C'était le bon temps...

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Actuellement en promo pour la sortie de Mortal Engines (dont il est le producteur), Peter Jackson a confirmé qu’il s’apprêtait enfin à remasteriser ses quatre premiers films - à savoir Bad Taste, Les Feebles, Braindead et Créatures célestes - en vue d'une sortie bien méritée en Blu-ray. « J’ai effectué quelques tests sur Braindead dont nous avons mis le négatif 16 mm dans le même système que celui qui nous a servi pour notre documentaire sur la Première Guerre mondiale et, la vache, le résultat est fantastique ! » a-t-il ainsi déclaré au Hollywood Reporter. Et une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, le Néo-Zélandais a également expliqué que chacun de ces disques inclura un documentaire s’appuyant sur les heures de rushes qu’il a pu emmagasiner en filmant les coulisses de ses multiples travaux : « J’ai toujours shooté des journaux de bord donc je dois avoir presque deux heures pour Bad Taste, sept ou huit heures pour Les Feebles, cinquante à soixante heures pour Braindead et au moins soixante-dix de nous en train de tourner Créatures célestes. Et ce ne sont pas des images de gens qui parlent à la caméra, mais des images de l’équipe en plein travail sur les films. » Une chose est sûre : si ces rushes se montrent aussi passionnants que ceux figurant dans les incroyables makings of de Fantômes contre fantômes et Lovely Bones alors pas de doute, il faut s’attendre à du très lourd !

Commentaire(s) (71)
danysparta
le 12/12/2018 à 17:18

@Libelge, excellentes tes critiques, bien teasé sans spoiler, magnifique, juste de quoi donné envie, surtout FREAKS.

danysparta
le 12/12/2018 à 17:19

Et VORACE sur grand écran avec sa musique magnifique ça devait être un grand moment.

danysparta
le 12/12/2018 à 17:19

Et sinon vu la nouvelle bande annonce de GODZILLA 2, impressionnant.

Geouf
le 12/12/2018 à 17:52

La nouvelle BA de Glass dechire aussi. Trop hate.

oriounga
le 12/12/2018 à 18:30

@ Pliss: tu es en train de dire que le film va faire plouf et couler la franchise?

fabienvanec
le 12/12/2018 à 18:56

FEEBLES !!!!!! Et BRAINDEAD !!!!!!!! en Blu-ray !!!!!!!!!!!
ça arrivera en France c'est obligé !!!!
Enfin !....
Je garderai quand mème mes vhs ;)

Li belle bièsse
le 12/12/2018 à 18:57

Suite et fin du PIFF avec le compte-rendu de sa dernière journée.

9/12

THE MAN WHO FEELS NO PAIN : MOYEN . Et un film indien de super-héros au menu d’aujourd’hui. Ceux qui ont eu la chance de voir THE POWER OF AN INDIAN, se frottent les mains d’anticipation en espérant un nanar dantesque. Eh bien non ! Film agréable et occidento-compatible, THE MAN WHO FEELS NO PAIN a un fil narratif assez lâche et se rachète dans l’humour, la relation touchante unissant par-delà les années le héros et son amie, quelques allusions discrètes et critiques sur la société indienne et des chorégraphies martiales dans lesquelles on sent que Vasan Bala a bien potassé le petit Snyder illustré. Parfois loufoque, parfois dramatique, le film tient de l’exercice funambulesque. S’il est bien maîtrisé dans la première partie qui relate l’enfance du héros, il fait tanguer la deuxième partie et la rend plus bancale ; en cause, une dilution des enjeux et un final qui n’en finit pas, spectaculaire et un peu vain, à cause d’un méchant cabotin.

WHO KEEPS YOU ALIVE : BON ?. Là, j’ai vraiment hésité entre cette note et l’inférieure. Dans ce jeu de cache-cache qui tire en longueur, la disparité de traitement est flagrante entre la tueuse et sa proie. Alors que la première campée par Brittany Allen, s’accapare les meilleurs moments d’interprétation et bouffe la caméra à chaque apparition, Hannah Emily Anderson serre les dents et chouine, faisant néanmoins preuve d’une endurance digne d’un T-800. Dans ce film de cent minutes que le retrait des invraisemblances les plus flagrantes aurait ramené à septante, le réalisateur, également mari à la ville de la donzelle psychopathe, soigne ses ambiances et sa mise en scène, s’autorisant quelques élans virtuoses et gratuits. C’est d’ailleurs cette tendance à épater, plutôt qu’à creuser, qui empêche le film de faire montre d’une tension véritable. Pour preuve, la fin, très belle, qui aurait encore pu être facilement améliorée, est bousillée par le dernier plan.

MANIAC : négatif original scanné en 4K restituant à merveille le grain et la photographie poisseuse d’origine sur l’écran géant du Max Linder. Séquences anthologiques se succédant presque sans interruption, Spinnell possédé et une conclusion qui a abasourdi les non-initiés. What else ?

WIJ : TRÈS BON . Sans conteste, le meilleur film du festival. Sans conteste, celui qui y avait le moins sa place. Car, où trouver une particule de genre, dans ce film qui chronique, selon quatre angles différents, le dernier été d’une adolescence en quête d’argent facile et déterminée à se dévoyer pour s’en procurer ? De prime abord, c’est trash, provocateur, excessif, mais, à mesure que le film se déroule, on se rend compte que chaque vision des événements est plus inquiétante et plus complexe que la précédente jusqu’à une conclusion ouverte qui laisse pantois et donne envie de tout réexaminer depuis le début. Film hollandais entièrement tourné en Belgique (croyez-en un autochtone !), WIJ (Nous) brille également dans la caractérisation de ses jeunes anti-héros, captant des bribes de leur psyché profonde qui résonnent de façon cohérente dans leurs puérilités dangereuses, tout en leur conservant une part de mystère. Et les interprètes sont fabuleux, d’une justesse et d’une spontanéité confondantes.

SORRY TO BOTHER YOU : MOYEN . Et on termine avec ce métrage de Boots Riley avec lequel Cyril Despontin nous avait alléchés en le décrivant comme son « meilleur film de l’année écoulée ». Après présentation de la chose, on peut comprendre l’enthousiasme du délégué général du PIFFF, mais on peut aussi voir plein de trucs chipés au Jonze et au Gondry des débuts, un discours anti-capitaliste vociféré avec la suavité d’un Schikelgruber et une trajectoire dramatique convenue. Il y a bien quelques trouvailles visuelles, un petit rôle savoureux dont Danny Glover se délecte et des situations qui sonnent juste, mais c’est trop peu pour que je me fasse l’écho du buzz généré.

Li belle bièsse
le 12/12/2018 à 19:03

@ Dany

Dans ces conditions de projection, VORACE était transcendé à tous les niveaux!

De nouveau le problème des cotations: Moyen plus pour THE MAN WHO FEELS NO PAIN et SORRY TO BOTHER YOU et Très bon plus pour WIJ.

danysparta
le 12/12/2018 à 19:46

Bah merde, MANIAC en remasterisé sur écran géant ? La classe. J'aurais bien voulu voir la tronche des gens qui découvrait le film mais juste pour la fin mémorable.

Compte supprimé
le 12/12/2018 à 20:05

@Li : bon, bref, dans l'ensemble, tu t'es fait un peu chier quand même ?
@Pliss : ahahahah ! Les critiques encensent néanmoins l'histoire d'écume entre Amber d'Escargot et Jason Maritime...

danysparta
le 12/12/2018 à 20:20

Et Il paraît que Amber était bien mouillée.

danysparta
le 12/12/2018 à 20:20

Tiens je viens de voir qu'en janvier débarque la saison 2 de THE PUNISHER alors je dis que l'année va bien commencer.

Li belle bièsse
le 12/12/2018 à 20:30

@ Ice

Pour moi, un film moyen est un film qui vaut la peine d'être vu. Ce n'est pas un film sensationnel , mais un film qui propose de l'honnête marchandise. Et, à l'exception d' ACHOURA, tous les films étaient moins défectueux que qualitatifs. Je crois que le PIFFF n'a pas pour vocation de présenter la crème des productions, du moins dans sa compétition officielle, car Fasulo a dit que le critère essentiel de sélection était qu'il devait s'agir de la première ou deuxième oeuvre d'un cinéaste. Bref, le PIFFF parie sur l'avenir et sert de fenêtre de lancement. Ceci dit, hormis le 7/12, j'ai eu chaque jour un sacré choc: NE COUPEZ PAS, TOUS LES DIEUX DU CIEL, IN FABRIC, DEGUSTE, LA NORIA, FREAKS, WIJ. Donc, je ne me suis fait (un peu) chier qu'à une occasion. Mais surtout, je me suis éreinté: 6 jours de festival, à raison de quatre séances en moyenne, ça vous coupe les pattes et flingue le cerveau.

Araporn
le 12/12/2018 à 21:01

Je viens de voir le SNL avec Momoa et le gars était trop content d'être là. Il a l'air très sympa.

danysparta
le 13/12/2018 à 00:15

Mais oui Momoa est super cool. Il fait pas toujours des bons choix niveau film (beaucoup de déchets dans sa filmo) mais il a toujours l'air de s'amuser. Je l'ai vu dans un DTV avec Bruce Willis en dealer mexicain avec bandana dans les cheveux, une barre de rire tellement c'était nawak. Faut que je vois sa série FRONTIER, il paraît que c'est pas mal.

Araporn
le 13/12/2018 à 01:24

C'était lui avec Sly dans "Du plomb dans la tête", non ?

En tout cas, il a repris son rôle de Drogo dans un sketch et une pub hilarante pour les hommes au foyer qui m'ont bien fait marrer. Et un autre en père Noël Stripper inspiré de "A christmas carol" où il s'en donne à cœur joie, ça fait plaisir. Il a tout du gars jovial en soirée mais qui tape dans le dos du voisin sans se rendre compte de sa force après douze bières.

danysparta
le 13/12/2018 à 08:26

Hahaha ça a l'air exactement ce genre de type et oui c'était bien le badguy qui fait le combat à la hache contre Sly dans DU PLOMB DANS LA TÊTE.

StitchGore
le 13/12/2018 à 10:35

@Li belle bièsse: que WHAT KEEPS YOU ALIVE soit classique dans son déroulement de jeu de cache cache n'est pas ce qu'il y a a de plus gênant à mes yeux, ce qui l'est en revanche, c'est la réaction de la victime dans le dernier acte dont l'esprit de vengeance soudain n'est pas vraiment en adéquation avec son personnage et étire ridiculement l'histoire, et qu'à partir de là, c'est trop et que le pire n'est pas le dernier plan mais le dernier son qui suit la fin du plan.

Plissken 75
le 13/12/2018 à 11:17

Un pet?

Araporn
le 13/12/2018 à 11:24

Pfffff

Araporn
le 13/12/2018 à 11:25

Je critique pas hein, je faisais une onomatopet

danysparta
le 13/12/2018 à 12:01

Il était très bien PET.

Compte supprimé
le 13/12/2018 à 13:34

@pliss : blague que n'aurait pas reniée le Peter Jackson de l'époque !

Araporn
le 13/12/2018 à 13:56

C'est certain, y'en a d'ailleurs un dans une scène coupée de "The Frighteners".

Araporn
le 13/12/2018 à 15:54

Tiens, Chuck, tu demandais ce que devenait Peter Weller. Il est dans la superbe série Forever (pas celle avec Mr Fantastic hein, celle avec Maya Rudolph et Fred Armisen).

Et pour l'anecdote, il a été pas mal occupé à réaliser des épisodes de série TV, genre "Rush hour".

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