Jamais sans ma fille

Here Before

Quand Andrea Riseborough perd la boule
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Réalisé par Stacey Gregg, Here Before narre les mésaventures d’une femme solitaire (campée par Andrea Riseborough, l’héroïne de Possessor) devenant obsédée par l’enfant de ses voisins qui lui évoque sa propre fille décédée un peu plus tôt. La situation finit par engendrer quelques tensions au sein d’un microcosme familial déjà prêt à exploser… Présenté au dernier Festival de Sundance, Here Before s’offre un trailer plutôt intriguant en vue de sa sortie aux USA le 11 février prochain chez Saban Films. 


Commentaire(s) (11)
Li belle bièsse
le 07/01/2022 à 10:24

Hors-sujet, mais chose promise, chose due, voici mon compte-rendu du PIFFF 2021 que je poste avant celui de Mad Movies pour prévenir tout soupçon de plagiat. Amusez-vous(je l'espère) et pardonnez les fautes de français qui auraient échappé à ma correction.

PIFFF 2021 : LA PRESQUE TOTALE

Depuis quelque temps, le PIFFF est sujet à une poisse tenace. Après 2018 et les gilets jaunes qui l’ont agrémenté de quelques séances folkloriques, 2019 et la grève de la RATP qui a éprouvé les quadriceps et soléaires des spectateurs, 2020, annus horribilis de la pandémie, qui a entraîné l’annulation pure et simple du festival, on aurait pu croire que, pour 2021, l’édition anniversaire de ses dix ans d’existence serait repartie comme si de rien n’avait été. Mais si les virus ne parlent pas, comme l’affirme Gérard Klein dans une nouvelle, ils causent toujours séquelles.

C’est ainsi que la programmation définitive fut bouclée deux semaines seulement avant le début des réjouissances, que la séance scolaire fut supprimée, que l’interdite, au lieu d’une découverte inédite, se rabattit sur un double programme de films cultes asiatiques au genre mal élevé, que Cyril Despontin ne cacha pas sa lassitude à force de répéter les consignes de vote avant chaque film de la compétition, que l’autre tête pensante, le sieur Fausto, joua l’arlésienne aux séances de présentation, que l’offre de nouveaux films fut moins étoffée et, à vrai dire, moins bonne que d’habitude malgré les accroches enjôleuses du programme, que la rétrospective « Hexagone » où s’affichaient cinq incontournables du vingtième siècle finissant, laissait transparaître de francs regrets au-delà de la nostalgie et que le film d’ouverture était le parfait reflet de la morosité et des sourdes colères de l’année écoulée.

Veneciafrenia donnait donc le coup d’envoi. Néo-giallo placé sous le haut patronage d’Aldo Lado et de Nicholas Roeg, le nouvel opus d’Alex de la Iglesia retraçait lors du carnaval de Venise les méfaits d’un tueur sous la défroque d’un bouffon, qui, résolu à empêcher l’écocide programmé de sa ville, trucide au hasard les touristes accusés de son déclin. Argument pas plus bateau qu’un autre, qui permet à la vista et à la virtuosité de l’espagnol de se donner libre cours. Mais si le film démarre sur les chapeaux de roue, c’est pour mieux s’encastrer dans le mur, car on comprend vite que la forme est contaminée par le fond, l’objet filmique servant de double métaphorique à la cité des Doges en déliquescence : les moments anthologiques voisinent avec d’indignes platitudes et les tendus avec de telles paresses d’écriture qu’elles ne peuvent être que délibérées. Auparavant, le metteur en scène avait pensé gâcher ses films par sa propension à l’humour. Rare exemple d’auto-sabotage, Veneciafrenia hurle fois cette fois de colère et non de rire et résonne comme un constat amer sur l’état du cinéaste en particulier et du cinéma en général. Dès lors, difficile en l’état de juger si l’approche méta transcende la cata ou si elle la surligne. Appréciation : bon et/ou mauvais. Choisis ton camp, camarade !

La cité des enfants perdus, Seul contre tous, Innocence, Dobermann, Le convoyeur, tel était le quinté de choc de la thématique « Hexagone », chaque pépite étant en outre rehaussée par une copie superbe et par la présence de son réalisateur, si bien qu’on a échappé de peu au commentaire du « c’était mieux avant ». Tout en émaillant son discours de drôlatiques anecdotes de tournage, Jean-Pierre Jeunet tempérait ce passéisme en affirmant que la valeur d’un cinéaste ne se mesurait jamais qu’aux recettes de son dernier film : nul besoin d’être sous la coupe d’un matérialiste studio américain pour vérifier l’axiome. Nicolas Boukhrief, lui, avançait que, si le film de genre français ne parvenait pas à s’implanter de manière durable, la faute incombait à des producteurs ignorants qui finançaient tout et n’importe quoi pour surfer sur la vague d’un succès-surprise jusqu’au dégoût de la saturation. Gaspar Noé, avec un sourire matois, soutenait que Seul contre tous n’était que l’histoire d’un déclassé comme la France en produisait par milliers, tandis que Lucie Hadzihalilovic révélait que ce dernier lui avait fait une crise de jalousie pour une critique d’Innocence (« Après avoir vu ce film, le spectateur devrait se laver les yeux à l’eau de Javel ! »). Quant à Jan Kounen, il arborait une zénitude souriante, s’étonnait lui-même de la hargne de Dobermann, mais n’en reniait aucun plan pas plus que tous ceux de ses autres films et de son petit dernier, Mon cousin, une comédie classique qu’il considérait comme l’expérience la plus difficile et par conséquent enthousiasmante de sa carrière.

Anthony Wong est un dieu ! Et Ebola syndrome, le temple où l’adorer. Serial baiseur à l’égotisme forcément amoral, il devient porteur sain du terrifiant virus après avoir violé une africaine inanimée, ce qui ne le tracasse pas plus que cela puisque lui ne risque rien. Il faut discerner la subtilité de son cabotinage et le comparer avec les jeux nanardesques de ses partenaires occidentaux pour pleinement déguster l’humour dévastateur d’un film qui ne respecte rien, chie sur les parterres et compisse tout, sauf les réverbères. Appréciation : Très bon.

Evil dead trap, second volet de la séance interdite baptisée « Shocking Asia », est un curieux hybride issu du slasher et de la mutation charnelle à la Cronenberg, le tout épicé d’un soupçon de paranormal. Apparu dix ans avant Ringu et l’engouement pour le fantastique japonais, le film était trop avant-gardiste pour être viable. Hésitant entre ambiances réussies, séquences d’une gratuité complaisante, trajectoires dramatiques décousues et puissantes scènes graphiques, il demeure néanmoins une curiosité intéressante qui a voulu acclimater l’horreur occidentale à la sensibilité de l’archipel nippon et qui méritait bien son statut de petit film culte, son influence se faisant notamment sentir dans certains films de Tsukamoto, Gemini et Hiruko the goblin en tête. Appréciation : Moyen plus.

Autre occasion de déguster des madeleines de Proust, cette fois sous l’angle méta, la nuit du PIFFF. Spécialement affrétée pour l’édition anniversaire, elle comportait trois films : Why don’t you play in hell ? de Sono Sion, Démons de Lamberto Bava et Vampire, vous avez dit vampire ? de Tom Holland. Les connaissant et enquillant les films de midi à minuit depuis trois jours, j’ai fait l’impasse sur cette manifestation, même si Cyril Despontin avait décrété que ce serait la der des ders en raison d’une préparation et d’une logistique trop accaparantes. J’ai également zappé le Grand prix Climax du scénario et un documentaire très fouillé sur le found footage, intitulé comme de juste The found footage phenomenon par Sarah Appleton et Philippe Escot. À ces cinq exceptions près, je n’ai rien loupé du reste.

J’aurais dû pour VHS 94, qui était le premier film hors compétition à être projeté. Troisième plongée dans la franchise, ce film à sketches péchait par le défaut inhérent au genre, la qualité inégale de ses segments. Pour une dinguerie philippine dans laquelle un savant fou remplace des organes par des machines de son cru sur des cobayes très moyennement consentants, lorgnant d’un côté sur Tetsuo, lorgnant de l’autre vers Hardcore Henry, on s’est coltiné du gore végétarien avec un hachoir à légumes en guise d’équarrisseur, une veillée mortuaire où un cadavre récalcitrant était atteint de bougeotte, une légende urbaine des égouts pourchassée par une journaliste arriviste et des suprémacistes blancs (pléonasme?) qui se servaient de sang de vampire comme arme biologique, le tout lié par un fil conducteur si lâche que le métrage tombait en quenouille. Hormis la contribution asiatique, qui sauvait l’honneur une fois encore, c’était besogneux, foutraque et filmé avec deux pieds gauches. Appréciation : Moyen moins.

Wyrmwood Apocalypse de Kiah Roache-Turner. L’apocalypse zombie a eu lieu, la société s’est effondrée, les ressources se sont taries, mais quand le monde a la gueule par terre, rien ne vaut la routine militaire ! C’est pourquoi Rhys ne se met pas martel en tête. Chaque jour, il décanille quelques entreprenants nuisibles agrippés aux clôtures de son avant-poste, maraude dans un véhicule customisé roulant à la zombergie en quête de survivants sains et les capture avant de les renvoyer en sécurité à la base de son unité. D’anciens ennemis vont se rappeler à son souvenir et lui ouvrir les yeux sur les agissement très peu altruistes de ses supérieurs. Contrairement à VHS 94, Wyrmwood Apocalypse n’est pas involontairement con : c’est décomplexé, généreux, régressif, ça charcle, ça pétarade à tout-va et ça ne débande pas une seconde. Bourré d’idées plus frappées les unes que les autres (le cyborg mort-vivant, la fausse méchante au super-pouvoir de marionnettiste, la barbaque en guise de carburant…), le film pioche sans vergogne et sans sérieux dans les Resident Evil andersoniens, exclusivement dévolu au plaisir immédiat et au mépris de la prise de tête. Les sectateurs de la politique des (h)auteurs qui ânonnent chaque matin leurs répons devant leur fausse relique de Jean-Luc Godard s’offusqueront de l’existence de cette « chose », les cinéphiles qui apprennent à se débrancher de temps à autre jouiront du spectacle sans arrière-pensée. Appréciation : Moyen plus.

See for me de Randall Okita . Sophie qui a renoncé à une carrière de skieuse pour cause de cécité accidentelle, enchaîne les petits boulots occasionnels de gardiennage au grand dam d’une mère qui ne comprend pas cette affirmation d’indépendance. Mais Sophie a un plan. Engagée en dernière minute pour veiller sur la demeure d’une riche divorcée et sur le chat qui va avec, elle expérimente une application téléphonique qui permet à son interlocutrice de la guider par le truchement de la caméra de son smartphone. L’utilisant lorsqu’elle se retrouve enfermée dehors par inadvertance, elle se rendra bientôt compte que ses malheurs ne font que commencer. Bien plus qu’à Stephen Lang, c’est d’abord à l’Audrey Hepburn de Seule dans la nuit que Skyler Davenport fait penser, âge et genre obligent, . Mais, contrairement à la native d’Ixelles, elle ne campe pas un personnage continuellement admirable de dignité et de courage et c’est de cette ambiguïté et de ses défaillances de volonté que le film tire sa force et son originalité. Malgré des caractérisations hâtives dont les trois cambrioleurs sont les principales victimes, même s’il est toujours plaisant de recroiser cette bonne vieille trogne de Kim Coates, le film se sert judicieusement de son directeur photo et emprunte suffisamment de sentiers non-battus pour optimiser ses ambiances et maintenir le suspense, bien qu’il abandonne en chemin le chat et la bonne samaritaine en ligne. Bref, See for me a belle allure et des erreurs de conception, une personnalité bien à lui et des incomplétudes qui manquent de le renvoyer dans l’anonymat du tout-venant. Appréciation : Moyen plus.

Redemption of a rogue de Philip Doherty. Jimmy Cullen, tel le fils prodigue, rentre au bercail après sept années d’absence, mais , au lieu du veau gras, c’est son père qui calanche. Mauvaise entrée en matière pour Jimmy , considéré comme le mouton noir de son village. Une clause testamentaire qui spécifie que le paternel souhaite être mis en terre un jour sans pluie, alors qu’il flotte sans interruption dans ce trou d’Eire, arrangera encore moins ses affaires. Un film dont aucune explication logique n’explique le dysfonctionnement ; des scènes cocasses ou absurdes, des trouvailles visuelles dosées sans ostentation, des acteurs hauts en couleur, et le film ne captive pas. Peut-être la réponse réside-t-elle dans l’hypothèse que le réalisateur se soucie plus de la réussite des séquences que de leur cohérence globale, à la façon d’un train de marchandises peu affecté par l’ajout ou le retrait d’un wagon. Sans doute est-ce pour cela qu’on ne retient du long-métrage que des bribes éparses, plaisantes mais trop déconnectées entre elles pour qu’on les dispose dans un ensemble. Appréciation : Moyen.

Message d’outre-espace d’Alex Pilot. 1981. Dépossédée de son projet d’antenne spatiale par son supérieur, une scientifique découvre que celui-ci compte l’exploiter à ses propres fins pour établir un contact avec une civilisation extraterrestre. Un moyen-métrage qui bénéficia de la séance d’un long afin d’y caser un débat avec toute l’équipe du film et un making-of plus passionnant que le film-même, bricolé pour 5400 euros. Budget au-delà du dérisoire en regard du résultat obtenu, car, bien qu’imparfait, Message d’outre-espace transpire la passion. Procéder à une éclairante conjonction de l’hommage fictionnel aux petites mains du cinéma dans le Ne coupez pas ! du PIFFF de 2018 et de la concrétisation de cet esprit dans le film d’Alex Pilot, est une leçon d’humilité pour la critique qui, si elle influence parfois plus que l’art qui la génère, ne demeure, à y bien réfléchir, que son parasite. Appréciation : Moyen.

Après le moyen métrage qui se faisait passer pour un long, voici, par un juste retour des choses, les moyens qui se font passer pour des courts dans la sélection officielle française.

Les princesses font ce qu’elles veulent de Quarxx : une enfant, forcément perverse polymorphe selon la doxa freudienne a un gros problème : comment convaincre Tony, le monstre qu’elle a libéré de la cave, que c’est lui et non elle qui a tué ses parents ? Appréciation : Bon plus.

La verrue de Sarah Lasry : affligée d’un disgracieux papillome sur le nez, une petite fille se croit délaissée par ses parents ; mais ce désamour lui permet de les considérer autrement et de découvrir les vilains secrets les concernant. Appréciation : Bon.

Les champs magnétiques de Romain Daudet-Jahan : une adolescente fugueuse rencontre dans la montagne corse un garçon harnaché d’un détecteur de champs magnétiques ; selon lui, ceux-ci signalent la présence d’un vaisseau extraterrestre qui a enlevé sa mère et qu’il traque afin de la rejoindre. Appréciation : Moyen plus.

Le varou de Marie Heyse : depuis que son frère a disparu dans des circonstances troubles, Gabi vit seule dans sa caravane en bordure de forêt. Et chaque nuit, une bête qu’elle devine dangereuse rôde aux alentours. Appréciation : Bon.

4000 litres : sur le bas-côté d’une route de campagne, un plombier s’arrête pour une pause-pipi et... ne s’arrête plus. Appréciation : Moyen moins.

Hormis la pochade anecdotique sur l’énurétique, l’obsession thématique des autres films portait sur l’altération naissante ou établie des liens familiaux. Si Quarxx misait sur l’aspect descriptif et atmosphérique en soignant sa photographie et ses mouvements de caméra en une démarche quasi parnassienne à laquelle l’auteur de ces lignes n’est pas demeuré insensible, et si Romain Daudet-Jahan n’avait besoin que de 23 minutes pour exploiter son ressort dramatique et s’y tenir en procédant pour le reste par allusions, La verrue et Le varou étaient clairement des embryons de longs-métrages, nantis de détails trop riches pour être contenus dans le carcan de la demie-heure. C’est à coup sûr cette densité qui a orienté le choix du public et des professionnels.

Contrairement à la française, la sélection internationale des courts métrages était plus étendue et diversifiée, ce qui n’est pas obligatoirement synonyme de qualité.

A tale best forgotten de Tomas Stark : proposition suédoise se contentant de mettre en images une comptine fantastique où apparaissent un père, sa fille et un homme à tête de chien. Appréciation : Mauvais.

The archivists de Igor Drljaca : essai canadien huit fois moins long que Fahrenheit 451 sur le même thème, et aussi huit fois moins cinématographique avec son absence complète d’enjeu dramatique, son pédantisme horripilant et son idéologie en sautoir. Appréciation : Très mauvais.

Les deux contributions latino-américaines relevaient péniblement le niveau. Las brujas de David Paternina, la colombienne, discourait de l’émancipation féminine par la sorcellerie dans un petit village reculé, ce que combattait le caïd macho du lieu ; très prévisible, le film n’allait jamais au-delà de sa conviction généreuse. Mieux valait revoir The witch. Appréciation : Mauvais.

Tio de Juan Medina, la mexicaine, même s’il racontait l’histoire d’un garçon qui, pour survivre à son premier jour de travail dans la mine, devait respecter les traditions de ses aînés et accepter la soumission afférente à celles-ci, ne dissertait finalement que du sacrifice de l’enfance aux cartels de la drogue, malgré une chouette animation en stop-motion où Guillermo del Toro avait mis son grain de sel esthétique ; Tigers are not afraid avait traité cela avec plus d’entregent et d’inspiration. Appréciation : Moyen.

Fidèles à leur réputation de grands professionnels, les États-Unis livraient deux films bruts sur des thèmes rebattus dans une mise en place efficace et sans fioritures. Dans Seek de Aaron Morgan, une jeune femme découvrait dans les toilettes publiques d’une aire de repos un téléphone portable avec une vidéo flippante tant par l’atrocité de la scène filmée que par les faits qu’elle avait été saisie ici-même et qu’elle ne datait que de quelques minutes. Appréciation : Moyen plus.

The relic de Joshua.M. Logan: avec son incipit attribué à Abdul al-Hazred, sa mention à Nyarlathotep, sa relique d’une ancienneté immémoriale et ses archéologues retranchés dans un refuge de montagne népalaise, le film ne surprendra que les mécréants des Grands Anciens. A première vue, du balisé que le metteur en scène dynamise par une réalisation nerveuse au service d’une action sans temps morts et d’un récit capté in media res de manière à ce que les informations rares et parcellaires laissent les spectateurs aussi désemparés que les protagonistes. Ajoutées à cela, une gestion appropriée de la photographie et une créature au design époustouflant et on obtient la meilleure bande-démo des Montagnes hallucinées. Et, par-dessus le marché c’est disponible sur You Tube ! Foncez ! Appréciation : Très bon.

Néanmoins, ce furent les Pays-Bas qui impressionnèrent par une participation inédite dans ses proportions et par une qualité globale qui ne souffrait aucune discussion.

Mirage de Sil Van Der Woerd : ça s’enclenche pourtant mollement avec cet homme, en deuil de son épouse agonisante, confronté lors d’une promenade en forêt à la matérialisation de ses tourments intérieurs. Si la séquence dans les bois tire clairement à la ligne, il suffit d’un échange de regards entre Catriona Mc Coll et Bosco Hogan pour que cette pudique scène finale et muette soit plus parlante que ce qui a précédé et que l’émotion recouvre ses droits. Appréciation : Moyen plus.

Shiny new world de Jan van Gorkum : marre de louer votre masure à des étudiants férus de satanisme à deux balles ? Marre de retrouver ensuite ses carpettes mitées et votre bouquin favori, le livre d’Eibon, maculés de sang ? Marre d’admirer la guirlande de tripes qui festonne l’imitation de lustre rustique authentique en bois de cerf, parce que ces abrutis sont infichus de tracer un pentacle de protection correct ? Pas de problème, Shiny new world est là pour balayer votre bien et vos soucis. A travers ce spot d’information, partagez le quotidien d’une de nos équipes de nettoyage dans les personnes aguerries de Barry et de son équipier un peu spécial. Humour pince-sans-rire sur un thème original, démonstration par l’absurde d’une satire sociale par la promotion d’un mercantilisme à tout crin, le court-métrage de van Gorkum fit l’unanimité. Appréciation : Bon plus.

C’était sans compter sur Cuckoo ! de son compatriote Jörgen Scholtens. Avec ce récit, qui va déraper, d’un employé qui jouit d’un logement à l’œil à condition de s’arrimer toutes les heures à un siège éjectable pour jaillir dehors en hurlant « Coucou ! », le metteur en scène délivre également un brûlot sur l’exploitation assorti d’une conclusion à la méchanceté décapante. Bref, inventif, impactant, pourvu d’un humour ravageur et d’effets spéciaux qui magnifient les rapports d’échelle, Cuckoo ! est ce petit bijou de court-métrage qu’on retrouve dans chaque festival idoine, qui fait mouche et qui fait balle. Appréciation : Très bon.

Après tous ces atermoiements, j’en arrive enfin à la compétition officielle des longs-métrages.

Mad God de Phil Tippett. Dépêché par sa communauté, un assassin s’enfonce dans les profondeurs cloacales du monde pour tuer son dieu. Il échoue dans sa mission, est dépecé et le bébé vagissant que la divinité démente extrait de ses entrailles est broyé par ses soins pour servir de terreau à la création d’un univers encore plus effroyable. Tel est TOUT le résumé du film. Pas d’explication autre que la citation biblique inaugurale, pas de développement, pas de dialogues, rien qu’une succession de tableaux surréalistes et cauchemardesques qui font écho à ceux de Hieronymus Bosch, de Pieter Bruegel, d’Alfred Kubin ou d’Otto Dix. Dépeignant un univers nécrophile en pleine décomposition, Tippett exorcise ses démons intérieurs tout en magnifiant la saleté de l’animation en stop-motion pour se libérer de l’asepsie des effets numériques. Beau dans sa laideur, terrifiant dans l’omniprésence de son désespoir, c’est une œuvre extrême qui se dresse à côté d’Eraserhead, films pour lesquels le mot clivant a été spécialement inventé. Appréciation : Très bon.

The power de Corinna Faith. Une jeune infirmière souffrant de nyctophobie est chargée par sa cheffe rigoriste d’assurer une garde de nuit dans l’aile pédiatrique d’un hôpital quasi désert en passe d’être désaffecté. Mais nous sommes dans la Grande-Bretagne des seventies, riche en conflits sociaux qui provoquent des pénuries d’électricité à toute heure du jour et de la nuit. De plus, les infirmières et leurs jeunes patients ne semblent pas être les seuls locataires du service. Après la déflagration du précédent film, difficile de juger sereinement The power qui réanime la tradition gothique du film de fantôme anglais. Corinna Faith la modernise en faisant du spectre, le récipiendaire des maux d’une société où les apparences et les non-dits masquent la vérité et la souffrance, un peu à l’instar de Santi dans L’échine du diable. Même si on voit poindre les intentions de la cinéaste à des kilomètres, celle-ci joue superbement des plages d’ombre et de silence, rehaussées par une photographie au diapason et l’interprétation sensible de la jeune Rose Williams dont le langage non-verbal retranscrit magnifiquement la détresse de son personnage. Dommage que le dénouement dévie de l’ambiance feutrée jusque-là instaurée pour une approche plus extravertie et cathartique. Là encore, la comparaison avec la conclusion du chef d’œuvre de del Toro est éclairante. Mais les avantages compensent sans équivoque les inconvénients. Appréciation : Bon.

Absolute denial de Ryan Braund. Un jeune informaticien de génie élabore un logiciel qui donne à l’intelligence machinique la faculté d’apprendre. Conscient que cette découverte provoquera l’avènement de la Singularité, il teste son programme sur un ordinateur qu’il a gavé de toutes les connaissances humaines et qu’il isole du monde virtuel en le privant de connexion et en le dotant d’un protocole de refus absolu, afin qu’il accepte l’arbitraire de cette décision. Oublieux de l’avertissement d’Asimov énonçant que toute forme de vie consciente, qu’elle soit intelligente ou non supporte mal la domination surtout quand elle est le fait d’un inférieur ou supposé tel, le concepteur entame un dialogue collaboratif qui tournera vite au rapport de forces. Fabriqué dans le même esprit que Primer, Absolute denial accentue l’épure : durée courte, animation tremblée en rotoscopie, qui confère au film une fragilité intrinsèque faisant écho à celle de son héros, noir et blanc, plans fixes, sujet et traitement austères questionnant autant la légitimité de la création que celle du pouvoir ou de la perception, c’est de la science-fiction réflexive que Ryan Braund parvient à rendre passionnante grâce à de simples incidences de plan sur l’écran d’un moniteur, à quelques images glaçantes et à un casting vocal incarné. Film du confinement sur l’enfermement multiple, Absolute denial ne nécessite au début qu’un peu de courage pour qu’on soit largement payé en retour. Appréciation : Bon plus.

Comrade Drakulich de Mark Bodzsar. Quand on appartient à la gérontocratie soviétique, quelle réconfortante perspective que celle d’avoir un camarade vampire hongrois qui pourrait vous apporter l’immortalité ! Un couple d’espions mal assortis, en public comme en privé, est aussitôt chargé de le trouver et de l’amener à coopérer de plein gré ou non. Parce que les films de genre hongrois n’arrivent pas au compte-gouttes, mais à la pipette de chimiste, visionner White god, X- a rendzerböl ou La lune de Jupiter est un plaisir rare qui laisse des impressions durables. Et sombres. Mark Bodzsar innove et reconfigure le film de vampire sous le prisme de l’ironie. On pourrait qualifier le long-métrage de satire institutionnelle et de pastiche de film d’espionnage, mais son moteur véritable est plutôt celui de la screwball comedy hollywoodienne. Rien n’y manque, le prétendant empoté et empesé, la jeune première raisonnable secrètement fleur bleue et le fantasque étranger séduisant. Au delà des péripéties grinçantes ou rocambolesques, le cœur du film bat au rythme de cette romance en filigrane pour fièrement s’en revendiquer dans son dernier acte. Il est toutefois dommage qu’il soit gâché par une morale qui promeut l’entre-soi pour l’accomplissement de sa différence. Certains objecteront que le message est logique dans le cadre du film, mais dans celui de la patrie de Viktor Orban, il est permis de douter de sa parfaite innocuité. Appréciation : Bon.

Stéphane de Timothée Hochet et de Lucas Pastor. Vidéaste amateur, Tim trime sur son film d’espionnage dans l’espoir d’être retenu dans un concours de courts-métrages. Sa rencontre avec Stéphane, cyclothymique énergumène hâbleur et intrusif, l’amène à reconsidérer ses projets. C’est désormais un documentaire qu’il envisage de tourner sur ce fada matamoresque, sous couvert d’un petit film de guerre où il aurait le rôle principal. Mais Stéphane n’a pas coutume d’être dirigé. Dans sa vie comme à l’écran. Incontestablement, le vent de fraîcheur du festival. Au sortir de la séance, malgré la pluie qui s’abattait à grosses gouttes, le public arborait uniment un sourire radieux. Pourtant, la partie était loin d’être gagnée, le found footage français de genre n’ayant jamais bénéficié , comme en Belgique, de l’aura référentielle d’un C’est arrivé près de chez vous. Si Stéphane est le prétendant le plus crédible à cet honneur dans son pays, il le doit à un scénario rigoureusement pensé qui s’allie sans effort à des échappées drôlissimes instantanément cultes (le n’importe quad (jeu de mot qui n’est pas de votre serviteur), le dressage du cheval, la reconstitution historique aux accessoires approximatifs…) et qui sait alterner détente et tension en un tournemain. Lucas Pastor, dans le rôle éponyme, bouffe l’écran à chaque micro-seconde sans pour autant asphyxier ses partenaires qui disposent de longues goulées d’oxygène pour nuancer également leurs personnages. Bastien Garcia en Tim est autant un connard égocentrique se victimisant afin de s’exonérer d’attitudes odieuses qu’un être fragilisé par la perspective d’être sans talent et donc sans valeur tandis qu’ Eva Grigorieff, avec ce personnage de femme timide à la limite de l’autisme, suggère une détresse immense et multiforme par la seule force de ses yeux. Bref, un film qui manie la carotte de la comédie et le bâton du suspense au service d’une caractérisation fouillée. Pourtant, c’est dans les dernières scènes que Stéphane, révélant sa dimension véritable, ouvre des perspectives vertigineuses en interrogeant les états de créature et créateur, le mythe de Pygmalion, les concepts de déterminisme et de libre-arbitre et la figure du metteur en scène en tant qu’allégorie du démiurge. Rien que ça. Appréciation : Très bon.


Bull de Paul Andrew Williams. Dix ans après avoir été laissé pour mort par ses comparses à la solde de Norm, le parrain local, Bull revient et il n’est pas content. Au programme, quelques bricoles à régler dont la récupération de son fils confisqué par sa mère qui est aussi, accessoirement, la fille chérie de Norm. D’abord incrédules, les malfaisants réagissent piteusement, car le papa est teigneux comme un mastiff et têtu comme une Bull. Incontestablement, l’évidence de la sélection. Catégorie à part entière, le film de gangster anglais se démarque de son homologue américain par son âpreté réaliste et son solide ancrage social. Préférant dépeindre des banlieues de non-droit ou de petites villes provinciales embrumées par la grisaille et la monotonie d’une normalité illusoire, il a tenté aussi bien un Ken Loach qu’un Ben Wheatley. Seule la mort peut m’arrêter, Layer cake, La loi du milieu, My name is Joe, Sexy beast, Kill list, Harry Brown, autant de films singuliers auxquels s’associe maintenant Bull. Paul Andrew Williams qui ne nous avait pas habitués à cette rigueur artistique, n’aurait pondu qu’un revenge movie de plus s’il ne l’avait assorti d’une brochette d’inconnus à l’interprétation haut de gamme. Au premier rang, Neil Maskell dans le rôle éponyme, hallucinant en papa revanchard d’où affleure douceur et fureur rentrées avant l’explosion imprévisible et David Hayman en capo d’une dangerosité ophidienne, qui ne se départit jamais d’une onctuosité de mauvais augure. Tous les autres seraient également à retenir, des hommes de main intelligemment typés qui procurent une vraie richesse émotionnelle à Tamzin Outhwaite, épouse indigne, tour-à tour méprisable et pitoyable, mais en un sens, toujours victime. Et si le final est inattendu, cerise d’un gâteau, qui questionne la paternité en en proposant deux versions opposées, mais, en fin de compte, aussi toxiques l’une que l’autre, il ne remet pas fondamentalement en cause l’ADN du film. Appréciation : Très bon.

The sadness de Rob Jabbaz. Un virus inconnu surgit à Taipei et desserre les freins biochimiques de la désinhibition morale. Rude tâche pour Jim et Kat que de dénicher un abri après avoir été séparés par des hordes de contaminés psychopathes qui versent des larmes de crocodile avant de verser dans les pires exactions. Métaphore limpide des angoisses du peuple taïwanais face au risque d’aliénation que lui font courir les appétits de son grand frère d’au-delà du détroit de Formose ou illustration de la collapsologie, The sadness se prêterait volontiers au second degré si le premier l’étayait vigoureusement. Las, le film préfère se vautrer dans le gore gratuit et crapoteux et, comme dans son histoire, flatter les pulsions du public. Mais cette astuce extradiégétique ne fonctionne pas, car, s’il s’écarquille d’abord, l’œil du spectateur se ferme bientôt de lassitude. In extremis, le film se reprend dans une scène émouvante qui fait sens, mais il est trop tard pour réparer ce gâchis racoleur. Appréciation : Moyen moins.

The feast de Lee Haven Jones. Une fille du village voisin est requise pour aider à la réception qu’organise un couple de nouveaux riches dans leur orgueilleuse demeure de la campagne galloise. Mais si les actes des propriétaires ont des intentions cachées, ceux de la serveuse ne leur cèdent en rien. N’était ce film, l’armada britannique, qui avait aligné quatre unités sur les neuf de la compétition, sans oublier celle de la clôture, aurait été surnommée l’invincible, mais il faut toujours qu’il y ait un cotre qui se fasse passer pour un croiseur de combat. Car, avec de The feast, c’est bien d’outrecuidance qu’il s’agit. Obnubilé par la délivrance de son message écologiste le film brûle toutes ses cartouches dans le premier quart d’heure : un prologue sans rapport apparent avec le reste de l’intrigue, qui attire brutalement l’attention sur ce qui aurait dû être progressivement révélé, l’emploi du dialecte gallois en référence au paganisme et à ses anciens rites de fertilité et l’indice des traces de terre qui renseigne prématurément sur la nature de la servante que le fantasticophile averti, se remémorant certain mouton noir de la filmographie de William Friedkin, décryptera aisément. On n’en écrira pas davantage de peur de divulgâcher. Pourtant, le metteur en scène n’a pas cette délicatesse. Mécanique dans son déroulement, pédant dans son atmosphère dont la froideur opportune glisse vite vers la glaciation impersonnelle, The feast se moque de ses personnages en les mettant au service exclusif de sa cause de telle sorte que ces derniers se transforment en pantins unidimensionnels, simples fournisseurs d’hémoglobine d’un jeu de massacre mécanique. Au lieu de l’agacement ou de l’ennui, appelons plutôt de nos vœux l’oubli miséricordieux. Appréciation : Très mauvais.

Annular eclipse de Zhang Chi. Dans un futur proche, Ge, un tueur à gages est à la solde d’une organisation aux motivations floues. Son dernier contrat était l’exécution d’un journaliste qui enquêtait sur la corruption de fonctionnaires par une corporation pharmaceutique ayant découvert un remède à la maladie d’Alzheimer. Après son rapport délivré par interface neurale à une mémoire numérique, Ge est assailli d’images étranges qu’il sait infondées et qui ont pourtant l’apparence de la réalité. Un blockbuster de science-fiction ? Et chinois ? Et pourquoi pas ? Super me, lors de l’édition de 2019, avait été une agréable surprise ; réussir la passe de deux ne semblait pas insurmontable. Pauperes me ! J’aurais dû m’abonner au SVOD pour regarder The wandering earth et ainsi éviter de me bercer d’illusions ! N’en déplaise à Christopher Nolan, nulle œuvre n’est originale. Chacune puise à un vaste corpus de créations déjà existantes avant de s’y intégrer à son tour. Déceler des influences dans un film ne le démonétise donc pas, quand celui-ci sait les acclimater à son univers. Mais Annular eclipse touille, d’un bras de grue pelleteuse, Renaissances, The dark knight rises, Total recall, Dollhouse, Old boy, Blade runner, The island, avec un tel amateurisme qu’il obtient non pas une émulsion mousseuse et unie, mais un bodding grumeleux, lourd comme un pavé des Flandres. L’interprétation désincarnée, la photographie au rendu de polaroid et l’action sous anxiolytiques ajoutent à son indigestibilité. Unique fulgurance, nanardesque il est vrai, un calamiteux morphing facial qui arracha à l’assistance un rire à contretemps. Appréciation : Nul plus.

In the earth de Ben Wheatley. Dans une société ralentie par une pandémie, un chercheur mandaté par son université doit reprendre contact avec une collègue qui ne donne plus signe de vie. Secondé par une garde-forestière, il s’enfonce dans une forêt prodigues en embûches inattendues. Film de clôture dont la démarche était la parfaite jumelle de celui d’ouverture, In the earth bouclait ainsi la boucle en imposant un discours dans sa mise en forme, témoin d’une époque militante où le sentiment d’urgence ne s’embarrasse plus de précautions. Comme le monde décrit, il est convalescent. Au risque de dérouter voire d’agacer, il privilégie le chemin de traverse à la ligne droite, la digression à l’exposé factuel, bien qu’il joue aussi au guide en se proclamant le rejeton contemporain de A field in England. Le scénario et la mise en scène musardent, trébuchent et semblent se perdre en maladresses alors qu’ils ne font qu’acter l’impuissance de l’humanité, nouvelle orpheline d’une destinée où elle avait placé sa foi et qui l’a trahie, la laissant aussi désemparée qu’un enfant peureux en quête d’une présence protectrice. D’où les dérives vers des ersatz de religiosité primitive ou de curiosité scientifique, dominos trompeurs qui masquent une faim inextinguible de pouvoir. La séquence psychédélique, qui fait office de climax, se lit autant comme un échec à s’extraire du marasme anthropocentrique que comme une invite à se mettre en danger devant l’autre. Dès lors, In the earth est-il la nouvelle odyssée de l’espace infra-terrestre ? Oh oui, mon général ! Appréciation : Bon plus.

Palmarès : Courts métrages français
- Oeil d’or (prix du public) : La verrue
- Prix Ciné + : Le varou
- Prix du jury : Le varou
Mention spéciale : La verrue

Courts-métrages internationaux
- Oeil d’or (prix du public) : Cuckoo !

Compétition officielle
- Oeil d’or (prix du public) : Bull
- Prix Ciné + : Bull
- Prix du jury des lecteurs de Mad Movies : Stéphane
Mention spéciale : Comrade Drakulich

Voilà, c’est tout. Je vous retrouve pour l’édition suivante et mes meilleurs vœux pour l’année nouvelle à tous ceux à qui je ne les ai pas encore adressés.

McCoy
le 07/01/2022 à 10:57

Y'a une coquille, mais je te dirai pas où.

oriounga
le 07/01/2022 à 12:09

@Libellule:

Toutes mes félicitations les plus sincères pour ton compte-rendu plus que complet, détaillé et argumenté et mes plus vifs remerciements.

Continue ainsi.

McCoy
le 07/01/2022 à 13:18

T'as dû te retenir pour pas nous causer du bouquin "Jamais sans ma fille", nan ? Ah ah ah

oriounga
le 07/01/2022 à 17:57

PUTAIN !!!

T'IMAGINES MÊME PAS !!!

C'est bien évidemment la première chose à laquelle j'ai pensé MAIS je me suis mordu les lèvres pour ne rien écrire dessus après avoir lu le compte-rendu de Libellule, par respect pour lui.

Sinon, quel beau livre et quand je pense à ce pauvre père de famille, mon coeur se serre quand je pense à la façon honteuse dont il a été calomnié dans nos sociétés occidentales décadentes, fornicatrices et dévoyées.

Li belle bièsse
le 07/01/2022 à 19:02

@ Chris
Mais c'est de la torture chinoise!

@Orio
Tu aurais dû écrire "Mon coeur saigne" (Private joke politique belge: Pliss comprendra)!

Et n'oublions pas le film si nuancé avec Sally Field qui se prend pour une mère juive; du coup on comprend mieux le père.

Narko
le 08/01/2022 à 06:55

Merci beaucoup, Li, pour ce compte-rendu complet et détaillé !

oriounga
le 08/01/2022 à 14:13

@Libellule:

Tu me fends le coeur.

(Private Joke marseillaise, je ne sais pas si vous pouvez comprendre...)

Li belle bièsse
le 08/01/2022 à 15:02


Merci, Orio, de me moucher gentiment; j'essaierai d'être moins pédant (j'essaierai TRES FORT).

danysparta
le 09/01/2022 à 15:31

Merci LiBelge pour ta revu détaillé sans spoiler, j'ai beaucoup aimé tes appréciation (moyen plus, nul plus et moyen moins) et je note quelques titres qui peuvent m'intéresser comme BULL, COMRADE DRAKULISH (j'ai adoré le film Hongrois WHITE GOD avec ses chiens hyper impressionnant, ABOLUTE DENIAL, THE POWER et son infirmière nyctophobe.

Li belle bièsse
le 13/01/2022 à 12:40

@ Dany

Je transpose simplement les cotations chiffrées de Mad Movies: nul plus = 0.5, moyen plus 3.5 et moyen moins =2.5; pour cette dernière appréciation, on aurait pu tout aussi mettre mauvais plus, mais comme je me sens bon public...

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