Way of the Gunn

Horribilis

C’est au B.I.F.F.F. 2007 que nous avons rencontré le réalisateur/scénariste James Gunn. Officiant en tant que membre du jury, c’est avec humour et sincérité que le papa d’Horribilis nous a parlé de sa carrière et de son passage chez les majors.
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Qu’est ce que vous avez appris en travaillant pour Troma ?
Le truc super avec Troma, c’est que j’ai reçu un enseignement cinématographique très complet. Pendant que d’autres payaient des fortunes en école de cinéma, moi, je me faisais certes payer en biscuits mais j’ai pu apprendre un tas de choses. Lloyd Kauffman m’a permis d’écrire le script de Tromeo & Juliet et de le produire. Ainsi, j’ai pu suivre le film de sa pré-production à sa sortie en salles. Grace à ça, j’ai pu apprendre comment marche le business des films, et ça, peu de gens en ont l’occasion. Je suis très chanceux d’avoir vécu ça. Et j’apprends encore, sur chaque film que je fais. J’ai eu la chance d’être chaperonné par des gens talentueux, notamment Charles Roven sur les Scooby-doo.

Vous avez été extrêmement impliqué sur Tromeo & Juliet. J’ai écouté le commentaire audio du DVD et vous parlez du film comme un réalisateur. Sur les images de tournage, on vous voit sur le plateau tout le temps et vous parlez aux acteurs.
Oui c’est vrai, c’est moi qui parlais aux acteurs. J’avais fait des courts mais je n’avais jamais été sur un vrai tournage. J’étais tellement excité en allant travailler le matin ! Je me rendais bien compte que le scénario était stupide avec son monstre pénis. Savoir que le film se faisait pour 300 000 dollars, ça me sidérait. J’hallucinais qu’on mette une somme si astronomique sur l’une mes idées. Quelle époque géniale... Pour moi, les deux moments forts de ma carrière restent les tournages de Tromeo & Juliet et d’Horribilis. Sur ces deux projets, j’ai rencontré des gens qui sont devenus des amis. Ils étaient dédiés à 100 % aux films. Ca été deux tournages très sympas, très artistiques. J’ai eu beaucoup de chance. 

A l’annonce de la mise en chantier du remake de Zombie, les fans se sont déchaînés et ont fait savoir leur mécontentement. Etant le scénariste de Scooby-Doo, vous n’étiez pas à leurs yeux la personne faite pour ce job. On vous prenait pour un simple scénariste de comédies. Ca été difficile d’écrire quelque chose de plus sérieux ?
Non, non, pas du tout. J’ai eu une grande liberté sur ce projet. J’aime le changement. Mon prochain film en tant que réalisateur sera encore plus sérieux que L’Armée des morts où il y a un peu d’humour, quand même. J’aime tous les genres et c’est pour ça que je suis un fan de Howard Hawks. Il pouvait faire des comédies, des polars ou des westerns. Je ne sais pas si je ferais autant de films différents mais j’aime sa versatilité. Certains des thèmes traités par mes films reviennent en filigrane, je pense, mais j’aime changer de style et garder mon entrain.

L’une des forces de L’Armée des morts, c’est de ne pas refaire bêtement le film de Romero. On sent une volonté de s’en éloigner…
Oui. L’histoire de Hansel & Gretel a été racontée des tonnes de fois. De différentes manières et souvent très bien. Sur L’Armée des morts, c’est pareil. Je voulais raconter une nouvelle histoire et c’est pour ça que les personnages sont différents et que l’intrigue est différente. Tout est très éloigné du Romero. Je ne voulais pas refaire [...]

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