En direct de Pandora

Avatar

Steve Ingram entame une longue et fructueuse collaboration avec Peter Jackson sur Les Feebles. Il devient superviseur des effets physiques sur Le Seigneur des Anneaux. Un rôle exigeant qu’il assumera à nouveau sur King Kong, District 9 et Avatar...
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Quand avez-vous commencé à travailler sur Avatar ?
Je crois que c’était en mars 2008. Le temps de production était exceptionnellement long. Nous avons un peu travaillé sur la postproduction, mais nous nous sommes surtout concentrés sur le tournage. 

Pouvez-vous définir votre rôle sur ce film pour nos lecteurs ?
Je suis le superviseur des effets spéciaux. Mon équipe et moi nous occupons de tous les effets en direct, destinés à être enregistrés devant la caméra. Nous nous sommes aussi chargés de créer les éléments en Motion Control, les plates-formes des caméras… Dès que les acteurs doivent monter dans un hélicoptère, on faisait appel à nous. Pour des explosions aussi, des dégâts divers… Vu la couleur bleue des Na’vis et le volume d’images de synthèse, James Cameron s’est dit qu’un peu d’effets physiques ne pouvaient pas faire de mal. Par ailleurs, nous avons directement travaillé sur les caméras. Nous avons créé un système qui synchronisait les caméras live et les caméras utilisées pour la Motion Capture. Cela nous permettait de créer des mouvements d’appareil au sein d’un environnement 3D en manipulant une véritable caméra. C’était plutôt avant-gardiste.

Apparemment, Cameron a insisté pour enregistrer la plupart des mouvements de caméra durant les sessions de Performance Capture…
Oui, il y a eu une vraie volonté de se débarrasser des caméras virtuelles que l’on utilisait jusque-là. D’où notre nouveau système. En plus de ça, Jim a utilisé beaucoup de caméra portée, qui implique une présence physique dans l’espace. Créer les outils nécessaires a été une entreprise énorme.

Vous pensez qu’ils vont être réutilisés régulièrement dorénavant ?
Je crois que Spielberg les a déjà réutilisés pour Tintin. La première fois qu’on se frotte à un nouvel outil, on essuie les plâtres, on essaie de tester ses limites. Puis la technologie s’installe et elle devient commune.

Avez-vous eu l’occasion de travailler avec les acteurs durant les sessions de Performance Capture ?
Oui, mon équipe et moi étions présents durant ces sessions. Jim utilisait un moniteur qui affichait une prévisualisation de la scène, avec les acteurs sous la forme de Na’vis intégrés dans un décor en images de synthèse rudimentaires, calculées en temps réel. On pouvait également y diffuser des portions de plans tournées en live, en studio, et intégrer les acteurs digitaux, toujours en temps réel. Parfois, le plateau de Motion Capture était un vrai décor, et le moniteur affichait un mélange entre ce décor réel et un décor virtuel prévisualisé. On pouvait bien sûr importer de nouveaux éléments dans la prévisualisation, mais il fallait dès lors relancer le système. L’opération n’était pas très longue, mais rien ne va jamais a [...]

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