Aller au contenu


Aucun homme ni Dieu - Jeremy Saulnier (2018)


  • Please log in to reply
88 réponses sur ce sujet

#81 Rom1

Rom1

    Je ponctue chaque phrase par un pet

  • Members
  • 17024 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Reims

Posté 20 October 2018 - 15:37 PM

Merci, super intéressant ! 



#82 jason13thh

jason13thh

    Je consulte un psy

  • Members
  • 9598 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Bruxelles

Posté 20 October 2018 - 15:49 PM

Peut-être à ranger dans la section fantastique mais malgré tes interprétations je suis déçu.

#83 vixen

vixen

    Wookie

  • Members
  • 3153 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Bombay

Posté 20 October 2018 - 16:26 PM

Ah mais c'est ton droit hein :mrgreen:, c'était pour contrer l'argument du film qui raconte queud. Je me suis suffisamment bouffé de pelloches indés bourrées d'ellipses incompréhensibles et de scripts marabout-de-ficelle, là au moins le film se tient et il y a (amha) un propos ambitieux et vrai mystère à décortiquer (pour qui parvient à rentrer dedans bien entendu).


8wcc34.jpg


#84 Ol'Dirty Bastard

Ol'Dirty Bastard

    Gremlins

  • Members
  • 1132 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:High in the clouds

Posté 20 October 2018 - 18:15 PM

6) Pourquoi les ¾ des spectateurs se sont endormis avant la fin ?
 

 

Je peux pas parler pour les autres, mais perso c'est vraiment le rythme qui m'a plombé. Tout ce que tu développes, j'irai pas dire que c'est cristallin, et j'aurais certainement pas pu en parler aussi clairement sans les recherches que t'as faites, mais la plupart des éléments me semblent assez explicites dans le film.

 

Le soucis c'est que j'aurais aimé un film proposant une trame qui s'inscrive dans ses thématiques. En l'état, entre le caractère détaché du héros, l'exécution mécanique du parcours de Skarsgard, le morceau de bravoure central asthmatique, ça donne plus l'impression d'un exposé que d'un récit. Le film a beau être relativement ambitieux sur les plans narratif et formel, on dirait un truc en pilote automatique. J'ai beau être client des trucs planants, et emballé par les ingrédients, j'ai pas pu m'empêcher d'en avoir assez vite plus rien à foutre.

 

Je suis pas scénariste, mais je me dis que la position singulière du personnage principale aurait pu avoir un peu plus de prise sur le récit, plutôt que de faire de la place à des à-côtés comme sa relation avec sa fille qui, si elle est raccord avec les thématiques, n'apporte pas grand chose et finit de diluer l'intérêt. J'ai pas l'impression que le parallèle entre son incapacité à maintenir un lien avec son enfant et le fait qu'il débarque dans un territoire où le seul héritage possible est celui de la violence (entraînant les anciens à dévorer leurs petits) produise le moindre sens, mais peut être que je passe à côté.

 

Concernant l'appartenance ethnique de Medora et son frère/mari, on peut penser qu'en tant que blancs, ils ont hérité de la violence attachée au territoire où ils sont nés, mais sans disposer des racines qui donnent un sens à cette déshérence. C'est pourquoi ils basculeraient totalement du côté de la mort, se transformant en mère infanticide et en semi-terminator. Si le perso qui finit avec un body count le plus élevé est celui de Cheon, son acte, bien que motivé par l'amitié, a aussi un écho revendicatif qui est, si mes souvenirs sont bons, explicité. A l'inverse, le perso de Skarsgard semble simplement possédé.



#85 vixen

vixen

    Wookie

  • Members
  • 3153 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Bombay

Posté 21 October 2018 - 09:30 AM

Concernant l'appartenance ethnique de Medora et son frère/mari, on peut penser qu'en tant que blancs, ils ont hérité de la violence attachée au territoire où ils sont nés, mais sans disposer des racines qui donnent un sens à cette déshérence. C'est pourquoi ils basculeraient totalement du côté de la mort, se transformant en mère infanticide et en semi-terminator.


Oué, le film est suffisamment ambigu pour se prêter à différentes lectures et ton explication tient tout à fait la route.
 
Le traitement de la violence comme héritage, typique d'une certaine frange du cinoche néo-noir américain (avec ses personnages prisonniers de leurs atavismes et incapables d'échapper à leur destin) est certes intéressant mais cette froide mécanique déterministe finit par se retourner contre le film. Faute d'un ancrage émotionnel fort on en vient à regarder cet enchainement inexorable de drames avec détachement (un écueil que le réal avait plutôt bien évité dans Blue Ruin) et je trouve aussi que l'écriture aurait mérité d'être peaufinée, tout comme la structure générale du script.

 

J'ai pas l'impression que le parallèle entre son incapacité à maintenir un lien avec son enfant et le fait qu'il débarque dans un territoire où le seul héritage possible est celui de la violence (entraînant les anciens à dévorer leurs petits) produise le moindre sens, mais peut être que je passe à côté.


Je pense que ce lien rompu (et marqué par la mort prochaine du personnage) est un trait qui le rapproche un peu plus des habitants, qui vivent dans un monde où la figure de l'enfant est toujours entachée par le deuil ou l'absence (outre la mort des gamins du village il y a celui

Spoiler
. Ça appuie la fonction de "passerelle" du personnage principal, qui n'est pas totalement un étranger et semble lui aussi appartenir à cette terre (il en comprend implicitement les codes, est capable de survivre dans la nature). J'ai trouvé ça bien vu d'autant que ça ne ralentit pas trop le rythme - c'est plutôt le personnage du shérif que j'aurais élagué, à la rigueur -, et la toute dernière scène est assez chouette.


8wcc34.jpg


#86 Chuck Apic

Chuck Apic

    J'ai plus de vie sociale

  • Members
  • 6746 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:vous ne m'aurez jamaisss!!!ahah!

Posté 21 October 2018 - 11:18 AM

Excellent post Vixen, cette mini-série HBO à l'air vachement bien.


(je comprends pas qu'avec un contenu aussi dense j'ai réussi à autant m'ennuyer devant le film. Tout ce que tu dis vend du rêve)



#87 Stan C

Stan C

    JarJar

  • Members
  • 96 Messages :

Posté 28 October 2018 - 14:31 PM

  Le livre sans en en dire plus - quoique chaque perso est plus écrit que dans le film ou c'est l'ellipse totale et chaque spectateur fait ce qu'il veut de ce qu'il voit - ouvre des pistes pour le lecteur que je trouve intéressante.

  Comme quoi, une adaptation trop proche du livre ne sert pas l'intrigue du film, au contraire.

  Là, ou les mots de Giraldi n'expliquent pas tout, mais ouvrent une gamme importante d'interprétation au lecteur - le cerveau bosse pas mal tout en suivant l'histoire et créent ce qu'il veut voir-  dans le film c'est lointain, nébuleux, opaque… limite incompréhensible - merci pour les postes précédents qui m'expliquent comment tout s'imbrique-. 

  Je reste persuadé qu'une approche plus série B façon J. Carpenter ou certains Hawks auraient largement mieux servis le film que ne le fait Saulnier.

  En l'état, c'est une adaptation si fidèle au matériau d'origine, qu'elle oublie qu'un livre et un film, ce sont deux choses différentes.

  Le bouquin est vraiment bien et superbement bien écrit.



#88 Cat from Hell

Cat from Hell

    Wookie

  • Members
  • 2104 Messages :
  • Profil:Homme
  • Location:Seul sur Mars

Posté 28 October 2018 - 16:24 PM

Pas lu celui-ci mais son suivant, 'Le corps du héros', a été mon coup de coeur de ces derniers mois.

vlcsnap-2010-02-19-12h01m06s123.png


#89 o.o 86

o.o 86

    Ghoulies

  • Members
  • 166 Messages :

Posté 28 October 2018 - 21:12 PM

Le travail sur le personnage de Skargaard m'a touché mais c'est quitte ou double 

Le fait qu'il tue quelqu'un dans chaque séquences ou il apparaît et la façon dont il est filmé j'ai trouvé ça puissant même si ça ne rend le récit pas moins brumeux au final






1 utilisateur(s) en train de lire ce sujet

0 membre(s), 1 invité(s), 0 utilisateur(s) anonyme(s)