Dossier : Halloween de David Gordon Green

Halloween

Pour inaugurer en grande pompe cette nouvelle formule, rien de tel que l’ultime avatar d’une des séries majeures de l’horreur, dont nous avons interrogé les principaux maîtres d’oeuvre : Jamie Lee Curtis, David Gordon Green, Jason Blum, et l’homme par qui tout a commencé, un certain John Carpenter.
Array

En ce beau mois de juin, nous voici donc dans les studios Universal, derrière le fameux « backlot » composé de décors en dur parmi lesquels on reconnaît l’hôtel de ville de Retour vers le futur. Là, nous attendent un nouveau venu, Jason Blum, producteur à succès qui a racheté les droits de la saga Halloween, et deux revenants : Jamie Lee Curtis et John Carpenter, respectivement interprète principale et réalisateur du premier film de la série, tourné il y a pile 40 ans. Big John a en effet accepté de reprendre du service comme « consultant créatif » et compositeur de la musique, tandis que la fille de Tony Curtis et Janet Leigh retrouvait les socquettes de Laurie Strode, la petite baby-sitter persécutée par le tueur psychopathe Michael Myers dans le long-métrage original. Quant à David Gordon Green, le réalisateur de la nouvelle mouture, nous l’attraperons au téléphone quelques semaines plus tard. En attendant, le trio Curtis-Blum-Carpenter finit de dissiper le mystère. Oui, bien qu’il soit simplement titré Halloween, le onzième opus de la franchise n’est absolument pas un remake du premier, mais bel et bien une suite directe à celui-ci, sautant délibérément par-dessus les événements survenus dans les films intermédiaires.



SAC DE NOEUDS
Il faut dire que le temps de vol Paris-Los Angeles était à peine suffisant pour nous remémorer les noeuds d’une franchise devenue inextricable. Prenons les choses dans l’ordre. Fort d’avoir financé le premier volet, mètre étalon du slasher et succès retentissant, Moustapha Akkad s’associe au nabab Dino De Laurentiis pour demander à Carpenter de produire deux autres chapitres. Mais si Halloween II est (déjà) une suite directe au I, le suivant crée la surprise en ne présentant ni Michael Myers, ni Laurie Strode. Big John avait en effet rêvé de transformer la franchise en une collection de récits fantastiques situés à la veille de la Toussaint. Las, Halloween III, le sang du sorcier, pourtant une chouette célébration de la science-fiction paranoïaque des années 50, est un gros flop. Exit donc Carpenter. Et exit aussi Jamie Lee Curtis, quand Akkad décide de remettre le couvert en 1988. Car l’actrice refuse de reprendre son personnage, et demande à ce que ce dernier soit donné pour mort dans un acc [...]

Il vous reste 70 % de l'article à lire

Ce contenu éditorial est réservé aux abonnés MADMOVIES. Si vous n'êtes pas connecté, merci de cliquer sur le bouton ci-dessous et accéder à votre espace dédié.

Découvrir nos offres d'abonnement
Commentaire(s) (1)
Jérôme Wermeille
le 22/09/2018 à 00:09

Certes, une idée originale, pour ne pas dire inédite, peut émerger et produire un miracle filmique. Mais je ne peux m'empêcher de déplorer l'obstination de certains réalisateurs à perpétuer la franchise. Comme toute franchise d'ailleurs! Peut-on faire le deuil de Michael, qu'il soit un mal métaphysique (pour Carpenter) ou un mal psycho-social pour Zombie? Je propose un Halloween alternatif! Vive le Sang du Sorcier! John, je vais quand même me déplacer, juste pour ta partition!

Ajout d'un commentaire

Connexion à votre compte

Connexion à votre compte