Notules lunaires n°326

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Jack Wilson (Chad Michael Murray, La Maison de cire), un animateur de téléréalité, apprend que son émission consacrée aux phénomènes paranormaux est sur le point d’être supprimée (c’est vrai, quoi, faut bien faire de la place pour les débats politiques animés par des clowns pas drôles). Appuyé par sa productrice Angela (Danielle Harris, dont la carrière semble se résumer aux Notules lunaires), il choisit alors de filmer l’ultime épisode du show dans un camping de l’Oklahoma qui a été le théâtre d’une horrible tragédie : 20 ans plus tôt, des campeurs se sont noyés dans une rivière, et les autorités n’ont jamais été capables de déterminer s’il s’agissait d’un massacre, d’un suicide collectif ou d’un bain de minuit trop arrosé. Une fois sur place, l’équipe entame le tournage selon une routine bien installée qui va bien vite virer au cauchemar sanglant. À vue de nez (donc de loin si on est Pinocchio), Camp Cold Brook a tout du slasher lambda en mode found footage, mais ce n’est qu’un leurre : produit par Joe Dante (tellement connu qu’une rue porte son nom à Paris) et bourré de clins d’oeil à l’oeuvre du cinéaste (ou encore à Horror Kid via la présence de l’enfant du maïs Courtney Gains), ce film signé Andy Palmer (The Funhouse Massacre) a été plutôt bien accueilli par la critique spécialisée aux USA. Mais comme ces cons de Ricains ont tendance à adorer les fan films, la méfiance est de rigueur !



Après l’« elevated horror », qui permet à certains magazines de faire croire qu’ils aiment le cinéma de genre, on a maintenant droit à l’« elevated superhero movie » avec Fast Color, qui semble se situer dans la lignée de Midnight Special de Jeff Nichols, le mec qui fait du genre mais pas vraiment parce qu’il est au-dessus de ça. Réalisé par Julia Hart (Miss Stevens), le film se passe dans un futur proche où il ne pleut plus et s’intéresse à Ruth (Gugu Mbatha- Raw, vue dans The Cloverfield Paradox et l’épisode San Junipero de Black Mirror), une jeune femme dotée de pouvoirs surhumains qui a été obligée d’abandonner sa famille pour la protéger. Des années plus tard, alors qu’elle a passé sa vie à se cacher, elle revient chez sa mère à qui elle avait laissé sa propre fille, ce qui va bien entendu avoir des conséquences dramatiques. Coécrit par la réalisatrice avec le producteur de La La Land (la comédie musicale où Ryan Gosling joue un astronaute qui fait de la batterie), Fast Color sortira fin mars aux USA.



Trente-deux ans après Faux témoin, Isabelle Huppert revient au thriller domestique US avec Greta, le nouveau film de Neil Jordan. Après les jolies vampires de Byzantium, c’est sur une veuve noire que se penche le cinéaste, l’héroïne de Elle interprétant une Française vivant à New York qui harcèle la jeune fille un peu neuneu (Chloë Grace Moretz) qui a retrouvé son sac à main dans les transports. Si on en croit les premières critiques, Jordan aurait emballé avec Greta une pure série B 90’s, et comme le casting ne manque pas de chien (on y croise aussi Maika It Follows Monroe, Colm Feore et Stephen Rea), on attend au garde-à-vous la sortie du film en France le 12 juin !




Personne n’a oublié Demi Moore en cadre sup’ nympho bandante dans Harcèlement, le film où on essayait de nous faire croire que Michael Douglas refusait de fourrer sa queue dans un minou. Toujours d’attaque, la dame est venue remplacer Sharon Stone en tête d’affiche de Corporate Animals, où elle interprète Lucy, une patronne égotiste qui embarque ses assistants/souffre-douleur pour un week-end de spéléologie au Nouveau-Mexique afin de leur enseigner l’esprit d’entreprise. Suite à un éboulement, ils se retrouvent piégés sous terre avec leur guide. Tension sexuelle et cannibalisme sont au menu de cette comédie pas corporate du tout présentée à Sundance le mois dernier et signée Patrick Brice (Creep et Creep 2, qui n’ont rien à voir avec le Creep de Christopher Smith). On comprend pourquoi Sharon Stone n’a finalement pas été prise : faire de la spéléo sans culotte quand on est premier de cordée, ça risquait de déconcentrer celui du dessous.



Prévu en VOD le 1er mars, Level 16 s’annonce comme une version pour ados (pardon, pour « jeunes adultes ») de The Handmaid’s Tale : la servante écarlate (parce que les ados, pardon, les jeunes adultes, ne regardent pas The Handmaid’s Tale, ils préfèrent Riverdale et ils n’ont pas tort, c’est moins chiant et y a Camila Mendes). L’histoire se passe dans l’Académie de Vestalis, une école privée dont les élèves sont retenues prisonnières et surveillées de très près par Miss Brixil (Sara Canning, Vampire Diaries). Vivien (Katie Douglas, Mary Kills People), une jeune fille de seize ans, y retrouve Sophia (Celina Martin), une amie qui l’avait trahie mais avec qui elle va faire équipe pour tenter de découvrir ce qui se cache derrière leur emprisonnement. Écrit et réalisé par Danishka Esterhazy (Black Field, Suddenly Ever After), qui décrit son film comme un mélange entre Jane Eyre et L’Âge de cristal (on espère que les actrices sont habillées comme Jenny Agutter), Level 16 a fait forte impression au dernier Fantastic Fest.



Si vous êtes tenté par une relecture horrifique de Gaspar Noé avec moins de danse et plus [...]

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