Madgazine n°331

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SÉRIE 
NOW APOCALYPSE SAISON 1
De Gregg Araki
Starz Play 
« ... et là, à la fin du premier épisode, sous les yeux du héros, un SDF se fait sodomiser par un alien reptilien ! » Non, vous n’êtes pas tombé sur une parodie porno de V, mais bien sur Now Apocalypse que diffuse la plateforme de streaming Starz Play (visible en France via AppleTV). Produite par Steven Soderbergh, cette série hors du commun a été imaginée par Gregg Araki (Doom Generation, Nowhere). « J’ai écrit le scénario sans avoir la moindre idée de ce que ça allait donner, mais c’était la série de mes rêves » nous a-t-il confié alors qu’il en présentait les premiers épisodes lors du festival Canneseries. Effectivement, si l’on retrouve quelques clins d’oeil à ses obsessions télévisuelles (l’un des personnages s’appelle Barnabas, du nom du vampire de Dark Shadows), c’est surtout la vie sensuelle et sexuelle des protagonistes qui le préoccupe. Ses héros Ulysses, Carly, Ford et Severine rencontrent tour à tour des producteurs hollywoodiens libidineux ou des astrophysiciennes travaillant dans la Zone 51 (et adeptes du triolisme !). « Les gens avec qui vous couchez définissent votre identité et font de vous la personne que vous êtes » a expliqué Araki, entouré de ses vedettes (dont la Française Roxane Mesquida). Même si le résultat peut décontenancer autant qu’un épisode de la saison 3 de Twin Peaks, Araki tient ses personnages et nous montre leurs erreurs et leurs espoirs, nimbés de fumées de marijuana. Le bisexuel Ulysses va tomber amoureux de l’énigmatique Gabriel, tandis que son coloc, l’hypersensible Ford, va découvrir que des photos de lui en sous-vêtements sont exposées sur tous les murs de L.A. ! Quant à Carly, elle va tourner sa propre websérie : Sluts ! Mais ils ne doivent pas oublier que la Terre est insidieusement envahie. Dans quel but ce reptile géant viole-t-il des humains ? En guise de cliffhanger de fin de saison, le lézard libidineux nous fera découvrir son... « outil de travail » !

A.C.




B.D.
CAPTAIN DEATH
D’Alexis Bacci
Casterman
Après avoir contribué à étendre l’univers Lastman avec le chouette spin-off Lastman Stories : soir de match, Alexis Bacci livre un one-shot à l’image de ses obsessions pop, entre manga, SF sixties, humour à froid et fumetti allumé. Un super-méchant intersidéral qui n’est autre que la Mort elle-même pourchasse à travers l’univers les sept derniers humains qui ont échappé à la destruction totale d’une planète Terre jugée nuisible par une puissance supérieure (difficile de lui donner tort). C’est le début d’une cavale ultra rythmée, qui jongle avec le déchaînement de péripéties goguenard et l’imagerie surréaliste de la BD italienne des années 60, tout en adoptant quelques codes graphiques issus du manga, non seulement via le format de l’objet, mais aussi par un découpage nerveux, l’emploi de discrètes lignes de vitesse et le recours à des doubles pages percutantes. Bourré d’idées visuelles exécutées avec un trait faussement simpliste mais expertement calé entre street art et ligne pas si claire, Captain Death se suit comme une a [...]

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