Le B à Z de LMR n°318

Chaque mois, l’homme de lettres Christophe Lemaire vous fait réviser votre alphabet tout en abordant l’actualité sous un angle très… personnel.
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B COMME BOX-OFFICE
Ghostland, « le » meilleur film d’horreur français (depuis Les Raisins de la mort de Jean Rollin. Non, je déconne) devrait terminer sa carrière aux alentours de 250.000 entrées France. Ce qui est un exploit quand on sait que le film a été interdit aux moins de 16 ans à la dernière minute par ces maudits censeurs qui, comme on le sait tous, confondent leur sexe avec leur nombril. Mais si on jette un oeil crevé sur l’excellent site boxofficestory.com, on s’aperçoit que quelques classiques du genre, admirés aussi bien par nos lecteurs que par Pascal Laugier, ont fait à peu près les mêmes entrées. Prenons juste les années 80. Ghostland nage ainsi dans les eaux de Lucio Fulci (Frayeurs : 257.543 entrées, L’Enfer des zombies : 290.648, L’Au-delà : 260.830), tout en ayant mieux marché que quelques Argento (Inferno : 214.962, Ténèbres : 172.230, Phenomena : 160.530), un Tobe Hooper (Les Vampires de Salem : 189.239) et un William Lusting (Maniac : 192 727). Ghostland fait au passage quasiment les mêmes chiffres que Zombie avec ses 260.529 morts-vivants en salles. Et en parlant de Romero, le film de Laugier a plus attiré les foules que Le Jour des morts-vivants (214.521). Et même, tiens, qu’Aux frontières de l’aube (80.584) et Bad Taste (29.939 entrées seulement ! Un tout petit peu moins que tes Hobbit et autres Seigneur des Anneaux hein, mon petit Peter !). Pour info, et histoire de revenir à Jean Rollin, Le Lac des morts-vivants a attiré 186.680 adeptes de nazis-zombies-peint-en-vert-et-nageant-en-apnée-dans-un-lac-reconstitué-dans-une piscine. Ah ouais, quand même !




C COMME CRITIQUE
Critique publiée dans l’hebdo british Sunday Times aux alentours de 1960 : « C’est le poignard amoureusement enfoncé dans la gorge, le voyeurisme accompagné d’effets sonores, l’insistance écoeurante sur les préliminaires et la pratique d’actes sadiques – car c’est bien de sadisme qu’il s’agit ! Michael Powell n’a pas écrit Le Voyeur, mais il ne peut décliner la responsabilité de ce film e [...]

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