HALLUCINATIONS COLLECTIVES 2017

Flash-back lointain. Lors du week-end pascal de l’année 2017, nous célébrions avec quelques fidèles plus ou moins anonymes le dixième anniversaire des Hallucinations Collectives. Manifestation humble et besogneuse, les « HalluCo » ont su imposer à la force du poignet des ambitions transversales et une approche cinéphilique joyeusement décloisonnée. Un cas unique en France ?
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Dix ans. Dix ans de cinéma, d’expos, de concerts, de débats, de rencontres et d’amour. Beaucoup d’amour. Car la générosité, la proximité, sont aussi les qualités qui reviennent souvent dans les témoignages des « habitués », ces spectateurs qu’on croise chaque année, à la même place, aux mêmes séances, comme dans un rite programmé dont on ne veut surtout pas sortir. Oui, les Hallucinations sont collectives ET addictives, comme les grands ordonnateurs du festival l’ont parfaitement compris, en fêtant leur anniversaire à deux chiffres avec cette idée de brasser le meilleur de l’esprit HalluCo ; liberté, raretés et excentricités. The Trinité. Mais autorisons-nous un rembobinage. Ces dix dernières années, le festival lyonnais a distribué ses fameuses « cartes blanches » à ce que le cinéma français peut compter de personnalités tranchées et tranchantes : Christophe Gans (dont l’analyse mémorable de La Chute du faucon noir de Ridley Scott avait sidéré l’assistance), Nicolas Boukhrief (lyrique et touchant dans son évocation de Zulawski, duquel il avait choisi le giflant Possession), Pascal Laugier (défendant avec sa verve toute méditerranéenne le cinéma sous-évalué de Franklin J. Schaffner pendant la présentation de Ces garçons qui venaient du Brésil) et Lucile Hadzihalilovic (qui a propulsé la salle dans une dimension sado-maso en choisissant Prison de cristal, génial trait d’union entre cinéma d’exploitation radical et oeuvre d’auteur « intellectuelle » que l’on doit à l’oublié Agustí Villaronga) ont été les marqueurs d’un festival où la (re)découverte s’accompagne toujours d’un dialogue riche et spont [...]

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