Mad in France n°277

Avec NOCT, Vincent Toujas tente l’aventure risquée du film de monstre. Risquée culturellement, puisque notre cinéma fuit le genre comme la peste, et risquée techniquement, tant il n’est pas aisé, avec des petits moyens et peu d’expérience, de réussir un monster movie.
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« J’ai été bercé par Alien, le symbole même du film de monstre, tout comme La Mouche, Gremlins, Critters, Predator et autres. Ce qui est fort avec la figure du monstre, c’est l’anormalité, cet être rare et unique représentant l’inconnu et qui, paradoxalement, nous effraie tout autant qu’il nous fascine. Avec Noct, je voulais faire une sorte de film de monstre à la française, suggéré et intimiste, près du personnage. » Et effectivement, Vincent Toujas a eu l’habile dessein de ne pas plonger dans le film de créature de manière frontale, tout en gardant l’essence même du genre : la bête. On est ici dans un monster movie allégorique, qui n’est pas sans rappeler « le monstre du placard » et sa symbolique ayant trait aux frayeurs de l’enfance : « Giles Daoust, le scénariste et coproducteur du film, m’a proposé le script de Noct, qui était alors assez différent. Il se trouve qu’après nos discussions, nous sommes arrivés à nous entendre sur le fait que le film de genre est fait, selon nous, pour appuyer et augmenter les sensations et les émotions transmises par l’histoire, et que le genre n’est pas une fin en soi, mais un moyen. Quoi de mieux pour raconter les « démons » d’un homme que de montrer le « démon » qui le déchire ? ». Le personnage du film traverse donc un cauchemar nourri de ses propres angoisses, qui aboutit à une ambiance de véritable film d’épouvante. [...]

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