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En des temps ancestraux (un peu plus d’une décennie, mais le monde des jeux vidéo avance très vite), trois acteurs se partageaient le marché des constructeurs de consoles : le vénérable Nintendo, le fashion Sony et l’agité Sega. En 1996, ce dernier décide de remuer un peu le monde de l’arcade, et plus particulièrement la niche du Rail Shooter, en balançant ce qui deviendra un futur classique et une franchise Mad très lucrative : The House of the Dead.
A l’aube du premier House of the Dead, la Saturn (la 32 bits de Sega sortie en 1994) tente tant bien que mal d’exister sur l‘échiquier mondial des consoles de salon, à défaut de s’imposer devant son encombrante rivale médiatique, la Playstation, nouvelle venue sur le marché. La bougresse de Sony lamine violement toutes les autres alternatives ludiques, si bien qu’on peut déjà y déceler les germes du futur revers commercial de la Dreamcast face à une PS2 conquérante. Mais au Japon la donne est différente, car Sega lutte quasiment à armes égales contre la concurrence grâce à un atout majeur : son statut de roi de l’Arcade. En effet, la firme est très populaire sur ce marché secondaire mais ô combien crucial, à l’aide duquel elle jouit d’un quasi monopole dans des salles dédiées (équivalentes à nos salles « La tête dans les nuages »), tout en comptant sur le soutien des autres éditeurs en leur imposant comme standard ses propres systèmes d’arcade à l’instar des cartes Sega Model ou Naomi. De fait, Sega investit lourdement sur ce segment coûteux, en y développant régulièrement des nouvelles franchises à succès qui seront bien évidemment déclinées ensuite sur leurs machines de salon. Parmi pléthore de créations issues des laboratoires de l’éditeur, nombre sont devenues des références dans leur genre, en modifiant chacune à leur manière le paysage ludique. On peut citer en vrac les sagas Virtua Fighter, Virtua Tennis, Virtua Cop, Virtua Racing, Daytona USA, Sega Rally, Crazy Taxi et ce qui nous intéresse surtout ici : The House of the Dead (HotD).

En 1994, Sega sort d’abord Virtua Cop, premier rail shooter de l’histoire en 3D - comprenez par là que le joueur évolue enfin dans des décors en 3D pré-calculés où les déplacements sont imposés, ce qui dynamise fortement la mise en scène au moyen de nombreux scripts - et précurseur d’une nouvelle vague de shooters en arcade. L’année suivante verra ainsi débarquer l’éternel concurrent de chez Namco, Time Crisis, qui ne fera que reprendre les bases de Virtua Cop en y adjoignant néanmoins une fonctionnalité originale en la présence d’une pédale au pied de la borne d’arcade, ce qui permet au joueur de se cacher derrière un élément du décor après une simple pression sur celle-ci. Puis vint HotD en 1996, qui changera radicalement la donne puisqu’on s’éloigne des univers codifiés des néo polars mis en exergue par ses prédécesseurs afin de pénétrer de plain-pied dans l’horreur la plus explosive qui soit. Peu de temps avant Resident Evil, les fans de La nuit des morts-vivants tenaient donc leur première adaptation officieuse et réussie du classique de Romero, avec son gameplay propre à rendre l’expérience encore plus viscérale.



- Vos Réactions
- Réaction de zombie king
- le 14/05/2008 à 20h06
- La DREAMCAST restera toujours une des meilleurs consoles sorties, malheureusement très mal exploitée! Rien que pour les deux SHENMUE! Ils valent d'ailleurs aujourd'hui leur pesant de cacahouètes sur le net (environ 100 euros les deux)! J'ai toujours aimé les consoles de SEGA, surtout l'âge d'or de la MEGA DRIVE ( raaaaaaah, FLASHBACK et LANDSTALKER!!!!!)
- Réaction de Sickboy
- le 14/05/2008 à 15h59
- Ah, le fameux dossier HotD. Bon bin j'ai tout lu et maintenant j'ai envie d'aller claquer du pognon à la tête dans les nuages alors que je ne fous jamais les pieds en salles d'arcades et de demander à mon pote albanais s'y pourrait pas me prêter les boubouze de Boboll.
On dit quoi? On dit merci bien "le koala de la terreur" (hahaha!)



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