Je me souviens encore de ce jour
où Marc Toullec est venu me voir en me disant : « Jean-Pierre veut à
tout prix une rubrique sexy en dernière page d'Impact, mais je ne veux pas
qu'on chronique à nouveau des films X comme c'était le cas dans les premiers
numéros. T'aurais pas une idée, pourquoi pas un truc lié à la série
B ? ». C'est comme ça qu'est née la rubrique « Pin-Up »,
qui fait sa première apparition dans Impact 71 avant d'intégrer les pages de
Mad Movies lorsque les deux magazines ont fusionné en 2001.
En essayant ce
jour-là de se débarrasser d'un « boulet », Marc m'a comblé, et donné
les moyens de pouvoir enfin rendre hommage à toutes ces actrices qui ont égayé
mes deuxièmes parties de soirée pendant des années (ainsi que celles de
beaucoup d'autres ; allez, avouez !), et ont très régulièrement fait
l'objet de quelques lignes au minimum, ici et là dans Mad Movies et Impact, au
gré de la sortie des nombreux films dans lesquels elles s'illustraient. C'était
aussi l'occasion de vous parler de la série B en général, puisque les deux sont
intimement liés et n'auraient pu exister l'un sans l'autre. Car sans celles
qu'on surnommait « Scream Queens » dans les années 80, il n'y aurait
pas eu autant de séries B californiennes, ou en tout cas pas aussi campy (dans
le Robert & Collins : « cabotin, théâtral, kitsch »), ce qui
faisait précisément tout leur charme.
Car à cette époque, on attendait de pied
ferme Nightmare Sisters et Sorority Babes de David DeCoteau parce
qu'ils réunissaient Brinke Stevens, Linnea Quigley et Michelle Bauer. On
mourrait d'envie de voir Hollywood Chainsaw Hookers autant pour son
titre et son concept que parce qu'il était réalisé par Fred Olen Ray et surtout
interprété par les mêmes Quigley et Bauer. On s'empressait d'acquérir Sorceress
de Jim Wynorski en LaserDisc, pourtant vendu à un prix prohibitif, car Julie
Strain y tenait le rôle principal, uniquement vêtue de dessous excitants. On se
surprenait même à acheter certaines séries Z obscures mises en scène par
d'illustres inconnus tout simplement parce que Debbie Rochon s'y faisait becter
par des cannibales. Bref, c'était le temps de ces actrices aussi charmantes
qu'amusantes, qui prenaient un malin plaisir à se déshabiller gratuitement en
jouant les nunuches dans des films souvent tout aussi neuneus.
RSS 2.0
Qu'est-ce que c'est ?
Déclaration CNIL N°1257735
Copyright © 1999-2008 Custom Publishing France / Mad Movies - Tous droits réservés.
Conception / Réalisation :
CPF / Mad Movies - JMF DS