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Se pencher chaque semaine sur le nouveau Fear Itself devient de plus en plus embarrassant. Après l’effroyablement nul (mais gore) New Year’s Day de Darren Lynn Bousman, la réalisatrice d’American Psycho nous offre un épisode tout aussi nul… mais pas gore du tout !
Pré-générique. C’est la nuit, un homme est pourchassé dans les bois par d’inquiétantes silhouettes tenant des chiens en laisse. Serait-ce un loup-garou tentant d’échapper à la morsure fatale d’une balle d’argent ? Que nenni, infortunés téléspectateurs : en fait de lycanthrope, c’est Clark Kent, alias Brandon Routh, qui cavale dans les fourrés. Générique. Nous le retrouvons cinq mois plus tôt dans la peau de Bobby, qui rentre dans son appart pour y trouver sa compagne Tracy (Shiri Roswell Appleby), prostrée et en larmes : elle vient de constater, une fois de plus, qu’elle ne parvient pas à avoir d’enfant. Malgré la réticence de Bobby, le jeune couple décide de quitter la ville pour s’installer dans Les Communes, un ensemble de lotissements aux maisons toutes identiques où semblent régner le calme et le bonheur. L’endroit idéal, en somme, pour élever un enfant. Devant l’insistance de Tracy, Bobby signe le contrat qui les lient aux Communes sans en lire toutes les clauses, et pressent très vite que quelque chose cloche en faisant la connaissance du voisinage…

Ce point de départ aurait pu donner lieu à une variation sur Psychoville, l’excellent roman de Christopher Fowler. Malheureusement, il n’en est rien, et Mary Harron filme platement les « péripéties » vécues par ses héros, à grands coups d’ellipses censées concentrer l’action pour activer un crescendo dramatique… qui ne démarre jamais. On s’ennuie ferme à la vision de cet épisode bourré d’incohérences (Bobby s’aperçoit qu’il peut voir ce qui se passe chez ses voisins sur sa télé mais ne se doute pas un instant qu’il y a des caméras chez lui), exsangue de toute véritable violence physique ou psychologique, et qui effleure plusieurs sujets sans jamais les traiter (la société matriarcale, la pensée unique, le conformisme…). Le verdict tombe après un twist archi-prévisible et un final doté d’une faute de goût carrément limite qu’on évitera de dévoiler pour ne pas énerver les fans de Christopher Reeve. Community ne présente donc pas le moindre intérêt et seuls les fans de Brandon Routh, soit pas grand monde, tiendront jusqu’au bout…

- Vos Réactions
- Réaction de Snowman
- le 04/08/2008 à 21h43
- Rassurez moi, aucune chaîne française n'a acheté ces machins ?

- Réaction de olav'
- le 04/08/2008 à 19h36
- Autant les MOH étaient pour la plupart des petits bijoux télévisuels, autant ces FEAR ITSELF sont plus mauvais les uns que les autres... Et devraient finir d'enterrer la géniale idée d'une série de courts et moyens métrages de genre à la TV fais par de grands réals...
Dommage, j'y ai cru pendant presque 2 épisodes... - Réaction de rejiik
- le 04/08/2008 à 19h20
- CITATION(Peav @ 04 8 2008 - 16:53) (source)Se pencher chaque semaine sur le nouveau Fear Itself devient de plus en plus embarrassant. Après l'effroyablement nul (mais gore) New Year's Day de Darren Lynn Bousman,
URL de l'article :
heuu où c'est qu'il était gore celui là ?????? nan je demande hein car j'aimerais savoir si j'ai loupé quelque chose...
Sinon pour ce 7ème épisode, déjà, (merci google trad) ils emménagent pas dans "Les Communes" plutôt "La Communauté" 'fin peu importe. Le truc est qu'une fois de plus, les fear Itself sombre dans la médiocrité la plus totale, avec des acteurs jouant comme des poulpes panés, une mise en scène bien plate comme ta mère et effectivement un twist qui m'a bien fait marrer quand on pense que c'est l'interprète du new Superman jadis interprété par Reeves et quand on sait et voit comment l'un et l'autre finisse, la mise en parralèle est somme toute très marrante...
Avec le recul, je me dis que les Masters Of Horror n'étaient pas si mauvais que ça finalement. Ok yavait quand même une ou deux bousasses mais pour une purge on avait un JENNIFER, tandis que là, t'as une merde pour le prix de deux. Dommage qu'on soit pas au rayon picole, ca aurait été intéressant !
- Réaction de GranMasterSexay
- le 04/08/2008 à 16h53
- Je me permets ici une intervention des plus importantes car je viens d'assister à la diffusion du dernier des Fear Itself; Skin and Bones.
Dans ma vie de cinéfil j'ai eu le loisir de voir un nombre de merdes incalculables, certaines recevant ma sympathie par pure dépit, d'autres sombrant dans les méandres de ma mémoire sous l'apellation générique "Kevin Williamson approved".
Mais je dois avouer que rien jusqu'ici ne m'avait préparer à tel impact. Oublié tout ce que vous savez sur la médiocrité, car un nouveau chapitre vient d'être écris. Plantons sans plus attendre le décor:
L'action se déroule dans un ranch qui abrite en son sein une petite famille. Eddy bear, le vieil indien, habite juste à côté, dans sa caravane toute pourrie. Un conflit nait dans la ferme car le père est partie avec un groupe dans les hauteurs et depuis...plus de nouvelles... jusqù à aujourd'hui. En effet, seul ce dernier revient, à bout de souffle et tout embarrassé de savoir qu'il nous prépare un épisode foireux.
Alors oui, disons le tout de suite, cet étron sur pellicule est une copie INTEGRALE de Vorace, ou Ravenous pour les anglophiles. Cela peut parraître honorable dans la démarche, mais quitte à ne pas avoir de scénar, autant en pomper un bon... Lourde erreure. La performance des acteurs frise tellement le ridicule que mes cheveux en sont bouclés. Le charisme du héros est semblable à mon slip; imaginez 2 secondes un clone smicard de Lorenzo Lamas avec une attelle et vous comprendrez... Les décors sont éclairés par un Guy Montagné en délire et enfin le tout est emballé par Corky en puissance.
Je vous épargnerais aussi le vieux twist familiale tendance Dallas et m'en vais de ce pas me suicider.
En fait, ils ne mentaient chez NBC, parceque force est d'avouer que maintenant j'ai vraiment peur...peur du prochain épisode.
Que Dieu ait pitié de nos âmes.

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