The Spiderwick Chronicles

- Titre Original : The Spiderwick Chronicles
- Compositeur(s) : James Horner
- Nb. de Pistes : 15
- Durée : 71'30
- Import
- Label : Lakeshore Records
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D’emblée, il convient de rassurer ceux qui attendaient de ce score le grand retour de James Horner à la grande et belle musique symphonique dont il fut jadis l’emblème : oui, The Spiderwick Chronicles est bel et bien la flamboyante partition de fantasy qu’on était en droit d’espérer de la part du compositeur, après que l’intimisme de The New World et les synthés d’Apocalypto soient presque parvenus à convaincre qu’il ne souhaitait plus revenir au style qui fit sa gloire. C’est donc avec un immense soupir de soulagement - et un plaisir aussi épidermique que teinté de nostalgie - que l’on plonge avec délices dans ces 71 minutes luxuriantes, généreuses en mélodies craquantes, en décollages exaltants et en galopades furieuses.
Passé l’orgasme, il convient également de relativiser les choses en signalant que Horner n’abandonne pas pour autant son péché mignon, à savoir recycler son œuvre. Et pour le coup, c’est un vrai festival : Spiderwick s’impose en effet comme un véritable concentré de tout ce qu’il a pu écrire dans le genre épique (Star Trek II, Krull, The Rocketeer, The Perfect Storm, Troy) et « familial » (Casper, The Pagemaster, Mighty Joe Young). Il serait d’ailleurs vain d’épiloguer sur ce qui fait l’essence de son écriture, à savoir réadapter des motifs (voire des thèmes) suivant le film qui lui est offert, d’autant que la chose est ici délivrée de façon grandiose (The Flight of the Griffin, sublime) et puise dans le haut du panier. Etonnamment sombre et agressive, émotionnelle sans jamais sonner sucrée, la musique aurait d’ailleurs parfaitement convenu à un Harry Potter, voire à Lord of the Rings (sachant que de son côté, Howard Shore ne s’est pas privé de « faire du Horner »). L’album n’est pour l’instant disponible qu’en téléchargement sur iTunes, mais le sera en cd chez Lakeshore Records dès le 05 février. Vous pouvez y aller les yeux fermés et les oreilles bien ouvertes : suffisamment riche pour s’améliorer à chaque écoute (car en plus, c’est grave addictif !), voilà un bijou comme il en est peu créé de nos jours. On pourrait difficilement imaginer plus belles étrennes offertes à ceux qui ont découvert Horner dans les années 80, et plus belle preuve qu’il est toujours digne de son prestige.
- Vos Réactions
- Réaction de Lurdo
- le 25/02/2008 à 20h32
- CITATION(Colonel @ 23 2 2008 - 10:42) (source)Ensuite, tous les compositeurs ont leurs réflexes idiomatiques; il serait injuste d'en attribuer la manie qu'à lui. Même Morricone, Williams, Elfman, Silvestri peuvent se répéter; il en de même dans tous les arts depuis la nuit des temps. D'où vient ce fantasme de la BO vierge immaculée ? Quels sont les chansons, les mélodies absolument neuves, innovantes ? dans quels pays, quels époques ?
Ouais, enfin Horner, c'est déjà un autre stade que le simple réflexe ou la répétition occasionnelle, hein...
(après que l'on aime sa musique malgré ses défauts, bien entendu, c'est comme pour Zimmer et Remote Control, on peut aimer tout en étant conscient des défauts.)
(mais perso, Willow, j'aime bien dans le film, ou une fois de temps en temps en cd, mais je ne peux plus l'écouter sans me souvenir que c'est la Rhénane accélérée... et ça casse un peu le truc.) - Réaction de Colonel
- le 23/02/2008 à 10h42
D'Horner je consèrve précieusement Brainstorm, Willow et bien sûr Star Trek II. Ensuite, tous les compositeurs ont leurs réflexes idiomatiques; il serait injuste d'en attribuer la manie qu'à lui. Même Morricone, Williams, Elfman, Silvestri peuvent se répéter; il en de même dans tous les arts depuis la nuit des temps. D'où vient ce fantasme de la BO vierge immaculée ? Quels sont les chansons, les mélodies absolument neuves, innovantes ? dans quels pays, quels époques ? Le principal est d'avoir du plaisir, que ce soit avec la dernière chanson à la mode de star academy, ou la plus obscure BO de Michael Perilstein...
- Réaction de dick laurent is dead
- le 06/01/2008 à 11h09
- Horner mérite un bon coup d'pied au cul
J'ai vraiment du mal à comprendre que des gens puissent continuer à acheter les copier-coller de ses premières BO
- Réaction de Lurdo
- le 05/01/2008 à 21h02
- Perso, j'ai bien dormi, avec la béo de Spiderwick. (ce qui m'ennuie, d'ailleurs, vu que j'attendais le film avec une certaine curiosité)
Comme je disais dans le sujet Chroniques Béo, Horner s'est petit à petit transformé en Mediaventures de luxe, chaque nouvelle béo agissant un peu plus comme un best-of de ce qu'il a fait par le passé. Et là... ben c'est pile ça. Spiderwick, c'est un best-of. Qui se transforme en worst-of pour l'amateur de béos qui en a un peu marre d'entendre toujours la même chose de la part de Horner. (moi, donc)
Après faudra pas s'étonner que j'aie envie de me pendre à chaque fois que j'apprends que Horner est embauché sur un film que j'attends.
Et sinon, pour revenir sur la chronique de wyatt, Flight of the Griffin (dont tout le monde vantait les louanges) m'a laissé un peu de marbre. Je ne sais même pas pourquoi. Probablement parce que dans le genre morceau aérien, Williams et Goldsmith ont fait mieux, voire même Horner avec Rocketeer.
En l'état, c'est joli, mais c'est chiant. - Réaction de Snowman
- le 05/01/2008 à 20h56
- Moi j'aime beaucoup son travail sur The New World
Par contre, concernant Troy, il n'y a pas photo, le score de Yared est 100 fois mieux
- Réaction de dick laurent is dead
- le 04/01/2008 à 14h40
- Y'a des lustres que je n'écoute pas James - rank xerox - Horner.... Raz la casquette d'entre les mêmes modifs depuis plus de 20 ans !!
!! Je compte plus les fois ou cette fégnasse nous a recyclé le ballet de Gayaneh de Khatchatourian... Star Trek 2, est bien la seule B0 que j'ai conservée de lui....
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