Interview : Jason Blum producteur

Le célèbre producteur nous décrit l’approche qu’il a adoptée pour relancer la franchise Halloween, dont il a récupéré les droits. Au passage, il révèle certaines choses sur le fonctionnement interne de sa boîte.
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Vous êtes connu comme un producteur créant ses propres mythologies et franchises. Pourquoi avoir repris les droits de Halloween ?

J’adorais le défi que cela représentait. C’est comme lorsque nous avons entrepris un deuxième Paranormal Activity : les gens nous disaient que nous allions foutre l’original en l’air, à la façon de la suite du Projet Blair Witch. Mais finalement, le public a aimé Paranormal Activity 2, et nous en avons fait cinq autres. De la même manière, les fans ont un lien très passionnel à Halloween, au point qu’ils accueillent toute nouveauté avec cynisme. En tout cas, ils ont des attentes très précises, et je voulais relever ce défi. Évidemment, nous n’allons pas satisfaire tout le monde, mais je pense que nous avons fait un super film et que les gens vont être agréablement surpris.


C’était votre décision de ne pas faire un remake ou un reboot, mais une sorte de nouveau numéro 2 ?

Un nouveau numéro 2, c’est cela… Non, je voulais juste produire une nouvelle version de Halloween, sans savoir si ce serait une suite, un reboot ou, comme nous l’avons finalement fait, une histoire ignorant tous les films autres que le premier de la série. Car il faut savoir que chez Blumhouse, nous donnons beaucoup de pouvoir aux auteurs, en nous gardant bien de leur mettre des entraves. J’ai donc commencé par contacter trois ou quatre personnes que j’admirais vraiment, David Gordon Green et Danny McBride étant les premiers sur ma liste. Et quand ils ont accepté l’offre, je leur ai laissé le champ libre, pour déterminer ce qu’il valait mieux faire. Ainsi, ce sont eux qui ont eu l’idée d’ignorer les autres suites. Enfin, plus exactement, ce sont leurs récits qui sont ignorés. En effet, le Halloween de 2018 contient des sortes de « bonus cachés » adressant des clins d’oeil aux films précédents, de différentes manières.


Votre idée était de prendre un cinéaste peu familier de l’horreur comme David Gordon Green, pour avoir un regard original sur la franchise ?

Nous avons effectivement eu de bons résultats [...]

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