Y a un truc ! Star Wars : les derniers Jedi

Star Wars : épisode VIII – les derniers Jedi

L’année 2017 aura vu passer une palanquée de blockbusters, mais aussi essuyé des désastres financiers aptes à mettre en danger les plus grands studios. Signe de la paresse éditoriale des majors, les effets visuels de la saison écoulée n’ont pas vraiment secoué le public par leur sens de l’innovation…
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Il fut un temps où les superproductions hollywoodiennes étaient de véritables plateformes d’expérimentation, motivant année après année l’invention d’outils révolutionnaires. Dans la première partie des années 1980, Star Trek II – la colère de Khan, Tron, Le Secret de la pyramide et Starfighter avaient parié sur l’image de synthèse, tandis que Phil Tippett et son équipe créaient un système de stop motion assisté par ordinateur. À la fin des 80’s, les CGI passaient un nouveau cap avec le tentacule d’Abyss, et ILM inventait le morphing pour les besoins de Willow. Au début des années 90, Terminator 2 dévoilait le premier acteur digital, et Jurassic Park permettait enfin de contempler, sans recul critique possible, des écailles des dinosaures. En 1997, James Cameron peuplait son Titanic miniature de figurants 100 % numériques au milieu d’un océan lui aussi produit sur ordinateur, pendant que Tippett et Paul Verhoeven recouvraient le désert de Klendathu de 200.000 insectes géants. Entre 2001 et 2003, pour les besoins du Seigneur des Anneaux, Peter Jackson et sa compagnie Weta repoussaient toutes les techniques VFX au-delà de leurs limites théoriques. Ils donnèrent accessoirement naissance au personnage de Gollum, futur porte-drapeau de la performance capture. C’est en découvrant Gollum, enfin, que Cameron décidera de relancer son projet Avatar, abandonné en 1995 faute des moyens techniques nécessaires.




C’EST PAS AU VIEUX SINGE…
Depuis Avatar, seule une poignée de films est parvenue à faire avancer le médium, en termes artistiques ou technologiques. Sorti dans le courant de l’été 2017, La Planète des singes : suprématie confirme à quel point la nouvelle trilogie lancée en 2011 par Rupert Wyatt a marqué l’Histoire des effets spéciaux. Créés sous la supervision de Joe Letteri chez Weta, les singes de Suprématie sont encore plus vivants que dans les deux opus précédents, et mériteraient sincèrement d’être récompensés par un Oscar. Toutefois, ce travail exceptionnel reste une déclinaison, en plus abouti, de ce que l’on avait déj&agr [...]

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