Enfin Peur !

The Mirror

Terminé en 2013, sorti en 2014 dans les salles US où il a rapporté plus de 27 millions de dollars (44 millions dans le monde) pour un budget de 5 millions, The Mirror (Oculus en VO) débarque enfin chez nous… directement en vidéo. Ne nous appesantissons pas sur la désolante impossibilité pour le public de découvrir en salles cette petite perle horrifique, et mettons plutôt en valeur, à travers quatre points spécifiques, ce qui en fait une production se détachant sans peine du tout-venant de l’horreur yankee, bien qu’elle porte l’estampille Jason Blum !
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L’EXPOSITION

Ocu… pardon, The Mirror (quel titre français de merde), narre le retour auprès de sa soeur de Tim (Brenton Thwaites). Interné depuis sa petite enfance pour avoir tué leur père qui, lui-même, venait de tuer leur mère, le jeune homme d’une vingtaine d’années vient d’être déclaré sain d’esprit après avoir clamé toute sa jeunesse que la tuerie avait été provoquée par un miroir maudit ornant le mur du bureau de papa. Persuadé que cette histoire a finalement été créée par son cerveau comme un mécanisme de défense, il se confronte à sa soeur, Kaylie (Karen Gillan) qui, toujours convaincue de la nature surnaturelle des événements, a racheté le miroir afin qu’ils puissent le détruire tous les deux… Très tôt, il est clair que le récit va entremêler passé et présent pour nous présenter l’évolution des deux drames que raconte le film. Procédé classique et qui s’annonce du même coup ronronnant. Pourtant, on constate assez vite un but précis : remettre en question les assertions de la soeur, contrebalancées par les souvenirs du frère, bien plus rationnels  ou plutôt rationalisés par la thérapie. Ce qui instaure une réelle tension psychologique entre Tim et Kaylie quant à la réalité de l’enjeu qui les réunit, d’autant que l’interprétation du premier, calme et pondérée, contraste avec celle de la seconde, de plus en plus enfiévrée. Cette attention à l’élaboration d’un antagonisme psychologique entre les deux personnages principaux démarque immédiatement le film de ses pairs, d’autant que ces mêmes séquences servent également de scènes d’exposition, dont le didactisme s’avèrera payant dès lors que le film basculera.

LA STRUCTURE

Car oui, The Mirror bascule. Le film malaxe en effet la c [...]

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Commentaire(s) (1)
Lee69
le 23/04/2015 à 17:42

Merci mille fois M. Duroche pour cet article élogieux qui m'a convaincu ! J'ai hésité un bon moment avant d'investir dans le blu-ray, et je ne regrette pas mes deniers : le film est tout simplement l'un des meilleurs films d'horreur qu'il m'ait été donné de voir ces dernières années... L'ambiance et l'atmosphère du film m'ont évoqué le "Abandonnée" de Nacho Cerda, personnages fantomatiques et menace inéluctable à l'appui. Grosse atmosphère, comme dirait Arletty, et une superbe mise en scène qui exploite tous les aspects d'un pitch simple mais malin. Bref, on n'est pas dans Amityville new generation... Une vraie et indiscutable réussite...

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