Du sang dans les murs

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L’horreur italienne bouge encore, comme le prouve le trailer de Blood Bags, où deux jeunes filles s’introduisent dans une vieille demeure turinoise afin de prendre des photos, et deviennent les proies d’entités monstrueuses. Ambiance et maquillages à l’ancienne sont au menu de ce shocker/survival qui semble autant devoir aux classiques horrifiques transalpins qu’au Craven de La Colline a des yeux, et sur lequel on a très envie de jeter les nôtres (d’yeux). Le jeune réalisateur/scénariste Emiliano Ranzani signe ici son premier long (pour la société de production Grey Ladder) après s’être fait remarquer en festivals avec quelques courts désargentés mais efficaces comme Langliena et Miriam. C’est d’ailleurs grâce au premier que Richard Stanley avait engagé Ranzani comme réalisateur de seconde équipe sur son segment de The Theatre Bizarre.

 

Commentaire(s) (79)
Li belle bièsse
le 02/11/2018 à 07:37

@ Araporn

Mea culpa! Je ne pensais pas être du genre "Faites ce que je dis et pas ce que je fais!",

Et je me sens d'humeur à une rapide rétrospective de Peter Hyams, qui la mérite. Ce n'est pas un représentant de la politique des "hauteurs" chère à un magazine auquel je suis allergique, mais c'est plus qu'un honnête artisan qui a frôlé selon moi le chef d'oeuvre à trois reprises. Les films que j'ai vus ne seront sûrement pas dans le bon ordre, car j'écris tout de mémoire Les erreurs ne seront donc imputables qu'à leur auteur.

TELEPHON de Don Siegel: bon, je triche et j'ai oublié le titre français, mais Hyams a d'abord écrit des scénarios avant de réaliser et c'est un petit film d'espionnage sympa, un brin pantouflard mais l'idée capillotractée, Pleasence et Bronson sauvent la mise.

CAPRICON ONE: un festin pour les yeux et les oreilles! Musique gouleyante de Goldsmith, scénario mitonné amoureusement, interprétation savoureuse ( les seconds rôles, David Doyle et Telly Savalas sont hilarants). Un film dans la veine conspirationniste des Pakula de la grande époque.

OUTLAND: deuxième coup de maître! Une structure classique de western ( certains critiques ont écrit que le film aurait dû être réintitulé "La navette sifflera trois fois") revitalisée par un contexte de science-fiction réaliste, un Sean Connery impérial, une Frances Sternhagen qui arrive à faire jeu égal et une nouvelle tuerie de Goldsmith.

LA NUIT DES JUGES: Triplé gagnant avec un vigilante movie un peu différent des autres, en raison du modus operandi des garants de l'ordre. Si le film expose plus maladroitement le problème que le film de Lustig, sa réponse est nettement plus ambiguë. Le film est très dialogué, procédurier même, mais c'est dans sa nature et il bénéficie d'un superbe quart d'heure final tout en tension. Yaphet Kotto éclipse en se jouant sa prestation d'ALIEN et Michael Douglas conforte ses galons de star. A nouveau, Jerry Goldsmith est au pupitre et on peut se demander si sa contribution n'est pas essentielle à la réussite des trois films cités.

2010: mission casse-cou pour Peter Hyams. Mad Movies a disserté là-dessus avec pertinence dans son HS 2001. J'ajouterai cependant que ce sont les interprètes, Lithgow, Scheider et Mirren en tête, qui donnent de la chair à ce qui aurait pu virer à l'hommage sec et sans âme.

DEUX FLICS A CHICAGO: sympathique et dispensable; le mélange comédie-action devra attendre Shane Black pour détonner pleinement. Reste le morceau de bravoure du grand magasin que Mc T étendra sur un métrage entier et un Billy Crystal qu'on a toujours plaisir à voir et à revoir.

PRESIDIO: là encore le buddy movie se prend un peu les pieds dans le tapis. Cependant, la structure est moins décousue, il y a des séquences d'action très correctes, les personnages de Sean Connery et de Jack Warner sont émouvants et puis il y a Meg Ryan! Même si sa psychanalyse sauvage en cinq minutes par Harmon ( il était déjà trop fort, le futur boss de NCIS!) relève d'une facilité d'écriture impardonnable et que, autre bémol, Jenette Goldstein se fait rétamer au début.

TELEMANIACS (STAY TUNED): la petite perle oubliée de notre auteur distribuée en loucedé sur grand écran (Je me rappelle l'avoir en séance unique de décentralisation du BIFFF je crois). Inventif, drôle, satirique avec un Jeffrey Jones machiavélique et le Chuck du même nom qui livre une séquence anthologique. Un précurseur de PLEASANTVILLE plus enlevé et pas moins estimable.

LA FIN DES TEMPS (END OF DAYS): visiblement, c'est une commande, présence d'Arnold et opportunité du calendrier obligent. Toutefois, la star délaisse pour un temps son sempiternel second degré et nous gratifie d'un personnage réellement habité et sincère. L'ambiance est sordide à souhait, la photographie joue magnifiquement sur la coexistence du sombre et du mordoré (Peter Hyams est aussi le directeur photo de la plupart de ses films), Gabriel Byrne en rajoute dans le suave et le malsain et il y a ROBIN TUNNEY!

RELIC: un film hybride, en raccord avec son thème. Cela commence par une séquence qui rappelle celle, dans ALTERED STATES, où William Hurt avale des champignons hallucinogènes, cela continue sur une scène de délabrement physique comme dans LEVIATHAN, cela débouche sur un film de monstres avec une chouette ambiance claustrophobe et une créature habilement exploitée, cela manque de se terminer sur un mauvais ersatz de PREDATOR avec Tom Sizemore qui a l'air de s'ennuyer pendant que des commandos se font boulotter, et cela se conclut heureusement sur une scène visuellement impressionnante et faisant sens.

TIMECOP: Dieu sait que j'aurais aimé adorer ce film! Paradoxes temporels, Ron Silver, Mia Sara et notre JCVD national! Mais, étrangement, la sauce ne prend pas avec moi, peut-être en raison du manque de folie qui habite un film dont le thème autorisait les débordements excitants!

MORT SUBITE: Celui-là, je le déguste comme un plaisir un peu coupable. D'ailleurs, pour un Belge, un film avec un titre pareil, ça ne se refuse pas! D'accord, c'est Holiday on crystal, c'est rabâché (Kevin Hooks fait presque mieux avec Cynthia Rothrock), mais c'est roboratif, méchant par moments ( la petite fille avec les bandits, la séquence de la cuisine, le pistolet à "eau"...) et Powers Boothe en
malfaisant classieux s'ébat dans la même cour qu'Alan Rickman.

A SOUND OF THUNDER: Avant le film, j'ai lu la nouvelle qui n'a que peu à voir avec le film, si ce n'est par son idée de base. Pour le reste, tintin! Mais le matériau de base se résumant à une quinzaine de pages, il fallait développer! Et il faut bien constater que les scénaristes se sont lâchés. C'est du grand n'importe quoi, c'est jouissif, ça ne s'essouffle pas une seconde, le design de toutes les créatures est chouette( la dernière, particulièrement marquante, fait naître une angoisse indéfinissable) et c'est sans prétention. bref, tout ce à quoi TIMECOP, pourtant plus avantagé sur le papier, n'atteint pas.

PRESUME COUPABLE: je ne l'ai pas vu celui-là, mais il attend dans ma DVDthèque. Tout ce que je peux déjà dire, c'est qu'il s'agit d'un film qui marque les retrouvailles de Peter Hyams avec Michael Douglas interprétant un procureur qui manipule les preuves pour satisfaire son quota d'arrestations en vue de sa réélection. Un journaliste va se faire passer pour un prisonnier afin de le confondre, mais le procureur, averti de la manoeuvre, va tout faire afin de le faire passer pour le criminel qu'il n'est pas.

Et voilà, quatorze critiques rapidos (enfin treize) des Peter Hyams que j'ai, à des degrés divers, tous appréciés de moyennement à presque absolument! S'il y en a que je ne connais pas et que vous appréciez, n'hésitez pas à l'écrire!


Plissken 75
le 02/11/2018 à 08:49

Non mais tu déconnes là et ma critique de nuits rouges??

Tu vas au bifff, l’année prochaine?

Araporn
le 02/11/2018 à 11:32

J'en connais un qui a lu les critiques en diagonale et qui a retenu "Mort subite, belge et BIFFF"

Du coup, le gars est motivé pour une douf.

Araporn
le 02/11/2018 à 11:37

Et oui, Lib-El, si tu veux te fendre la gueule avec une prestation off the hook de JCVD, je te conseille "Ennemies Closer" . C'est tout moisi mais ça mérite le coup d'œil.

Plissken 75
le 02/11/2018 à 11:43

On ne peut rien te cacher...

Araporn
le 02/11/2018 à 12:30

Moi j'ai tout lu mais ça m'a quand même donné envie de picoler.

Djeeloo
le 02/11/2018 à 17:20

La blague d'Oriounga du 29 Octobre
m'a fait penser à une autre histoire impliquant une fille et un zizi:

Un SDF économise assez pour aller voir une péripatéticienne
Il croise deux filles de joie qui se disputent. Elles se disent putes.

Puis il en voie une autre et demande une fellation : la dame s'exécute.
Ça dure un moment, pas trop de réaction chez le monsieur.
Alors la fille demande:
-Mais... tu bandes pas?
-Non, mais au moins maintenant elle est propre.

Araporn
le 02/11/2018 à 18:18

Ha ha ha, pas mal.

Li belle bièsse
le 02/11/2018 à 21:30

@ Pliss

Je n'oublie rien, de rien
Je n'oublie rien du tout
Je n'oublie rien, de rien
Je m'évertue, c'est tout

Pour le BIFFF, j'irai sûrement deux jours. Lesquels, cela dépendra des films programmés.

Mais je vais surtout centrer mes efforts en les régionalisant sur le festival du film policier de Liège courant avril prochain

Plissken 75
le 02/11/2018 à 22:02

Ahaha, j Lo!

Libellule, ah ben on se croisera peut être...

Li belle bièsse
le 02/11/2018 à 22:17

@ Pliss

Pourquoi pas?

@ Araporn

J'ignorais que Hyams avait encore pondu un film après PRESUME COUPABLE, plus occupé qu'il était à épauler les travaux de son fiston. Merci du tuyau, j'essaierai de le dégotter (dans un Cash Converter, tout de même, faut pas s'exalter, vu que, neuf, il coûte plus cher que DETROIT).

Compte supprimé
le 02/11/2018 à 23:28

Vu qu'on est dans le trip blague sympa, je ne peux m'empêcher de vous raconter celle-ci qui date, selon mes souvenirs, au moins de 1965 :
Il fait une nuit sans nuage, dans la douceur de la fin du printemps. Les branches des arbres déploient de magnifiques feuilles vertes et les fleurs ont éclos et présentent leurs pétales épanouis à qui veut bien prendre le temps de les regarder. Nous sommes à Paris, il fait bon vivre sur les quais de Seine. On entend des rires au loin et les lumières des bateaux phares tracent des mosaïques colorées sur les façades des plus belles bâtisses. Sous un pont, un couple de SDF dort. La femme se réveille soudain, regarde autour d'elle et sent cette beauté ambiante du moment. Alors, allongée à côté de son partenaire, tous deux sous une couverture de fortune, elle esquisse un geste vers lui qu'elle n'a plus fait depuis des années. Et, surprise de ce qu'elle palpe soudain, elle s'exclame, la voix pleine d'une candeur retrouvée et d'un étonnement de jeune fille "Mais, chéri, tu bandes ?". Et lui, lui répond "Non, je chie".

CQFD.

Araporn
le 03/11/2018 à 01:32

Ça commençait comme du Jean Paul Sartre et ça a fini avec des mains sales.

Compte supprimé
le 03/11/2018 à 09:54

Voilà !

Compte supprimé
le 03/11/2018 à 09:54

Sinon, j'avance plus que prévu dans Hill House, épisode 6 en vue !

Araporn
le 03/11/2018 à 10:39

Je te souhaite de passer un bon moment .

danysparta
le 03/11/2018 à 12:25

Ah ouai pas mal Araporn, Sartre, Les mains sales. T'étais fan de Sartre ou du sketch de Dupontel ?

@Ice, fonce copain, je suis avec toi, tu verra le 6 est magnifique.

@Libelge, Pour Hyams tu as oublié le film d'action ferrovière NARROW MARGIN avec Gene Hackman qui était pas mal.

Araporn
le 03/11/2018 à 15:19

Bien joué Dany, j'ai voulu me la jouer cultivé mais tu m'as grillé proprement pour les mains sales.

Compte supprimé
le 03/11/2018 à 18:02

Merci les gars, c’est de la bombe, pour le moment, même si le sous-texte de la série fait appel à mes penchants les plus narcoleptiques...

Araporn
le 04/11/2018 à 17:38

Tu veux te droguer ou tu veux dormir ?

Compte supprimé
le 04/11/2018 à 18:16

Bonne question !

Araporn
le 04/11/2018 à 18:28

Merci

danysparta
le 04/11/2018 à 22:02

Désolé de t'avoir grillé Araporn. C'est vrai que je la sort aussi parfois celle-là pour faire le malin et en générale ça marche. Ils sont pas nombreux ceux qui connaisse Dupontel par coeur.

Araporn
le 04/11/2018 à 23:03

On est au moins deux ici. Et dans mon entourage, on doit bien être 4 ou 5.

Plissken 75
le 05/11/2018 à 09:32

Si ice faisait partie de tes copains, tu la sortirais pas pour faire le malin, Dany!

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