Goonies in the Dark

Lost River

Quand Ryan Gosling passe derrière la caméra, les avis sont forcément tranchés. Endive humaine pour les uns, comédien audacieux pour les autres, le héros de Drive confirme son amour d’une forme de fantastique très personnelle, et forcément polarisante.
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Ryan Gosling avait tout à prouver en passant derrière la caméra, l’acteur ayant ces dernières années focalisé l’attention sur lui devant celles de cinéastes hype comme Derek Cianfrance, Nicolas Winding Refn et bientôt Terrence Malick. Réceptacle à fantasmes ou coquille vide, les débats font encore rage, et ne risquent pas de se calmer avec Lost River, où une mère célibataire tente de sauver sa maison en se produisant dans un club interlope tandis que son grand fils, aux prises avec un malfrat dingo, tente de briser la malédiction qui frappe sa ville et ses habitants… Le premier réflexe critique, à la vision du résultat, est de dresser la liste des influences de Gosling. De prime abord, elles sautent aux yeux : David Lynch, Mario Bava, Dario Argento, Gaspar Noé, Refn… Et seraient la preuve du manque d’inspiration du débutant. Pourtant, voici une belle liste de metteurs en scène ayant maintes fois façonné des réalités alternatives, poétiques et/ou inquiétantes, ce qui semble être le projet tout entier de Lost River. Filmé – et ce n’est pas un hasard – à Détroit, le long-métrage raconte les derniers i [...]

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Commentaire(s) (2)
Burnett
le 13/04/2015 à 19:31

Clairement c'était plus sévère après Cannes. Gosling a-t-il joué de ses charmes pour inverser la tendance ?

Et puis, ne pas réussir à se démarquer de ses influences c'est aussi le problème le plus fréquent des "débutants" en réalisation. Faudra pas trop que ça dure, c'est tout.

Aquarius
le 13/04/2015 à 22:33

Je sais que le film divise fortement mais je l'ai trouvé pas si mal, en tout cas cohérent et sincère.
Certes, Lost river est maniériste, sous influence (citons pêle-mêle Malick, Jeff Nichols, Refn, Noé, un soupçon de Carpenter, de Grand-Guignol, de giallo), mais ce patchwork finit par accoucher d'un joli conte intrigant et distillant quand même une certaine atmosphère et de beaux moments de cinéma.
On peut penser que Gosling a voulu y mettre tout ce qu'il aime, tout son cœur, on peut à mon sens lui pardonner certaines maladresses et un brin de lourdeur, de trop-plein.
PS : méfions-nous des critiques qui défoncent gratuitement Gosling parce que c'est un bellâtre, un acteur hype ou que sais-je encore ... de toute façon ils l'attendaient au tournant avec crocs et griffes acérés ...

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