Notules lunaires n°291

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SUBMERGED
Écrit par Scott Milam, l’auteur du remake de Mother’s Day, et réalisé par Steven C. Miller (Scream of the Banshee, The Aggression Scale, Silent Night), Submerged met en vedette Jonathan Bennett (Lolita malgré moi) dans le rôle d’un ancien soldat devenu garde du corps. Un soir, alors qu’il est chargé de veiller sur une jeune femme partie faire une virée entre amis dans sa limousine, le véhicule est attaqué par des kidnappeurs, sort de la route et tombe dans un canal. Mais il en faut plus pour arrêter les assaillants, qui plongent pour finir le job. S’ensuit donc une lutte à mort sous-marine entre les bad guys et le bodyguard, qu’on espère aussi épique que celle de Jacques Weber en tueur à la machette contre Jean-Hugues Anglade en schizo qui joue toutes ses personnalités multiples de la même manière dans Le Passager, la récente série de France 2. 

BOAR
Après Charlie’s Farm avec Tara Reid, l’Australien Chris Sun rempile dans l’ozploitation, mais sans Tara Reid, avec Boar, qui met en vedette un cochon sauvage semant la terreur dans l’Outback. S’agirait-il d’un remake fauché de Razorback ? « Non, pas du tout » se défend le réalisateur. « D’ailleurs, j’avais pensé au départ faire un film sur des marsupiaux carnivores, mais je me suis dit que finalement, je préférais montrer un cochon bien mastoc massacrer des autochtones. » Histoire d’appuyer son propos, Chris Sun cite comme références Le Démon d’Halloween et Frankenfish, qui n’ont en effet pas grand-chose à voir avec le classique de Mulcahy. Pas grave, à Mad, on aime bien tout ce qui est cochon. Nathan Jones (Rictus Erectus dans Mad Max : Fury Road) et John Jarratt (Mick Taylor dans les Wolf Creek) sont au casting. 

MINUTES TO MIDNIGHT
William Baldwin (Sliver, où il se masturbait dans son b… ah non, c’était pas lui), Bill Moseley (The Devil’s Rejects), Dominique Swain (Lolita mais plus maintenant), Richard Grieco (21 Jump Street), Viva Bianca (Spartacus : le sang des gladiateurs) et Christopher Judge (Stargate SG-1), excusez du peu, sont à l’affiche de Minutes to Midnight. Shooté par Christopher Ray, fils de Fred Olen Ray et déjà coupable d’avoir commis des bandes comme ReptisaurusMegaconda ou 2-Headed Shark Attack, le film se passe dans un chalet d’une station de ski où sept amis se sont retrouvés pour fêter le réveillon du jour de l’an, sans se douter (sinon ils seraient pas venus) qu’ils vont être traqués par des tueurs masqués aussi mystérieux qu’agressifs. « Trop souvent, dans les films d’horreur, on voit les gens fuir sans se battre contre leur agresseur » explique le producteur. « Dans notre film, on les verra lutter pour survivre. » On n’a pourtant pas souvenir que Laurie Strode, pour ne citer qu’elle, se soit laissée faire par Michael Myers, mais il n’a pas dû voir les Halloween

CRYING WOLF
Deux des plus beaux emblèmes britanniques, la Hammer et Benny Hill, sont les références majeures de Crying Wolf, réalisé par Tony Jopia (Dead Time). Au générique, la légendaire Caroline Munro, cause de bien des émois sexuels adolescents dans Starcrash, le choc des étoiles, qui était beaucoup mieux que le nouveau Star Wars (oui, on l’a déjà vu, et croyez-moi, vous allez faire une drôle de gueule en voyant que le vrai méchant, c’est Jar-Jar Binks avec une barbe et un turban). L’histoire se passe dans un petit village anglais qui baigne dans la terreur depuis que le corps d’une jeune fille a été découvert réduit en charpie. L’affaire a tôt fait de s’ébruiter et de rameuter des journalistes prêts à tout pour obtenir l’exclusivité, des policiers sérieusement détraqués et des chasseurs de monstres armés jusqu’aux dents qui ne seront pas de trop pour stopper l’épidémie lycanthrope en train de s’abattre sur la région. Et les loups-garous dans la lande, John Landis nous a appris à adorer ça ! 

NOWHERE BOYS : THE BOOK OF SHADOWS
Gros succès d’audience en Australie, la série Nowhere Boys s’installe sur grand écran avec un film intitulé Nowhere Boys : The Book of Shadows, que réalise David Caesar. Les héros en sont quatre ados : Jake (le beau gosse), Felix (le gothique), Bernard (le fourmilier), Andy (le geek) et Sam (le gosse de riches). Au retour d’une excursion scolaire au cours de laquelle ils se sont perdus dans la forêt, ils se retrouvent dans une réalité parallèle identique à celle qu’ils ont toujours connue, mais dans laquelle ils ne sont jamais nés. Attaqués par un démon capable de posséder aussi bien les humains que les animaux (sauf les cockers, car c’est déjà démoniaque), ils vont devoir lutter pour trouver leur place dans la société et percer le secret du mystère afin de dévoiler le noeud de l’intrigue du pourquoi et du comment, sans pour autant révéler où et qui sera démasqué et surtout dans quoi se cache le quiproquo. 

STAR LEAF
Écrit, produit, réalisé, monté et interprété par l’homme à tout faire Richard Cranor, ancien SDF et vrai descendant des fameux jumeaux siamois Eng et Chang Bunker, Star Leaf nous emmène dans des montagnes américaines où se rendent trois amis dans l’espoir d’y trouver une forêt censée être pleine de marijuana. Selon la légende, ces plantes sont d’origine extraterrestre, et les deux garçons du groupe sont des ex-Marines persuadés qu’elles peuvent soigner le stress post-traumatique dont ils sont victimes depuis leur retour d’Afghanistan. Ils sont loin de se douter (sinon ils seraient pas venus) que l’un d’entre eux, en volant l’une des plantes, va provoquer le réveil d’entités alien qui se servent de leurs démons intérieurs et de démons bien plus réels (dont le Kendji, un diable hilare au chant qui rend fou) pour passer à l’attaque ! 

TERRORDACTYL
Suite à une pluie de météorites qui s’est abattue sur Los Angeles, Lars et Jonas, deux losers, sortent de chez eux pour en récupérer une dans l’espoir de gagner une fortune en la vendant au plus offrant. Mauvaise pioche, car ils sont attaqués par des « terrordactyles », race de reptiles volants préhistoriques encore plus agressifs que les ptérodactyles. Épaulés par leur coloc’ Valerie (Bianca Haase, Hot Tub Time Machine 2), une patronne de bar qui en a dans le pantalon (Josée Dayan) et un ex-marine alcoolo (Thierry Neuvic), Lars et Jonas vont tenter de sauver L.A. de l’invasion des espadrilles, pardon, des escadrilles de dinosaures. Technicien d’effets spéciaux sur Le Labyrinthe, Don Bitters III coréalise ce Terrordactyl avec Geoff Reisner. Ou comment tourner tout un film à partir d’une seule scène de Jurassic World sans un rond ! 

THE DEAD ROOM
A priori, The Dead Room ne présente guère d’intérêt, puisque le film s’intéresse à des che [...]

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