Saignant ou bien cuit ?

Freddy : les griffes de la nuit

Andy Clement bosse avec Frank Henenlotter sur Frère de sang 2 et Frankenhooker, avec Screaming Mad George sur Mutronics, avec KNB sur L’Armée des ténèbres… Un joli CV ponctué aujourd'hui par la renaissance de Freddy.
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Vous venez de la vieille école des effets spéciaux de maquillage, j’imagine donc que vous connaissiez très bien la série des Freddy.
Suis-je vraiment un maquilleur old school ? J’utilise tellement le numérique depuis quelque temps, et j’emploie tant de nouveaux matériaux que je me sens plutôt en phase avec les technologies actuelles. Mais oui, je connaissais très bien la série, le personnage de Freddy, et tous les maquillages qu’on avait appliqués à Robert Englund. En fait, j’ai rassemblé une large collection de photographies sur le cinéma, et j’avais beaucoup de photos des précédents Freddy. Je les ai accrochées sur un tableau, devant lequel je sculptais. Je voulais que le nouveau Freddy se fasse l’écho des précédents, quelle que soit sa nouvelle physionomie. Je ne peux pas dire que je suis un fan, mais j’ai un énorme respect pour les maquillages de Kevin Yagher et David B. Miller, ainsi que pour la franchise dans son ensemble.

Quelles étaient les principales directives concernant le nouveau maquillage de Freddy ?
Il était extrêmement important que son look soit remis au goût du jour, et reflète les dernières avancées dans les domaines des prothèses et des corrections numériques. Nous voulions rendre hommage aux looks précédents, mais aussi créer un maquillage plus cru et réaliste. Sam voulait vraiment que les brûlures soient crédibles, mais pas au point d’être insupportables à regarder pendant deux heures de projection.

Était-ce intimidant de passer après Yagher et Miller ?
Non, pas vraiment. Je voulais vraiment aller de l’avant, et je savais qu’une partie des fans ne seraient jamais satisfaits de mon travail, quels que soient mes efforts. Dès que j’ai signé le contrat, j’ai commencé à recevoir des e-mails d’inconnus insistant pour que je respecte bien la couleur du célèbre pull-over. Je répondais toujours : « Je n’ai rien à voir avec les costumes. ». Au bout du compte, j’ai juste essayé de satisfaire le réalisateur et les producteurs, et de concevoir quelque chose de vraiment flippant, et d’assez subtil pour que Jackie soit toujours capable de jouer. Je [...]

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