Les Derniers Telemaniacs
- ...La Chair Et Le Sang
- ...True Blood de Alan Ball
- ...Teenminator
- ...Terminator : The Sarah Connor Chronicles
- ...Fear Itself Episode 8
- ...Skin and Bones de Larry Fessenden
- ...Fear Itself Episode 7
- ...Community de Mary Harron
- ...Fear Itself Episode 6
- ...New Year's Day de Darren Lynn Bousman
- ...Fear Itself, Episode 5
- ...Eater de Stuart Gordon
A en croire Jack Coleman, le créateur de la série Tim Kring ne connaissait rien de l’univers des comics avant de se lancer dans l’aventure Heroes. Quand bien même ; bien que le précédent show du bonhomme tende à étayer les dires de Coleman (Preuve à l’appui, sympathique alternative à CSI avec Miguel Robocop Ferrer), la parenté de Heroes avec X-Men est un peu plus évidente à chaque épisode.
Bâti comme une fresque épique, Heroes suit le destin croisé d’une quinzaine d’individus dont les aptitudes extraordinaires font état d’une soudaine évolution de la race humaine : l’une peut régénérer ses tissus blessés, un autre peut voler, un troisième a la capacité de voyager dans l’espace et le temps… Marchant sur les traces de héros célèbres (Hulk, Superman, Wolverine, Jean Grey, etc.), la série confronte perpétuellement son propos aux grands classiques de la bande dessinée américaine. Et frontalement s’il vous plaît, la saison 1 s’articulant autour de toiles crayonnées par un simili-narrateur omniscient (Isaac). Dans son ensemble, Heroes s’apparente donc à une synthèse du monde des super-héros, les premiers pas des protagonistes dans le monde du surnaturel appelant une réutilisation systématique du vocabulaire scénique propre aux comics. Tout y passe, de manière plus ou moins déguisée : l’allure statufiée des caractères (Peter Petrelli et sa mèche rebelle, Claire et son costume de majorette), la mise en avant des accessoires (l’épée et la voiture de Hiro), l’iconisation progressive par la lumière et les angles de caméra… A l’instar des comics de Stan Lee et de l’inoubliable Incassable de M. Night Shyamalan, la mise en valeur des pouvoirs compte ici autant que les pouvoirs eux-mêmes, et c’est sans doute cela qui sépare le plus Heroes du tout-venant télévisuel actuel. Cela, et une bonne dose d’effets visuels et pointe et de débordements ultra-gore, dont les premiers épisodes se gargarisent avec une gourmandise on ne peut plus subversive.
Cet habillage artistiquement chargé (la série ne cesse de gagner en intensité et en beauté visuelle jusqu’à dépasser les frontières de la petite lucarne lors du formidable épisode 20) rend les aptitudes des héros d’autant plus passionnantes, chacun jouant un rôle spécifique au sein d’un engrenage où s’entremêlent des enjeux dantesques. Mieux : quasiment toutes les trajectoires dramatiques suscitent l’émotion, de la réunification de la famille Sanders à la lente séparation des frères Petrelli en passant par la quête parentale de Claire et l’affirmation de Hiro et Matt Parkman. Dommage que ce brasier se retrouve un brin noyé lors d’un final trop mécanique pour être honnête, les auteurs laissant trop de questions en suspens pour pleinement satisfaire. Espérons que la saison 2, qui vient de démarrer en trombe aux Etats-Unis, saura combler ces quelques lacunes ; en attendant, un coffret DVD bardé de suppléments (pilote alternatif, commentaires audio, documentaires, scènes supplémentaires) permet d’analyser en profondeur la genèse de cette première cuvée, dont le développement doit ironiquement beaucoup aux réactions des fans.
- Vos Réactions
- Réaction de sigismond
- le 16/10/2007 à 16h31
- doit être le seul à ne pas avoir vu encore la série,
par contre pour les passionnés, je conseille la série 'New Universal' scénarisée par Warren Ellis pour Marvel, revival d'une tentative des années 80 de créer un univers parallèle aux super-héros, sans être costumés , ce sont des personnages qui se retrouvent avec des talents hors-normes, approche plus réaliste donc , dans la veine de 'Dead Zone ' ou encore 'Carrie' - Réaction de Skullmaster
- le 11/10/2007 à 17h40
- Je crois que le fait que pendant 20 épisodes on nous dit que la ville va exploser, qu'on attend plus que ca à la fin !!!
Heuresement (ou malheuresement), les "heroes" se trouvent tous ensemble où chacun a une phase déterminante... Mais on sent que le réalisateur s'attarde plus sur des personnages comme Hiro que Peter au détriment peut être d'un combat final complétement raté !!
Je reste optimiste car j'ai adoré la saison 1 et la fin ne va pas déçu plus que ca...
- Réaction de JEF Byos
- le 10/10/2007 à 00h10
- CITATION(DreamProphet @ 09 10 2007 - 22:44) (source)HS total ls madeux :
Connaissez-vous un site, un lien ou quoique ce soit, où l'on pourrait mater les délires de Yannick Dahan (Opération frisson, saison 5 !) en toute tranquilité, sans avoir à télécharger quoique ce soit, comme ça, trankil le chat.
Merci d'avance, c'est très très important !
Nan, mais si t'aime le catch y'a ça, et si t'aime V y'a ça.
Qui sait en demandant gentiement... Foire à la saucisse style
- Réaction de DreamProphet
- le 09/10/2007 à 22h44
- HS total ls madeux :
Connaissez-vous un site, un lien ou quoique ce soit, où l'on pourrait mater les délires de Yannick Dahan (Opération frisson, saison 5 !) en toute tranquilité, sans avoir à télécharger quoique ce soit, comme ça, trankil le chat.
Merci d'avance, c'est très très important ! - Réaction de Lord-Of-Babylon
- le 09/10/2007 à 20h17
- CITATIONEt ce final de saison 1, comment on peut le définir ? Comme un non-événement, vu ce qui était promis dans les premiers épisodes ? Oui, je n'irai pas parler de foutage de gueule, parce que ça serait trop fort. Un petit foutage de gueule alors, qui ne fait pas mal ?je pense qu'a l'instar des final des premières saisons comme Buffy ou Babylon 5 celle d'Heroes sera évalué à sa juste valeur quelques années après la fin de la série. Il est clair que en pleine diffusion, un final qui se contente de cloturer simplement ses histoires est décevant. Avec Internet, le buzz est énorme et souvent peu justifié. Ainsi il est difficile de vraiment affirmer ce qu'on nous avait promis dans les premiers épisodes. Après tout on nous a promis juste une ville qui explose. Cette idée d'un final dantesque entre deux persos aux pouvoirs illimité n'est qu'imagination et désir du spectateurs.
Forcément il déception.
le final tel que désiré existe dans l'épisode 20. l'épisode 23 est une fin de saison tout à fait correct. Elle n'est pas exceptionnel mais reste, à l'image de la saison 1, bien faite. Bien sur cela n'est pas assez pour certain. C'est dommage, il faut savoir relativiser.CITATIONBref, Heroes a réussi à se rendre sympathique, il faudrait maintenant qu'elle se donne les moyens de ses ambitions, et un peu moins de rigidité dans sa narration, ça serait pas du luxe.
Tout à fait et l'exemple de la saison deux de Lost est là pour nous le rappeler. Néanmoins je pense qu'avec 22 épisodes au compteur il ne faut pas s'attendre à une qualité constante (seul très peu de série en ont étaient capable et je vous ressort mon exemple de Buffy et Babylon 5 :mgreen:)
(c'est deux shows utilisent d'ailleurs brillamment l'art du loners sans perdre de vue leur trame principale. Un exemple à suivre pour les séries qui ne compte que sur leur histoire principale ce qui est un risque) - Réaction de Dynamithe8
- le 09/10/2007 à 19h17
- J'ai pour ma part été totalement séduit par cette série, surement aidé par le fait que je suis un fana de comics. Mais tel Spiderman 2, j'ai vraiment l'impression en suivant Heroes d'être devant un comic live. Certes les personnages et les enjeux sont emprunts de cette culture et participent à cette impression, mais ce qui convaint définitivement, c'est l'ambiance générale qui s'en dégage. Mystique, épique, horrifique, on pourrait passer par tout les superlatifs qu'on ne désignerait pas forcément la série de la meilleure façon qui soit. Car le véritable tour de force d'Heroes c'est d'être un patchwork totalement homogène de plusieurs cultures et plusieurs genres cinématographiques. La raison du succès de la série vient aussi surement du fait qu'elle apparaisse au milieu des sempiternelles séries policières, apportant quelque chose d'un brin nouveau pour attirer l'attention de spectateur lambda. Et même si le dernier épisode ne s'est pas révèlé être l'apothéose attendue, gageons que les scénaristes gardent quelques surprises sous le coude et évitent de griller toutes leurs cartouches dès la première saison, à l'inverse de Lost. C'est bel et bien cette seconde saison qui devra finir d'asseoir définitivement Heroes comme une série qui compte. J'ai hâte.
- Réaction de Diane
- le 09/10/2007 à 18h42
- N'empêche que c'est plutôt rassurant de vouloir donner une esthétique propre à chaque saison. Parce que la première, bien que sympathique, est tout de même bien rébarbative et incertaine, elle semble avoir les yeux plus gros que le ventre (début monstrueux, puis quinze épisodes d'affilés où l'intrigue retombe) et au final se révèle beaucoup plus manichéenne qu'originale.
Et ce final de saison 1, comment on peut le définir ? Comme un non-événement, vu ce qui était promis dans les premiers épisodes ? Oui, je n'irai pas parler de foutage de gueule, parce que ça serait trop fort. Un petit foutage de gueule alors, qui ne fait pas mal ?
Bref, Heroes a réussi à se rendre sympathique, il faudrait maintenant qu'elle se donne les moyens de ses ambitions, et un peu moins de rigidité dans sa narration, ça serait pas du luxe.
A côté, la troisième saison de LOST est vraiment ENORME et reste certainement la chose de genre la plus belle vue sur un écran de télé depuis les trois premières saisons de X-Files. Avec un final, pour le coup, à faire tomber ta tête et tes bras par terre.
JACOB LOVES ME. - Réaction de JEF Byos
- le 08/10/2007 à 23h13
- CITATIONla série confronte perpétuellement son propos aux grands classiques de la bande dessinée américaine. Et frontalement s’il vous plaît, la saison 1 s’articulant autour de toiles crayonnées par un simili-narrateur omniscient (Isaac).
Celui qui à le rôle de simili-narrateur, factuellement c'est Mohinder, pas Isaac. Et l'un comme l'autre sont loin de l'omniscience, notamment Mendes, qui n'anticipe pas la mort de simone, par exemple.
Les toiles de mendes apportent une stylisation dont l'objectif de rapprochement avec l'univers comics semble évident, mais elles sont des éléments de l'intrigue plus qu'un moyen narratif (malgrès le fait qu'on puisse considérer que le trait apporte une interprétation des évènements). Cela ne suffit pas à lui conférer un tel rôle, même pondéré par un simili. - Réaction de wolvie
- le 08/10/2007 à 15h52
- Entierement d'accord pour heroes
en tant que fan de comics depuis ma tendre enfance ( ah Lug) je ne peux qu'apprécier une série qui traite intelligement le monde des super héros, et ce, sans adapter une oeuvre existante( ce qui est encore plus dur).
J'en suis à l'épisode 2 de la saison 2 et contrairement à prison grec, je ne suis pas lassé de suivre les péripéties des personnages et la qualité est toujours au rendez vous; et contrairement à Lost, on voit que les scénaristes savent où ils vont.
j'adore les clins d'oeil disséminés ici ou là comme la référence au lézard via la pom pom girl (cf épisode les lézards) ou la référence au virus légacy
Bref une très bonne série qui ne se moque pas du télespectateur - Réaction de Tom Robin
- le 08/10/2007 à 15h23
- CITATIONen croire Jack Coleman, le créateur de la série Tim Kring ne connaissait rien de l'univers des comics avant de se lancer dans l'aventure Heroes.
Et ça se sent, tant la série ne semble pas prendre vraiment au sérieux l'idée de "super-héros", AMHA.
"Super", tel aurait dû être le titre de la série, et non "Heroes". Chaque épisode à beau faire référence aux comic-books, les personnages ne seront "héroïques" uniquement au début de la saison.
Car passé ces premiers épisodes, non seulement il est de plus en plus rare au file de la série d'assister à une utilisation conséquente de ces pouvoirs, mais surtout, les personnages se mettent à se chercher des poux entre eux et à courrir vers des objectifs qui leurs sont flous. Le scénario feuilletonesque avance à pas d'escargot, les révélations se révèlent pas si terribles, et à la fin de la saison, ça devient carrément lassant. Lassant de voir ces bonhommes éviter d'utiliser leurs pouvoirs (à l'instar de Johnny Storm, le seul personnage réussi dans les 4 fantastiques le film, Hiro est le seul à penser "les super-pouvoirs, c'est super-bien"), de les voir également faire presque exprès de rien piger à ce qui est acquis pour le spectateur (Clair! Tu le sais depuis l'épisode 9 que Peter aussi se regénère! Alors chiale pas sur son cadavre! Zut, quoi!
)
Enfin bref, une série prometteuse au départ, mais au final assez molle.
RSS 2.0