Walton Goggins et les salopards

Les 8 salopards

Flic ripou et torturé dans la série The Shield, bad guy sadique dans Django Unchained, Walton Goggins nous parle de sa mémorable prestation en shérif sudiste dans Les Huit salopards et de sa collaboration avec Quentin Tarantino.
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Les Huit salopards est un film assez singulier, on dirait un épisode de Hercule Poirot au Far-West et c'est aussi une sorte de pièce de théâtre filmée comme du grand cinéma à l'ancienne...

 Oui c'est vrai, d'ailleurs, sur le plateau, Samuel L. Jackson se faisait appeler « Negro Poirot » (rires) ! Il y a beaucoup de choses différentes dans l'histoire. Quentin Tarantino puise dans plusieurs genres qui n'ont rien à voir les uns avec les autres. En quelque sorte, il a rassemblé tout ce qui l'avait marqué pour nourrir son histoire et ainsi créer son propre genre. Tarantino, c'est devenu un genre à lui tout seul. Malheureusement pour nous acteurs, le jour où il va décider de s'arrêter, ce genre va disparaître.  

Vous faisiez partie des acteurs présents à la première lecture publique du scénario il y a deux ans. Vous saviez déjà à l'époque que ça allait devenir un film ?

Non, aucun de nous ne le savait. On m'a appelé un soir, alors que je venais d'atterrir à Mexico. J'étais dans la navette pour aller récupérer une voiture de location et je discutais avec un couple de fans. Mon portable sonne, je le sors, et je vois le nom de Quentin Tarantino affiché sur l'écran. Là, le couple me dit : « Vous devriez prendre cet appel, non ? » et donc je décroche. C'est comme ça que j'ai reçu l'invitation à participer à cette lecture. Dans ce genre de situation, on ressent un sentiment étrange et très difficile à décrire. Il n'y a pas de termes en anglais qui puissent définir l'émotion qu'on ressent quand Quentin vous demande de jouer pour lui. C'est vraiment très spécial. Bref, il me dit qu'il a ce script et qu'il me veut pour lire le rôle de Chris Mannix. Il ne me pose même pas la question, parce que de toute évidence la réponse est oui. C'est comme ça, avec lui : si votre téléphone sonne et que c'est Quentin à l'autre bout du fil, vous décrochez et vous dites « Oui ! » sans attendre qu'il vous parle, et tant pis si en réalité c'est juste pour vous demandez de lui rapporter une bouteille ou pour vous demander l'heure (rires). Et voilà, je l'ai rejoint, nous avons tous répété pendant deux jours et nous avons fait la lecture sur scène de ce scénario qui allait devenir un film. A ma connaissance, c'est une première, ça ne s'était jamais produit auparavant.


Vous aviez déjà travaillé avec Quentin Tarantino sur Django Unchained, où vous jouez un rôle très proche de celui de Johnny Ringo que tenait Michael Biehn dans Tombstone...

Oui, absolument, sauf que bon, ce sont des choses qui arrivent mais beaucoup de mes scènes ont été coupées [...]

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