Rencontre : Kurt Russell comédien

Après Elvis, Snake Plissken et Jack Burton, Kurt Russell incarne une autre icône : le père Noël ! Écrit et produit par Chris Columbus, Les Chroniques de Noël (disponible sur Netflix) lui permet de s’en donner à coeur joie en Saint Nicolas rock’n’roll. L’occasion de revenir avec lui sur ses rôles les plus Mad et sa vision du cinéma.
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Les Chroniques de Noël est un film d’aventure familial. Cela vous a-t-il rappelé vos débuts, quand vous tourniez notamment pour Disney des films comme L’Ordinateur en folie ?

Eh bien, avant tout, c’est une histoire de Chris Columbus. Il a écrit un scénario avec le père Noël, et à côté, il avait un autre projet très différent, avec le même personnage. Il a réuni les deux, et ça a donné Les Chroniques de Noël. Quand j’ai été contacté pour incarner le père Noël, j’ai été très excité, c’est un super personnage. Il a vraiment existé : il est né en l’an 283. Son mythe, sa légende et sa tradition ont survécu pendant 1700 ans ! Peu de figures dans l’Histoire de l’Humanité ont perduré aussi longtemps, et la plupart étaient religieuses. D’ailleurs, il était évêque. Et puis, j’ai aussi ma propre histoire familiale avec Noël. C’est quelque chose de très important chez moi… de vraiment TRÈS important ! (rires) J’ai dit à la production : « Vous n’avez pas idée à quel point vous avez fait appel à la bonne personne ! ». (rires) Quand on est enfant et qu’on croit au père Noël, on est heureux, la vie est chouette. Et c’est au moment où on se met à douter de son existence que la vie devient plus complexe, plus perturbante, parfois négative. Il y a là un vrai sujet. J’ai adoré l’idée de pouvoir parler de cela dans une histoire avec des enfants, dans le style de Maman, j’ai raté l’avion ! et de Harry Potter.


Lors d’une scène musicale, vous faites référence à une autre icône que vous avez incarnée, puisque vous reprenez des pas de danse d’Elvis Presley.

Dans cette scène, le père Noël est en prison, mais dans le scénario, il ne faisait rien de spécial. Pour moi, c’était une occasion manquée, il ne peut pas attendre comme ça. Le père Noël ne laisse pas simplement les événements se dérouler. Il est probable qu’il avait déjà planifié toute cette nuit. Alors quand il imite Elvis, c’est purement intentionnel ! Ce type sait quand vous dormez, quand vous êtes réveillé, si vous avez été méchant ou gentil. Ça peut être un gars assez effrayant. Je voulais que cet aspect soit présent dans le scénario. Comme tous les enfants, quand j’étais petit, j’étais terrifié à l’idée que le père Noël vienne pendant que j’étais réveillé. Je devais absolument m’endormir ! Cela effraye également mes petits-enfants. 


À l’autre bout du spectre, vous avez incarné un autre mythe : Snake Plissken dans New York 1997. Comment l’avez-vous créé ? C’est un vrai personnage de western. Un genre que vous avez d’ailleurs pas mal fréquenté au début de votre carrière…

Ça vient de John Carpenter ! Il a été très clair : il voyait ce film comme un western. Je l’ai donc à mon tour envisagé comme un western futuriste, et j’ai réfléchi à cet aspect science-fiction. Il fallait voir ça comme « l’Histoire du futur ». Dans quelle guerre Snake pouvait-il avoir combattu ? Déjà, il ne pouvait pas avoir connu la jungle du Vietnam. Comment lui donner un look différent, qui ait du sens ? À l’époque, on voyait des bottes et des vestes militaires partout. Un vrai look de soldat. Mais il est d’un autre temps, alors comment le montrer ? Pour moi, s’il s’était battu en Sibérie en hiver, son camouflage se devait d’être noir et blanc. Il n’aurait pas porté de vêtements amples. Je chasse, donc je sais qu’il ne vaut mieux pas porter des fringues qui pourraient s’accrocher un peu partout. Ça devait donc être plutôt moulant. Quant à ses bottes, il a probablement survécu à des trucs assez extrêmes avec ! (rires) J’adore le fait qu’il a probablement traversé une période durant laquelle il a dû faire avec ce qu’il avait sous la main. Il a donc mis au bout de ses bottes des pointes de golf, en mode survie. Et puis, je ne sais pas pourquoi, je le voyais avec un bandeau sur l’oeil ! John a aimé l’idée. Et il y a le tatouage. Avant le tournage, on a fait un premier test, mais je n’aimais pas le fait qu’il en ait un sur le bras. C’était trop conventionnel.


Ça s’est pourtant retrouvé sur l’affiche !

Ouais… (dédaigneux) C’était pour vendre le film. Moi, j’ai dit : « Je crois qu’il [...]

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