Give Me Five André Øvredal réalisateur

Le réalisateur norvégien de Troll Hunter, The Jane Doe Identity et Scary Stories a accepté de se prêter au jeu du Give Me Five. Si les quatre premiers titres devraient faire l’unanimité, le dernier risque de rouvrir des débats vieux de près de 20 ans…
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2001, L’ODYSSÉE DE L’ESPACE DE STANLEY KUBRICK (1968)
« Je dois commencer avec un choix évident. 2001 est le plus grand film d’art et essai de l’Histoire. C’est une oeuvre de cinéma majeure. Que Kubrick ait pu raconter son histoire de cette manière, à cette époque-là, est extraordinaire. 1968, vous imaginez ? Ironiquement, c’est l’année où se situe Scary Stories… Bref. Ce film a pris des risques incroyables compte tenu du budget, et ce sur tant d’aspects différents. La production est très élaborée, c’était en son temps le film de science-fiction le plus sophistiqué jamais vu. La qualité technique était inédite, et le film s’inscrivait parfaitement dans la carrière ambitieuse de Kubrick. C’est une vraie inspiration de revoir ce film aujourd’hui : Kubrick ose à peu près tout, il imagine des choses auxquelles personne d’autre n’avait pensé. J’ai découvert 2001, l’odyssée de l’espace en VHS, finalement assez tard. C’était la fin des années 1980, je devais avoir 15 ans. Je l’ai vu en Pan & Scan, en 1.33 ! J’ai donc vu la moitié de l’image, et ça m’a quand même impressionné. Quand j’ai enfin vu la version widescreen en LaserDisc, j’ai compris toute la portée de la mise en scène. Il y a quelques années, j’ai vu le film pour la première fois sur grand écran, durant un festival. Ç’a été encore une fois une révélation. 2001 est une master class en termes de suspense. Il y a un incroyable sens de la menace qui plane sur toute l’intrigue. C’est parfois une sorte de mélange entre la science-fiction et l’horreur. J’ai bien sûr vu 2010 – l’année du premier contact, la suite réalisée par Peter Hyams dans les années 80. C’est un film de SF beaucoup plus classique, mais si on ne le compare pas au travail de Kubrick, c’est une oeuvre très honorable. C’est presque un film de sous-marin, très claustro, avec une narration plus linéaire. »



RENCONTRES DU TROISIÈME TYPE DE STEVEN SPIELBERG (1978)
« Je ne peux pas ne pas parler de Rencontres du troisième type, car c’est mon film favori. Il y a dedans tout ce que j’adore, et tout ce que j’essaie de faire. Je trouve l’équilibre entre l’aspect humain et le fantastique assez inouï. On y voit un homme qui détruit sa propre famille. Il y a une raison à cela, mais ça pourrait ê [...]

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