Notules lunaires n°311

Applecart
Réalisé par Brad Baruh (qui avait produit John Dies at the End de Don Coscarelli) et produit par Don Coscarelli (qui avait réalisé John Dies at the End produit par Brad Baruh), bref, conçu par la même équipe que celle de John Dies at the End, Applecart vient d’être présenté au Fantastic Fest et s’intéresse à Casey Pollack (Brea Grant, Halloween II), une gentille maman qui va perdre l’esprit au point de provoquer une tragédie meurtrière. L’histoire, racontée sous deux perspectives (de manière classique mais aussi sous forme documentaire), se passe la nuit dans les bois, pas très loin du terrier de notre ami Bernard le Fourmilier. Les fans de You’re Next et de Ti West seront ravis d’apprendre que le mari de l’héroïne est joué par AJ Bowen (vu dans The House of the Devil et The Sacrament), mais le plus important dans tout ça reste la présence de Barbara Crampton, pour qui le terme GMILF semble avoir été inventé. Il convient donc à chacun(e) de se poser cette question : si vous étiez une tête coupée, iriez-vous brouter le minou de cette dame de 58 ans ? Bernard, lui, a déjà répondu par l’affirmative.

Death House
Une version horrifique d’Expendables, voilà comment nous est vendu Death House de Harrison Smith (Camp Dread), où deux agents fédéraux s’infiltrent dans les neuf niveaux de l’Enfer pour pénétrer dans une prison secrète pile au moment où celle-ci est le théâtre d’une mutinerie générale. Une idée royalement tordue imaginée par Gunnar Hansen, même s’il ne reste apparemment pas grand-chose du script qu’il a rédigé il y a déjà huit ans. Le rapport avec Expendables ? Le casting ! En effet, Death House rassemble une légion de figures légendaires du cinéma d’horreur, de Dee Wallace à Debbie Rochon en passant par Kane Hodder, Tony Todd, Nathalie Baye, Bill Moseley, Michael Berryman, Sid Haig, Adrienne Barbeau, ce bon vieux Gunnar et l’increvable Barbara Crampton. On connaît un ancien rédacteur de chef de Mad qui va s’évanouir de bonheur et guetter la sortie VOD US prévue pour janvier prochain.

Errementari
Premier long de Paul Urkijo Alijo, Errementari (sous-titré The Devil and the Blacksmith) risque fort de faire parler de lui sur la seule base du nom de son producteur, puisqu’il s’agit d’Álex de la Iglesia. Et le pitch a de quoi donner faim puisque l’histoire se passe au Pays basque en 1845, dans une région habitée par des créatures démoniaques issues de la mythologie locale qui tentent de capturer les âmes des vivants. Un conte d’horreur gothique avec de l’aventure et de l’humour noir, c’est ce que promet le réalisateur pour cette dark fantasy que les Espagnols de Filmax se sont empressés d’acheter et qui sera dévoilé dans quelques jours au Festival de Sitges.

Horror Movie : A Low Budget Nightmare
Tourner un film d’horreur en France, on sait à quel point c’est difficile, et ceux qui ont la chance de sortir ne donnent pas forcément envie aux producteurs d’en faire d’autres, vu le peu de spectateurs qui vont les voir. C’est pour ça que beaucoup de jeunes cinéastes de genre bifurquent vers le porno en faisant croire qu’ils sont partis tourner des préquelles de Massacre à la tronçonneuse en Bulgarie, mais on n’est pas dupes. En Australie, ce n’est pas toujours facile non plus. C’est ce qu’a voulu montrer Gary Doust avec Horror Movie : A Low Budget Nightmare, un documentaire relatant l’aventure rocambolesque d’un apprenti cinéaste désireux de réaliser et vendre une série B à tout petit budget consacrée à un foetus avorté qui cherche à se venger de sa famille. On conseille à Gary de s’exiler dans le pays de Donald Trump, qui serait sûrement très heureux de financer un tel projet !

La Higuera de los bastardos
Alors que la fin de la guerre civile espagnole approche, un soldat fasciste un peu trop porté sur la gâchette devient ermite et part se reposer à l’ombre d’un figuier. Mais, après avoir plongé son regard dans les yeux d’un gosse de dix ans, il se persuade que celui-ci a l’intention de le tuer. La religion, le franquisme, le devoir de mémoire et la magie, tels sont les sujets abordés par La Higuera de los bastardos, qui sort en Espagne fin novembre. Interprété par Karra Elejalde (vu dans Timecrimes et La Secte sans nom) et réalisé par Ana Murugarren (Tres mentiras), voilà un film qui pourrait bien s’inscrire dans la lignée des oeuvres ibériques de Guillermo del Toro, et c’est d’ailleurs bien pour ça qu’on en parle !

Laid to Rest : Exhumed
Suite de Laid to Rest et SkullLaid to Rest : Exhumed n’est pas vraiment une suite, comme s’en explique son réalisateur Robert Hall, fidèle au poste : « Ce n’est pas une séquelle directe et ce n’est pas non plus une origin story, même si le film permettra d’en apprendre un peu plus sur les motivations de Skull. Mais ce sera avant tout un film de poursuite, avec des mises à mort à vous décrocher la mâchoire. En fait, ce sera le meilleur chapitre de la franchise et probablement le film le plus gore de tous les temps. J’étais décidé à ne pas le faire avant d’avoir le budget nécessaire. » Le tournage devrait donc avoir lieu à partir du mois de décembre en Alabama. En espérant que Rob Hall tienne ses promesses, même si le monsieur a toujours eu une fâcheuse tendance à confondre litres de sang versés et valeur artistique !

Matriarch
Perdus dans la campagne écossaise, Rachel et Matt sont accueillis par un couple de fermiers qui s’émeut (normal, ils ont des vaches) devant la grossesse de Rachel. Matt trouve leur empathie de plus en plus suspecte, et il n’a pas tort. En effet, les touristes égarés se rendent compte que leurs hôtes sont les parents d’une fillette disparue des années plus tôt. Ils tentent alors de fuir, mais Rachel est soudain pliée de douleur par les premières contractions. Les fermiers les rattrapent et les séquestrent, guettant la naissance de leur enfant pour leur voler avant de les tuer. Premier long de l’acteur Scott Vickers (River City), Matriarch semble bien parti pour être un survival rural comme on les aime, même si on n’y verra pas Bernadette Lafont se faire trousser dans le foin comme dans Canicule. Chacun ses classiques, hein !

Siempre Vuelven
Nord du Mexique. Estrella a dix ans et trois voeux à formuler. Le premier, c’est que sa mère, disparue, lui revienne. Seulement voilà : celle-ci est morte, et une fois le voeu exaucé, son cadavre se met à suivre la fillette partout. Terrifiée, Estrella rejoint un gang d’orphelins afin de lui échapper et plonge dans un monde de violence où elle va apprendre que les voeux ne se réalisent pas toujours de la manière dont on le voudrait. Voilà ce que raconte Siempre Vuelven, qui sera présenté au Fantastic Fest et dont le réalisateur, Issa López, a surtout oeuvré dans la comédie musicale. On ignore si son nouveau film sera chanté, mais en tout cas, il n’a pas l’air très drôle !

The School
Réalisé par Storm Ashwood, The School a pour héroïne Amy, une chirurgienne qui [...]

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