Thomas Salvador

Vincent n’a pas d’écailles

Le réalisateur/scénariste/acteur principal de VINCENT N’A PAS D’ÉCAILLES nous raconte comment il a réussi à imposer le projet fou de ce que les affiches appellent « le premier super-héros 100 % Bio ».
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Comment a germé l'idée de Vincent n'a pas d'écailles ?

C'est parti de... l'image d'un homme en maillot de bain. (Rires) Il descendait un petit torrent de montagne, un endroit qu'on peut presque enjamber et où personne ne se baigne normalement. C'est aussi là que j'imaginais la rencontre avec la fille. Pour un tas de raisons, nous n'avons pas tourné la scène telle quelle, mais il y avait déjà dans ce plan un idée d'incongruité et de décalage, plus qu'un truc complètement délirant. Or, comme vous le savez, j'aime beaucoup les films d'action et le cinéma fantastique, et j'ai donc pensé que ce personnage ferait aussi des choses qu'un homme normal ne fait pas. Ça, je l'ai décidé seulement deux jours après la première étincelle.

Et vous avez opté aussi rapidement pour un film composé d'une introduction assez lente puis d'une longue course-poursuite ?

Je me suis effectivement mis très vite à la recherche d'un scénario faisant que le film ne soit qu'une longue poursuite. mais en fait, il a été très long à écrire. Je suis parti d'un truc très hollywoodien, avec des méchants, des scientifiques, etc. C'était très fantasmé, car je savais que la production ne se ferait sans doute pas comme cela. En tout cas, j'ai coupé à chaque fois que je sentais qu'un élément n'allait pas, et d'étape en étape, le scénario s'est simplifié pour devenir dans son ultime version quelque chose d'assez proche du film que vous avec vu, ce dernier ayant été encore simplifié au tournage et au montage. Beaucoup, beaucoup d'épisodes ont été reconstruits au montage, notamment le temps d'installation au début. Des gens me disent que le film est en crescendo, mais c'est tout naturellement que ce temps un peu lent s'est imposé, car il était nécessaire à la compréhension des enjeux du personnage : son rapport aux autres, à la société, son envie d'être là tout en restant en retrait. Et puis le tournage a été un peu chaotique, et il y a donc eu plein de chsoes de prévues que nous n'avons pas tournées, et d'autres de pas prévues que nous avons faites comme nous étions dans des décors qui nous donnaient de nouvelles idées.

Justement, comment se sont passés les repérages ?

Le grand jeu, c'était l'eau, sous toutes ses formes. Parfois, nous nous baladions pour repérer d'autres choses, comme la ferme où loge Vincent, mais dès qu'il y avait le moindre lavoir, le moindre étang, le moindre bassin, je criais : « Eau !!! » Les décors sont vraiment mon moteur, et c'est aussi pourquoi le scénario a été dur à écrire. je n'attendais qu'une chose, connaître enfin les lieux de tournage. Nous avons donc fait beaucoup de recherches, car il y avait de nombreuses séquences auxquelles je tenais beaucoup : par exemple, pour les gouttes d'eau qui tombent sur le gendarme, il me fallait un pont, ou du moins un endroit en hauteur. Après, pour des raisons pratiques et de budget, les décors devaient être aussi proches les uns des autres que possible. Toute la poursuite a ainsi été tournée dans un seul village, celui où l'équipe dormait et où nous avions au [...]

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