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Fargo (2014 - En cours)


686 réponses sur ce sujet

#681 StanleyGrieves

StanleyGrieves

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 31 July 2017 - 19:23 PM

Je semble être le seul mais je conserve une préférence pour la saison2.
 
Pour autant je ne boude pas mon plaisir, j'ai, comme 99% de l'humanité, beaucoup apprécié cette nouvelle mouture.
C'est juste que la précédente avait insufflé avec bonheur un certain historicisme à la très chère autonomisation propre aux persos de fargo. Ça me cause, j'adore ce genre de perspective, ça me remplit la soupière de popcorn éclaté (surtout que ça théorisait joyeusement vers un certain sociétalisme carrément tendance ces temps-ci). Les métas se paraient d'uen grille de lecture supplémentaire. Je trouvais ça stimulant, couillument ambitieux et érectilement réussi. 🤗
 
Cette fois-ci je ne retrouve que l'architecture thématique morale qui porte vers ce final manichéen. Alors j'entends ceux qui se réjouissent que Fargo recentre son cahier des charges pour revenir à ses oripeaux de fable multi-référentiels mais... moi,.... ça m'obstrue quand même partiellement le péteux d'y perdre en allégorie musicale de qualité comme en regorgeait la saison2 pour me retrouver avec une énième itération de Pierre et le Loup. Fallait pas être si bon la fois d'avant et aiguisait l'attente comme les espoirs.

Bref c'était un peu moins très-bien que d'habitude.
 
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(ce post a été préalablement examiné puis hautement validé par le très honorable Conseil Amical des Chieurs Amphigouriques.)

15502129602_c3bcf2efbf_o.jpg .... La "subversion subventionnée" est le Big Crunch libertaire, soit la géronto-modernité de l'anti-matière grise ! .... (Clousclous Card-bit )


#682 anya

anya

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Posté 01 August 2017 - 10:09 AM

 (surtout que ça théorisait joyeusement vers un certain sociétalisme carrément tendance ces temps-ci). 
 

 

Personnellement, je n'ai pas de saison préférée, j'aime les 3 avec la même passion.

Sinon, je suis bien d'accord avec ton message sur la 2, et notamment le passage que j'ai quoté, quand j'ai revu la saison en DVD, ça m'avait frappé (alors que je ne l'avais pas réellement saisi lors du visionnage hebdomadaire).

 

Cette ironie envers les obsessions sociétales (surtout que la saison se déroule fin années 1970/passage dans les 80) est fine et très bien menée ; elle touche les 2 persos féminins joués par Kiki Dunst et Rachel Keller, la première lisant les niaiseries des mags féminins sur le fait de trouver sa "voie de femme" et la seconde dans le trip "je fais ce que je veux avec mon corps et avec qui je veux" jusqu'à trahir sa propre famille. Et pourtant je n'ai senti nulle misogynie, mais plutôt le poids de la tragédie (quand Wilson ramène Dunst à la réalité sur le fait qu'il y a eu des morts dans son parcours, la fin pathétique de Keller). Leurs prétentions se mariaient avec une forme d'irresponsabilité envers la portée de leurs actes.

C'est finalement le personnage de la femme de Wilson, loin des prétentions de "female empowerment" qui finalement se trouve être la plus épanouie en dépit de la maladie : personnage honnête et aux fines intuitions.



#683 StanleyGrieves

StanleyGrieves

    J'ai plus de vie sociale

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Posté 01 August 2017 - 22:14 PM

Mwé alors j'pensais pas forcément à ça en premier, même si ça y est aussi, et pour être franc j'ai plus tout en mémoire,.... méwé tu peux étendre ta réflexion jusqu'au perso de jean Smart, laquelle incarnait la famille nucléaire de l'ancien âge, remplaçant son mari plus qu'elle ne lui succèdera, perpétuant à son esprit défendant l'archaïsme, péférant la fidélité morale à sa propre clairvoyance quand bien même la première prodiguerait son propre crépuscule. Une certaine idée en fin d'âge de l'abnégation amoureuse qui peut s'opposer aux autres lead féminins.

15502129602_c3bcf2efbf_o.jpg .... La "subversion subventionnée" est le Big Crunch libertaire, soit la géronto-modernité de l'anti-matière grise ! .... (Clousclous Card-bit )


#684 Seri Zed

Seri Zed

    Leguman

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Posté 04 September 2017 - 21:08 PM

Saison une nouvelle fois formidable pour Fargo qui réussit à s’imposer comme l’une des expériences télévisuelle les plus enthousiasmantes ! Il faut voir tout ce que propose, par exemple, le premier épisode en un petit peu moins d’une heure. Une mise en place foisonnante d’histoires et de personnages dont les destins se croiseront grâce à la malchance, la bêtise et l’incompétence des uns et des autres. Proposant un rythme nonchalant, engourdi par le froid de cette semi-lenteur provinciale, cette nouvelle saison monte un puzzle reposant sur le gouffre qui sépare les faits des histoires, questionne l’idée même de vérité et témoigne de l’angoisse d’une Amérique qui quitte la crise des subprimes pour se plonger dans les errements psychopathiques et mythomanes de l’ère Trump. L’histoire nous fait miroiter une grande conspiration, des croque mitaines cosaques et articule la peur d’une société parallèle, puissante et prédatrice alors que la réalité est bien plus minable. La série prend son temps pour explorer ses fausses pistes comme si la résolution de l’énigme était moins intéressante que ce qui s’en éloignait. Comme si l’évidence n’était jamais là où les gens voulaient qu’elle soit. La virée à Los Angeles (dans une ambiance fabuleusement « best of » du cinéma des frères Coen) et la virée dans une forêt totalement désaturée où deux personnages sont poursuivi par un « loup » restent deux des plus beaux moments de cette saison et deux respirations faussement gratuites d’une série dont la conclusion illustre le trouble et l’attente de notre époque. Jamais le carton « basé sur une histoire vraie » n’aura autant eu d’importance dans Fargo, son sens se culbutant aux thèmes même de l’histoire et se confrontant de manière délicieuses aux petites touches surnaturelles qui saupoudrent de fantastique toute l’intrigue (l’intervention savoureuse d’une sorte d’envoyé divin, la fille qui pense tellement ne servir à rien que les portes ou les robinets automatiques ne la voient pas). C’est magistral et même si je préfère toujours la seconde saison, Fargo 3 aligne de nouveau des acteurs aux prestations parfaites, des dialogues fabuleux et une image magnifique (cette symétrie froide où s’agitent les personnages)…


Image IPB

#685 Johann Kraus

Johann Kraus

    Je consulte un psy

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Posté 13 September 2017 - 15:14 PM

Des infos sur la sortie en Blu-Ray ?

Il n'y a que le coffret DVD en précommande. Manquerait plus qu'ils fassent l'impasse sur le support HD... 


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#686 pluton

pluton

    Ghoulies

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Posté 17 October 2017 - 15:22 PM

Enquillé les 3 saisons, attention, spoils de partout.

 

C'était costaud, très costaud.

 

Là à chaud j'ai l'impression d'avoir vécu pendant un mois dans un marigot décharné peuplé de losers pathétiques et d'usuriers sadiques. D'avoir frayé avec les pires ordures carnassières, figures du mal absolu et d'hommes de main volubiles.

Loin de reproduire simplement le film éponyme, la série le prolonge, le déconstruit, et synthétise habilement toute la filmo des Cohen.

De l'âpreté d'un Blood Simple jusqu'à la mélancolie morbide de No Country.. ( la série, très prolixe, fait planer l'ombre de Mc Carthy).

Difficile pour le moment de dissocier l'ensemble des 3 histoires tant celles-ci semblent entrelacées de manière plus ou moins explicite mais toujours jubilatoire.

Spoiler

 

Néanmoins, chaque segment parvient à imprimer son identité propre.

 

La première saison, peut-être celle qui colle le plus au canon original, est géniale mais souffre paradoxalement de son principal atout : Lorne Malvo. Bad Guy omnipotent, grand squale au milieu des poissons clowns, qui vampirise malgré lui le reste du cast (excellent au demeurant) et de l'intrigue.

De plus, Martin Freeman, dans un rôle très proche de celui de Will H Macy ne parvient jamais à égaler le malaise dégagé par la pleutrerie de ce dernier (amha).

 

Gros love pour la S2 par contre.

Elle parfaite celle-ci.

La série s’affranchit encore un peu plus et s'universalise.

Y a un côté tragédie grecque, rise & fall d'une famille/Nation.. c'est passionnant.

La galerie de protagonistes s'étoffe et putain, l'écriture (exemplaire), suinte d'amour pour ses personnages. (Betsy Solverson je t'aimeu :love: :sad:)

En plus il y a un petit côté 70's funky & rouflaquettes (zique, split screens...) qui donnerait un ton presque ludique et enjoué qui fait qu'on est pas loin de Tarantino par certains aspects (on massacre sur de la Motown quoi).

 

La S3 remet tout le monde les pieds sur terre par contre.

Y a vraiment un mood Lynchien ici, des inserts horrifiques (les plans en surimpression de LeFay crachant de la fumée, le "loup-garou"..) à la photo symétrique & éthéré qui fini d'emmener la série vers les rives du surnaturel.

C'est le segment, le plus dur, le plus inconfortable. Une putain de vibe nihiliste qui fait vraiment mal.

Et qui, accessoirement introduit l'un des bad guy les plus troublant de tout les temps

(Vargas :love:  je t'aimeu, laisse moi être ton fil dentaire :love: :love: )

 

Et plastiquement c'est superbe. Mais vraiment, la photo est à tomber.

(Le jour où j'aurai que ça à foutre je compilerai tous les plans-titre tellement ça tue la rétine)

 

S2 > S3 > S1

 

(chef d'oeuvre)

 

 

 

 



#687 freeek

freeek

    Ghoulies

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Posté 17 October 2017 - 19:33 PM

Bagarre Malvo-Vargas : qui gagne ?





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