Notules lunaires n°292

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Kill or Be Killed
Après l’excellent Bone Tomahawk, un autre western horrifique déboule avec Kill or Be Killed, réalisé par Duane Graves et Justin Meeks, le duo de Butcher Boys. L’histoire se passe en 1900. Un hors-la-loi nommé Claude Barbee (il aime les poupées nazies) met à exécution son plan de retraite, à savoir mener son gang à travers le Texas pour aller récupérer le butin qu’ils ont caché après avoir attaqué un train. Ils vont vite se rendre compte qu’ils n’ont pas seulement les représentants de la loi aux fesses, mais aussi un ennemi terrifiant qui n’a rien d’humain. On notera la présence au casting de la vieille trogne dégueulasse de Michael Berryman mais aussi de Pepe Serna (Scarface), Edwin Neal (Massacre à la tronçonneuse))et Tina Rodriguez, vue chez Robert Rodriguez et Quentin Tarantino, dont le dernier film, Les Huit salopards, squatte la une du numéro que vous tenez entre les mains (au cas où vous ne l’auriez pas remarqué…). 

Bear with Us
Quel endroit plus romantique pour demander la main de sa fiancée qu’une cabane dans les bois où l’on peut ensuite s’étendre nu sur une peau d’ours au coin de l’âtre (parce que bon, si on lui a demandé sa main, faut bien qu’elle serve à quelque chose) ? C’est ce que décide de faire le héros de Bear with Us, sans se douter que leurs galipettes forestières vont être interrompues par un plantigrade qui apprécie modérément qu’on s’allonge sur la fourrure d’un de ses congénères pour s’accoupler comme des bêtes. Signé William J. Stribling (Lies I Told My Little Sister) avec Cheyenne Jackson (American Horror Story) et Alex McKenna (Dark House), le film est censé prêter à rire. Peut-être que c’est la suite de Paddington, allez savoir. 

Bigfoot vs. Zombies
Suite à la création par un scientifique d’un cocktail toxique qui se répand dans l’eau courante, une région des États-Unis est infectée et se retrouve envahie par des zombies mangeurs de chair humaine. Personne ne semble pouvoir en venir à bout tant ils sont nombreux (douze, considérant le budget du film). C’est alors que, surgie des bois, une créature de légende décide que ces morts-vivants présentent un risque pour le tourisme local et entreprend de les décimer par paquet de douze (autant dire que le film ne doit pas être bien long). Cette créature, c’est le Bigfoot, un animal qui, rappelons-le, fut incarné par le Predator Kevin Peter Hall dans Bigfoot et les Henderson, comédie familiale poilue produite par Steven Spielberg. Tel est le pitch de Bigfoot vs. Zombies, une production WildEye Releasing (Jurassic PreyQueen Crab), ce qui en dit long sur le potentiel Z de la chose ! 

Encounters
Venu du Danemark et réalisé par Anders Johannes Bukh, Encounters est un found footage qui s’intéresse à quatre jeunes cinéastes fans de films d’horreur. Ces derniers partent dans la forêt suédoise pour tourner le leur, dans le but de se moquer des clichés du genre. Une fois sur place, ils rigolent moins quand ils se retrouvent complètement paumés et qu’un des acteurs (Michel Piccoli) disparaît pendant des heures avant de ressurgir nu comme un ver et en état de choc. Annoncé comme un film d’épouvante métaphysique, Encounters raconte ce qui est arrivé au petit groupe par la suite via les images enregistrées par les caméras retrouvées après leur disparition. On ne sait pas trop si l’histoire tient du fantastique ou de la SF, mais comme c’est à notre connaissance le premier found footage scandinave, il conviendra de s’y pencher le moment venu en faisant bien attention de ne pas tomber, car sinon tu risques de te faire pincer très fort. 

Monday At 11:01 A.M.
Dans Monday At 11:01 A.M., un jeune couple arrive dans une charmante petite ville de montagne où tout leur semble étrangement familier. Tandis que Jenny (Lauren Shaw, Evil Dead) traîne chez un antiquaire (Guillaume Gallienne), Michael (Charles Agron, Dark House again) s’aventure dans un bar où le patron (le buriné Lance Henriksen) le pousse à engager la conversation avec une belle brune (Briana Evigan, Mother’s Day) qui lui glisse son numéro de portable avant de s’éclipser. Michael et Jenny décident alors de s’installer à l’hôtel pour la nuit. Lorsque Michael est réveillé par des hurlements en provenance d’une autre chambre, il se précipite à la réception pour donner l’alarme, mais son appel à l’aide est accueilli avec une froide indifférence. Personne ne veut le croire, pas plus que Jenny, qui l’accuse d’être victime d’hallucinations. Il va se rendre compte qu’il est impossible de quitter la ville et qu’elle n’existe peut-être pas vraiment. Réalisé par Harvey Lowry, le film a été écrit et produit par son acteur Charles Agron et semble assez proche de la série de M. Night Shyamalan, Wayward Pines, ce qui est plutôt bon signe ! 

The Unkindness of Ravens
On le sait depuis Les Oiseaux, les corbeaux sont de sales bêtes croassantes et peu sympathiques qui portent malheur quand ils passent sous une échelle. D’où le titre The Unkindness of Ravens, où Lawrie Brewster (Lord of Tears) s’attache à conter les mésaventures d’un vétéran devenu SDF. Hanté par les visions des abominations dont il a été témoin sur le champ de bataille, il part s’isoler dans les Highlands écossais afin d’y trouver la paix et d’oublier les terrifiants corbeaux qui hantent ses rêves. Mais il va trouver bien pire dans les montagnes : les Raven Men, une légion d’êtres démoniaques qui sont pour lui l’incarnation de ses plus terrifiants cauchemars. En toute modestie, le réalisateur annonce son film comme un mélange d’Evil Dead et Apocalypse Now. Il a intérêt à ce qu’il y ait beaucoup de sang et beaucoup d’hélicoptères. 

Tourbillon
Premier long de Germán Izquierdo Valero, Tourbillon a pour héroïne Daniela (Cortney Palm, Zombeavers), une femme qui a arrêté de vieillir à l’âge de 20 ans suite à une modification génétique secrète. Alors qu’elle est en permanence sous le contrôle très strict d’une organisation clandestine qu’elle appelle sa « famille » (ou Disney, ça dépend des jours), Daniela va devoir faire face aux jours les plus décisifs de sa longue existence : se rendre à une projection où elle ne pourra accéder qu’à l’aide d’un flashcode téléchargé sur son téléphone portable après avoir reçu un SMS lui indiquant l’heure et le lieu du rendez-vous, dans une zone industrielle en chantier loin de toute civilisation. Une fois le film vu, elle se rend compte qu’il lui est impossible d’en parler à qui que ce soit. Elle décide alors de braver cette interdiction et de se confier à sa meilleure amie (Jean-Pierre Bacri), ignorant que celle-ci est une espionne qui travaille pour Picsou magazine… 

Tsunambee : The Wrath Cometh
Dans Tsunambee : The Wrath Cometh, signé Milko Davis (

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