOIR que j'ai découvert dans le doc The Soul of a Man (2003) comme personne nen parlait dans se grand topicblues , monsieur JB Lenoir né à Tilton (Mississippi) 1929 / 1967:

http://www.youtube.c...feature=related
http://www.youtube.c...feature=related
http://www.youtube.c...feature=related

"Dans les années 1940, il travaille avec Sonny Boy Williamson et Elmore James à la Nouvelle Orléans. En 1949, il déménage à Chicago et commence à jouer dans des clubs avec Memphis Minnie, Big Maceo et Muddy Waters. Dans les années 1950, Lenoir enregistre plusieurs chansons sur différents labels. À cette époque, on le connaît surtout pour ses costumes rayés, sa voix féminisée et pour son jeu à la guitare électrique.
En 1965, il participe à l'American Folk Blues Festival. Lenoir avait la réputation d'être exceptionnellement amical et doux. Il se prit d'amitié et encouragea de nombreux jeunes artistes de blues, noirs et blancs. Certains disaient même qu'il ressemblait à Martin Luther King car ils avaient beaucoup de points communs, dont le fait d'être père et d'avoir eu une fin tragique. En effet, Lenoir, à 38 ans, s'éteint le 29 avril 1967 chez lui à Champaign, à la suite d'une hémorragie interne. Cette dernière fait suite à un accident de voiture dans lequel il était impliqué trois semaines plus tôt, l'hôpital n'ayant pas pris au sérieux ses blessures.
Le bluesman anglais John Mayall lui dédia une chanson intitulé The Death of J.B. Lenoir."

le blues c'est la source de la zik!
J.B. Lemoir est aussi l'auteur des deux premières chansons censurées de l'histoire de la musique américaine: Eisenhower Blues et Korea Blues, ses paroles étaient souvent assez brutes, politiquement...

#16 OrsonZ

OrsonZ

    Le Facteur Manchot

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Posté 19 March 2008 - 20:20 PM

Il est très bien ce topic...
M'en vais apporter ma pierre, que dis-je, mon caillou à l'édifice avec Le rêve de Meteor Slim

339205OrsonZalien.gif

Adaret©


#17 Le Grand Wario*

Le Grand Wario*
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Posté 20 March 2008 - 15:06 PM

Je rajoute une couche avec le Wolf:
La version studio de Evil, complètement démente.
How Many More Years.

Si après ça, vous courez pas acheter (même en Albanie) la Chessbox du Wolf (avec 71 titres, que c'est pas encore assez), c'est que vous avez des goûts de chiottes, et que nous, qui connaissons les vraies bonnes choses, ne pouvons rien pour vous.

#18 Thanat'

Thanat'

    Croque-mort

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Posté 20 March 2008 - 19:57 PM

bon je m'y connais pas vraiment des masses en blues, mais il faut citer Screaming Jay Hawkins:



du blues rigolard, ultra fun, impressionnant vocalement... je met une ptite video en lien...

http://fr.youtube.co...h?v=orNpH6iyokI => classique de chez classique,

"fucking voodoo magic man!!!"

tumblr_o1t2aqxVZP1saaip8o3_r1_250.gif


#19 Le Grand Wario*

Le Grand Wario*
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Posté 20 March 2008 - 23:04 PM

Wé j'hésitais à le citer, c'est presque limite rock 'n roll/jazzy/varièt', mais un putain de chanteur des familles, un showman terrible (il arrivait sur scène dans un cercueil, c'est pas la classe, ça, hein?). Adoncques quelques mp3:
Rentre chez ta mère avec tes reprises pourries, Marilyn Manson.
Le Baron Samedi est parmi nous.
Frenzy (le premier qui cite Scatman mérite le kackbin)
Constipation Blues "Let it go" laugh.gif

#20 kea

kea

    Je suis peut-être complètement con

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Posté 27 March 2008 - 22:25 PM

Question. Monsieur et madame Zeuhblouse ont une fille. Comment se nomme-t'elle ?

Agathe.

I'm a the mood, friends. I'm in the mood.

Ok. tout ça c'est très bien. On a déjà pas mal de ducs. Mais si le blues est un royaume, alors hail to the queen.



Il y a souvent une incompréhension autour du blues. Sur son essence. Sur ce qu'il est. Ce qui le distingue du jazz et des autres musiques. C'est vrai qu'il y'a eu pas mal de modifications au fil du temps. Elles ne sont plus toutes jeunes. Il y'en a qui vont vous faire un historique, d'autres qui vont partir dans la technique, les accords, ce genre de choses...
Mais tout ça c'est du vent. Si cette musique a été nommée d'après une couleur, y'a une raison. Et ce n'est pas qu'un cliché.

Le blues, mes amis, est immortel. Parce que le blues ce n'est pas une technique. Et ce n'est pas non plus qu'une histoire. La preuve, le blues est depuis longtemps sorti des champs de coton. Il a trouvé un écho dans le monde entier, et il résonne toujours.
Le blues, c'est une atmosphère, c'est un état d'esprit, une ambiance, une heure, un endroit. Le blues, c'est un moment. Et on y est tous passés.

J'en connais qui n'aiment pas le blues, parce qu'ils trouvent ça tantôt triste, tantôt répétitif, tantôt chiant. Déjà, je pense qu'ils se plantent. le blues, ce n'est pas la tristesse, c'est la nostalgie.

Et donc, il serait grand temps de causer de la grande prétresse, Billie Holiday.

Ce qui frappe, chez elle, c'est la régularité. Disons la cohérence, de son oeuvre. Y'a les artistes d'une chanson. Et puis, y'a Billie.
Bien sûr, il y a les incontournables. Mais en fait, c'est bien simple : du Billie, j'en ai plein. Ben je peux balancer n'importe quel skeud au hasard, ça marche à tous les coups. Que la chanson soit gaie ou triste, que Billie soit jeune ou complètement destroy, on retrouve le charme, l'ambiance, et cette classe de malade.
Si vous ignorez tout le la vie de la miss, je vous conseille de vous renseigner, vous découvrirez ce que c'est qu'une vie de chien. Vous me direz que pas mal de bluemen en ont bavé. Limite, c'est la profession qui veut ça (ou vice-versa ?) Ouais, mais chez Billie Holliday, y'a toujours ce côté un peu "out of the world" défoncé mais digne. Et puis, y'a cette voix ! La voix d'une junkie qui s'est arrachée à tout. Pas énervée, pas abattue, juste lassée. Toujours cette classe un peu morbide et dédaigneuse. Toujours ces graviers de dope dans la voix, ce côté ralenti à l'alcool...
Notez qu'elle savait rire, aussi, et faire des trucs dansants. Mais faut le dire, Billie, c'est plutôt la bande son parfaite du moment bleu. Celui ou vous contemplez la lune sur les toits, accoudé au balcon, un peu bourré, un verre de sky à la main, en en grillant une, après que votre meuf se soit barrée en vous laissant un mot. Celui ou vous décapsulez une bière dans votre baraque vide, après le passage des hussiers. Bref, le grand calme j'men-foutiste après la catastrophe.

Billie Holiday, c'est la classe internationale. T'écoutes pas ça n'importe quand, mais y'a des fois, c'est juste indispensable.
T'as qu'à voir.

Et puis, strange fruit, quoi.
CITATION
Southern trees bear strange fruit,
Blood on the leaves and blood at the root,
Black bodies swinging in the southern breeze,
Strange fruit hanging from the poplar trees.

Pastoral scene of the gallant south,
The bulging eyes and the twisted mouth,
Scent of magnolias, sweet and fresh,
Then the sudden smell of burning flesh.

Here is fruit for the crows to pluck,
For the rain to gather, for the wind to suck,
For the sun to rot, for the trees to drop,
Here is a strange and bitter crop.



J'vous paye un whisky ? C'est ma tournée.




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