Le papa et la putain

Piercing

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Un jeune père de famille observe son nouveau-né avec la curieuse envie de le poignarder en se servant du pic à glace qu’il tient fébrilement dans la main. Conscient qu’il est au bord du gouffre, cet homme au passé trouble décide d’inviter une prostituée dans une chambre d’hôtel pour assouvir ses pulsions meurtrières… Voilà le point de départ aussi unique que provocant du roman Piercing écrit par Ryû Murakami, auteur japonais à qui l’on doit les non moins mémorables Audition et Miso Soup. Paru en 1994, ce livre toujours inédit chez nous (mais sorti depuis dans une très bonne traduction anglaise signée Ralph McCarthy) vient de se voir porté à l’écran par l’Américain Nicolas Pesce dont le premier long, l'hypnothique The Eyes of My Mother, est disponible en France depuis quelques semaines sur iTunes. « Le film se déroule pendant une nuit au cours de laquelle des choses imprévisibles vont arriver », explique le cinéaste au micro de Rue Morgue. « C’est un jeu du chat et de la souris où la souris devient le chat et le chat, la souris. » Huis clos dégraissé jusqu’à la moelle où deux victimes d'abus (campées par les comédiens Mia Wasikowska et Christopher Abbott) apprennent à se découvrir, Piercing devrait confirmer les espoirs placés en son réalisateur même si celui-ci promet que son nouveau bébé affichera une esthétique résolument différente de celle de The Eyes of My Mother. « C’est vraiment une ode aux gialli », affirme-t-il. « Par rapport aux autres films de ce genre, il s'apparente plus à un thriller à suspense à la Ténèbres ou Les Frissons de l’angoisse qu'à un hommage tape à l'oeil au giallo comme les récents Amer ou L’Etrange couleur des larmes de ton corps. » Plissken, Christian et Stan diront sûrement que c’est tant mieux. On se trompe ?

 

Commentaire(s) (63)
danysparta
le 01/11/2017 à 10:11

Hahaha Stan.
Oui Li Belle, raconte. Et t'inquiète pas pour les fautes grammaticales, on est pas tous profs de français ici.

danysparta
le 01/11/2017 à 10:12

Ah part Chuck peut-être.

JBH
le 01/11/2017 à 10:19

@Li belle bièsse : Oui, le film de Miike est bien de l'adaptation du roman de Murakami. En revanche, je ne crois pas qu'il soit disponible en version traduite chez nous. Pour ce qui est des traductions, je ne suis pas fan du style de Corrine Atlan, par exemple, donc j'opte pour les adaptations anglaises qui, d'après mes recherches, s'avèrent plus fidèles au texte japonais.

Et pour ce qui est des propos de Pesce, je suis sûr qu'il ne s'agit pas d'une pique vis-à-vis de Cattet/Forzani et qu'il voulait juste dire que son film sera plus narratif qu'expérimental.

Plissken 75
le 01/11/2017 à 10:44

Et c’est tant mieux!

christianpcmm
le 01/11/2017 à 10:46

@Li Belle : oui, inutile de t'inquiéter pour les fautes d'orthographe. Ici, on ne se moque que des coquilles.

Kate1007
le 01/11/2017 à 10:54

On ne se moque que des coquilles de JBH.

christianpcmm
le 01/11/2017 à 13:27

Ça serait marrant qu'il en fasse une pendant une dédicace à ton attention. Tu saurais pas sur quel pied danser. D'un côté, tu serais heureuse parce que JBH t'en fait jamais et de l'autre, l'envie de vanner serait tentante.

Je ferai la vanne et je te laisserai apprécier la dédicace.

JBH
le 01/11/2017 à 16:03

@christian : Pour la dédicace de Kate, j'ai déjà ma petite idée mais j'attends que le contenu de l'article me permette de la placer.

En fait, comme je l'ai déjà dit, il faudrait que quelqu'un tienne les comptes car je m'y perds et je ne sais jamais quel madnaute a eu droit à sa dédicace ou non depuis que j'ai commencé.


@Kate : Ah ah !! Oui, enfin, si vous voulez vous moquer un peu de celles de Christian alors ne vous gênez pas parce que ses commentaires ne sont pas toujours irréprochables, si vous voyez ce que je veux dire... :-)

christianpcmm
le 01/11/2017 à 16:21

Je bois énormément.

Moi j'ai dû en avoir une ou deux, des dédicaces. Je crois. Encore une fois, je bois . Mais Cointreau n'en faut.

Kate1007
le 01/11/2017 à 16:32

@jbh : je suis impatiente de voir ça ;) Cricri pourrait tenir tes comptes vu qu'il est ton mignon mais en même temps tu ne peux pas oublier si tu m'as fait une dédicace ou non, je suis la seule fille du site ^^
Tu remarqueras qu'en fait je ne me suis jamais moquée de tes coquilles, MOI. N'est-ce pas Cricri ?
Et t'inquiète pas, Cricri a deux kryptonites sur lesquelles j'adore l'emmerder :)

Plissken 75
le 01/11/2017 à 16:44

Comment ca t’es la seule fille du site??!!

christianpcmm
le 01/11/2017 à 17:30

Elle voulait dire "born as a girl"

Kate1007
le 01/11/2017 à 17:49

Ouais je parlais pas des trans' brésiliens...

Burnett
le 01/11/2017 à 19:44

Ouh la Kate, tu t'enfonces. Plissken est belge.

JB, je suis d'accord avec toi, il ne s'agit pas d'une pique vis à vis du travail de Cattet

Burnett
le 01/11/2017 à 19:47

Ouh la Kate, tu t'enfonces. Plissken est belge.

JB, je suis d'accord avec toi, il ne s'agit pas d'une pique vis à vis du travail de Cattet et Forzani... mais bien d'une attaque au mortier, il leurs cracherait à la gueule qu'il s'y prendrait pas autrement.

Plissken 75
le 01/11/2017 à 19:48

Deux clics à miami...

christianpcmm
le 01/11/2017 à 19:54

Ha ha ha ha ha. Lau est toujours détenteur du record avec 3

danysparta
le 01/11/2017 à 20:23

Hahaha bien dit Pliss.

danysparta
le 01/11/2017 à 20:25

@JBH, au cas ou moi j'en ai jamais eu de dédicace mais je suis pas une fille alors honneur à Kate en preums. Après si je dois changer de sexe pour avoir une dédicace je n'hésiterai pas une seconde.

Stan White
le 01/11/2017 à 20:32

Hahahahaha, Pliss !

Kate1007
le 01/11/2017 à 20:57

@burnett : il pourrait très bien être un transsexuel belge d'origine brésilienne. Je suis sûre qu'y en plein à Bruxelles :)

Burnett
le 01/11/2017 à 23:23

Un transsexuel belge d'origine brésilienne avec une touche ladyboy si j'en crois la photo. Tout ça devient terriblement excitant.

Li belle bièsse
le 02/11/2017 à 08:27

@ JBH
Merci pour les renseignements.

@ Ice cube
Je ne t'oublie pas, je raconterai cela ce soir. Beaucoup de choses à honorer aujourd'hui.

Plissken 75
le 02/11/2017 à 09:22

Fais une vidéo des trucs que tu honores, stp et poste là avec ton analyse, merci!

Li belle bièsse
le 02/11/2017 à 19:15

@ Plissken

Ahahah! Bien réagi, Pliss. J'étais sûr que l'emploi de ce verbe allait en titiller l'un ou l'autre!

@ Icecube

Bon, mon ciné-club a une politique de programmation assez schizoïde. D'un côté, leurs films préférés, ceux qui délivrent un MESSAGE, de préférence politique, et ce indépendamment de leur valeur artistique, de l'autre des films commerciaux, parce que c'est bien joli de programmer "Le jeune Karl Marx, "Diarios de motocycletas", "Le procès du siècle" ou "Insyriated" mais ce n'est pas cela qui incite les gens à investir les salles obscures, et enfin, entre les deux, des films assez pointus et intéressants, "Faute d'amour", "Detroit", "Wind river", "Tarde para la ira"... L'ennui c'est que s'il est doué pour dénicher des films que les distributeurs conventionnels belges se refusent, trop frileux, à acheter, c'est une autre histoire pour les films de genre puisqu'il se plante systématiquement deux fois sur trois sur la qualité de ceux qu'il diffuse, car il doit opérer un choix. On a "Wonder Woman", mais aussi "Suicide squad" et "Spiderman, homecoming". Il programme "Le labyrinthe de Pan" et il omet TOUS les autres films de son réalisateur. On est forcés de se taper la dernière bessonnade et "La planète des singes, suprématie" erre encore dans les limbes. Bref, tout cela pour dire qu'il n'était pas préparé à l'OFNI qu'était "L'étrange couleur des larmes de ton corps". C'était une première séance avec la présence de Bruno Forzani, Hélène Cattet étant indisponible à ce moment.Une salle d'une capacité de cent trente sièges au tiers pleine et ce pour une ville de deux cent mille têtes de pipe! Un animateur fait son petit laïus d'entrée, Forzani dit quelques mots, précise qu'il répondra à d'éventuelles questions après le film et voilà que le directeur de programmation annonce avec une délicatesse de pachyderme que, pour sa part, il avait hésité à prendre le film, se demandant si celui-ci relevait encore du cinéma. Silence de mort, les amis! Forzani se rasseoit sans piper et le film démarre. Une fois terminé, le jeu des questions-réponses commence. On évoque Argento, Martino, Satoshi Kon, Fabrice du Welz, l'amalgame de trois maisons pour figurer celle du film, bref plein de choses pertinentes pour les amateurs... Et, sur ce, le directeur, encore lui, exprime à haute voix son étonnement, se demandant comment les spectateurs pouvaient poser des questions aussi référencées sur le giallo, "Suspiria" ou "Perfect blue". Forzani a été avisé, il n'a pas relevé, nous non plus d'ailleurs, mais si un jour, vous apprenez que Cattet et Forzani décident de rentrer en France, vous aurez compris une des raisons!

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