Bone Dry

- Titre Original : Bone Dry
- Compositeur(s) : Scott Glasgow
- Nb. de Pistes : 21
- Durée : 72'19
- Import
- Label : Intrada
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Suffit de faire un constat de la musique de film à Hollywood aujourd’hui pour se rendre compte qu’elle n’appartient qu’à l’écurie Zimmer. La preuve : technicien old school de haute volée, John Debney a récemment cédé la place à Ramin Djawadi sur Iron Man. Lointaine est l’époque ou James Horner faisait décoller Rocketeer…
Bref, on a en permanence l’impression que le scoring US est en train de crever, malgré quelques sursauts ponctuels, qu’ils soient dûs à des newcomers (Nathan Barr, Tyler Bates, Michael Giacchino) ou à des pointures (John Williams, James Newton Howard, David Arnold ou Joel McNeely avec son étonnant I Know Who Killed Me). Mais si on creuse un peu, on dégote des types encore capables de nous pondre des scores d’exception. Bone Dry est de ceux-là, ce qui n’a rien de surprenant quand on sait qu’on le doit à Scott Glasgow, qui a étudié avec John Corigliano (le mentor d’Elliot Goldenthal) avant de collaborer avec Michael Tilson Thomas (chef d’orchestre du San Francisco Symphony), Chris Young, Bruce Broughton et Edward Shearmur pour ensuite signer Hack !, brillant hommage aux classiques de la BO horrifique. La première partie du score pourrait faire croire à un pur exercice de style à la Elia Cmiral (autre ex-collègue de Glasgow), tant la texture (orientée claustro et contemplative) prime sur la thématique (qui n’est qu’esquissée par motifs). Pour faire court, ça sonne un peu comme les Texas Chainsaw de Jablonsky avec des instruments live (autant dire que c’est généreux niveau manip’ sonore), la sécheresse en plus (l’écriture de Glasgow, très cérébrale, exige de l’attention). Il faut donc s’acclimater à la musique, et à cet égard Bone Dry est un album qui exige beaucoup de son auditeur. L’effort en vaut la peine : dans son dernier quart d’heure, le CD se la joue full orchestra et décoiffe carrément, la somme de ce qui a précédé aboutissant à une suite symphonique sous influence Hellraiser. De l’atmosphère, de la puissance, de l’audace : on tient ici un vrai compositeur, qui n’attend que d’être dégoupillé pour exploser.
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