Takashi Shimizu

- Date de Naissance : 27/07/1972
- Activités : Réalisateur, Scénariste, Producteur
Les Dernières ITW
- ...Les Maisons Ensorcelées
- ...Takashi Shimizu
- ...Way Of The Gunn
- ...James Gunn - Deuxième partie
- ...La Gueule De L'emploi
- ...Michael Bailey Smith
- ...Way Of The Gunn
- ...James Gunn - Première partie
Ce palace désert, où des spectres rejouent perpétuellement les mêmes événements, fait immédiatement penser à L’Année dernière à Marienbad d’Alain Resnais. C’était une influence consciente ?
J’avais vu le film alors que j’étais encore étudiant. Je me souviens qu’il m’avait beaucoup plu et intéressé, mais je n’y ai plus jamais repensé jusqu’à ce que vous me posiez cette question. Si j’ai été influencé par Alain Resnais, c’est donc de manière complètement inconsciente. Ceci dit, c’est vrai que les Ju-On reposaient déjà sur un postulat similaire : l’idée qu’il existe des croisements entre le passé (qu’il soit hanté ou non) et le futur. J’aime travailler ce mélange, ces parallèles tracés entre des temporalités différentes. De ce point de vue, on peut éventuellement dire que je suis influencé par ce type de cinéma.
C’est vrai que les premières versions de Ju-On se distinguaient par l’absence de personnage principal, au profit d’une malédiction circulant d’une séquence à l’autre. Cette structure très libre est-elle typique du « V-Cinéma », ce secteur très spécifique du cinéma japonais, destiné à l’exploitation vidéo (1) ?
La plupart du temps, il y a aussi dans le « V-Cinéma » une structure qui passe par un personnage principal et court tout au long du film. Mais j’avais passé un accord avec mon producteur de l’époque, qui m’avait dit « Tu peux faire ce que tu veux, du moment que ça fait peur ». Il y a en effet beaucoup de réalisateurs qui débutent en tournant des bandes destinées au marché vidéo, pour la simple raison qu’il s’agit de petits budgets ne nécessitant pas énormément de moyens techniques. Si c’est un succès, on vous demande ensuite de tourner la version pour les salles, puis le remake… Pour les Ju-On, je me suis demandé ce que je pourrais faire pour que l’ensemble fonctionne. Et comme j’avais envie de réaliser de nombreux épisodes, de mettre en scène beaucoup d’histoires de manière parallèle, j’ai finalement décidé de les réunir toutes ensemble. C’est pourquoi j’ai trouvé intéressant que tous les personnages se croisent dans cette maison hantée. A l’origine, j’avais en fait été influencé par une série de films polonais qui s’appelle Le Décalogue (de Krysztov Kieslowski - ndlr) dont je pensais que la structure pourrait s’appliquer au genre horrifique. Et je crois que c’était effectivement une des premières tentatives en ce sens dans le cinéma fantastique japonais.

En mentionnant Le Décalogue, vous voulez dire que la série Ju-On/The Grudge énumère plusieurs façons de réagir à une même malédiction ?
Je n’avais pas l’intention de m’inspirer complètement de la forme du Décalogue en tournant 10 épisodes différents. Ce qui m’avait touché dans le travail de Kieslowski, c’était plutôt le parallèle pouvant exister entre les différents personnages intervenant dans un film : par exemple, que quelqu’un qui vit dans un pays très différent du vôtre puisse avoir les mêmes pensées que vous. De cette manière, un protagoniste secondaire peut apparaître au premier plan dans l’épisode suivant, etc. J’avais le sentiment de n’avoir guère vu cela dans le cinéma d’horreur : inspirer la peur en montrant que des personnes vivant dans la même maison sont liées l’une à l’autre sans le savoir, alors que le spectateur, lui, le sait. Je trouve que cela induit une tension supplémentaire.



- Vos Réactions
- Réaction de DarK ChoueTTe
- le 06/05/2008 à 00h45
- "L'histoire s'adresse à un public jeune", merde, ça fait peur.
L'a pas intérêt à le rater, c'est de l'or ce truc, y compris dans le cadre d'un adaptation ciné... - Réaction de dreef
- le 05/05/2008 à 23h39
- le manga parasite est un seinen, ça ferait mal au cul que shimizu en fasse un horror teen.


RSS 2.0